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Le directeur adjoint du bureau des Affaires de l’Afrique de l’Ouest Nathan Holt sur le Nigeria

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DÉPARTEMENT D’ÉTAT DES ÉTATS-UNIS
Bureau du porte-parole
Pour diffusion immédiate

Le 9 mai 2017

POINT DE PRESSE SPECIAL

Par téléconférence

Mme NAUERT : Merci beaucoup. Eh bien, bon après-midi, tout le monde, et merci d’être avec nous aujourd’hui pour cette téléconférence sur le Nigeria. Nous sommes en compagnie de Nathan Holt, directeur adjoint du bureau des Affaires de l’Afrique de l’Ouest au bureau des Affaires africaines. Merci, monsieur, de vous joindre à nous.

À titre de rappel, l’appel d’aujourd’hui est public mais il ne pourra être diffusé qu’à la fin de celui-ci. Et là-dessus, je passe la parole à notre intervenant, le sous-secrétaire adjoint Murphy.

M. HOLT : Merci.

Mme NAUERT : Excusez-moi, Holt.  (Rires.)  Excusez-moi.

M. HOLT : Le nom Murphy me va très bien. Merci beaucoup, Heather, et c’est un plaisir d’être ici. Le titre de notre discussion est le Nigeria, un partenaire essentiel des États-Unis. Le Nigeria est bien en effet un partenaire américain vital. Le Nigeria nous intéresse parce que c’est le pays le plus peuplé d’Afrique, et en fonction des cours du pétrole, il s’agit de la plus grande ou la deuxième plus grande économie du continent. Avec une population actuelle de 182 millions d’habitants, le Nigeria devrait en compter plus de 400 millions au cours des prochaines décennies, de sorte qu’au milieu de ce siècle, il devrait s’agir du quatrième pays du monde. Environ la moitié de la population est musulmane. Le Nigeria a de l’influence, comme beaucoup d’entre vous le savent, non seulement en tant que puissance économique, mais aussi en tant que puissance militaire. On y trouve une classe émergente et entrepreneuriale dynamique qui est l’avenir de l’économie de ce pays. Il a également une industrie cinématographique et musicale dynamique dont l’influence rayonne bien au-delà de ses frontières. Et je tiens à souligner ses traditions démocratiques, de liberté de la presse et de tolérance religieuse, ce qui contribue à sa résilience et à sa force.

Des élections très importantes ont eu lieu au Nigeria en 2015. Le pays a élu Muhammadu Buhari au poste de président. C’était la première fois dans l’histoire nigériane que l’on procédait à une passation pacifique et démocratique du pouvoir d’un parti à un parti d’opposition. Il s’agit alors d’un jalon non seulement pour le Nigeria, mais vraiment pour l’Afrique dans son ensemble. Le projet électoral du président Buhari reposait sur la lutte contre l’insécurité, en particulier les exactions de Boko Haram et d’autres forces dans le nord-est. Il voulait favoriser la croissance de l’économie nigériane, créer des emplois pour sa population croissante et lutter contre la corruption.

Nous ne pouvons que nous féliciter des similitudes de ce programme avec le nôtre. Il s’agit en fait de domaines d’intérêt qui sont tout-à-fait compatibles avec les intérêts américains au Nigeria. Nous voulons également travailler en partenariat avec le Nigeria et ses voisins pour lutter contre le terrorisme. Nous soutenons également la croissance économique sous l’impulsion du secteur privé. Et nous sommes très favorables à la campagne du président Buhari contre la corruption. Après cette vue d’ensemble, j’aimerais ouvrir le micro aux questions.

Mme NAUERT : D’accord. La première question, s’il vous plait.

OPÉRATEUR : Et encore une fois, pour poser une question, appuyez sur * puis sur 1 sur votre téléphone maintenant. La séance de questions-réponses est ouverte. Encore une fois, pour poser une question, appuyez sur * puis sur 1 maintenant.

M. HOLT : Pendant que nous attendons – car nous attendons d’autres questions, quelques points supplémentaires à préciser pour encadrer la conversation et en définir un peu le contexte. Le Nigeria est un endroit très important pour nous et il fait face à d’énormes obstacles, d’énormes défis à relever. Je ne veux pas donner l’impression que tout cela va être facile. En fait, on peut aborder ce pays en soulignant qu’il s’agit peut-être du seul endroit sur le continent, et peut-être de l’un des quelques endroits sur la planète, où l’écart entre le potentiel positif et les risques est le plus élevé. L’avenir du Nigeria n’est pas seulement important pour le Nigeria, il l’est aussi  considérablement pour ses voisins et j’irai jusqu’à dire pour cette planète. La bonne nouvelle est que, point après point, nous sommes passés de divergences fréquentes à de nombreuses convergences de vue.

Certains d’entre vous sont peut-être informés de la situation humanitaire dans le nord-est du Nigeria et dans ses pays voisins du bassin du lac Tchad. Nous y sommes l’un des principaux donateurs d’aide humanitaire, alors que ces pays luttent pour faire face à une crise alimentaire, elle-même une conséquence de l’insurrection de Boko Haram et de Daech en Afrique de l’Ouest. Beaucoup d’entre vous auront également suivi les informations sur la libération des filles de Chibok au cours du week-end. Il s’agit de toute évidence, d’une nouvelle réconfortante et positive pour les jeunes femmes concernées et pour leurs familles. Nous tenons à souligner qu’il ne s’agit que de quelques-unes des milliers de victimes de Boko Haram et de sa ramification, Daech en Afrique de l’Ouest.

Nous nous sommes engagés avec le Nigeria et ses voisins non seulement à fournir une aide humanitaire aux victimes de cette insurrection, mais aussi à les aider en tant que partenaires face aux questions de sécurité et dans le domaine du renseignement, pour faire face aux aspects liés à la sécurité de ce problème, et pour lutter contre certains des facteurs d’insécurité. Parce qu’en fin de compte, je pense que nous et nos partenaires reconnaissons tous qu’il n’y a pas de solution purement militaire. En fin de compte, les espoirs et les aspirations du peuple doivent être satisfaits. Il faut offrir éducation, eau et structures de gouvernance de base dans les zones où il n’y en a pas encore. Il s’agit d’un effort collectif. Il n’y a pas de solutions faciles, mais c’est pour nous un travail de longue haleine.

Voilà un peu plus de contexte. J’aimerais souligner que les États-Unis travaillent en étroite collaboration avec le Nigeria. Nous offrons une assistance variée aux autorités nigérianes dans leurs efforts de lutte contre Boko Haram et Daech Afrique de l’Ouest, en particulier dans le domaine de l’échange de renseignements, de la formation, du conseil en communication stratégique et de divers services d’assistance aux victimes de Boko Haram. Et comme je l’ai dit, nous avons fourni près de 500 millions de dollars d’aide humanitaire au cours des deux dernières années aux personnes affectées par le conflit dans le nord-est du Nigeria et dans les pays voisins : le Cameroun, le Niger et le Tchad.

Encore une fois, voici un aperçu de la situation d’une relation bilatérale très importante pour nous. Je tiens également à souligner que nous travaillons en étroite collaboration au sein des Nations unies. Nous avons travaillé ensemble sur les questions de prolifération des armes et les questions nucléaires. Le Nigeria a donc une voix très influente en Afrique. Et j’ai travaillé sur l’Afrique pendant la majeure partie de ma carrière, et c’est très bien d’être en bonnes relations avec ce groupe.

L’une des conséquences cruciales de l’insurrection de Boko Haram et de Daech en Afrique de l’Ouest depuis 2009 est son effet absolument terrible sur la population. Les forces armées ont commencé à coordonner plus efficacement leurs activités, et, avec d’autres autorités militaires mais également civiles, ont pu accéder à des zones précédemment sous le contrôle de Boko Haram. Nous comprenons alors plus clairement l’échelle réelle de la crise humanitaire.

Ainsi, les Nations unies ont souligné que de plus en plus de personnes sont confrontées à des conditions proches de la famine dans le nord-est du Nigeria et dans les régions voisines. Nous travaillons d’arrache-pied pour fournir une aide alimentaire et d’autres formes d’assistance à ces personnes. J’ai cité les chiffres de notre propre aide humanitaire à plusieurs reprises. J’ajouterai que le 28 avril, les États-Unis ont annoncé un montant supplémentaire de 30 millions de dollars au titre de l’aide aux populations du nord-est du Nigeria dans le cadre des contributions au Programme alimentaire mondial. Le Programme alimentaire mondial, j’ajouterai, a multiplié par dix le nombre de personnes qu’il nourrit depuis deux ou trois mois. Donc, les chiffres sont passés d’environ 200 000 à près de 2 millions. Le Programme alimentaire mondial a besoin d’aide supplémentaire ; nous travaillons avec d’autres donateurs et partenaires pour obtenir cette aide. Il s’agit d’un effort collectif, et rien de cela ne sera réglé tant que l’insurrection ne sera pas vaincue et que le spectre de la violence terroriste ne sera pas éliminé de cette région.

Je crois que nous avons des questions en ligne, et je me ferai un plaisir d’y répondre.

Mme NAUERT : Et là-dessus – merci Monsieur.  Là-dessus, nous allons prendre notre première question, s’il vous plait.

OPÉRATEUR : Ensuite, nous passerons à Matthew Lee d’Associated Press.  Allez-y s’il vous plait.

QUESTION : Oui, bonjour. Merci. Je comprends que vous ne pourrez sans doute pas donner une réponse exacte à ce sujet, mais, compte tenu de toutes les discussions sur les coupes budgétaires pour l’assistance aux pays étrangers, les coupes prévues à l’assistance américaine, aux paiements américains aux programmes des Nations unies, pouvez-vous vous engager à la poursuite d’un programme d’assistance solide au Nigeria et aux autres pays de l’Afrique de l’Ouest ?

M. HOLT : Nous sommes, encore une fois, très très heureux d’être les principaux donateurs d’aide humanitaire dans la région du bassin du lac Tchad. Nous avons un solide programme bilatéral d’aide au développement, essentiellement d’aide à la santé, en particulier le programme PEPFAR, qui a vraiment contribué à faire reculer la propagation du VIH / sida non seulement au Nigeria mais dans tout le continent africain.

Vous avez tout à fait raison, Matt. Je ne suis pas la personne appropriée pour répondre à vos questions sur l’avenir du budget du gouvernement des Etats-Unis. Nous suivons ce processus avec un grand intérêt. Mais pour l’instant, la priorité non seulement ici au département d’État, mais aussi dans les agences partenaires, est de fournir l’assistance dont nous disposons intelligemment et efficacement afin d’atteindre les résultats que nous visons.

QUESTION : Merci.

Mme NAUERT : Question suivante, s’il vous plait.

OPÉRATEUR : Et mesdames et messieurs, si vous souhaitez poser une question, veuillez appuyer sur * et 1 maintenant.

Il ne semble pas qu’il y ait d’autres questions pour le moment.

Mme NAUERT : D’accord. Merci à tous d’être avec nous aujourd’hui, et à Nathan Holt, le directeur adjoint du bureau des Affaires de l’Afrique de l’Ouest au bureau des Affaires africaines.  Merci monsieur de vous être joint à nous.

M. HOLT : Merci madame.

Mme NAUERT : Merci à tous.

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Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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