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Le secrétaire d’État Rex Tillerson et M. le secrétaire des Affaires étrangères du Royaume-Uni, Boris Johnson lors d’un point de presse

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DÉPARTEMENT D’ÉTAT DES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE
Bureau du porte-parole
Le 26 mai 2017
Pour diffusion immédiate
Londres, Royaume-Uni

EXTRAITS

LE SECRÉTAIRE TILLERSON : Eh bien, je vous remercie, Boris, et bonjour à vous tous. Je suis ici aujourd’hui en Grande-Bretagne pour représenter le peuple américain. Je peux vous dire que partout aux États-Unis, nos cœurs saignent. Ils sont juste… ils saignent à la simple pensée des victimes et de leurs proches, des blessés, des effets désastreux sur leurs familles, et je sais que nous partageons ce deuil avec le reste du monde également. Sachez que toutes les prières des États-Unis sont dirigées vers celles et ceux qui ont perdu des êtres chers, et pour souhaiter aux blessés un prompt rétablissement.

Pour nous tous, la vie va continuer. Mais pour ces familles, il y aura toujours un vide dans ce monde qui ne sera jamais comblé, avec lequel ils vont devoir vivre. Nous prions donc pour qu’ils trouvent du réconfort et nous prions pour qu’ils puissent guérir, tant physiquement qu’émotionnellement.

Le peuple britannique, cependant, est réputé pour sa force dans les périodes de ténèbres, ce que nous savons tous. Ils ne se laisseront pas être affligés par le terrorisme, nous en sommes convaincus. Alors que notre allié et ami pleure, les feux de la justice brûlent dans tous nos cœurs. Nous allons chasser les terroristes et les extrémistes. Comme le président Trump l’a déclaré plus tôt cette semaine en Arabie saoudite, nous devons expulser les extrémistes de nos communautés, nous devons les chasser de tous les pays dans lesquels ils pourraient trouver refuge, nous devons les chasser de la surface de la Terre.

La décision de Daech de cibler une salle de concert pleine d’enfants montre que leurs intentions ne sont pas dictées par Dieu. Daech vénère la mort. Dans le cadre de notre mission visant la défaite de Daech, nous sommes reconnaissants de l’aide apportée par les personnes de toutes les religions et surtout par les nombreux pays à majorité musulmane qui nous ont rejoints pour gagner ce combat. Chaque prêtre, chaque révérend de chaque église, chaque rabbin de chaque temple, chaque imam de chaque mosquée doit condamner les âmes de ceux qui ont mené ces attaques, et de tous ceux qui les aideraient ; ils doivent condamner l’âme de tous ceux qui envisageraient de procéder à de telles attaques dans le futur.

Nous allons intensifier nos efforts pour vaincre Daech sur le champ de bataille, et pour éliminer leur capacité d’exploiter leurs réseaux dans le monde entier. Nous ne leur permettrons pas, ni à n’importe quelle organisation terroriste, de semer la violence et la haine sans nous battre en retour, et nous enrayerons leurs efforts pour recruter de nouveaux adeptes, que ce soit sur le terrain ou en ligne. Les États-Unis se tiennent aux côtés du peuple britannique en cette période douloureuse et de grande tristesse, et nous nous engageons à vos côtés à être encore plus déterminés à vaincre l’extrémisme et le terrorisme islamistes.

Merci.

QUESTION : Merci, M. le secrétaire des Affaires étrangères. En janvier, le Premier ministre a déclaré, « L’époque où la Grande-Bretagne et les États-Unis intervenaient dans des pays souverains pour tenter de refaire le monde à notre image est révolue. »  N’est-ce pas là un aveu d’échec de la politique étrangère, venant en quelque sorte confirmer les observations de Jeremy Corbyn de ce matin ?

Et M. Tillerson, pensez-vous qu’il y aura des dégâts durables en ce qui concerne le partage d’informations entre les agences de renseignement britanniques et américaines, suite aux fuites de cette semaine ?

LE SECRÉTAIRE TILLERSON : En ce qui concerne la publication d’informations inappropriée : nous condamnons vivement la diffusion de cette information, une information essentielle à une enquête en cours, essentielle à la capture de ceux qui ont participé à cet événement odieux. Le président a exprimé très fortement sa condamnation et a appelé à une enquête et à une poursuite immédiate de ceux qui se révèleront responsables de la divulgation de ces informations au public. Nous en assumons la pleine responsabilité et nous sommes – nous regrettons évidemment que cela se soit produit.

En ce qui concerne la façon de reconsolider les relations entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, cette relation spéciale qui existe entre nos deux pays résistera certainement à cet événement particulièrement regrettable.

LE SECRÉTAIRE TILLERSON : Michael Birnbaum.

QUESTION : Merci. Michael Birnbaum, du Washington Post. M. le secrétaire Tillerson, Trump a déclaré… le président Trump a déclaré hier à l’OTAN que l’alliance devrait se concentrer sur le terrorisme et l’immigration. L’attaque de Manchester a été menée par le fils d’immigrants, ici. Dans ce contexte, quels conseils l’administration Trump peut-elle donner sur la manière dont la Grande-Bretagne devrait gérer sa grande communauté d’immigrants ici, y compris ceux qui sont des citoyens britanniques ? Le secrétaire Johnson, êtes-vous d’accord avec le président Trump que l’immigration devrait être une priorité pour l’OTAN et pensez-vous que l’immigration constitue une menace pour la sécurité de la Grande-Bretagne ?

LE SECRÉTAIRE TILLERSON : Eh bien, je pense que le président a dit deux trois – enfin, qu’il a fait de nombreuses remarques très importantes lors de son voyage, compte tenu de la durée de ce voyage et des nombreux pays qu’il a visités. Et clairement, la migration des personnes – les mouvements de personnes, l’immigration de personnes et le passage des frontières – constitue un défi majeur dans la façon de faire face aux actes de terrorisme, ce qui représente un véritable défi pour notre société libre.

Je pense qu’un autre élément sur lequel j’ai entendu le président s’exprimer lors de ses échanges avec les dirigeants tout au long de son voyage, est notre incapacité assimiler les gens ; qu’elle qu’en soit la raison, alors que les gens immigrent vers nos pays, que ce soit en Grande-Bretagne, aux États-Unis ou dans d’autres pays, nous semblons avoir du mal à favoriser l’assimilation de ces personnes pour qu’elles se sentent partie intégrante de notre société et ne puissent jamais envisager de soutenir des actes de violence contre leurs concitoyens et leurs voisins.

Je pense donc que cette migration massive de personnes à laquelle nous assistons à travers le monde est une question extrêmement complexe. Ce n’est pas un problème qui ne concerne que la Grande-Bretagne. Ce n’est pas un problème qui ne concerne que les États-Unis. C’est un problème qui concerne les pays du monde entier. Et c’est un problème auquel nous avons besoin d’apprendre à mieux faire face.

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Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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