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Le secrétaire d’État Rex Tillerson et le secrétaire britannique aux Affaires étrangères Boris Johnson à un point de presse

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Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 14 septembre 2017
Londres, Royaume-Uni

 

 

EXTRAITS

 

QUESTION : Monsieur le secrétaire d’État, si je peux vous poser une question sur l’Iran. Quelle est en fait la position des États-Unis sur l’accord sur le nucléaire iranien ? Voulez-vous continuer à renoncer aux sanctions ? Pensez-vous toujours que l’Iran respecte ses obligations à l’égard de cet accord ?

Deuxièmement, quel est votre point de vue sur ce qui se passe au Myanmar et au Bangladesh, et sur le comportement d’Aung San Suu Kyi ?

SECRÉTAIRE TILLERSON : D’abord, en ce qui concerne l’opinion de l’administration des Etats-Unis sur le Plan d’action global commun (Joint Comprehensive Plan of Action ou JCPOA), l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, l’administration Trump continue d’examiner et d’élaborer sa politique sur l’Iran. C’est en cours. Il y a eu plusieurs discussions en interne à notre Conseil national de sécurité (National Security Council ou NSC) et des discussions avec le président. Mais – donc aucune décision n’a été prise.

Mais je pense que cela vaut la peine de noter que, alors que l’administration continue cet examen du JCPOA, je pense que le président Trump a clairement indiqué à ceux d’entre nous qui l’aident à développer cette politique qu’il faut tenir compte de l’ensemble des menaces iraniennes, pas seulement des capacités nucléaires de l’Iran ; c’est une partie de notre position envers l’Iran. Et je pense que si l’on revoit l’avant-propos du JCPOA, il rappelle que les participants, je cite, « prévoient que la mise en œuvre intégrale de cet accord contribuera positivement à la paix et à la sécurité régionales et internationales ». C’était l’une des attentes du JCPOA.

À notre avis, l’Iran est manifestement en contravention avec ces attentes du fait de ses actions visant à soutenir le régime d’Assad, à mener des activités malveillantes dans la région, y compris des cyber activités, du développement agressif de missiles balistiques. Et tout cela est contraire à la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU, et menace – au lieu de contribuer à – la sécurité de la région, ainsi que des États-Unis eux-mêmes. Nous devons donc tenir compte de l’ensemble des activités de l’Iran et notre point de vue ne doit pas être défini uniquement par l’accord sur le nucléaire. Donc, cet examen reste en cours. Aucune décision finale n’a été prise.

En ce qui concerne les horreurs auxquelles nous assistons en Birmanie, je pense qu’il s’agit d’un moment déterminant à plusieurs égards pour cette nouvelle démocratie émergente, bien que ce soit un accord de partage du pouvoir. Nous le comprenons clairement. Nous savons que la situation dans laquelle se trouve Aung San Suu Kyi est difficile et complexe. Et je pense qu’il est important que la communauté internationale s’exprime pour réaffirmer ce que nous savons tous, les attentes relatives au traitement des personnes, indépendamment de leur appartenance ethnique, et que nous devons – cette violence doit prendre fin ; cette persécution doit s’arrêter. Beaucoup l’ont qualifiée de nettoyage ethnique. Cela doit s’arrêter.

Et nous devons soutenir Aung San Suu Kyi et son leadership, mais aussi être très clairs et sans équivoque en ce qui concerne le partage militaire – le partage du pouvoir dans ce gouvernement, que cela est inacceptable. Et cela va, à plusieurs égards, je pense, définir la direction que prendra la Birmanie. Nous – ils ont besoin de notre ferme soutien. Nous devons leur apporter un soutien solide.

QUESTION : M. le secrétaire Tillerson. Sur la Corée du Nord, le président Trump a décrit la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui a été adoptée cette semaine comme un petit pas en avant. Êtes-vous d’accord avec cette évaluation, et cherchez-vous toujours à obtenir un embargo pétrolier complet contre la Corée du Nord ? Et pensez-vous que la Chine l’accepterait ?

Et secrétaire Johnson, sur l’Iran, les Français ont manifesté la volonté de compléter l’accord nucléaire pour étendre les dispositions de caducité. Cela a-t-il été abordé dans les conversations d’aujourd’hui, et la Grande-Bretagne est-elle ouverte à une telle suggestion ?

Et secrétaire Tillerson, les États-Unis seraient-ils également ouverts à cette possibilité ?

SECRÉTAIRE TILLERSON : En ce qui concerne la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et l’opinion du président selon laquelle il s’agit d’un petit pas en avant, je partage ce point de vue. Nous avions espéré une résolution beaucoup plus forte du Conseil de sécurité. Cela dit, je pense que cela a permis de faire plusieurs choses : l’une, une interdiction complète des textiles, qui représentent quelque part entre 7 et 800 millions de dollars de recettes d’exportation pour le régime.

Et je pense, plus important, que la conclusion réussie d’une autre résolution unanime du Conseil de sécurité de l’ONU continue d’envoyer un message cohérent au régime nord-coréen et surtout à ceux qui continuent de rendre possible les activités de la Corée du Nord : la communauté internationale a une vision commune sur la gravité du programme de prolifération de la Corée du Nord et du développement de ses armes – ses armes nucléaires. Je pense qu’il est clair que, concernant le pétrole et un embargo total sur le pétrole du Conseil de sécurité de l’ONU, cela va être très difficile.

En effet, cela concerne uniquement la Chine parce que la Chine essentiellement approvisionne en intégralité la Corée du Nord en pétrole. J’espère que la Chine, en tant que grand pays, que puissance mondiale, décidera d’elle-même d’utiliser cet outil très puissant qu’est le pétrole pour persuader la Corée du Nord de réexaminer son choix actuel en matière de développement d’armes, son approche du dialogue et des négociations à l’avenir. C’est un outil très puissant qui a été utilisé dans le passé, et nous espérons que la Chine ne le rejettera pas et n’y renoncera pas car c’est un outil très puissant qu’elle est la a seule à être vraiment en mesure d’utiliser.

Nous allons donc poursuivre notre campagne mondiale, nous allons appeler tous les pays à appliquer pleinement les sanctions et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et s’ils ont le sentiment qu’ils peuvent faire davantage pour exercer une pression sur ce régime, pour l’amener à dialoguer de manière très productive, nous leur demandons à tous de le faire.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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