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Brian Hook, directeur de la planification politique, département d’État

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Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 21 septembre 2017
New York

EXTRAITS

 

 

 

M. HOOK : Je pense que la participation du secrétaire [d’Etat] à la commission ministérielle conjointe a été l’un des points d’orgue de l’Assemblée générale des Nations unies parce qu’elle a permis au secrétaire – pour la première fois de cette administration au niveau ministériel – de rencontrer les signataires de l’accord sur le nucléaire iranien et d’expliquer la menace mondiale que le régime iranien représente pour la paix et la sécurité internationales.

Il a passé en revue toute la gamme des activités malveillantes du régime iranien parce qu’elles vont bien au-delà de la menace nucléaire. Et il était important de le faire au niveau ministériel, parce que depuis de nombreuses années, nous n’avons pas de stratégie intégrée pour l’Iran, et l’accord sur le nucléaire est devenu un substitut à une stratégie, car lorsque vous regardez toutes les activités de ce pays, qui menacent la paix et la sécurité, l’aspect nucléaire n’en est qu’une partie. Il y a tout ce qui est lié aux missiles. Son appui matériel et financier au terrorisme, son soutien à l’extrémisme, au régime d’Assad et les atrocités contre le peuple syrien, son hostilité constante envers Israël, ses menaces permanentes à la liberté de navigation, ses cyberattaques, ses antécédents déplorables en matière de droits de l’homme, sa détention arbitraire de ressortissants étrangers. Le secrétaire tenait à s’entretenir avec les membres de la commission conjointe sur toute la gamme de leurs activités, et nous pensons que cela correspond à l’esprit de l’accord sur le nucléaire iranien.

(…)

M. HOOK : L’objectif déclaré du plan d’action global commun est de contribuer à « la paix et la sécurité régionales et internationales ». Et lorsque l’on regarde le comportement de l’Iran depuis la signature de l’accord, il ne contribue pas à la paix et la sécurité régionales et internationales. Et c’est le message que le secrétaire [d’Etat] a transmis lors de la réunion de la commission conjointe.

Et l’administration précédente a ignoré et minimisé toute la gamme de ces activités afin de ne pas compromettre la signature de l’accord, et nous pensons que cela a été une erreur qui constitue une menace pour les intérêts américains et ceux de nos partenaires et alliés. Nous travaillons donc maintenant avec les alliés pour explorer des options qui permettent de remédier à ce qui nous semble les lacunes de cet accord, sans ignorer toutefois toutes les autres activités qui ne contribuent pas à la paix et à la sécurité.

(…)

M. HOOK : Nous appuyons fermement le travail de l’AIEA pour faire respecter l’accord, et, en même temps, nous convenons que le régime d’inspection aurait pu être plus strict. Et l’accord nous donne en fait moins – il nous donne sans nul doute une certaine visibilité, mais il aurait pu nous donner, à notre avis, une plus grande visibilité en ce qui concerne les inspections et les vérifications. (…) Nous ne croyons pas que l’accord ait été bien négocié. Nous pensons que l’accord – il existe des domaines dans lesquels, lors de la négociation de l’accord, de nombreux alliés européens ont souligné les lacunes. Et lorsque nous parlons de l’accord sur l’Iran avec d’autres pays cette semaine, nous avons conscience des domaines qui doivent être renforcés. Il y a plusieurs façons de le faire.

(…)

M. HOOK : Le plan d’action global commun est une proposition, une voie, pour tenter d’y parvenir. Avant ce plan, nous avions une architecture de sanctions. Et avant l’ONU, nous avions l’AIEA. Donc, lorsque l’on examine le cycle de vie de tout cela, vous avez l’AIEA qui renvoie le sujet au Conseil de sécurité de l’ONU – je pense que c’était en 2005 ou 2006. Et l’agence a dit s’en référer au Conseil de sécurité pour de potentielles actions, parce qu’elle se disait incapable de pouvoir vérifier que le pays était en règle avec les dispositions du TNP. Et cela a ensuite déclenché une série de résolutions de sanctions qui ont été adoptées sous l’administration de Bush et celle d’Obama, et c’était une façon de faire en sorte que l’Iran ne devienne pas un état nucléaire. Il existe d’autres façons d’y parvenir. Le plan d’action global commun en est une. C’est tout ce que je voulais dire par là.

(…)

M. HOOK : La politique du gouvernement vis-à-vis de l’Iran est toujours en cours d’examen et au cours de cette période nous avons travaillé avec des alliés pour explorer les options de prise en charge de ce que nous avons identifié comme étant des défauts de cet accord, y compris la question de la clause de caducité, l’application inadéquate des restrictions actuelles sous le gouvernement précédent et, en outre, la manière de prendre en charge le comportement non nucléaire menaçant du régime. Nous en sommes aux stades précoces de nos consultations avec nos alliés et il s’agit ici de la première rencontre ministérielle à laquelle le secrétaire a assisté avec les signataires du plan d’action. Et compte tenu de là où nous en sommes, nous ne devons pas nous attendre à une percée à l’issue de la première rencontre ministérielle entre les membres du plan d’action.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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