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Compte rendu du Forum ministériel mondial de lutte contre le terrorisme 2017

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Département d’État des États-Unis
Centre de la presse étrangère de New York

Le 21 septembre 2017

Nathan A. Sales, ambassadeur itinérant et coordinateur pour la lutte contre le terrorisme

 

 

 

MODÉRATEUR : Bonjour à tous. Nous sommes très heureux d’accueillir l’ambassadeur itinérant pour la lutte contre le terrorisme, Nathan Sales au Centre de la presse étrangère de New York. L’ambassadeur Sales a prêté serment le 10 août en tant que coordinateur de la lutte contre le terrorisme avec le rang d’ambassadeur itinérant pour le département d’État. Avant d’intégrer le département d’État, l’ambassadeur Sales était professeur de droit à la faculté de droit de l’université de Syracuse, où il enseignait et écrivait dans les domaines du droit antiterroriste, de la loi sur la sécurité nationale, du droit constitutionnel et administratif. Avant l’université de Syracuse, l’ambassadeur Sales occupait le poste de sous-secrétaire adjoint aux politiques au département de la Sécurité intérieure.

Tout d’abord, quelques règles pour faciliter le bon déroulement de cette intervention. Veuillez mettre vos téléphones en mode silencieux. Nous prendrons vos questions à la fin de son intervention. Veuillez si possible limiter vos questions à la lutte contre le terrorisme. Lorsque vous recevez le micro, veuillez indiquer votre nom et votre affiliation. Le compte rendu d’aujourd’hui sera enregistré.

Sur ces mots, je vous demande d’accueillir l’ambassadeur Sales.

M. L’AMBASSADEUR SALES : Merci de cette aimable introduction, et merci à tous de vous être joints à nous aujourd’hui. Je sais qu’il y a beaucoup d’événements cette semaine, et j’apprécie donc le fait que vous ayez pris le temps de participer à cette conversation.

Le département d’Etat joue un rôle majeur dans les mesures prises par les États-Unis pour vaincre Daech, Al-Qaïda et d’autres groupes terroristes dans le monde. L’objectif fondamental de notre pays est de réduire la menace terroriste à un niveau où elle peut être contrée par les autorités civiles. C’est pourquoi nous travaillons en partenariat avec des autorités civiles, comme les ministères de la Justice et de l’Intérieur, les agents de sécurité des frontières et de l’aviation et les services de police dans le monde entier pour développer des réponses au terrorisme qui englobent tout le gouvernement.

Une grande partie de ce travail se fait par le biais du Forum mondial de lutte contre le terrorisme, (Global Counterterrorism Forum ou GCTF), dont je soulignerai certains travaux dans un instant. Mais tout d’abord, il est important que nous comprenions la nature de la menace terroriste à laquelle nous sommes confrontés et comment elle évolue et s’adapte.

Ces dernières années, les terroristes ont de plus en plus souvent attaqué des cibles faibles, comme des restaurants, des sites culturels et des stades, où les gens se retrouvent pour faire des achats, dîner et faire des affaires. Ces lieux sont conçus pour être ouverts et accueillants. Cela les rend attrayants pour les visiteurs, mais également vulnérables pour les terroristes. Nous avons vu cette tendance meurtrière à Barcelone, Berlin, Jakarta, Ouagadougou, Londres, Manchester et Nice. Nous l’avons également constatée chez nous, aux États-Unis, à Orlando et à San Bernardino.

Pour répondre à ce problème, le GCTF a lancé en 2016 l’initiative de Protection des cibles faibles dans un contexte de lutte contre le terrorisme, que les États-Unis ont coprésidée avec la Turquie. Nos efforts ont mené au Mémorandum d’Antalya, qui a été approuvé hier lors de la réunion ministérielle du GCTF. Ce document offre des conseils aux gouvernements et aux entreprises privées pour le développement de politiques, de pratiques et de programmes afin de protéger les citoyens et les cibles potentielles contre des attentats terroristes.

Nous appelons par exemple les gouvernements et les entités du secteur privé à développer de meilleurs protocoles pour le partage d’informations pertinentes à la protection des cibles faibles. Nous demandons également aux gouvernements de mener un processus continu d’évaluation des risques pour mettre l’accent sur les cibles qui présentent le plus fort risque de problèmes. Les États-Unis intégreront ces pratiques et d’autres bonnes pratiques dans leurs programmes étrangers de renforcement des capacités et de formation. J’ai exhorté nos partenaires à en faire de même.

Laissez-moi souligner quelques autres initiatives du GCTF qui ont été annoncées lors de la réunion ministérielle d’hier. L’une d’elles est l’‘initiative familles’, visant les familles des combattants terroristes étrangers qui reviennent chez eux après un passage en Syrie ou en Iraq. Certains membres de ces familles ont pu être amenés à combattre eux-mêmes sur les champs de bataille. D’autres ont peut-être été radicalisés dans la zone de guerre. Ils auront tous été témoins de violences et d’une brutalité indicibles.

L’initiative familles, menée par les Pays-Bas et les États-Unis, a plusieurs objectifs de base : nous voulons pouvoir évaluer les motivations et les affinités des membres d’une même famille qui reviennent ; nous voulons adapter les outils existants afin de limiter la menace des rapatriés radicalisés ; et nous souhaitons développer un ensemble de bonnes pratiques sans engagement qui serviront de base pour l’implication, l’aide et la formation internationales.

Nous lançons également une nouvelle initiative pour lutter contre les terroristes radicalisés dans leur pays d’origine. Il est aujourd’hui de plus en plus courant que des personnes ne s’étant jamais rendues dans une zone de conflit et n’ayant même jamais rejoint de groupe terroriste commettent des attentats meurtriers. Inspirés par des appels publics à la violence, ces terroristes indépendants transforment des objets de la vie de tous les jours, comme des couteaux de cuisine et des voitures de location en armes mortelles.

Avec notre coprésident, le Maroc, les États-Unis exploreront les facteurs qui poussent les gens à devenir des terroristes sur leur propre territoire et la façon de les identifier avant qu’ils ne frappent. Nous examinerons également les différences entre le processus de radicalisation des terroristes nationaux et celui des combattants terroristes étrangers, et nous créerons un nouvel ensemble de bonnes pratiques que les gouvernements et le secteur privé pourront utiliser pour répondre efficacement à cette menace. Encore une fois, l’ennemi auquel nous sommes confrontés sait s’adapter. Les terroristes apprennent constamment de leurs échecs et cherchent toujours de nouvelles vulnérabilités ; il nous incombe donc à nous aussi d’apprendre et de nous adapter. Avec leurs alliés et partenaires, les États-Unis sont à l’avant-garde pour faire face à cette menace, partout où elle se trouve dans le monde.

Merci de m’avoir écouté. J’attends vos questions avec impatience.

MODÉRATEUR : Veuillez indiquer votre nom et votre affiliation médiatique si vous avez une question.

QUESTION : M. l’Ambassadeur, merci pour votre compte rendu. J’ai une question sur l’institution de lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient. Pouvez-vous nous dire où cela en est ?

M. L’AMBASSADEUR SALES : Oui, nous avons connu de grandes victoires sur le champ de bataille en Syrie et en Iraq en exerçant une pression militaire sur Daech. Le faux califat de Daech s’effondre. Ils ont perdu énormément de territoire en Syrie. Ils en ont perdu encore plus en Iraq. Et maintenant que nous les avons tellement mis en difficulté sur le champ de bataille, il nous incombe d’utiliser aussi les outils civils afin de continuer le combat contre les partisans et les affiliés de Daech partout où nous pourrons les trouver.

MODÉRATEUR : Y a-t-il d’autres questions ? Bien, je sais que l’ambassadeur Sales restera encore quelques minutes, au cas où vous auriez des questions juste après le compte rendu. Mais je pense que nous pouvons conclure la séance d’aujourd’hui.

M. L’AMBASSADEUR SALES : Merci à tous d’être venus.

MODÉRATEUR : Merci beaucoup de nous avoir accordé de votre temps.

M. L’AMBASSADEUR SALES : Merci à vous. Au revoir.

QUESTION : J’ai encore une question.

M. L’AMBASSADEUR SALES : Ah, nous pouvons revenir. Il y a une autre question.

QUESTION : Merci. Nous avons tous remarqué que la Chine n’est pas membre du GCTF, comme vous dites, alors pouvez-vous nous donner une prévision pour l’avenir de la coopération entre les États-Unis et la Chine en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme ?

M. L’AMBASSADEUR SALES : Eh bien, merci pour votre question. Les États-Unis cherchent des occasions de travailler avec le gouvernement chinois chaque fois que cela est possible. Nous avons collaboré très étroitement dans certaines circonstances par le passé, et il y a des circonstances et des questions pour lesquelles il existe des possibilités de coopération et de coordination futures. À Washington, nous espérons travailler avec nos collègues de Pékin lorsque nos intérêts et nos valeurs concordent. Merci pour votre question.

QUESTION : Merci.
MODÉRATEUR : Bien. Sur ces mots, nous allons conclure le compte rendu d’aujourd’hui. Merci beaucoup, ambassadeur Sales, d’être venu vous entretenir avec nous aujourd’hui, et nous espérons vous revoir bientôt. Merci.

M. L’AMBASSADEUR SALES : Le plaisir était pour moi. Merci à tous.


Voir le contenu d'origine: https://fpc.state.gov/274348.htm
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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