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Allocution du secrétaire d’Etat lors d’une conférence de presse

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Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole

Le 4 octobre 2017

 

 

SECRÉTAIRE TILLERSON : Bonjour. Il y a quelques sujets dont on a beaucoup parlé dans la presse ce matin et que je souhaite aborder. Tout d’abord, mon engagement envers le succès de notre président et de notre pays est aussi fort qu’il l’était le jour où j’ai accepté son offre de secrétaire d’État. L’objectifs premier du président Trump de placer l’« Amérique d’abord » a permis de donner la parole à des millions de personnes qui se sentaient complètement abandonnées par le statu quo politique et qui estimaient que leurs intérêts étaient relégués au second plan, après ceux d’autres pays. Les objectifs de la politique étrangère du président Trump cassent le moule de ce que les gens pensent être traditionnellement réalisable pour le compte de notre pays. Nous trouvons de nouvelles façons de gouverner qui ouvrent la possibilité à de nouvelles victoires. Notre travail consiste maintenant à obtenir des résultats au nom de l’Amérique, et c’est ce que nous sommes en train de faire.

Nous avons créé une unité internationale autour de notre campagne de pression pacifique contre la Corée du Nord, y compris en influençant la Chine à exercer une influence économique sans précédent sur la Corée du Nord. Lors du sommet de Riyad, le président a rassemblé des nations à majorité musulmane afin qu’elles assument de nouvelles responsabilités pour mettre fin au terrorisme. Les membres de l’OTAN contribuent maintenant davantage à une sécurité partagée. Et notre approche en Asie du Sud, et plus précisément en Afghanistan, est de bâtir nos relations avec l’Inde et le Pakistan pour éradiquer le terrorisme et soutenir le gouvernement afghan afin qu’il soit en mesure d’assurer la sécurité de son propre peuple. Et le califat frauduleux de Daech en Iraq et en Syrie est sur le point d’être complètement réduit à néant grâce à une nouvelle stratégie agressive menée par le président Trump.

Ce que nous avons accompli, nous l’avons accompli grâce à un travail d’équipe. De même, le secrétaire [au Trésor] Mnuchin a imposé des sanctions économiques à la Corée du Nord et aux entités apparentées. De plus en plus, les pays sont face à un choix : faire des affaires avec la Corée du Nord ou en faire avec la communauté des pays pacifiques. L’ambassadrice Haley a mené et a remporté un franc succès dans l’adoption des sanctions les plus sévères que l’ONU aient mises en place à ce jour envers la Corée du Nord. Le général Mattis et moi-même communiquons pratiquement tous les jours, et nous convenons qu’il doit y avoir le plus haut niveau de coordination entre nos efforts diplomatiques et nos efforts militaires. Il n’y a pas de partenaire plus fort qu’un secrétaire à la Défense qui est ouvert à la diplomatie et j’espère qu’il a l’impression d’avoir le partenaire au département d’État qui réponde à ses besoins.

Et ce n’est là que le début de la liste de nos partenaires et amis dans tout le gouvernement qui travaillent tous pour le peuple américain. Il y a beaucoup à faire, et nous n’en sommes qu’au tout début.

Pour répondre à quelques rumeurs en particulier qui ont circulé de manière erronée ce matin, le vice-président n’a jamais eu à me persuader de rester à mon poste de secrétaire d’État, pour la simple et bonne raison que je n’ai jamais envisagé de quitter ce poste. J’apprécie l’amitié et les conseils du vice-président et j’admire son leadership au sein de l’administration du président Trump pour aborder les nombreux programmes importants du président Trump, à la fois du point de vue de la politique étrangère et dans un objectif diplomatique, pardon, un objectif national.

Permettez-moi de vous faire part de ce que j’ai appris à connaître au sujet de ce président, et que j’ignorais avant de prendre mes fonctions. Il aime son pays. Il place les Américains et l’Amérique d’abord. Il est intelligent. Il exige des résultats partout où il se rend, et il attend de ceux qui l’entourent qu’ils soient responsables et qu’ils sachent s’ils ont accompli le travail qui leur a été demandé. Cette notion de responsabilisation est l’une des valeurs fondamentales que le président et moi partageons.

Je suis encore nouveau à Washington, mais j’ai vite appris que certains essayaient de créer des dissensions pour mieux atteindre leurs objectifs personnels, en semant le trouble entre les personnes afin de saper le programme du président Trump. Ce n’est pas ma façon de fonctionner, et ce ne le sera jamais, et il en va de même pour tous les membres de mon équipe ici, au département d’État.

Quand j’ouvre les yeux le matin, la première chose à laquelle je pense, c’est la sécurité de nos concitoyens au sein de nos frontières et à l’étranger. Il n’y a pas de responsabilité plus importante que celle que j’assume, celle de veiller à ce que les Américains soient en sécurité. Assurer la sécurité des États-Unis doit être l’objectif numéro un de notre politique étrangère américaine. Le président Trump et son administration continueront d’avancer au sein d’une seule et même équipe, chargée d’une seule et même mission : celle de réaliser de grandes choses pour les États‑Unis d’Amérique et de rendre sa grandeur à l’Amérique (Make America great again).

Merci.

QUESTION : Est-ce la seule chose que vous considérez comme erronée dans cet article ?

SECRÉTAIRE TILLERSON : Je pense que c’est l’élément le plus important qui ressort de l’article ; c’est réaffirmer mon attachement à ce rôle que j’exerce et que le président Trump m’a confié, et balayer cette idée selon laquelle j’aurais envisagé de partir à un moment quelconque. J’ai répondu à cette question à maintes reprises ; pour une raison qui m’échappe, de fausses informations continuent de circuler à ce sujet. Je n’ai jamais considéré quitter mon poste. Je remplis mes fonctions comme le président m’a nommé pour le faire, et je compte rester aussi longtemps que le président estimera que je peux lui être utile afin qu’il atteigne ses objectifs.

QUESTION : Monsieur le secrétaire, êtes-vous d’accord avec le secrétaire [à la Défense] Mattis qui pense que les États‑Unis devraient rester dans l’accord sur le nucléaire iranien ?

SECRÉTAIRE TILLERSON : Nous allons présenter des recommandations au président. Nous allons lui donner deux ou trois options sur la marche à suivre pour faire avancer notre politique de premier plan envers l’Iran. Comme vous nous l’avez entendu dire bon nombre de fois, l’accord sur le nucléaire iranien ne représente qu’une petite partie des nombreux problèmes auxquels nous faisons face en ce qui concerne nos relations avec l’Iran. C’est donc un élément important, mais loin d’être le seul. Et j’ai dit à plusieurs reprises que nous ne pouvions pas laisser notre relation avec l’Iran être uniquement définie par les termes de cet accord nucléaire.

QUESTION : Monsieur le secrétaire…

QUESTION : Monsieur le secrétaire…

QUESTION : Monsieur le secrétaire, le Pakistan est-il un partenaire fiable ?

QUESTION : Pourriez-vous commenter sur le titre de l’article, selon lequel vous avez dit du président que c’était un crétin ? Et si ce n’est pas le cas, d’où pensez-vous que ces dires…

SECRÉTAIRE TILLERSON : Je vais juste… je ne vais pas me préoccuper de choses mesquines dans ce genre-là. Voyez-vous, c’est ce que je n’arrive pas à comprendre en ce qui concerne Washington. Encore une fois, je ne suis pas d’ici, mais de là où je viens on ne fait pas cas de ce genre de mesquinerie. Et il n’y a qu’un objectif derrière tout ça: diviser les gens. Et je ne prendrai pas part à ces tentatives de diviser cette administration.

QUESTION : Monsieur le secrétaire, vous êtes-vous entretenu avec le président au sujet de l’article, et vous a-t-il demandé de faire une déclaration, ou est-ce…

SECRÉTAIRE TILLERSON : Je n’ai pas parlé au président ce matin. Je pense qu’il est en route vers Las Vegas, si j’ai bien compris.

QUESTION : Monsieur le secrétaire, Islamabad est-il un partenaire fiable ? Vous avez eu un peu plus tôt la visite du ministre des Affaires étrangères. Le Pakistan est-il désormais un partenaire fiable, après votre rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, plus tôt dans la journée ?

SECRÉTAIRE TILLERSON : Oui, je crois que oui. Je crois que le Pakistan… c’est très… la relation entre le Pakistan et les États-Unis est d’une importance capitale à l’échelle régionale. Et à mesure que nous avons fait part de notre stratégie en Asie du Sud, nous avons abordé la question dans un contexte régional. Il ne s’agit pas seulement de l’Afghanistan. Il s’agit de l’importance du Pakistan, et de la stabilité à long terme du Pakistan. Nous avons également des préoccupations quant à l’avenir du gouvernement pakistanais, en ce qui concerne ces pays… nous voulons que leur gouvernement soit stable. Nous voulons qu’il soit pacifique. Et beaucoup des problèmes auxquels le Pakistan est confronté au sein de ses frontières sont similaires aux nôtres. Nous pensons donc qu’il est possible de renforcer cette relation. Nous allons travailler très dur à tous les niveaux, du département d’État au département de la Défense, en passant par nos services de renseignement, et grâce à des opportunités commerciales et économiques. C’est donc vraiment une approche régionale, et le Pakistan est essentiel, il me semble, à la stabilité à long terme de la région.

Merci beaucoup.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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