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Le soutien des États-Unis aux champs-écoles des Nations unies promeut le développement rural en Haïti

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Département d’État des États-Unis
Blog officiel
Le 2 novembre 2017
Par Heather Eaton, le 2 novembre 2017

 

Quitter la ville de Rome et se rendre sur le terrain pour voir des projets humanitaires internationaux à l’œuvre est un élément essentiel de notre mission de représentants des États-Unis auprès des agences pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies à Rome. Visiter les terrains d’opération de ces projets et rencontrer leurs bénéficiaires nous permet de voir de nos propres yeux comment les contributions des États-Unis à des organisations comme le Programme alimentaire mondial et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture peuvent améliorer des vies. C’est la raison pour laquelle j’ai sauté sur l’occasion de me rendre en Haïti le mois dernier avec un groupe de diplomates d’autres pays donateurs.

Notre groupe s’est envolé vers Haïti à partir de la République dominicaine (RD), qui partage l’île d’Hispaniola avec Haïti. Pourtant voisines, ces nations semblent fonctionner comme deux mondes complètement distincts. Outre les différences linguistiques et culturelles évidentes, Haïti fait face à certains des défis les plus graves que connaît le continent américain en matière de développement, tandis que l’économie de la République dominicaine connaît la plus forte croissance de toute l’Amérique latine. Haïti fait de grands progrès suite au violent séisme de 2010, de l’ouragan Sandy de 2012 et des sécheresses de 2015 et de 2016. L’année dernière, cependant, l’ouragan Matthew a causé des dommages considérables dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche qui, combinés, représentent les deux tiers des emplois des Haïtiens.

En route vers un champs-école dans le nord d’Haïti. (Crédit photo : département d’État -Heather Eaton)

Bien que le bureau national de la FAO se trouve à Port-au-Prince, le fait que cette organisation se concentre sur l’augmentation des revenus ruraux signifie que la plupart des projets financés par des donateurs comme les États-Unis sont situés loin de la capitale. Pendant notre voyage, nous avons passé la plupart de notre temps aux alentours de Cap-Haïtien, une ville portuaire de la côte nord, à visiter des projets de développement connus sous le nom de champs‑écoles (ou Farmer Field Schools, en anglais). En chemin, sur des routes rurales accidentées, nous avons pu voir de gros cochons créoles, des maisons bordant le paysage vallonné et des femmes portant sur la tête de grands paniers de linge ou de fruits, peignant la scène unique d’un Haïti rural.

La FAO a fourni cette installation où les arachides sont stockées sur des palettes pour les garder au frais et au sec. (Crédit photo : département d’État -Heather Eaton)

Les champs-écoles, soutenus par l’ONU, sont conçus pour accroître les revenus ruraux en formant les agriculteurs à la production, au traitement, au stockage et à la commercialisation de produits agricoles. Dans l’un d’eux, les agriculteurs ont appris à stocker correctement les arachides pour éviter les aflatoxines, des cancérogènes toxiques produits par certains types de moisissures. Ils ont également appris à fabriquer du beurre de cacahuète et de la nougatine d’arachides, ajoutant de la valeur à leur produit d’arachide cru et augmentant ainsi leur marge bénéficiaire de 20 % ! En plus des bénéfices qu’ils retirent de revenus plus élevés, les enfants des agriculteurs disposent désormais d’une source supplémentaire de nourriture riche en bienfaits nutritionnels.

Dans une école pratique d’aquaculture, les États membres de la FAO ont aidé à restaurer les moyens de subsistance des pêcheurs locaux qui avaient perdu leurs filets dans l’ouragan Matthew en leur apprenant à faire éclore et à élever des poissons dans les étangs. Une poissonnière nous a dit que cette production locale lui avait évité d’avoir à traverser la frontière pour se rendre en République dominicaine pour y acheter du poisson, lui permettant ainsi d’économiser du temps et de l’argent et d’augmenter ses profits. Ce projet de la FAO a également fourni un stockage frigorifique aux pêcheurs, de sorte que le poisson qu’ils achètent reste frais plus longtemps sans que les invendus ne doivent être jetés. Grâce à leurs revenus supplémentaires, les agriculteurs ont dit qu’ils pouvaient désormais se permettre d’envoyer leurs enfants à l’école et même à l’université.

La délégation en visite dans une production laitière haïtienne en pleine activité. (Crédit photo : département d’État – Pierre Negaud)

La FAO a également aidé les producteurs laitiers locaux à s’organiser en coopérative, aidant ses membres à soigner leurs vaches, à tester le lait pour détecter les impuretés et à le transformer en produits laitiers à valeur ajoutée tels que des yaourts. Avec ce projet, l’élevage laitier de cette entreprise est passé d’une activité de subsistance à une activité génératrice de revenus pour les agriculteurs locaux.

Nos visites dans les champs-écoles nous ont montré comment, par le biais de la FAO, les donateurs mondiaux peuvent aider les communautés rurales à augmenter leurs revenus. Comme l’agriculture est un élément essentiel des économies en développement, le soutien des États-Unis à de tels projets est essentiel pour aider Haïti à atteindre ses objectifs de développement à long terme. Je suis rentrée à Rome avec une meilleure compréhension des défis auxquels fait face Haïti en matière de développement et une plus grande appréciation des contributions importantes des États-Unis aux programmes de sécurité alimentaire des Nations unies.

À propos de l’auteur : Heather Eaton est responsable des Affaires publiques attachée à la mission des États-Unis auprès des agences de l’ONU à Rome.

 


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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