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Un haut responsable du département d’Etat s’exprime sur la visite du secrétaire Tillerson en Europe

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Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Le 1er décembre 2017
Point d’information – par téléconférence

 

 

MODÉRATEUR : Bonjour. Merci de vous joindre à nous pour l’appel d’aujourd’hui. Nous sommes ravis d’accueillir aujourd’hui un haut représentant du département d’État pour discuter du voyage à venir du secrétaire [d’Etat Rex Tillerson] en Europe. Pour votre référence et à titre… pour votre référence et à titre non officiel, merci de souhaiter la bienvenue à [haut représentant du département d’État]. À partir de maintenant, [le haut représentant du département d’État] sera présenté comme un haut représentant du département d’État. Il commencera par une brève allocution, suite à quoi, nous passerons aux questions.

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Eh bien, merci de cette présentation. Et merci à tous de votre présence cet après-midi. Nous sommes très enthousiasmés par le voyage de M. Tillerson en Europe, le septième depuis qu’il est devenu secrétaire d’État. Il se rendra en Belgique, en Autriche et en France cette semaine, avec un départ lundi et un retour vendredi. Ce voyage a vraiment pour but de réitérer l’engagement des États-Unis envers l’alliance transatlantique et de faire valoir à nos alliés et à nos partenaires en Europe que les États-Unis sont attachés à la défense non seulement des institutions occidentales, mais aussi de manière plus large, de l’Occident comme d’une communauté de valeurs et d’intérêts communs.

Un grand nombre des thèmes que nous allons aborder lors de ce voyage vont rejoindre, selon moi, ceux évoqués dans le discours du secrétaire il y a quelques jours au centre Wilson. Il a mis l’accent sur une certaine approche de l’Europe et sur des domaines d’intérêt que ces réunions vont nous donner l’occasion de suivre plus en détails.

Pour commencer, Bruxelles, où le secrétaire participera à une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN. Il s’entretiendra avec la haute représentante de l’UE, Mme Mogherini, déjeunera avec 28 ministres des Affaires étrangères lors d’une réunion extraordinaire du Conseil des Affaires étrangères de l’UE, et rencontrera de hauts responsables belges pour discuter d’un vaste ordre du jour bilatéral comprenant la coopération en termes de défense, la stratégie afghane, et la défaite de Daech. Toujours à Bruxelles, le secrétaire rencontrera le secrétaire général de l’OTAN M. Stoltenberg, qui a tant fait pour cette alliance, et est resté si impliqué toutes ces années ; il rencontrera aussi d’autres de ses homologues de l’OTAN et le ministre des Affaires étrangères géorgien pour réitérer l’engagement des États-Unis avec l’OTAN envers le partenariat géorgien.

Au cours de ces réunions et dans bien d’autres, je pense que son message, dans son essence, sera de renforcer celui du président Trump sur la responsabilité partagée en Europe et sur les questions internationales que nous gérons conjointement avec l’UE, l’OTAN et nos partenaires européens, y compris celles relatives à la Corée du Nord, à la Syrie, ou encore à la Russie.

Du 6 au 8 [décembre], le secrétaire se rendra à Vienne à l’occasion de la réunion annuelle de l’OSCE. L’accent sera mis sur l’importance pour les membres de l’OSCE de respecter leurs engagements relatifs au contrôle des armements et en matière de droits de l’homme. À Vienne, comme pour toutes ses autres escales, le secrétaire réitérera, je pense, son message de soutien à l’Ukraine, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale ukrainiennes. Il se réunira avec le ministre des Affaires étrangères de l’Autriche, M. Kurz, afin de remercier son pays pour ses contributions aux missions de maintien de la paix en Afghanistan et au Kosovo et pour continuer à travailler avec l’Autriche sur les questions des Balkans occidentaux et du terrorisme.

Enfin, le 8 décembre, le secrétaire se rendra à Paris pour y rencontrer ses homologues français. Comme vous le savez tous, nous avons une coopération aussi spéciale que profonde avec la France, avec un ordre du jour international qui englobe des questions telles que l’Iran, la Syrie, le Liban, la Libye, la Corée du Nord et le Sahel.

Ce sera donc un voyage très chargé. Nous allons aller de réunions en réunions, tant pour l’OTAN que pour l’OSCE, mais bon, ces deux ensembles de réunions organisationnelles offrent un environnement qui nous permettra de rencontrer un grand nombre de représentants de l’OTAN et de l’UE, et plus largement, d’autres pays partenaires, nous permettant de tirer le meilleur parti possible de ces occasions de renforcer le message contenu dans le discours du secrétaire au début de cette semaine. Si vous n’avez pas eu l’occasion de lire ce discours, je vous encourage à le faire. Je pense qu’il vous donnera un aperçu des thèmes que nous aborderons lors de ces réunions.

Encore une fois, je suis ravi d’être ici et me réjouis de répondre à l’ensemble de vos questions.

MODÉRATEUR : Ok, nous sommes prêts à commencer à prendre des questions.

OPERATEUR : Merci. Mesdames et messieurs, si vous souhaitez poser une question, veuillez appuyer sur * puis sur 1 sur votre clavier téléphonique. Vous entendrez une tonalité indiquant que vous avez été placé dans la file d’attente. Et vous pouvez vous retirer de la file d’attente à tout moment en appuyant sur la touche #.

Notre première question nous vient de Josh Lederman, pour l’Associated Press. Allez-y, s’il vous plaît.

QUESTION : Bonjour, merci de participer à cet appel. Toutes les grandes organisations de presse des États‑Unis s’accordent à dire que le président aimerait changer de secrétaire [d’Etat] ; alors, pour quelle raison ces dirigeants, quels qu’ils soient, considèreraient-ils que le secrétaire a… qu’il s’exprime au nom du président… qu’il a l’autorité de pouvoir mener une politique étrangère des États-Unis qui sera toujours en vigueur dans quelques semaines ? Merci.

HAUT REPRÉSENTANT DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Merci pour votre question, Josh. Comme le secrétaire l’a très clairement fait remarquer, il ne s’agit réellement que de spéculations sans fondement et d’une tentative de distraction. Je pense que la priorité du secrétaire [d’Etat], c’est de se concentrer sur son travail. Nous avons beaucoup de travail en cours avec nos alliés en Europe. Ce n’est pas la première fois qu’on voit de telles spéculations dans les médias, et cela n’a pas empêché le secrétaire de travailler très efficacement avec nos alliés et nos partenaires proches. Et vraiment, au cours des derniers mois, le secrétaire a établi et entretenu des relations étroites avec un certain nombre de dirigeants mondiaux, tout particulièrement en Europe, et c’est ce qu’il continue de faire, en faisant tout son possible pour développer ces relations qui sont… nous avons un ordre du jour chargé, notamment sur d’importantes questions de sécurité. Je pense donc que pour le moment, le secrétaire se concentre uniquement sur le travail à faire, et nous allons laisser les spéculations de côté.

MODÉRATEUR : Ok, nous sommes prêts pour notre prochaine question.

OPÉRATEUR : Je vous remercie.  Il s’agit de David Clark, pour l’AFP.  Allez-y, s’il vous plaît.

QUESTION : Bonjour, et merci d’organiser cet appel. Vous avez mentionné dans votre allocution liminaire et le secrétaire a également mentionné cela dans son discours de cette semaine, qu’une partie de nos relations avec l’Europe reposait sur des valeurs communes. Mais cette semaine, deux pays, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ont tous deux protesté contre la décision du président de cautionner les mouvements racistes d’extrême droite au Royaume-Uni et ses tweets en soutien à « l’Angleterre d’abord » (« Britain First »), une faction raciste marginale qui, selon le gouvernement britannique, ne reflète pas ses valeurs. Ce genre de prélude au voyage porte-t-il atteinte aux tentatives du secrétaire d’établir des liens ?

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Merci de votre question, David. Le discours du secrétaire en début de semaine, je pense qu’il a exprimé de manière très claire dans quelle mesure les États-Unis représentaient une force dans le monde et dans notre travail avec nos alliés européens et nos partenaires. L’alliance transatlantique est une relation très ancienne et un ensemble de relations que nous avons cultivées au cours de nombreuses, de très nombreuses années. Elle est basée sur beaucoup d’éléments, qu’ils relèvent de la catégorie des intérêts stratégiques ou de la catégorie des valeurs. Je pense que le président Trump l’a aussi clairement exprimé dans son discours de Varsovie et, franchement, je dirais que la portée des questions que nous gérons avec nos alliés et partenaires européens, je crois, est éloquente.

Nous entamons donc ce voyage avec comme priorité ces domaines critiques, y compris dans le domaine des valeurs. C’est pourquoi nous insistons beaucoup sur ce point au sein de l’OSCE. Nous considérons qu’il s’agit là d’un ensemble important de messages à renforcer au sein de l’OSCE, non seulement en ce qui concerne l’engagement des États de l’OSCE en matière de sécurité, mais aussi en ce qui concerne son engagement en faveur des droits de l’homme. Nous sommes donc toujours axés sur un programme qui combine intérêts et valeurs stratégiques. Le secrétaire Tillerson est très attaché à ces valeurs, et je pense que comme vous le pourrez le voir, cela continuera d’être au cœur de la politique étrangère des États-Unis.

OPÉRATEUR : Merci. Nous nous tournons ensuite vers Nick Wadhams, pour Bloomberg News. Allez-y, s’il vous plaît.

QUESTION : Bonjour et merci.  Pouvez-vous nous dire dans quelle mesure la Syrie sera un sujet de discussion au cours de ce voyage, si le secrétaire envisage une reconstruction post-conflit en Syrie, et si pendant ce voyage, une réunion avec le ministre russe des Affaires étrangères est éventuellement prévue à un moment quelconque ? Merci.

HAUT RESPONSABLE DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Nick, merci de votre question. C’est une question critique pour le secrétaire, qui lui tient très à cœur. Il a été très actif sur la question de la Syrie et comme vous l’avez vu ces derniers jours, l’accent principal a été mis sur un retour de nos homologues russes vers le processus de Genève et l’élargissement de la zone de désescalade du conflit, dont l’efficacité a vraiment aidé à sauver beaucoup de vies, en particulier beaucoup de vies civiles. Cela continue de constituer notre approche, et la Syrie est vraiment l’une de nos priorités de premier plan dans nos discussions avec nombre de nos alliés. Tout particulièrement nos alliés de l’OTAN, même si les mesures prises en Syrie ne s’inscrivent pas dans le cadre d’une mission de l’OTAN, nous travaillons en très étroite collaboration avec nos alliés de l’OTAN qui font partie de la coalition, ainsi qu’avec les États arabes qui font partie de la coalition. Je pense en particulier à nos rencontres avec les gouvernements français et britanniques, il s’agira de l’un de leurs axes principaux.

Une réunion a été prévue avec le ministre des Affaires étrangères, M. Lavrov. Nous avons pas mal de discussions en cours avec la Russie sur un grand nombre de questions internationales – la Corée du Nord, l’Ukraine et certainement la Syrie. Donc, pour répondre à votre question : oui, la Syrie sera un sujet fort discuté, et l’approche des États-Unis reste centrée autour d’une solution permettant de mettre fin au conflit en Syrie en veillant aux  intérêts du peuple syrien, dans la perspective d’une Syrie unifiée où Assad ferait partie du passé. Nous travaillons donc en étroite collaboration avec beaucoup de nos partenaires à ce sujet et nous avons également des discussions très franches avec les Russes.

OPÉRATEUR : Merci. Et juste pour rappel, appuyez sur * 1 si vous avez des questions. Et notre prochaine question nous vient de Carol Morello, pour The Washington Post. Allez-y, s’il vous plaît.

QUESTION : Bonjour et merci de cet appel. Lors de son passage à Vienne à l’OSCE, pensez-vous qu’il fera progresser les discussions sur une éventuelle mission de maintien de la paix en Ukraine, et pouvez-vous nous donner des détails à ce sujet ? Et vous avez également mentionné qu’à l’OTAN, il s’entretiendra avec les représentants européens sur l’augmentation de leurs contributions pour leur propre défense. Vu que c’est quelque chose que le président et que le secrétaire lui-même ont dit… ont répété à maintes et maintes reprises auparavant, que va-t-il pouvoir ajouter ? Y a-t-il quelque chose de nouveau, ou va-t-il seulement répéter ce qui a déjà été dit des dizaines de fois ?

HAUT REPRÉSENTANT DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Carol, un grand merci pour votre question. Pour commencer avec l’OSCE, l’Ukraine sera définitivement à l’ordre du jour. Comme vous le savez, l’OSCE joue un rôle en Ukraine, en particulier avec sa mission spéciale de surveillance. Le secrétaire a une affection toute particulière pour les hommes et les femmes courageux qui participent à cette mission spéciale de surveillance et il a soulevé cette question à plusieurs reprises, celle de leur sûreté et de leur sécurité ; également, celle de la sûreté et de la sécurité du peuple ukrainien à l’est, dans les territoires occupés qui continuent d’être la cible d’opérations militaires recevant l’appui et la participation des forces de la fédération de Russie.

Le secrétaire est donc très attaché à cette partie de l’ordre du jour. Le… l’accent sera mis sur diverses dimensions de la question de l’Ukraine. Nous continuons de poursuivre nos négociations avec nos homologues russes, sous la direction de… en ce qui nous concerne, bien évidemment, sous la direction de Kurt Volker qui, comme vous le savez, s’est beaucoup entretenu avec Surkov ces derniers jours. La Russie a présenté une proposition sur le maintien de la paix que nous avons explorée. Nous sommes maintenant dans la dernière… la dernière phase, selon moi, a indiqué que la Russie avait dans une certaine mesure fait marche arrière, mais nous explorons toujours la possibilité d’une telle mesure. Mais je pense que l’approche des États‑Unis continue de vouloir mettre en avant que ce qui va ressortir de ce processus doit être dans la ligne d’une confirmation de l’accord de Minsk. Il doit s’agir d’un résultat qui permette à la force de l’ONU d’englober la zone contestée et de ne pas simplement ratifier les gains que la Russie a pu faire sur le terrain.

Ce sera donc l’un de nos objectifs. Nous continuons à travailler à cette diplomatie et cherchons un moyen de sortir de la violence. Je pense que c’est également dans l’intérêt des Ukrainiens et des Russes.

En ce qui concerne le partage de la charge de l’OTAN, comme vous le savez, il s’agit d’un message de longue date maintenant, pas seulement pour cette administration, mais pour les présidents américains précédents, ainsi que leurs secrétaires à la Défense et d’État. Le secrétaire [Tillerson] continuera à faire valoir que l’OTAN est plus sûre et plus forte lorsque tous les pays partagent… assument leur juste part du fardeau de la défense. Mais je pense que vous verrez que l’approche des États-Unis consiste à souligner les grands progrès réalisés par nos alliés. Au cours des derniers mois, nous avons constaté une forte augmentation des dépenses et des promesses d’augmentation des dépenses.

Je pense donc que le programme de partage du fardeau dépend en partie du fait que les alliés dépensent davantage pour la défense, mais aussi de ce que font les alliés. Et il est très encourageant de voir nos alliés européens en faire davantage en mer Baltique sous l’égide de l’EFP (ndt : Enhanced Force Presence). Les missions et les activités de lutte contre le terrorisme en Syrie ont été réellement prometteuses, et nous voulons vraiment nous appuyer sur ces bases solides. Je ne pense pas que ce soit une conversation qui soit complètement achevée, mais je pense qu’une partie du leadership américain consiste à continuer à insister sur ce point, et, avant le sommet de l’OTAN, à orienter nos alliés vers le genre de mesures qu’ils pourraient prendre pour donner de la substance aux engagements verbaux qu’ils ont multipliés à Varsovie. Et comme je l’ai dit, cela ne relève pas uniquement d’une volonté financière, mais aussi politique.

OPÉRATEUR : Merci. Et un rappel supplémentaire : veuillez composer * 1 maintenant si vous avez des questions. Et nous nous dirigeons vers Dmitry Zlodorev, pour RIA. Allez-y, s’il vous plaît.

QUESTION : Merci. Je pense que vous avez déjà répondu à ma question. Merci.

OPÉRATEUR : Très bien, merci. Nous allons donc passer à David Clark, pour l’AFP. Allez-y, s’il vous plait.

QUESTION : Non, là aussi, Carol a posé la question que j’avais en tête, donc, plus besoin, merci.

OPÉRATEUR : Très bien. Merci. Nous allons maintenant passer à Nick Wadhams, pour Bloomberg News. Allez-y, s’il vous plaît.

QUESTION : Désolé, pourriez-vous nous indiquer où se tiendra la réunion avec Lavrov, et à quelle date ?

HAUT REPRÉSENTANT DU DÉPARTEMENT D’ÉTAT : Voyons voir. Nous avons… la réunion avec Lavrov se tiendra à Vienne en marge de la réunion ministérielle de l’OSCE. Et laissez-moi vérifier la date. Je crois savoir que c’est prévu pour le 7, mais c’est… mais comme vous le savez, ces réunions s’organisent au fur et à mesure de la planification du voyage. Ce que j’ai en ce moment, c’est le 7, en marge de la réunion ministérielle de l’OSCE.

MODÉRATEUR : Ok. Eh bien, je pense que le [haut responsable du département d’État] a… notre appel d’aujourd’hui touche à sa fin, mais nous apprécions vraiment vos appels et je vous souhaite à tous de passer une excellente journée. Merci beaucoup.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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