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Déclaration conjointe du secrétaire d’État Rex Tillerson et de la haute représentante de l’Union européenne Federica Mogherini

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Département d’État des États-Unis
Bureau du porte-parole
Bruxelles (Belgique)
Le 5 décembre 2017

 

 

MODÉRATEUR : Mesdames et Messieurs, bienvenue. La haute représentante et vice présidente, Mme Federica Mogherini, et le secrétaire d’État des États-Unis, M. Rex Tillerson, viennent de tenir une réunion bilatérale et publieront des communiqués de presse afin de vous tenir informés de leurs discussions.

Mme la haute représentante, vous avez la parole.

MME LA HAUTE REPRÉSENTANTE MOGHERINI : Merci, Maja. Rex, M. le secrétaire Tillerson, c’est un plaisir de vous accueillir à Bruxelles, au cœur de l’Union européenne, après les visites productives du président Trump et du vice-président Pence au printemps dernier. C’est un plaisir d’accueillir des amis et de travailler ensemble. Nous venons d’avoir un bon échange de points de vue et, après ce point de presse, les discussions se poursuivront avec les ministres des Affaires étrangères de tous les pays membres de l’Union européenne.

Notre réunion d’aujourd’hui a confirmé l’importance que l’Union européenne et les États-Unis attachent à leur coopération et à leur partenariat étroits. Je crois que nous pouvons dire que c’est aussi l’occasion de renouveler collectivement notre engagement en faveur d’une coopération étroite sur un certain nombre de points importants.

Au cours de notre réunion bilatérale, nous avons discuté principalement de quatre questions : tout d’abord, le processus de paix au Moyen-Orient, le soutien de l’Union européenne, la reprise d’un processus de paix significatif en vue d’une solution à deux États. Nous croyons que toute action susceptible de saper ces efforts doit absolument être évitée. Une voie doit être trouvée par le biais de négociations pour résoudre le statut de Jérusalem comme future capitale des deux États afin que les aspirations des deux parties puissent être satisfaites.

Nous en parlerons davantage avec le Premier ministre Netanyahu lundi prochain à Bruxelles et plus tard avec le président Abbas, en début d’année prochaine, puisque nous les accueilleront séparément lors de nos prochains conseils des Affaires étrangères. Nous continuerons également à travailler avec nos partenaires internationaux et régionaux, y compris au sein du Quartet, pour soutenir la possibilité d’une reprise des négociations pour une solution à des deux États.

Nous avons également discuté de l’Iran, en particulier de la mise en œuvre de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran. J’ai réaffirmé le point de vue de l’Union européenne selon lequel la poursuite de la mise en œuvre de l’accord nucléaire avec l’Iran était une priorité stratégique essentielle pour la sécurité européenne, mais aussi pour la sécurité régionale et mondiale. Nous avons parlé du fait qu’il y avait d’autres questions dont nous devons discuter et qu’il faudra aborder ensemble, mais elles ne rentrent pas dans le cadre de l’accord nucléaire et nous sommes donc prêts à les aborder en dehors de l’accord lui-même. L’Union européenne est disposée à travailler en étroite collaboration avec les États-Unis sur ces questions, sur la base de la mise en œuvre continue de l’accord sur le nucléaire par les États-Unis. Il a été décidé il y a de cela 14 ans que l’accord nucléaire porterait uniquement sur les questions nucléaires ; alors le fait de démanteler maintenant un accord sur les questions nucléaires qui fonctionne, comme l’a certifié à neuf reprises l’AIEA, ne nous mettrait pas dans une meilleure position pour discuter de tout le reste concernant le pays.

Troisièmement, nous avons discuté de la situation en Syrie, en examinant dans son ensemble le Moyen Orient. Nous partageons la conviction qu’il est urgent de progresser rapidement vers un processus de transition politique négocié en Syrie sur la base des pourparlers de paix de Genève et de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies. J’ai profité de cette occasion pour informer le secrétaire Tillerson des préparatifs de la deuxième conférence ministérielle que nous accueillerons ici à Bruxelles au printemps prochain sur l’avenir de la Syrie et de la région et qui s’attachera à trouver des moyens pour continuer à soutenir le peuple syrien et ses communautés d’accueil, pas seulement d’un point de vue humanitaire, mais aussi pour garantir un soutien politique et économique aux négociations menées par l’ONU à Genève, en offrant des mesures d’incitations pour l’obtention d’une solution politique sous les auspices de l’ONU à Genève.

Enfin, et de manière tout aussi importante, nous avons discuté des Balkans occidentaux. Nous avons tous deux réaffirmé notre engagement envers la région, très clairement inscrit dans la perspective de l’Union européenne, et encouragé la poursuite des réformes et des négociations dans la région.

Nous allons poursuivre ces conversations avec nos collègues, les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UE. Je pense que d’autres questions vont être soulevées. Certaines d’entre elles ont été abordées lors de notre conversation, notamment la situation sur la péninsule coréenne, notre coopération à l’appui de la paix et de la stabilité en – et l’intégrité territoriale – en Ukraine et les derniers développements dans la région du Moyen-Orient au sens large ou en Libye.

Nous discuterons également avec les ministres des Affaires étrangères des 28 États membres de notre coopération dans les institutions internationales, car l’Union européenne, comme vous le savez, reste un fervent défenseur du multilatéralisme, du système des Nations unies et d’un ordre global basé sur des règles.

Merci. Merci encore de votre visite et de notre excellent échange.
MODÉRATEUR : Secrétaire Tillerson.
M. LE SECRÉTAIRE TILLERSON : Eh bien, merci beaucoup. C’est vraiment un plaisir d’être de retour à Bruxelles et je pense que des réunions comme celle qui vient d’avoir lieu entre Mme la haute représentante et moi-même illustrent encore une fois le fort engagement des États-Unis envers l’alliance européenne et en faveur du rôle important qu’elle joue dans nos objectifs communs de sécurité et inversement également. Le partenariat qui existe entre les États-Unis et l’Union européenne, comme tout le monde le sait, remonte loin dans le temps. Il est basé sur des valeurs communes, des objectifs communs pour la sécurité et la prospérité des deux côtés de l’Atlantique et nous restons attachés à cela.

Je pense qu’au cours de nos réunions d’aujourd’hui, comme l’a mentionné Mme la haute représentante, un certain nombre de questions importantes ont été discutées et des points de vue ont été échangés. Et en particulier en ce qui concerne la Corée du Nord, nous apprécions la position résolue de nos alliés européens consistant à envoyer un message au régime en Corée du Nord de notre – nous n’acceptons pas le programme d’armes nucléaires qu’elle a entrepris et nous considérons qu’une péninsule coréenne dénucléarisée constitue un objectif important pour tous. Et encore une fois, cette pression économique continuera jusqu’à ce que la Corée du Nord change de cap, assurément pour encourager les pourparlers dans ce sens.

Nos objectifs communs en termes de lutte contre Daech sont importants ; pas seulement dans notre lutte contre Daech en Iraq et en Syrie, mais pour vaincre Daech à l’échelle mondiale. Et je pense que nous poursuivrons nos discussions sur les mesures communes qui sont prises pour combattre le terrorisme partout où il surgit et nous pouvons voir ce qu’il advient du califat de Daech et de ce long règne de terreur mené en Iraq et en Syrie qui touche maintenant à sa fin.

Nous avons également discuté, comme Mme la haute représentante l’a mentionné, de nos efforts conjoints dans le cadre du Plan global d’action conjoint pour que l’Iran se conforme pleinement aux termes de l’accord, que cet accord soit pleinement appliqué, tout en reconnaissant dans le même temps que l’Iran s’adonne à un certain nombre d’autres actions déstabilisatrices dans la région. Et c’est quelque chose que nous avons pu voir récemment avec les missiles balistiques tirés depuis le Yémen et qui, nous en sommes convaincus, proviennent d’Iran ; son soutien aux Houthis et l’effet déstabilisateur que cela peut avoir au Yémen. Nous connaissons également l’effet déstabilisateur qu’a l’Iran en exportant des armes et des milices vers la Syrie, zone de conflit, et son soutien continu au Hezbollah, organisation terroriste. Ces questions et activités de l’Iran ne peuvent être ignorées ni rester sans réponse et nous avons l’intention de prendre des mesures pour nous assurer que l’Iran comprenne que cela est inacceptable en ce qui nous concerne et nous nous réjouissons de travailler avec nos partenaires européens à cet égard. C’est une menace, selon moi, envers plusieurs de nos valeurs communes.

En tant que membre de l’OTAN, les États-Unis sont ravis de constater que la coopération entre l’OTAN et l’UE continue d’évoluer et de s’approfondir depuis la signature, l’année dernière, de la déclaration commune et nous aurons certainement l’occasion d’en reparler lors de nos réunions de l’OTAN aujourd’hui. Nous savons que notre sécurité est assurée au mieux lorsque nos alliés et nos partenaires assument leur juste part du fardeau et c’est pourquoi nous continuons d’appeler les autres parties à accroître leurs dépenses en matière de défense pour atteindre un objectif commun et bien servir l’ensemble des bénéficiaires.

Nos alliés européens sont également de fervents partisans du processus de paix en Syrie. Et comme Mme la haute représentante vient de le confirmer, notre soutien à la mise en œuvre complète de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies… un effort important est en cours, alors même que la campagne de lutte contre Daech a réussi à mettre la Syrie sur la voie d’un processus de réconciliation, comme l’exige la résolution 2254. Nous sommes ravis de voir que les discussions ont repris à Genève sous la direction du représentant des Nations unies, Staffan de Mistura, et nous soutiendrons ces pourparlers de toutes les manières possibles pour faire en sorte que ces parties restent à la table des négociations afin de trouver et emprunter une nouvelle voie pour la Syrie qui réponde à la volonté du peuple syrien.

Comme toute bonne relation, celle-ci demande beaucoup d’attention et je sais que Mme la haute représentante y est très attachée. Ses efforts inlassables de communication avec les États-Unis et avec les autorités américaines à tous les niveaux sont cruciaux et nous voyons les choses de la même façon. Et c’est également pourquoi je suis ici aujourd’hui ; j’apprécie le temps qu’elle m’a accordé et les échanges importants que nous avons eus, en outre, beaucoup de ces conversations vont continuer tout au long de la journée, car un ordre du jour bien rempli nous attend. Merci.

MODÉRATEUR : Merci beaucoup. Voilà qui termine cette conférence de presse.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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