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Une responsabilité partagée pour une sécurité partagée : édifier les relations entre les États Unis et l’Europe pour l’avenir

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Département d’État des États-Unis
Blog officiel
Par A. Wess Mitchell, le 19 décembre 2017

 

 

J’ai eu le privilège d’accompagner le secrétaire Tillerson dans son dernier déplacement en date, le septième en Europe. Ce fut une semaine chargée avec des réunions à Bruxelles, Vienne et Paris avec nos alliés de l’OTAN, nos partenaires de l’UE, les membres de l’OSCE et les dirigeants français. À chacune de ses rencontres, le secrétaire a mis l’accent sur l’engagement des États‑Unis envers leurs alliés. Ensemble, il a souligné, nous pouvons parvenir à une sécurité et une prospérité accrues pour tous par le biais d’une responsabilité et d’un sacrifice partagés.

Nos échanges avec les dirigeants de l’UE ont été positifs et ont réaffirmé nos intérêts mutuels sur des questions telles qu’une prise de position ferme contre la déstabilisation du Moyen-Orient par l’Iran, l’agressivité inacceptable de la Corée du Nord et ses ambitions nucléaires inadmissibles, ainsi que l’extermination de Daech. L’alliance atlantique joue un rôle important dans nos objectifs de sécurité communs et nous encourageons le renforcement de la coopération entre l’OTAN et l’UE, avec un accent tout particulier sur le fait que l’UE ajoute aux capacités de défense réelles de l’Europe.

Lors de la réunion ministérielle de l’OTAN, le secrétaire Tillerson a réaffirmé notre engagement en faveur de l’article 5 et de la sécurité transatlantique. Notre sécurité mutuelle constitue les bases sur lesquelles toutes les autres composantes de l’alliance transatlantique reposent. L’OTAN offre une sécurité qui protège non seulement nos territoires et nos concitoyens, mais également nos valeurs, notre mode de vie et notre droit de vivre en liberté.

Cependant, comme le secrétaire l’a indiqué : « Notre sécurité est plus forte lorsque les alliés et les partenaires portent leur juste part du fardeau. » Bien que nous soyons encouragés par le fait que de plus en plus d’alliés respectent leur engagement de 2 % du PIB en dépenses pour la défense d’ici 2024, les États-Unis s’attendent à ce que la totalité des 29 alliés accroissent leurs budgets de défense cette année. Les menaces auxquelles nous faisons face évoluent avec le temps et pour que l’OTAN continue à être efficace, nous avons besoin d’investir davantage dans notre défense collective. Nous ne devons pas juste dépenser davantage, nous devons dépenser mieux. Les alliés de l’OTAN se sont également engagés à allouer 20 % de leurs budgets de défense aux gros équipements qui rendront l’OTAN davantage capable de faire face à toute menace susceptible de survenir.

Nos discussions à l’OTAN et à l’OSCE ont reconfirmé que la situation avec la Russie n’est plus la même.

Le secrétaire, tout au long de ses réunions, a pris une position ferme contre la Russie et a souligné à quel point il était important de défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Lors de la réunion ministérielle de l’OSCE, qui a réuni 57 pays à Vienne, il a mis en avant des moyens d’approfondir la coopération sur des défis sécuritaires partagés, particulièrement le conflit qui dure en Ukraine, et il a encore une fois lancé un appel pour l’application pleine et entière des accords de Minsk. L’OSCE est un pilier important de notre sécurité commune et elle joue un rôle essentiel en Ukraine où la Mission spéciale d’observation (la MSO) offre des informations impartiales concernant la situation sur le terrain. Le secrétaire a souligné le fait qu’il soutenait les courageux membres de cette mission et a appelé la Russie à mettre fin aux violences et au harcèlement perpétrés à l’encontre de la MSO. Il a rendu hommage à Joseph Stone, le secouriste américain tué en avril lors d’une patrouille, et il a loué la bravoure et le dévouement des observateurs de la MSO.

A chaque escale, nous avons pu rencontrer des membres de notre communauté en poste à l’étranger et leur famille. Le secrétaire a rencontré des marines, des eagle scouts et des membres du personnel des ambassades. À Bruxelles, il a même fait la connaissance du membre le plus récent de notre communauté, un petit garçon de deux semaines, fils de diplomates. La ressource la plus forte du département d’Etat est son personnel, aussi bien à l’étranger qu’à Washington, et nous avons vu à maintes reprises les résultats de leur dur labeur et de leur talent lors de la préparation du voyage et lors des déplacements à proprement parler. Ce travail extraordinaire me rappelle pourquoi c’est un honneur pour moi d’être à la tête du bureau des Affaires européennes.

Nous avons été ravis de voir notre communauté transatlantique en action, aller de l’avant pour prendre davantage de responsabilité pour notre défense commune. Les efforts de ces 70 dernières années se manifestent aujourd’hui sous la forme d’un partenariat transatlantique fort et unifié. Les États-Unis maintiennent leur engagement en faveur de notre relation qui perdure avec l’Europe et ces mêmes efforts seront la force motrice de cette relation dans l’année à venir.

À propos de l’auteur : A. Wess Mitchell est secrétaire d’État adjoint en charge du bureau des Affaires européennes et eurasiatiques du département d’État des États-Unis.

Note de la rédaction : ce document est également disponible dans la publication du département d’État Medium.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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