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Réunion ministérielle pour l’avancement de la liberté de religion: déclaration sur l’Iran

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Département d’État des États-Unis
Le 26 juillet 2018

En tant que représentants de la communauté internationale, nous condamnons solidairement les violations systématiques, continues et flagrantes de la liberté de religion en Iran et appelons les autorités à garantir la liberté religieuse pour tous. Beaucoup de membres des minorités religieuses iraniennes – y compris les bahaïs, les chrétiens, les juifs, les zoroastriens et les musulmans sunnites et soufis – font l’objet de discrimination, de harcèlement et d’emprisonnement injustes en raison de leurs croyances.

Le régime iranien poursuit ses activités de répression à l’encontre des soufis Gonabadi. Des centaines de personnes restent injustement détenues, et plusieurs morts ont été signalés aux mains des forces de sécurité iraniennes brutales. En juin, l’Iran a exécuté un chauffeur de bus soufi par pendaison, suite à un procès décrit par les observateurs internationaux comme « une injustice flagrante », alors qu’il continue de confiner le chef religieux du groupe, le Dr Noorali Tabandeh, en résidence surveillée, en niant à cet homme de 91 ans des soins médicaux indispensables Les bahaïs sont également soumis à de mauvais traitements particulièrement graves. Comme c’est le cas pour beaucoup d’autres communautés minoritaires, on rapporte que les autorités iraniennes harcèlent, arrêtent et maltraitent les bahaïs en raison de leur foi, et en mai, la communauté internationale bahaïe a fait état d’une hausse des arrestations arbitraires et des raids dans l’ensemble du pays.

Un chef bahaï, Afif Naeimi, emprisonné en raison de son appartenance religieuse, continue de purger une peine de prison de 10 ans prononcée en 2008 en dépit de sa santé déclinante. Les autorités iraniennes ont également régulièrement recours à une rhétorique hostile au bahaïs, ferment des entreprises bahaïs, et refusent aux bahaïs l’accès à l’éducation.

Le gouvernement iranien continue d’exécuter des dissidents, des réformateurs politiques et des manifestants pacifiques du fait d’accusations portées en raison de leurs croyances ou activités religieuses pacifiques.
Le blasphème, l’apostasie de l’islam et les activités de prosélytisme auprès de musulmans sont punissables de mort, contrevenant ainsi aux obligations internationales de l’Iran en matière de droits de l’homme. Les autorités surveillent de près les pratiques religieuses chrétiennes pour veiller au respect de l’interdiction du prosélytisme, de sorte que des pasteurs et des membres d’églises du pays sont encore emprisonnés. Les chefs religieux musulmans chiites qui ne sont pas favorables aux politiques gouvernementales sont également victimes de tentatives d’intimidation et d’arrestations. Selon certaines informations, les arabes sunnites sont régulièrement harcelés et torturés en raison de leurs croyances religieuses, et même exécutés pour des crimes tels que le blasphème, ce qui ne peut être justifié au titre des « crimes les plus graves » dans le cadre des obligations internationales de l’Iran en matière de droits de l’homme. Les livres religieux et les enseignements de ces communautés sont largement interdits dans tout le pays.

Les pays qui respectent et garantissent la liberté religieuse et les autres droits de l’homme sont plus sûrs, stables et pacifiques que les autres. Nous exhortons instamment le gouvernement iranien à mettre fin à ses violations de la liberté de religion et à faire en sorte que toutes les personnes – indépendamment de leurs croyances – soient traitées de la même manière et puissent vivre leur vie et pratiquer leur foi dans la paix et en toute sécurité.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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