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Allocation de l’ambassadrice Nikki Haley à l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie

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Mission des États-Unis auprès des Nations unies
Service de presse et de diplomatie publique
Le 11 septembre 2018

 

Je tiens bien entendu à commencer par vous remercier pour vos sincères condoléances et vos vœux. Vous êtes mes frères et sœurs. Et je pense que c’est pour cela que, lorsque nous parlons de quelque chose comme la Syrie, nous faisons tous preuve d’une telle passion – parce que nous savons ce que c’est que la souffrance et la douleur, et nous sommes frustrés quand nous voyons des choses que nous ne pouvons pas contrôler.

Cette session a été convoquée pour discuter des pourparlers d’Astana en vue d’une solution pacifique en Syrie. Nous nous félicitons de l’occasion qui nous est donnée de discuter des perspectives d’une solution diplomatique en Syrie. Mais ne perdons pas de temps avec la désinformation, les distractions et les mensonges auxquels ont constamment recours le régime d’Assad et ses partenaires russes et iraniens pour déformer cette conversation.

Parlons des faits sur le terrain en Syrie. Ce mois déjà, le monde a été témoin d’une escalade militaire claire à Idleb. Les forces du régime russe et du régime d’Assad ont lancé plus de 100 frappes aériennes à l’aide de bombes-barils, de roquettes et d’artillerie. Ils ciblent les hôpitaux et les installations médicales. Ils lancent des  » frappes doubles  » impitoyables contre des bénévoles civils comme les Casques blancs. Pour ceux qui ne savent pas ce que sont des frappes à double impact, c’est ce que font les forces pro-régime lorsqu’elles frappent une zone, attendent quelques instants que les premiers secours arrivent, avant de frapper à nouveau. C’est une tactique répugnante qui est le fait de terroristes, pas de soldats professionnels.

Selon l’ONU, plus de 30 000 personnes ont déjà été déplacées par les frappes aériennes en cours. Nous avons entendu beaucoup de discours aujourd’hui. Mais nous n’avons vu aucune action indiquant que la Russie, l’Iran et Assad s’intéressent à une solution politique. Tout ce que nous avons vu, ce sont les actions de lâches motivés par une conquête militaire sanglante d’Idleb.

La Turquie l’a bien compris la semaine dernière quand elle a rencontré la Russie et l’Iran. Elle voulait qu’ils acceptent un cessez-le-feu à Idleb. Mais la Russie et l’Iran ont rejeté cette demande. Et le régime Assad a continué ses attaques brutales.

Il y a longtemps que les États-Unis ne croient plus la Russie et l’Iran quand ils affirment vouloir protéger les civils à Idleb contre de nouvelles violences. Quelles que soient les armes ou méthodes utilisées, les États-Unis s’opposent fermement à toute escalade de la violence à Idleb. Cela doit être le cas de chaque membre du Conseil de sécurité.

Il est temps que la Russie cesse de nous faire perdre notre temps s’agissant de la paix en Syrie. La Russie et l’Iran ont eu amplement l’opportunité de faire la preuve de leur crédibilité en tant qu’acteurs constructifs en Syrie. Mais qu’ont-ils fait de ces opportunités ? Ils ont créé des zones dites de désescalade dans toute la Syrie, qu’ils n’ont pas respectées de manière cynique, systématique et impitoyable.

En février, ils ont violé la zone de désescalade de la Ghouta Est. Puis, en juillet, la Russie a violé de manière flagrante l’engagement pris par le président Poutine et le président Trump en faveur du respect d’un accord de cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie. À présent, à Idleb, la Russie et l’Iran ne respectent pas leur dernière zone de désescalade.

Ce ne sont pas là les actions envers la paix de parties de bonne foi. Ce n’est pas ainsi que l’on démontre son engagement à protéger la vie des civils. Et ce n’est pas comme cela que l’on convainc les États-Unis et les autres pays de financer les efforts de reconstruction en Syrie. Je répète qu’il serait absurde que les États-Unis et d’autres pays prennent en compte les exigences de la Russie et de leurs alliés selon lesquelles le monde doit financer les efforts de reconstruction en Syrie alors que les frappes aériennes russes pilonnent Idleb dans une escalade de nouvelles attaques militaires.

La Russie, l’Iran et Assad détruisent Idleb et nous demandent d’appeler cela la paix. Mais en réalité, Astana a échoué. Le processus n’est pas parvenu à mettre fin à la violence ou à promouvoir une solution politique.

Nous saurons que le régime d’Assad et ses complices prennent le processus politique de paix en Syrie au sérieux lorsque la violence prendra fin et pas alors qu’ils répètent des promesses vides. Lorsque les frappes aériennes et l’offensive au sol cesseront. Lorsqu’ils autoriseront l’ONU à fournir une aide humanitaire vitale aux civils et leur accorderont la liberté de circulation nécessaire pour échapper au siège imminent. Lorsqu’ils travailleront avec nous pour poursuivre les vrais terroristes, pas pour en créer davantage en ciblant des civils innocents. Lorsque nous verrons des progrès irréversibles dans le cadre des pourparlers de Genève menés par les Nations unies en vue d’une transition politique conforme à la résolution 2254. Lorsque nous constaterons que l’Iran n’a plus aucune influence sur les événements en Syrie.

Nous ne permettrons pas à l’Iran, sous le couvert du processus d’Astana, de prendre l’avenir du peuple syrien en otage. Les États-Unis et le reste de la communauté internationale n’ignoreront pas le rôle de l’Iran dans les attaques meurtrières d’Assad contre des civils.

Je tiens également à réitérer ce que j’ai dit la semaine dernière au régime d’Assad et à quiconque envisage l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Les États-Unis ont agi lorsque nous avons dit que nous réagirions à l’utilisation d’armes chimiques. Nous maintenons cet avertissement.

La Russie a le pouvoir d’éviter la catastrophe qui se profile à Idleb. Elle peut mettre fin aux massacres. Elle peut toujours agir en accord avec ses discours de paix en travaillant à Genève en vue d’une transition politique en Syrie.

Nous considérons toute attaque contre Idleb comme une escalade dangereuse du conflit. Si Assad, la Russie et l’Iran continuent sur cette voie, les conséquences seront désastreuses. Ils devront répondre de leurs actes face au monde. Et aucune réunion du Conseil de sécurité ne changera jamais cela.


Voir le contenu d'origine: https://usun.state.gov/remarks/8597
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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