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Discours au Sommet « Unis contre un Iran nucléaire »

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Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 25 septembre 2018

 

EXTRAITS

Il est à la fois tristement approprié et ironique que nous parlions de l’Iran pendant la semaine de la 73ème Assemblée générale des Nations unies. Les dirigeants et les diplomates du régime iranien ont si souvent profité de cette occasion au cours des Assemblées générales des années passées pour séduire les gouvernements étrangers et masquer leurs activités réelles chez eux et à l’étranger. Le président iranien Rouhani – qui a passé la dernière heure à tweeter – le ministre des Affaires étrangères Zarif et d’autres personnalités iraniennes, profitent de cette occasion pour se présenter comme des hommes d’État modérés. Mais le monde connaît la vérité – leur valse diplomatique sophistiquée est une tentative transparente de duper les nations responsables pour qu’elles pensent que peut-être ils ne sont pas si malintentionnés après tout.

En réalité, ce sont deux des plus hauts responsables d’un régime qui défie effrontément la vision des Nations unies, les exigences du droit international et les principes de la souveraineté nationale. Le bilan du régime iranien au cours des quarante dernières années a révélé qu’il s’agit de l’un des pires transgresseurs de la Charte des Nations unies et des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU – sinon le pire de tous. C’est vraiment un régime en marge de la loi.

Regardons d’abord la Charte des Nations unies. Elle appelle nos pays « à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage ». En cas de menace à cette paix, les États membres de l’ONU doivent mettre en œuvre les décisions prises par le Conseil de sécurité pour y faire face.

L’Iran a-t-il vécu avec d’autres nations en paix ? A-t-il été un bon voisin ? A-t-il contribué au maintien de la paix et de la sécurité internationales en respectant pleinement les décisions du Conseil de sécurité ? Faisons un petit tour du monde et vous verrez que la réponse est un « non » assourdissant.

Commençons par l’Europe.

Il y a quelques mois à peine, les autorités de plusieurs pays d’Europe ont arrêté plusieurs agents iraniens – dont un responsable iranien basé en Autriche – dans le cadre d’un complot visant à poser une bombe lors d’un rassemblement politique en France. Cela alors même que le régime faisait intensément pression sur les pays européens pour qu’ils demeurent dans l’accord sur le nucléaire.

Comme il se doit, en réponse à ce soutien au terrorisme, notre alliée la France a, il y a quelques semaines, reporté indéfiniment tous les déplacements diplomatiques non essentiels en Iran. C’est une première étape sur la bonne voie et nous espérons voir plus d’actions de ce genre de la part d’autres pays. Nous devons faire pression sur le régime pour qu’il mette un terme à ses activités destructives et exiger que l’Iran se comporte comme un pays normal.

Malheureusement, hier soir, les États-Unis ont été troublés et profondément déçus d’entendre les autres parties de l’accord annoncer la mise en place d’un système de paiement spécial pour contourner les sanctions américaines. C’est l’une des mesures les plus contre-productives imaginables pour la paix et la sécurité régionales et mondiales. En offrant des sources de revenus au régime, vous consolidez la place de premier État sponsor du terrorisme de l’Iran, et permettez ainsi son exportation violente de la révolution, et la poursuite de l’enrichissement du régime alors que le peuple iranien s’efforce tout juste de survivre. J’imagine que les Ayatollahs corrompus et les Gardiens de la révolution islamique riaient ce matin.

Cette décision est d’autant plus inacceptable au vu de la multitude des activités terroristes facilitées par l’Iran en Europe.

En 2012, quatre membres des Forces Al-Qods sont entrés en Turquie pour s’attaquer à des cibles israéliennes, mais cet attentat a heureusement été déjoué par les autorités turques. La même année, le Hezbollah libanais, l’un des groupes mandataires les plus loyaux au régime, a perpétré un attentat à la bombe contre un bus transportant des touristes israéliens en Bulgarie, faisant six morts, dont un chauffeur bulgare, et au moins 32 blessés. En 1992, l’Iran a apporté un soutien logistique à des membres du Hezbollah libanais qui ont assassiné quatre dissidents kurdes iraniens dans un café de Berlin.

Mais le terrorisme d’État illicite de l’Iran ne se limite pas à l’Europe. On le retrouve partout dans le monde. Poursuivons maintenant notre voyage en Afrique. En 2013, trois agents iraniens ont été arrêtés au Nigéria pour avoir projeté des attaques contre les bureaux de l’USAID, une entreprise israélienne, un centre culturel juif et des hôtels fréquentés par des Israéliens et des Américains. En 2012, deux membres des Forces Al-Qods ont été arrêtés à Nairobi, au Kenya, pour avoir préparé des attentats à la bombe contre des intérêts occidentaux. 33 livres de matières explosives ont alors été découvertes.

Et en Amérique du Sud ? En Uruguay en 2015, un haut diplomate iranien a été expulsé pour avoir planifié une attaque près de l’ambassade israélienne. À Buenos Aires, en Argentine, l’Iran a apporté un soutien logistique à deux attentats aux véhicules suicides, un en 1992 et un en 1994. Ces attaques ont fait 114 morts et près de 500 blessés, et l’attentat de 1994 est le plus meurtrier de l’histoire de l’Argentine.

L’étape suivante est l’Asie. À Katmandou en 2013, un Iranien voyageant sous un faux passeport israélien qui se livrait à des activités de surveillance de l’ambassade israélienne a été arrêté. À New Delhi en 2012, les Forces Al-Qods ont perpétré un attentat à la bombe contre des diplomates israéliens. À Karachi en 2011, des agents iraniens ont assassiné un diplomate saoudien. Depuis 2006, l’Iran a fourni aux talibans toute une gamme d’armes, y compris des lance-grenades, des munitions de mortier, des roquettes, et des explosifs plastiques.

L’Iran a essayé d’appliquer les mêmes stratagèmes sur notre propre continent. En 2011, les Forces Al-Qods ont fomenté un projet d’assassinat de l’ambassadeur saoudien aux États-Unis. En août dernier, les États-Unis ont arrêté deux agents iraniens présumés qui menaient des activités secrètes de surveillance et de collecte de renseignements contre des cibles israéliennes et américaines.

Dans le cyberespace, l’Iran s’est servi d’Internet pour enflammer l’opinion publique et aviver les tensions entre les groupes pour diviser les Américains. Le mois dernier, Facebook, Twitter, Instagram et YouTube ont collectivement supprimé des milliers de comptes en provenance d’Iran en raison d’activités de désinformation coordonnées.

En Australie, des pirates informatiques liés aux Gardiens de la révolution islamique ont tenté de voler des recherches sensibles dans des universités.

Et bien sûr, le régime iranien a mené toute une série d’activités violentes et destructrices contre ses voisins du Moyen-Orient.

Il fournit 700 millions de dollars par an au Hezbollah libanais, une organisation terroriste. Le Hezbollah est responsable de certaines des attaques terroristes les plus meurtrières à l’encontre d’Américains à l’étranger au Moyen-Orient. En 1983, avec l’approbation et le financement du régime iranien, il a perpétré un attentat à la bombe contre l’ambassade américaine à Beyrouth, faisant 63 victimes, dont 17 Américains.

Et encore une fois, en 1996, un attentat du Hezbollah a visé le complexe de logements des tours de Khobar en Arabie saoudite, tuant 19 membres des forces aériennes américaines.

Ce régime – le régime de Rouhani et Zarif – fournit chaque année plus de 100 millions de dollars à des groupes terroristes tels que le Hamas et le Jihad islamique palestinien. Le plus hypocrite, c’est que l’ayatollah affirme qu’il a à cœur le sort des Palestiniens, mais de 2008 à 2017, l’Iran n’a donné que le menu montant de 20 000 dollars à l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine. Les États-Unis ont pour leur part versé près de 3 milliards de dollars sur la même période, soit 150 000 fois plus d’argent pour soutenir les Palestiniens que le régime de terreur iranien.

Le régime recrute des jeunes désavantagés dans des pays comme l’Afghanistan, l’Iraq et le Pakistan, leur présente une vision séduisante du martyre et les expédie ensuite en Syrie pour y combattre sous la direction de Qasem Soleimani et des Forces Al-Qods. Le régime a embrigadé des enfants afghans de quatorze ans seulement pour qu’ils se battent en Syrie.

Des vaisseaux iraniens harcèlent les navires sur les voies navigables internationales sur la base de créances maritimes qui font fi du droit international. Si le régime iranien pense que le détroit d’Ormuz n’appartient qu’à lui, vous pouvez être sûrs que les États-Unis ne l’accepteront jamais. (Applaudissements) A 170 000 rials le dollar, vous pouvez être sûrs que nous nous concentrons sur le fait que les voies navigables internationales restent ouvertes au commerce.

Et il y a de cela quelques semaines à peine, des milices soutenues par l’Iran en Iraq ont lancé des attaques aux roquettes potentiellement létales contre l’ambassade américaine à Bagdad et le consulat américain à Bassora. L’Iran n’a pas arrêté ces frappes, qui étaient menées par des mandataires financés, formés et armés par ce régime.

Les États-Unis feront porter la responsabilité de toute attaque susceptible d’entraîner des blessures pour notre personnel ou des dommages à nos installations au régime de Téhéran. L’Amérique répondra rapidement et de manière décisive pour défendre les vies américaines, contre la source de ces attaques envers les intérêts américains. (Applaudissements)

Nous sommes ici, à l’ONU, pour des réunions importantes. Toutes ces activités malveillantes – au minimum – sont contraires à l’esprit de la Charte des Nations unies. Mais qu’en est-il de la lettre de la loi sous la forme des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ? Une liste des preuves ici confirme également que l’Iran est un régime hors la loi. Et la liste est longue.

La résolution 1373 exige que tous les États membres des Nations unies s’abstiennent de fournir toute forme de soutien aux entités impliquées dans des actes terroristes.

La résolution 1701 exige que tous les États membres des Nations unies s’opposent à la fourniture directe ou indirecte par leurs ressortissants ou à partir de leur territoire d’armes au Liban, à quelques exceptions près. Ni l’une ni l’autre de ces résolutions n’empêche le régime iranien d’être le premier fournisseur de l’arsenal du Hezbollah libanais.

Les exportations d’armes d’Iran sont interdites par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies, pourtant l’Iran a fait le contraire et armé les Houthis jusqu’aux dents.

De 2006 à 2010, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté six résolutions différentes en ce qui concerne les programmes de missiles nucléaires et balistiques iraniens. Mais de 2007 à 2015, le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique a publié pas moins de 33 rapports faisant état de manquements au respect de chaque résolution par l’Iran.

La resolution 1929 du Conseil de sécurité des Nations unies prévoyait que « l’Iran n’entreprendra aucune activité liée à des missiles balistiques capables de transporter des armes nucléaires, y compris des lancements faisant usage d’une technologie de missiles balistiques ». Mais l’Iran a effectué plusieurs lancements de missiles balistiques entre 2010 et 2015, chacun constituant une violation flagrante de cette disposition.

Et même lorsque, en relation avec l’assouplissement des sanctions dans le cadre du Plan d’action global commun, le Conseil de sécurité a supplanté cette disposition de la résolution 2231 par un appel à l’Iran à ne se livrer à aucune activité liée à ces missiles, le rythme des lancements de missiles et des tests n’a pas diminué. L’Iran a procédé à plusieurs lancements de missiles balistiques depuis janvier 2016, date à laquelle l’accord a été signé. Aujourd’hui, l’Iran possède la plus grande force de missiles balistiques au Moyen-Orient. Chacun de ces missiles balistiques a coûté au moins un million de dollars.

Je me demande ce que pense la population iranienne aux prises avec de grandes difficultés d’un programme de missiles qui draine les fonds publics et entraîne des sanctions économiques qui compromettent ses perspectives de prospérité.

Et récemment, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a conclu que le gouvernement iranien ne pouvait justifier par aucun fondement juridique l’arrestation et la détention de l’étudiant américain Xiyue Wang.

L’année dernière, le même groupe de travail de l’ONU a appelé à la libération immédiate d’un autre Américain, Siamak Namazi, arrêté arbitrairement en 2015 alors qu’il rendait visite à ses parents en Iran. En 2016, le groupe de travail a également conclu que Bob Levinson, disparu en Iran depuis plus de 11 ans, avait été arrêté sans motif légal et devait être immédiatement libéré.

Nous continuons à demander instamment à l’Iran de respecter son engagement à aider les États-Unis à localiser Bob afin qu’il puisse retourner dans sa famille. Tous ces Américains et d’autres détenus indûment en Iran doivent rentrer chez eux. (Applaudissements)

J’ai parlé des tweets de M. Rouhani. L’Iran perd beaucoup de temps ces jours-ci à essayer de discréditer les États-Unis du fait de notre décision légale et justifiée de quitter l’accord sur le nucléaire iranien. Mais les antécédents de l’Iran lui-même en matière de violations du droit international sont parmi les pires, si ce ne sont les pires, du monde. L’Iran fait preuve d’un mépris total pour le droit international, les frontières ou les vies.

Je ne sais pas combien de preuves supplémentaires je dois vous présenter. Il ne fait aucun doute que les activités destructrices iraniennes ont une portée réellement mondiale. Il incombe donc à chaque pays de s’associer à nos efforts pour changer le comportement anarchique du régime. La nature constante multinationale et multi continentale des activités malveillantes iraniennes ne laisse aucune place à l’inaction ou à l’indécision.

Les États-Unis continueront à coordonner les efforts internationaux pour faire changer le comportement iranien par la pression, la dissuasion et l’assistance au peuple iranien. Nous voulons que chaque pays s’y associe. C’est l’une des priorités diplomatiques du président Trump.

Le consensus qui existe déjà sur les activités non nucléaires de l’Iran est affirmé dans les résolutions du Conseil de sécurité que je viens de mentionner, ainsi que dans d’autres instruments de droit international. Mais la responsabilisation de l’Iran passe, au minimum, par l’application de ces résolutions.

À la suite de la décision du président Trump de retirer les États-Unis de l’accord sur le nucléaire, les pays sont maintenant confrontés au choix de continuer ou non à commercer avec l’Iran. Ce n’est pas par rancune que nous réimposons des sanctions et décourageons le commerce international avec l’Iran – c’est une mesure de sécurité nécessaire. Le régime ne doit plus être autorisé à mettre le grappin sur des milliards de dollars dont il a déjà prouvé qu’il les distribuerait à ses États clients alliés, à des groupes rebelles et à des terroristes. Commercer avec l’Iran ne fait qu’alimenter en argent un régime qui le monopolise et l’utilise de manière abusive et à des fins violentes : c’est ce qui s’est passé lorsque l’accord était en vigueur.

Depuis des dizaines d’années, le monde vise l’objectif insaisissable d’un Moyen-Orient stable. Quel meilleur moyen à cet effet que nier des ressources au régime le plus responsable de l’instabilité dans la région ? Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour mettre un terme au financement des Gardiens de la révolution islamique et du ministère du Renseignement, afin que leurs agents ne puissent pas inciter au terrorisme et se livrer à des activités subversives sur tous les continents. Ne vous méprenez pas – ces sanctions et nos pressions économiques sont dirigées contre le régime et ses agents malveillants, pas contre le peuple iranien.

C’est la raison pour laquelle toutes nos sanctions statutaires en cours de réimposition prévoient des exceptions humanitaires, et nous avons prévu toute une série d’autorisations permettant certaines activités bénéfiques au peuple iranien.

Si le monde veut se rendre compte par lui-même de l’ampleur des activités malveillantes du régime iranien, les États-Unis viennent de publier une brochure qui présente les activités destructrices que ce régime hors-la-loi mène de longue date. Allez voir en ligne, jetez-y un œil. Il s’agit d’une excellente ressource pour quiconque veut voir quelles sont véritablement les priorités révolutionnaires de ce régime.

J’ai beaucoup parlé aujourd’hui des promesses non tenues du régime aux autres États membres de l’ONU. Mais il y a un autre public qui ne peut pas accorder la moindre crédibilité aux paroles des dirigeants iraniens : le peuple iranien lui-même.

En 1978, avant son retour d’exil, l’ayatollah Khomeini a donné une interview dans laquelle il mettait en avant l’avenir glorieux qui attendait le peuple iranien sous les principes de la République islamique. Entre autres choses, il a alors promis l’éradication de la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie de la majorité des personnes opprimées de diverses manières.

Quels sont les résultats ? Il y a des lignes téléphoniques de voyants qui donnent des prévisions plus précises. (Rires)

Le président iranien Hassan Rouhani a lui-même déclaré que beaucoup de gens ont perdu confiance dans l’avenir de la République islamique et ont des doutes sur sa puissance. Cette attitude est compréhensible quand un tiers des jeunes Iraniens sont au chômage alors que les garages du gouvernement sont remplis de Range Rover et de BMW.

À cause de l’échec des politiques du régime, le peuple iranien doit faire face à des pénuries d’eau drastiques et des crises environnementales.

L’an dernier, le ministre iranien de l’énergie de l’Iran lui-même avait déclaré que 295 villes étaient confrontées à des sécheresses et à des pénuries d’eau. Pendant ce temps, le régime dépense des milliards de dollars pour financer son programme nucléaire depuis des années. Le régime iranien est plus préoccupé par l’eau lourde que l’eau potable.

S’agissant de l’amélioration de la condition de ceux qui ont été opprimés, l’Iran jette toujours en prison sur la base de fausses accusations de « comportement antirévolutionnaire », de « corruption sur terre », de « complicité avec l’arrogance mondiale » et de « crimes contre l’islam ». Des camionnettes du régime écument les rues des grandes villes pour rassembler les femmes qui ne respectent pas les lois restrictives sur le hijab. Dans le cadre de la persécution accrue de la minorité sunnite, un tribunal a condamné l’année dernière quatre sunnites à cinq ans d’emprisonnement pour le crime d’avoir fait du jogging.

La loi interdit aux citoyens musulmans de changer ou de renoncer à leurs croyances religieuses. Même l’enseignement de la musique – la musique – est déconseillé dans les écoles.

Si les pays ne sont pas interpellés par les preuves et convaincus de modifier leurs politiques à l’égard de l’Iran, c’est leur prérogative. Mais comment une nation qui dit ressentir de la compassion pour le peuple iranien peut-elle continuer d’entretenir des relations commerciales avec le régime oppressif et sans droit des ayatollahs ?

Voici ce que les États-Unis disent au peuple iranien : nos engagements de soutien ne sont pas que des paroles. Les États-Unis vous entendent. Les États-Unis vous soutiennent. Les États-Unis sont avec vous. Nous soutenons vos droits à vivre en tant que peuple libre, sous un gouvernement qui vous rende des comptes et vous traite avec respect.

Vous méritez mieux que la révolution stérile qui vous a été imposée par des théocrates corrompus.

Notre message est conforme à ce que les manifestants dans les rues d’Iran eux-mêmes réclament et à ce que des millions d’Iraniens de la diaspora mondiale disent depuis près de quarante ans. Les États-Unis cherchent une meilleure voie avec l’Iran et le Moyen-Orient.

Comme le président Trump et moi l’avons dit à maintes reprises, un nouvel accord est possible, mais le changement doit intervenir dans les douze domaines que j’ai décrits en mai, ainsi qu’au niveau des droits de l’homme en Iran.

Cette semaine, notre nouveau représentant spécial pour l’Iran, Brian Hook, rencontrera des membres de la diaspora iranienne ici à New York. Ils nous feront part de leurs histoires personnelles sur ce qu’ils ont vécu et supporté avec leurs familles et leurs amis. Tous les Iraniens qui aspirent à un gouvernement normal en Iran doivent être entendus. Nous allons poursuivre ces conversations pour que le régime en Iran sache sans ambiguïté de quel côté nous nous rangeons.

Je veux terminer par une citation d’un Américain qui a souvent franchi les lignes de division partisanes pour défendre la vérité – un peu comme notre ami, le sénateur Lieberman. Daniel Patrick Moynihan a représenté le grand État de New York pendant 24 ans au Sénat américain. Il a également été ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies sous la présidence de Ford.

Il a dit un jour que « la Charte des Nations unies impose deux obligations aux membres. La première, connue, est de respecter les lois dans ses relations avec les autres nations : ne pas les attaquer, ne pas les subvertir, etc. Mais il existe une deuxième obligation, qui consiste très simplement à respecter la loi dans le traitement de ses propres citoyens. »

L’iran a manqué à ces deux obligations.

L’ambassadeur Moynihan a également dit un jour que « tout le monde a droit à ses propres opinions, mais pas à ses propres faits ».

Le fait est que l’offensive de charme de l’Iran derrière des portes closes ne peut dissimuler sa série de promesses non tenues dans la salle du Conseil de sécurité.

Le fait est que le régime iranien vole son propre peuple pour financer la mort et la destruction à l’étranger.

Le fait est que le régime iranien hors-la-loi a compromis la capacité des peuples de tous les continents à vivre en paix et dans la dignité, y compris celle du sien.

Les États-Unis demandent à toutes les nations de se rendre à l’évidence et de demander à l’Iran de rendre des comptes comme jamais auparavant.

Ce n’est qu’alors que nous pourrons véritablement progresser vers une plus grande sécurité pour notre propre peuple épris de paix et une plus grande liberté pour ceux qui se trouvent en Iran.

Merci.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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