rss

Déclaration du président Trump à la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la contre-prolifération

English English, العربية العربية, Русский Русский, 中文 (中国) 中文 (中国)

La Maison-Blanche
Le 26 septembre 2018

Siège des Nations unies
New York, New York

Merci beaucoup. C’est la 8 362e réunion du Conseil de sécurité. La séance est ouverte.

L’ordre du jour de cette réunion est le suivant : « Maintien de la paix et de la sécurité internationales : la non-prolifération des armes de destruction massive ».

Je déclare l’ordre du jour adopté.

C’est pour moi un honneur d’être ici aujourd’hui et de présider cette réunion du Conseil de sécurité des Nations unies. C’est aussi un privilège d’accueillir les distingués chefs d’État ou de gouvernement, ministres, leaders et autres représentants qui sont parmi nous. Merci.

Je tiens également à saluer chaleureusement le secrétaire général, M. António Guterres, qui se joint à nous. Merci beaucoup, Monsieur le secrétaire général.

Le Conseil de sécurité va maintenant examiner le 2e point de l’ordre du jour. Je ferai une déclaration en ma qualité de président des États-Unis d’Amérique :

C’est un grand honneur d’être ici aujourd’hui, à cette réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, pour discuter d’une affaire d’une importance urgente, à savoir les moyens de contrer la prolifération des armes chimiques, biologiques et nucléaires meurtrières et de leurs vecteurs.

Les pays du monde reconnaissent depuis longtemps déjà que certaines armes sont tellement dangereuses et peuvent infliger tellement de souffrances qu’il est dans notre intérêt vital à tous de prévenir la poursuite de leur développement, leur propagation et leur utilisation.

Depuis mon entrée en fonctions, les États-Unis ont pris des mesures audacieuses pour faire front à ces menaces sinistres.

Beaucoup parmi nous se concentrent, à juste titre, sur les dangers des armes nucléaires, mais nous ne devons jamais oublier la menace que posent les armes biologiques et chimiques.

Les États-Unis figuraient parmi les premiers pays à renoncer unilatéralement à l’emploi des armes biologiques. Dès la Première Guerre mondiale, nous avons mené les efforts internationaux visant à contrer le fléau de la guerre chimique.

Plus récemment, en Syrie, nous avons imposé des conséquences graves au régime Assad pour son utilisation d’armes chimiques contre des civils innocents. Je tiens à remercier la Première ministre [Theresa] May et le président [Emmanuel] Macron pour leur partenariat dans le cadre de ces efforts en avril dernier.

La boucherie du régime syrien est rendue possible par la Russie et par l’Iran. Le régime iranien exporte la violence, la terreur et le chaos. Il se procure illicitement du matériel sensible pour faire progresser son programme de missiles balistiques et la prolifération de ces missiles dans l’ensemble du Moyen-Orient.

Le régime est le principal soutien du terrorisme dans le monde et il alimente les conflits dans toute la région et bien au-delà. Un régime qui a de tels antécédents ne doit jamais avoir le droit de posséder l’arme nucléaire.

C’est pour cela que j’ai annoncé plus tôt dans l’année que les États-Unis se retireraient de l’accord sur le nucléaire iranien.

Cet horrible accord déséquilibré a permis à l’Iran de persévérer sur la voie du développement d’une bombe et a donné à son régime une bouée de sauvetage sous la forme de liquidités au moment où il en avait le plus besoin. L’Iran était dans une situation très, très grave. Il avait besoin d’argent. Nous lui en avons donné.

Dans les années qui ont suivi la signature de l’accord, l’agression iranienne n’a fait que s’accentuer. Le régime s’est servi des fonds nouvellement disponibles grâce à l’accord pour soutenir le terrorisme, fabriquer des missiles à capacité nucléaire et semer le chaos.

Après leur retrait, les États-Unis ont commencé à réimposer des sanctions à l’Iran liées à son programme nucléaire. Toutes les sanctions américaines liées au nucléaire seront pleinement en vigueur d’ici le début novembre. Elles seront alors entièrement en vigueur.

Par la suite, les États-Unis prépareront des sanctions supplémentaires, plus sévères que jamais, pour contrer toute la gamme des comportements pernicieux de l’Iran. Toute personne physique ou morale qui ne respectera pas ces sanctions s’exposera à de graves conséquences.

Je demande à tous les membres du Conseil de sécurité d’œuvrer de concert avec les États-Unis pour faire en sorte que le régime iranien change son comportement et ne se dote jamais d’une bombe nucléaire.

Cela dit, je tiens à remercier l’Iran, la Russie et la Syrie d’avoir – à ma requête très ferme et pressante – considérablement ralenti leurs attaques contre la province d’Idlib et les trois millions de personnes qui s’y trouvent, dans le but d’éliminer 35 000 terroristes ciblés. Réglez le sort des terroristes, mais j’espère que la retenue continuera. Le monde nous regarde.

Merci aussi à la Turquie d’avoir aidé à négocier la retenue. Tout ce que les États-Unis peuvent faire pour aider à résoudre ce problème et sauver, qui sait, des centaines de milliers de vies, peut-être plus, ils sont prêts à le faire, et ils en ont les moyens. Nous sommes disponibles.

Dans mon discours d’hier à l’Assemblée générale des Nations unies, j’ai parlé de l’engagement de mon gouvernement à construire un avenir juste et pacifique.

C’est regrettable, mais nous avons découvert que la Chine essayait de s’ingérer dans nos prochaines élections, qui vont se dérouler en novembre 2018, contre mon gouvernement. Elle ne veut pas que je gagne ni que nous gagnions, parce que je suis le premier président à remettre en cause la Chine au sujet du commerce. Et on est en train de gagner dans le commerce. Nous gagnons à tous les niveaux. Nous ne voulons pas qu’elle s’immisce ni qu’elle s’ingère dans notre prochaine élection.

Comme je l’ai mentionné également hier, nous avons constaté les résultats d’efforts historiques visant à ouvrir de nouvelles voies vers la paix sur la péninsule nord-coréenne — sur la péninsule coréenne. Et c’est quelque chose dont nous sommes extrêmement fiers.

J’ai le plaisir de dire que la Corée du Nord n’a pas effectué d’essais de missiles depuis novembre de l’an dernier. Elle n’a pas effectué d’essais nucléaires depuis septembre de l’année dernière. Et les otages nous ont été rendus. Et surtout, les dépouilles de héros américains sont rapatriées.

En juin, j’ai organisé un sommet historique avec le président Kim Jong-un à Singapour, où il a réaffirmé son engagement envers une dénucléarisation complète. La semaine dernière, le président Kim a réitéré cet engagement au président Moon lors de leur troisième sommet, et à moi, dans une lettre en des termes très résolus.

Je pense que nous arriverons à un accord. Mais malheureusement, pour que ces progrès se poursuivent, nous devons appliquer les résolutions existantes du Conseil de sécurité de l’ONU jusqu’à ce que la dénucléarisation soit terminée.

Cependant, nous avons repéré déjà des violations de ces sanctions de l’ONU par certains pays. Elles comprennent les transbordements entre navires, qui doivent cesser immédiatement. La sécurité de la péninsule coréenne, de la région et du monde, dépend du plein respect des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. C’est très, très important.

Mais surtout, j’ai la conviction que le président Kim Jong-un, un homme que j’ai appris à connaître et à apprécier, veut la paix et la prospérité pour la Corée du Nord. Beaucoup de choses se sont produites en coulisses – à l’écart des médias, et personne ne le sait – mais elles se produisent bel et bien, et cela se passe d’une façon très positive. Alors, je crois que vous aurez bientôt de très bonnes nouvelles en provenance de la Corée du Nord dans les mois et les années à venir.

Je suis également très sensible à ce que le président Moon, de Corée du Sud, a dit à mon sujet hier soir dans des interviews à la télévision. Travailler avec le président Moon est un grand honneur pour moi. De même, travailler avec le président Xi, de Chine, et le Premier ministre du Japon, M. Abe, est un plaisir et un honneur.

Chacun d’entre nous suit les traces des innombrables dirigeants mondiaux, diplomates et fonctionnaires qui sont venus ici aux Nations unies avec le même objectif noble : construire un avenir digne des patriotes – des patriotes vrais de vrais – qui ont sacrifié leur vie chacun pour son pays et son avenir.

Pour réussir, nous avons besoin de l’engagement de chaque nation représentée dans cette salle. En agissant ensemble, nous pouvons remplacer les horreurs de la guerre par les bienfaits de la sécurité et la belle promesse de la paix.

Merci beaucoup.

Je reprends maintenant mes fonctions de président du Conseil de sécurité et donne la parole au président de la France.

 


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous