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Allocution prononcée par le président Trump à l’occasion de la cérémonie de commémoration organisée par le secrétaire de la Commission des monuments de bataille américains

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La Maison-Blanche
Le 11 novembre 2018

 

Suresnes, France

M. LE PRÉSIDENT TRUMP : Merci. Merci beaucoup à tous. Merci beaucoup. S’il vous plaît.

Général Matz, je souhaitais vous remercier vous et toutes les autres personnes de la Commission des monuments de bataille américains de votre travail absolument fantastique.

Il y a exactement 100 ans jour pour jour, le 11 novembre 1918, la Première Guerre mondiale a pris fin. Dieu merci. La guerre a été brutale. Des millions de soldats américains, français et de pays alliés se sont battus avec des compétences et une bravoure exceptionnelles dans l’un des conflits les plus sanglants de l’histoire de l’homme.

Nous sommes rassemblés ici, en ce lieu de repos sacré, pour rendre hommage aux Américains courageux qui ont trouvé la mort dans cette lutte redoutable.

Ce matin, Melania et moi avons été profondément honorés d’être les invités du président Macron et de Brigitte à l’occasion des commémorations du centenaire de l’armistice. La cérémonie a été très belle et tellement bien réalisée.

À tous les dirigeants militaires et dignitaires français qui sont avec nous : Merci de vous joindre à nous alors que nous rendons hommage aux soldats américains et français qui ont versé leur sang ensemble dans cette affreuse guerre, affreuse mais que l’on connaît sous le nom de la Grande guerre.

De nombreux dirigeants militaires américains illustres se joignent également à nous. Merci au chef d’État-major des armées, le général Joseph Dunford. Merci, Joe. Merci. Merci au chef d’État-major de l’armée de terre, le général Mark Milley. Merci, Mark. Merci au Commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Curtis Scaparrotti. Mon général, merci. Et au Commandant de l’armée de l’air pour l’Europe, le général Tod Wolters. Merci. Merci, mon général.

Merci à tous les membres du Congrès qui se joignent à nous : Ralph Abraham, Anthony Brown, John Carter, Paul Cook, Henry Cuellar, Richard Hudson, Bill Huizenga, Dutch Ruppersberger, John Rutherford et Steve Stivers. Merci à tous d’être à nos côtés. Merci beaucoup. Je sais que vous vouliez vraiment être des nôtres. Nous vous en remercions.

Aux États-Unis, l’armistice est maintenant connu sous le nom du jour des anciens combattants. Un certain nombre d’anciens combattants illustres sont des nôtres aujourd’hui, dont six anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale :

James Blane. James ? Où est James? James, merci. Merci, James. Frank Devita.
Merci, Frank. Merci beaucoup. Vous avez l’air bien à l’aise à l’abri… (Rires)… alors que nous sommes trempés. Vous êtes des gens très intelligents. (Rires.) Pete DuPre. Pete, merci beaucoup. Gregory Melikian. Merci, Gregory. Steven Melnikoff. Merci. Merci, Steven. Et Jay Trimmer. Merci. Merci, Jay. Merci.

Vous allez l’air d’être tous en très bonne forme. (Applaudissements.) J’espère être comme vous un jour. Vous êtes superbes. Les États-Unis ont une dette envers vous à jamais et nous vous devons beaucoup. Et nous sommes ravis que vous soyez ici.

Nous avons parmi nous un autre invité très spécial, un jeune garçon américain de 13 ans, Matthew Haske. Matthew est élève de quatrième et a travaillé et économisé tout son argent pendant deux ans pour faire ce voyage en France. Il voulait être là en personne pour rendre hommage aux héros américains de la Première Guerre mondiale. Matthew, merci. Nous sommes fiers de toi. Où est Matthew ? Matthew. Matthew. (Applaudissements.) Merci beaucoup. Tu es bien mûr pour ton âge, Matthew. Merci.

En ce jour, en l’an 1918, les cloches des églises ont retenti, les familles se sont embrassées et les célébrations, comme vous le savez, ont empli les rues comme jamais auparavant, dans les villes de toute l’Europe et partout aux États-Unis.
Mais la victoire a eu un coût terrible. Chez les forces armées alliées, plus d’un million de soldats français et 116 000 soldats américains ont été tués pendant la guerre. Des millions d’autres ont été blessés. D’innombrables personnes sont rentrées chez elles avec des cicatrices persistantes de la guerre des tranchées et des horribles atrocités des armes chimiques.

Lors de la dernière bataille de la guerre, plus de 26 000 Américains ont péri et plus de 95 000 ont été blessés. Ce fut la bataille la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis. Grâce à… 26 000 Américains y ont péri.

Ici, sur les terres sacrées du cimetière américain de Suresnes reposent 1 500 soldats américains qui ont fait le sacrifice ultime lors de la Première Guerre mondiale. Parmi les personnes enterrées ici se trouvent des marines légendaires qui se sont battus dans la bataille du Bois Belleau.

Dans cette forêt périlleuse et les champs qui l’entourent, les marines et autres soldats américains, ainsi que ceux des forces alliées se sont battus… Et ils ont connu l’enfer… Pour inverser la tendance de la guerre. Et c’est ce qu’ils ont fait… Ils ont inversé la tendance de la guerre.

Ce fut au cours de cette bataille que nos marines ont pris leur surnom de « Devil Dogs » (chiens du diable) qui vient de la description en allemand de leur esprit de combat féroce. John Kelly connaît bien ce nom, « Devil Dogs », très bien, John. N’est-ce pas ?

Plus tôt cette année, le président Macron a offert à notre pays un chêne provenant du Bois Belleau qui nous rappelle notre amitié scellée lors de la bataille. Nous nous sommes bien battus ensemble. Impossible de faire mieux. Le sergent Eugene Wear originaire de Hazleton, en Pennsylvanie, fut l’un des marines présents au Bois Belleau. Eugene s’est précipité, sous une pluie de tirs ennemis, comme jamais vue auparavant, pour panser les blessures d’un camarade blessé et le transporter pour le mettre en sûreté.

Quelques mois plus tard, Eugene a été blessé et est décédé. Il est mort le lendemain de Noël. Sa mère est venue ici-même pour pleurer sur la tombe de son précieux fils. Elle l’aimait tant. Elle compte parmi les milliers de mères et pères américains dont les enfants chéris ont péri ici et reposent à jamais sur la colline de Suresnes.

Chacune de ces croix de marbre et de ces étoiles de David marque la vie d’un soldat américain… Ce furent de grands guerriers… qui ont tout donné pour leur famille, leur pays, Dieu et la liberté. Sous la pluie et la grêle, dans la neige et la boue, sous les gaz toxiques, les balles et les obus, ils ont persisté et se sont battus jusqu’à la victoire. Ce fut une très grande victoire, une victoire coûteuse, mais une grande victoire… Ne sachant jamais s’ils reverraient un jour leur famille ou les êtres qu’ils aimaient.

Voici les mots extraits d’une lettre écrite quelques jours à peine avant la fin de la guerre par un jeune soldat du nom de sergent Paul Maynard : « Chère maman, je pense à vous tous à la maison et je sais que, si je suis épargné et que je rentre, j’apprécierais le bercail plus que jamais. Cela me paraîtra être le paradis de me retrouver où la paix règne et uniquement la paix. »

Le 11 novembre 1918, Paul a péri dans les dernières heures de la bataille, juste avant la fin. Non, malheureusement, il ne s’en est pas sorti. Il compte parmi les innombrables jeunes hommes qui ne sont jamais rentrés chez eux. Mais par le biais de leur sacrifice, ils sont montés au paradis où ils sont en paix. Repose en paix, Paul.

Les patriotes américains et français de la Première Guerre mondiale incarnent les vertus intemporelles de nos deux républiques : honneur et courage, force et bravoure, amour et loyauté, grâce et gloire. Il est de notre devoir que de préserver la civilisation qu’ils ont défendue et de protéger la paix qu’ils nous ont donnée en offrant si noblement leur vie il y a un siècle.

J’ai maintenant le grand honneur de vous présenter le général de division William Matz, avec un drapeau américain, symbole de la gratitude de notre pays envers les monuments de bataille américains. La Commission a fait un excellent travail. Et, mon général, nous vous en remercions grandement. Aujourd’hui, nous réaffirmons notre obligation sacrée de commémorer nos héros tués sur la terre où ils reposent pour l’éternité.

Merci beaucoup. Et, mon général, c’est un grand honneur. Merci beaucoup. (Applaudissements.)

Merci à tous. Que Dieu vous bénisse. Nous avons passé deux journées formidables en France. Et cet événement est certainement le point culminant du voyage. Merci beaucoup. Merci. (Applaudissements.)


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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