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Allocution à la presse du secrétaire d’État Michael R. Pompeo

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Département d’État des États-Unis
Michael Pompeo, secrétaire d’Etat
Le 20 novembre 2018

 

 

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour tout le monde. Et bonne fête de Thanksgiving.

Je souhaite aborder cinq sujets aujourd’hui. Tout d’abord, le fait, qu’aujourd’hui, les États-Unis ont sanctionné un réseau international que le régime iranien et la Russie utilisent pour fournir des millions de barils de pétrole au régime d’Assad, cela en échange du déplacement de centaines de millions de dollars vers la force du Corps des gardiens de la révolution islamique. Cet argent est ensuite transmis à des organisations terroristes telles que le Hezbollah et le Hamas. Les États-Unis, dans le cadre de leur travail continu, ne permettront pas à ces tractations sales de se poursuivre. L’Iran ne sera pas autorisée à exploiter le système financier international, à dissimuler les sources de revenus utilisées pour financer le terrorisme, soutenir les milices sectaires, violer les droits des populations ou déstabiliser la région.

Deuxièmement, vous avez vu qu’Interpol est en train d’élire un nouveau président. Il s’agit d’une organisation importante. Nous soutenons vivement la candidature de Kim Jong Yang, qui est actuellement président par intérim. Nous encourageons tous les pays et organisations qui font partie d’Interpol et qui respectent l’état de droit à choisir un responsable doté de la crédibilité et de l’intégrité qui reflète l’une des instances des forces de l’ordre les plus importantes au monde. Nous pensons que M. Kim correspond à cette description.

Troisièmement, notre représentant spécial pour la réconciliation en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, rentre tout juste d’un voyage en Afghanistan, aux Émirats arabes unis et au Qatar. La première et dernière escale de son voyage a été Kaboul, où il a rencontré le président M. Ghani, le chef de l’exécutif M. Abdullah et d’autres parties prenantes afghanes et les Talibans. Lors de sa visite à Kaboul, l’ambassadeur Khalilzad a rencontré des hommes et femmes actifs dans la société civile et les efforts de paix en Afghanistan, des membres des organisations médiatiques et d’autres organisations non-gouvernementales. Lors de chacune de ses rencontres, l’ambassadeur Khalilzad a mis l’accent sur le fait que tous les Afghans devaient avoir leur mot à dire dans l’instauration d’une paix durable en Afghanistan. Nous allons continuer à travailler avec toutes les parties intéressées de manière à soutenir et à faciliter un processus de paix inclusif.

Quatrièmement, notre représentant spécial pour la Corée du Nord, Steve Biegun, rencontre aujourd’hui son homologue de la Corée du Sud pour renforcer davantage notre étroite collaboration visant l’atteinte de notre objectif conjoint, à savoir la dénucléarisation finale et pleinement vérifiable, conformément à ce que le dirigeant Kim a accepté. Les discussions d’aujourd’hui avec la Corée du Sud sont importantes. Elles portent sur les efforts diplomatiques continus, notre application soutenue des sanctions de l’ONU et de la coopération intercorénne.

Et dernièrement, je sors tout juste d’une réunion avec le ministre turc des Affaires étrangères, M. Cavusoglu. Je me félicite de l’élan positif de notre relation à la suite de la libération du Pasteur Branson. En outre, j’ai encouragé la réouverture de canaux supplémentaires pour prendre en charge des questions d’intérêt mutuel. Nous sommes toujours grandement préoccupés par la détention continue et injuste par la Turquie de ressortissants américains et d’employés locaux, dont le scientifique de la NASA, Serkan Golge. Nous avons également abordé l’affaire Khashoggi et la nécessité de collaborer afin de mener à une désescalade du conflit en Syrie, de soutenir la redynamisation du processus de paix mené par l’ONU et d’arriver à une solution pacifique et durable au conflit syrien.

Sur ce, je serais ravi de répondre à quelques questions.

MME NAUERT : Je vais vous donner la parole pour que vous posiez des questions. Abbie pour NBC, je vous en prie, allez-y.

QUESTION : D’accord. M. le secrétaire, l’une des choses que le président a indiquée dans sa déclaration est une initiative d’armement de 110 milliards de dollars. Mais selon ce que le département d’État a divulgué en octobre, seuls 14,5 milliards se sont matérialisés. Quand vous attendez-vous à voir le reste de l’argent provenant de cet accord d’armement ?

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Certains de ces contrats, les contrats de défense en particulier, sont complexes et de longue haleine. Nous y travaillons d’arrache-pied. Nous espérons en fait que le chiffre sera encore plus élevé. Je ne saurais vous dire quand ces négociations prendront fin, mais nous espérons vraiment que chacun de ces engagements pris par le royaume d’Arabie saoudite auprès des États-Unis quant à l’achat d’équipement sera conclu en temps opportun.

MME NAUERT : Michel, pour Al Hurra.

QUESTION : Oui, merci beaucoup. M. le secrétaire, sur la base de la déclaration du président, à l’avenir, les relations avec l’Arabie saoudite ne seront pas touchées par le meurtre de Jamal Khashoggi ? Et comment faites-vous la distinction entre le royaume et le prince héritier ?

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui. Eh bien, le monde est méchant et sans pitié, le Moyen-Orient en particulier. Il y a des intérêts américains d’importance, pour maintenir les Américains en sûreté, pour protéger les Américains, non seulement les Américains qui sont sur place, mais également les touristes américains et les Américains qui travaillent ou font des affaires au Moyen-Orient. C’est l’obligation du président, et également celle du département d’État, d’assurer que nous adoptions des politiques qui améliorent la sécurité nationale.

Ainsi, comme le président l’a dit aujourd’hui, les États-Unis poursuivront leur relation avec le royaume d’Arabie saoudite. Il s’agit d’un partenaire important pour nous. Nous allons faire cela avec l’Arabie saoudite et le peuple saoudien. C’est l’engagement que le président a pris aujourd’hui. C’est aussi simple que cela.

D’ailleurs, il s’agit d’un engagement historique, qui s’inscrit dans la durée et qui est absolument vital pour la sécurité de l’Amérique. Nous sommes déterminés à nous assurer de prendre soin des Américains dans toutes les décisions stratégiques que nous prenons concernant les personnes avec qui nous travaillons de par le monde.

MS NAUERT : Michele pour NPR.

QUESTION : Juste une question rapide pour rebondir sur cela et puis une question sur l’Iran. Est-ce que le principe de l’Amérique d’abord signifie que les intérêts des sociétés américaines passent avant les préoccupations relatives aux droits de l’homme ? Et en ce qui concerne l’Iran, avez-vous envisagé quelque sanction spécifique que ce soit, des sanctions spécifiques, pour exercer une pression sur l’Iran pour qu’il libère les ressortissants américains détenus là-bas ?

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Permettez-moi de répondre à votre deuxième question tout d’abord.

QUESTION : Oui.

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Nous travaillons tous les jours, littéralement tous les jours, au retour des ressortissants américains qui sont soit détenus de manière indue soit otage quelque part dans le monde. Cela inclut bien entendu Bob Levinson et toutes les autres personnes détenues par le régime iranien. Nous sommes déterminés à les récupérer. Le président Trump l’a dit clairement, nous allons payer le prix de leur retour mais nous sommes disposés à travailler avec toute personne capable de nous aider à faire en sorte que ces Américains soient rendus à leur famille et rentrent dans notre pays.

Votre autre question trouve sa réponse dans ce que nous avons déjà accompli. D’énormes efforts ont été déployés dans le domaine de l’obtention de faits concernant la mort, le meurtre, de Jamal Khashoggi. Beaucoup de ressources américaines ont été allouées à la découverte de faits quant à ce qu’il s’est passé.

Les États-Unis ont réagi de manière très forte. Nous avons sanctionné 17 personnes en lien avec cette enquête. Nous sommes en même temps engagés à nous assurer que les intérêts sécuritaires nationaux des États-Unis et toutes les mesures que nous adoptons soient mis dans le contexte de ce qui permet d’assurer que les États-Unis continuent à croître et à prospérer. Et quand c’est le cas, le monde se porte mieux et le Moyen-Orient se porte mieux également.

MME NAUERT : Ben pour NHK.

QUESTION : Oui, vous avez parlé de la rencontre de Steve Biegun avec son homologue sud-coréen. Je souhaitais vous poser la question suivante : quel est le message qu’il va transmettre en ce qui concerne ce que les États-Unis souhaitent voir de la part du gouvernement nord-coréen en matière de coordination des efforts intercoréens et des efforts de dénucléarisation ?

M. SECRETAIRE POMPEO : Eh bien je pense que l’accord entre la Corée du Sud et nous en ce qui concerne la manière de procéder est complet. Nous disposons maintenant d’un groupe de travail qui formalise ces processus de manière à ce que nous soyons sur la même longueur d’ondes, que nous n’entreprenions pas d’action avec les Sud-Coréens ou que les Sud-Coréens n’entreprennent pas d’action sans que l’autre partie n’en soit consciente ou n’ait eu la possibilité d’offrir des commentaires ou contributions. Et c’est le but du groupe de travail dirigé par Stephen Biegun.

Nous l’avons dit clairement à la Corée du Sud : nous voulons nous assurer que la paix sur la péninsule et la dénucléarisation de la Corée du Nord ne soient pas retardées par rapport à l’accroissement des relations entre les deux Corées. Nous les voyons comme un tandem, allant de l’avant ensemble. Nous les voyons comme des processus parallèles importants et pensons que le groupe de travail a été conçu pour assurer qu’ils ne changent pas.

MME NAUERT : Et une dernière question, CNN.

QUESTION : Bonjour. Monsieur le secrétaire Pompeo, vous avez mentionné que vous recueillez tous les faits. Est-ce que la déclaration du président d’aujourd’hui signifie que la collecte d’informations est terminée et que vous avez vu l’évaluation qu’il devrait voir aujourd’hui ?

M. SECRETAIRE POMPEO : Je ne peux pas faire de commentaires sur les questions relatives au renseignement. Je vous renvoie vers le directeur du renseignement national, M. Coats ou la CIA pour parler de questions particulières relatives au renseignement. Des faits vont bien entendu continuer à être exposés. Je suis confiant. C’est comme ça que ça marche.

QUESTION : Et à mesure que ces faits seront connus, allez-vous chercher à agir contre qui que ce soit, même s’ils ne prouvent pas la culpabilité de…

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Nous n’avons fait preuve d’aucune ambiguïté en ce qui concerne la manière dont vous avons traité les données que nous avons pu obtenir. Lorsque les États-Unis disposeront des informations dont ils ont besoin, ils feront bien entendu ce qu’il faut pour protéger les intérêts américains. Et nous l’avons fait à chaque fois.

MME NAUERT : Merci, tout le monde.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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