rss

Point de presse avec le conseiller politique principal du secrétaire d’Etat et représentant spécial pour l’Iran Brian Hook

Facebooktwittergoogle_plusmail
English English

Département d’État des États-Unis
Briefing spécial
Le 3 décembre 2018

 

 

MME NAUERT :  Brian, allez-y

HOOK :  Très bien.  Le gouvernement iranien prétend que ses tests de missiles sont purement défensifs de par leur nature.  Comment est-ce que le premier parrain du terrorisme au monde peut-il prétendre à une revendication de défense ?  En fait, les préoccupations sécuritaires de l’Iran sont entièrement auto-générées.  Est-ce que le complot d’attentat à la bombe à Paris constitue un acte de défense ?  La tentative d’assassinat au Danemark, était-elle un acte de défense ?  La fourniture illicite de missiles aux Houthis au Yémen pour attaquer l’Arabie saoudite et les Émirats constitue-t-elle un acte de défense ?  Est-ce que le fait donner l’asile à l’Al-Qaïda est un acte de défense ?  Est-ce que la contrebande d’héroïne vers l’Italie constitue un acte de défense ?  Est-ce que le renversement violent du gouvernement légitime du Bahreïn constitue un acte défensif ?

Et depuis 12 ans, le Conseil de sécurité de l’ONU dit au régime iranien de cesser les tests et la prolifération de missiles balistiques et l’Iran continue de défier le Conseil de sécurité de l’ONU et agit comme un régime hors la loi.  Le fait que l’Iran continue à tester et à proliférer ses missiles balistiques montre que l’accord sur le nucléaire iranien n’a pas modéré le régime comme certains l’ont dit.  Ce fut une erreur que d’exclure les missiles de l’accord sur le nucléaire iranien et c’est une des raisons principales pour lesquelles les États-Unis l’ont quitté.

Prenons un peu de recul pendant un instant.  Les besoins de l’Iran en matière de défense seraient entièrement différents s’il n’avait pas décidé de mener des guerres sectaires depuis 39 ans.  C’est la politique étrangère du régime iranien qui a fait que l’Iran se trouve en conflit avec d’autres pays.  L’Iran fait aujourd’hui face à aucune menace naturelle de la part de ses voisins arabes, d’Israël ou de l’Afghanistan.  Avant la révolution de 1979, l’Iran jouissait de relations avec ces mêmes voisins.  Mais aujourd’hui, l’armée iranienne est la plus large de la région. Ses forces révolutionnaires sont présentes dans pratiquement tous les pays voisins.  Ses milices se répandent comme un cancer, causant ainsi l’érosion de la stabilité et menaçant la paix et les échanges commerciaux internationaux aussi bien dans le détroit d’Ormuz et de Bab el-Madeb, qui leur permet d’encombrer le Canal de Suez.  Nous condamnons donc ce lancement, à l’instar des Britanniques et d’autres.

Il y a quelques jours à peine, nous avons dévoilé de nouvelles preuves indiquant la prolifération de missiles de l’Iran.  Trois jours plus tard, l’Iran a réalisé un lancement de test d’un missile balistique à portée intermédiaire.  Nous prévenons le monde depuis un moment du fait que le risque d’un conflit régional allait s’accroitre si nous ne parvenions pas à dissuader les tests et la prolifération des missiles iraniens.  L’Iran est sur la mauvaise voie et notre campagne de pression économique maximale est conçue pour nier au régime les recettes dont il a besoin pour tester les missiles et pour en faire la prolifération, pour le terrorisme, pour mener des cyberattaques et pour perpétrer des actes d’agression maritimes et de nombreux abus des droits de l’homme.  Le peuple iranien mérite un gouvernement qui représente ses intérêts et pas simplement les intérêts de ses dirigeants violents et corrompus.

MME NAUERT :  Merci.  Tant que l’on ne nous demande pas de retourner à nos sièges, nous pouvons répondre à quelques questions.  Allez-y.

QUESTION :  Qu’avez-vous à dire au sujet du fait que la résolution de l’ONU, elle-même, demande à l’Iran de cesser les tests de missiles balistiques ?

HOOK :  Qu’ils s’abstiennent de… Oui.  Eh bien, c’est… Depuis 12 ans, le Conseil de sécurité de l’ONU demande constamment à l’Iran de cesser les tests et la prolifération des missiles balistiques, et elle l’a fait de bien des manières depuis 12 ans.  L’ONU a été cohérente et l’Iran défie le Conseil.

QUESTION :  Si je peux me permettre, vous avez parlé du Yémen.  Est-ce que les… les États-Unis (inaudible) pour qu’un cessez-le-feu immédiat au Yémen (inaudible) ait lieu.  Maintenant, est-ce (inaudible) ?

HOOK :  Eh bien, nous demandons un cessez-le-feu urgent au Yémen. Nous reconnaissons également le droit des pays qui sont attaqués par les Houthis soutenus par l’Iran à se protéger.  Ainsi, je pense que les secrétaires Mattis et Pompeo ont bien expliqué les diverses voies parallèles sur lesquelles nous nous engageons au Yémen. Les États-Unis et la Coalition offrent une aide à hauteur de milliards de dollars aux Yéménites qui souffrent de cette catastrophe humanitaire.  L’Iran a fourni des soldats, des armes, des missiles, un financement et une formation aux Houthis, des centaines de millions de dollars depuis quelques années pour organiser, former et équiper les Houthis et cette guerre dure depuis beaucoup plus longtemps qu’il ne serait logique, en partie, en grande partie, parce que les Iraniens ont rendu les Houthis beaucoup plus efficace qu’ils ne seraient autrement.  Alors, tout…

QUESTION :  OK, Brian.  Qu’est-ce que vos… votre allocution… Sont-ils préparés à quelque chose en particulière ou tout simplement pour revenir, en fait, vous êtes outrés (inaudible) ?

HOOK :  Non, non, le régime iranien a dit…

QUESTION :  Eh bien, je comprends cela, mais je veux dire, vous avez parlé d’une réunion à quatre demain et (inaudible)…

HOOK :  Eh bien, la discussion entre le secrétaire et ses trois homologues européens au sujet des tests et de la prolifération des missiles iraniens et de l’agression au niveau régional se poursuit.

QUESTION :  Oui.  À quelle fin ?  Qu’est-ce que vous cherchez à accomplir en ce qui concerne l’Iran lors de cette visite ?

HOOK : Eh bien, nous sommes… nous aimerions voir… nous souhaiterions voir des sanctions de l’Union européenne qui ciblent le programme de missiles de l’Iran.

QUESTION :  Brian, vous avez donné des dérogations pétrolières à plusieurs pays et je sais que nous avons parlé de… Vous souhaitez que ces exportations en provenance de l’Iran soient réduites à néant.  Avec les nouveaux tests de missiles, est-ce que le calendrier s’accélère ?

HOOK : Eh bien, nous avons dû octroyer des dérogations pétrolières pour nous assurer de ne pas faire monter le prix du pétrole.  Maintenant que… En 2019, nous nous attendons à ce que le marché pétrolier soit bien mieux approvisionné et que nous soyons mieux placés pour accélérer cette réduction à zéro.

QUESTION :  Brian, merci beaucoup.  Il n’y a rien de nouveau dans ce que vous venez de dire à l’exception de cette idée qui consiste à pousser les Européens à proposer de nouvelles sanctions.  Est-ce bien cela ?  Je veux dire, vous avez dit qu’il pourrait y avoir des conflits régionaux.

HOOK :  Non, non, non. Eh bien… Eh bien, non. Ce qui est nouveau est que nous réagissons au fait que l’Iran revendique ces tests comme étant défensifs de par leur nature et son stock de missile comme étant défensif.  Ce n’est pas défensif.  Je l’ai donc expliqué au départ.

QUESTION :  Quels éléments spécifiques pouvez-vous nous indiquer quant à la nature des missiles ?  Je veux dire, est-ce que ce type d’armes balistiques dispose de capacités nucléaires ?

HOOK : Oui.  L’Iran a lancé des missiles qui ont la capacité de porter plusieurs ogives, dont une arme nucléaire.

QUESTION :  Pouvez-vous nous dire quoi que ce soit au sujet des discussions avec les Européens ?  Parce qu’ils ont jusqu’à présent résisté à une coopération avec vous sur l’Iran et les missiles.  Espérez-vous aller plus loin qu’une discussion de plus….

HOOK : Je ne dirais pas qu’ils ont résisté à la coopération.  Nous avons une divergence d’avis avec les trois pays européens et elle porte sur le nucléaire iranien… Elle porte sur… Sur l’accord sur le nucléaire iranien. Nous partageons la même évaluation de la menace.

Ils… je vous renvoie à ce que le secrétaire des Affaires étrangères M. Hunt a dit au sujet des tests de missiles.  Ils savent tous que l’Iran défie le Conseil de sécurité et que ses missiles représentent une menace pour la paix et la sécurité.  Les Européens comprennent cela pleinement et je suis convaincu que nous réalisons des progrès dans le sens de la soumission d’une proposition à Bruxelles qui pourrait désigner les personnes et entités qui facilitent le programme de missiles iraniens.  Il s’agit d’une menace sérieuse et qui croit.  Et les pays du monde entier, pas seulement d’Europe, ont besoin de faire tout ce qu’ils peuvent pour cibler le programme de missiles iranien.

QUESTION :  Quelle est la nature des préoccupations des Européens qui les empêchent en quelque sorte de se rapprocher de vous sur la question des efforts en matière de sanction ?

HOOK : Eh bien, ils ont… Les Français ont bel et bien agi.  Nous avons vu les Français agir contre le complot d’attentat à la bombe à Paris.  Le Danemark agit.  Nous voyons donc… Les Européens agissent.

QUESTION :  Doucement (inaudible)….

HOOK : Oui et donc, oui, je dirais qu’ils perçoivent également la menace comme étant en expansion et qu’ils comprennent que depuis quelques années, l’Iran représente une menace plus importante pour la paix et la sécurité dans un ensemble de domaines.

QUESTION :  La proposition devrait inclure le nom de personnes impliquées dans le programme avec les Européens et ils ne doivent pas nécessairement (inaudible).  Y a-t-il….

HOOK : Pouvez-vous parler un peu plus fort ?

QUESTION :  Que dira la proposition exactement ?  Sera-t-elle… Est-elle… Pensez-vous identifier les personnes responsables et est-ce exclusivement au sujet des missiles ou…

HOOK : Eh bien le… Oui, les États-Unis ont imposé des sanctions à un certain nombre de personnes et d’entités qui soutiennent le programme de missiles iranien.  Nous pensons que ces sanctions peuvent être efficaces si davantage de pays peuvent également se joindre à nous dans cet effort.

QUESTION :  Est-ce que vous avez quelque chose à dire au sujet de la rencontre entre le secrétaire et le Premier ministre Netanyahou ?

MME NAUERT :  Nous ne confirmons rien à ce stade.

QUESTION :  Les Israéliens ont publié une déclaration.

MME NAUERT :  Nous ne confirmons rien à ce stade.  Nous vous tiendrons au courant.

HOOK : Je… oui…

MME NAUERT :  Nous vous informerons de tout ajout au programme.  Brian, je sais qu’une des choses que nous suivons de près est le fonds commun de créances.

HOOK : Oui.

MME NAUERT :  Voulez-vous… S’il y a quoi que soit que vous souhaitiez nous dire à ce sujet ?

HOOK : Les États-Unis continuent de voir une demande très limitée, voire inexistante, pour ce fonds commun de créances de la part de quelque société important que ce soit. Nous ne voyons tout simplement aucune preuve indiquant que de grandes sociétés souhaitent faire usage de ce fonds.  Nous ne voyons qu’un soutien de la part de grandes sociétés européennes pour notre régime de sanctions parce que les PDG des grandes sociétés européennes, s’ils ont le choix entre le marché américain et le marché iranien, ils prennent alors la décision la plus rapide de leur carrière.

MME NAUERT :  D’autres questions ?

QUESTION :  Avez-vous une idée de la manière dont… À mesure que les sanctions entrent en vigueur, combien de temps faudra-t-il….

HOOK : Plus fort, pardon ?

QUESTION :  Combien de temps, alors que ces sanctions… Les sanctions pétrolières… Entrent en vigueur faudra-t-il, selon vous, pour que les ventes de pétrole iranien tombent sous un niveau…

HOOK : Eh bien, nous le voyons déjà… oui.

QUESTION :  Pour qu’elles tombent en-deçà d’un niveau qui les mettra dans l’impossibilité de payer les factures au Yémen ou en Syrie ?

HOOK : Nos sanctions ne sont en place que depuis quelques semaines.  L’annonce du président indiquant que nous allions quitter l’accord sur le nucléaire iranien a eu un effet d’anticipation sur les sociétés et les pays.  De ce fait, certains des pays importateurs de pétrole iranien ont réduit leurs importations de plus d’un million de barils.  Vous allez voir d’autres réductions des importations iraniennes dans les mois à venir.  Dans la mesure où 80 % des recettes publiques de l’Iran provient de l’exportation de pétrole, nous savons que si nous pouvons suivre la trace de l’argent, ce qui équivaut à suivre la trace du pétrole, nous allons pouvoir avoir un impact considérable en privant le régime des recettes dont il a besoin pour déstabiliser le Moyen-Orient et l’Europe.

MME NAUERT :  Quelqu’un d’autre ?  Très bien.  Merci à tous.

HOOK : OK.  Merci.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous