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Combattre la corruption aux côtés de nos partenaires

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Département d’État des États-Unis
DipNote – Blog officiel

 
 

Par Kirsten D. Madison, le 7 décembre 2018

La secrétaire d’État adjointe décorant un élève diplômé de l’académie de police ukrainienne en octobre 2018. (Photo Olesia Trachuk, ambassade des États-Unis à Kiev)

Cet automne, j’ai pris la tête d’une délégation participant à la Conférence internationale contre la corruption, le plus grand rassemblement mondial de la société civile dédié à la lutte contre la corruption. Le message de la société civile était clair : nous disposons de normes solides pour combattre les pots-de-vin et nous voulons que nos États respectent leurs engagements. Nous sommes bien d’accord. La corruption facilite la criminalité transnationale, entrave la croissance économique, nuit à la bonne gouvernance et menace la sécurité mondiale. À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, les États-Unis réaffirment leur engagement à travailler aux côtés de leurs partenaires pour combattre la corruption. 

Le Bureau des affaires internationales de stupéfiants et de répression (INL) collabore avec plus de 90 pays, contribuant à établir des institutions de justice pénale transparentes et efficaces et à promouvoir l’état de droit. Je me suis récemment rendue en Ukraine, où l’assistance octroyée par le bureau INL contribue à établir la confiance des citoyens dans les institutions étatiques et à renforcer l’application de la loi. Avec notre soutien, l’Ukraine a mis en place une force moderne appelée à protéger et servir : c’est actuellement l’une des entités des forces de l’ordre du pays qui inspire le plus confiance. En cette Journée internationale de lutte contre la corruption, je serai au Kenya, un autre solide partenaire de notre lutte contre le crime et la corruption transnationaux. Nous aidons l’organisation anticorruption du pays à mieux gérer des affaires transnationales complexes. Ainsi les agents des forces de l’ordre et les procureurs américains et kenyans collaborent étroitement sur des affaires connectées à l’échelle internationale.

Les États-Unis prennent aussi des mesures sur leur territoire pour empêcher la corruption d’y trouver refuge. Grâce aux sanctions financières et aux restrictions de visas, les États-Unis empêchent les responsables corrompus et les membres de leur famille de se rendre dans le pays ou de cacher leurs gains mal acquis à l’intérieur de leur système financier. Nos interdictions de visa adressent un message fort. Il arrive même que nos sanctions sur les visas encouragent les autorités locales à entamer leurs propres poursuites judiciaires. Si d’autres pays se joignent à nous et ferment leurs portes à leur tour, en nous y mettant tous, nous pouvons faire en sorte que les réseaux criminels qui menacent notre sécurité mondiale aient plus de mal à opérer.

Enfin, par la voie diplomatique, nous bâtissons la volonté politique de réformer et encourageons les États à dialoguer avec la société civile et le secteur privé. Nous soutenons des traités tels que la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) parce qu’ils établissent des cadres légaux exhaustifs que les pays ont accepté d’adopter de façon quasi universelle : cela en fait un bon point de départ pour ces discussions.

L’année qui s’achève a vu des États se réunir au plus haut niveau pour combattre la corruption, que ce soit lors du Sommet des Amériques ou au sein de l’Union africaine. Les pays accentuent ce combat parce que le coût de la corruption est plus élevé que jamais. D’après le rapport du secrétaire général des Nations unies publié cette semaine, la corruption représente au moins 2 600 milliards de dollars, ou encore 5 % du PIB mondial.

Cela fait 20 ans que le premier traité international anticorruption a été adopté. Il faut désormais joindre le geste à la parole en faisant appliquer nos lois nationales et les normes internationales, afin de prévenir la corruption et de faire payer les corrompus. Nous nous tenons prêts et appelons nos partenaires à se joindre à nous pour relever ce défi.

À propos de l’auteure : Kirsten D. Madison est secrétaire d’État adjointe au Bureau des affaires internationales de stupéfiants et de répression du département d’État des États-Unis.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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