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Point de presse officiel sur la sécurité énergétique européenne et Nord Stream 2

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Département d’État
Le 10 décembre 2018

Francis Fannon, secrétaire adjoint aux Ressources énergétiques

 
 

M. PALLADINO : Merci, Deja. Bonjour tout le monde. Merci à tous de vous joindre à nous. Aujourd’hui, nous allons parler de la sécurité énergétique européenne et du gazoduc Nord Stream 2, et nous sommes heureux d’avoir avec nous notre secrétaire adjoint aux Ressources énergétiques, Frank Fannon.

L’appel d’aujourd’hui est officiel. Monsieur le secrétaire adjoint Fannon fera une allocution d’ouverture, puis nous passerons aux questions.

Monsieur le secrétaire adjoint Fannon, s’il vous plait.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : Oui, merci. Bonjour tout le monde. Merci d’avoir appelé. Comme Robert l’a dit, je voudrais vous parler de la sécurité énergétique transatlantique, et en particulier je viens de rentrer d’Europe. J’ai passé quelque temps en Croatie, en Hongrie, puis à Prague, où nous avons discuté de ces problèmes critiques et de l’importance de la diversification des sources d’énergie, des sources d’approvisionnement et des moyens permettant de renforcer la sécurité énergétique sans compromettre les valeurs communes de notre alliance transatlantique, et d’éviter toute situation de dépendance vis-à-vis de la Russie.

La sécurité énergétique de nos partenaires et alliés européens est une priorité stratégique de longue date pour les États-Unis et, étant donné le comportement agressif de la Russie ces derniers jours, le moment est particulièrement approprié pour mettre en exergue notre diplomatie en matière de sécurité énergétique transatlantique.

Les États-Unis ont fermement condamné la récente agression russe dans la mer d’Azov. Nous avons qualifié la fermeture du détroit de Kertch par la Russie de violation manifeste du droit international. Les actions de la Russie ne font que conforter le consensus international selon lequel la proposition du gazoduc Nord Stream 2 est un affront direct aux objectifs européens en matière d’énergie et de sécurité nationale. Elle renforce les dépendances dont nous parlons.

De nombreux Européens ont certainement conscience du rôle central de la diversité énergétique dans le souci de sécurité énergétique. De plus en plus de pays européens en reconnaissent chaque jour l’importance, et l’Union européenne fait beaucoup d’efforts en ce sens. L’UE ouvre ses marchés, encourage les projets d’intérêt commun, les grands projets d’infrastructures énergétiques. Parmi ceux-ci, on peut citer le gazoduc interconnecteur Grèce-Bulgarie et la synchronisation du réseau électrique des pays baltes, pour l’Europe continentale.

Le projet GNL de l’île de Krk en Croatie est un autre projet d’intérêt commun. Je viens de rentrer de Zagreb où j’ai rencontré le Premier ministre Plenkovic et où nous avons discuté de la diversification énergétique et de la sécurité. Ce terminal pourrait importer du GNL à partir d’un large éventail de sources. Il permet une plus large diversité d’alternatives aux sources russes, en particulier pour la Hongrie.

Partout en Europe, les infrastructures clés construites offrent des alternatives et introduisent donc une concurrence sur le marché. La Russie ne veut pas de choix. Elle ne veut pas de véritable marché transparent. C’est pour cela que l’Union européenne a développé ces projets d’intérêt commun.

La diversification n’est pas qu’une notion. Nous avons eu des exemples réels et clairs. Pensez, en Lituanie, à l’unité flottante de stockage et de regazéification Independence. Il s’agissait d’un investissement stratégique, pas d’un investissement commercial, mais d’un investissement stratégique. Pourtant, cette unité a permis d’introduire la concurrence de manière significative sur le marché et de réduire les prix du gaz lituanien, quelle que soit son origine.

La diversification concerne toutes les sources d’énergie, le gaz par exemple, mais nous parlons également d’énergies renouvelables et d’énergie nucléaire. Il s’agit également – la diversification a également trait à la différenciation des approvisionnements et des itinéraires, pour aboutir à des marchés résilients et sécurisés. Les pays ont plus de choix lorsque les marchés offrent plus d’options.

Et l’appel des États-Unis en faveur de la diversification ne date pas de notre présence récente sur le marché de l’exportation du GNL. Notre soutien indéfectible au Corridor gazier sud-européen de plus de 40 milliards de dollars n’a pas fléchi durant plusieurs administrations, et il est toujours présent aujourd’hui, bien que ce projet ne fait appel à aucun investissement direct américain.

Les États-Unis continueront à appuyer la diversification énergétique européenne, notamment en fournissant des sources d’énergie alternatives, en particulier du GNL. Mais il y a aussi de nouvelles sources qui sont connectées aux réseaux en permanence. Juste avant mon déplacement en Europe, j’étais dans l’est de la Méditerranée et nous y voyons comment le pragmatisme énergétique peut prendre le pas sur les préoccupations politiques de longue date. Nous voyons maintenant la remise en service d’un gazoduc qui transportera le gaz israélien vers l’Égypte et la Jordanie, et potentiellement à destination de l’Europe. Où qu’un pays s’approvisionne en gaz, la concurrence encouragée par l’Amérique offre des choix supplémentaires aux consommateurs et permet de réduire les prix, même lorsque l’approvisionnement vient d’ailleurs.

En revanche, Nord Stream 2 et une extension de Turkish Stream visent à accroître la dépendance au lieu de renforcer la sécurité. Il ne s’agit pas de projets commerciaux. Ce sont des outils politiques. Les entreprises du secteur de l’énergie russes aux États-Unis sont une extension de l’État et l’État russe se sert de l’énergie à des fins politiques coercitives. Au moyen de Nord Stream 2, la Russie cherche à accroître son emprise sur l’Ouest et à couper l’Ukraine de l’Europe. Les États-Unis et l’Europe adhèrent aux mêmes valeurs occidentales. Nous considérons que les affaires doivent être mutuellement bénéfiques et réciproques, mais faire affaire avec Nord Stream 2 n’est tout simplement pas compatible avec ces valeurs communes.

Ce mois-ci, le secrétaire d’État Pompeo a accueilli le ministre ukrainien des Affaires étrangères, M. Klimkin. Il a déclaré à la presse, je cite : « Nous continuerons à travailler ensemble pour mettre fin au projet Nord Stream 2 qui compromet la sécurité économique et stratégique de l’Ukraine et risque de remettre davantage en question la souveraineté des nations européennes qui dépendent du gaz russe », fin de citation.

L’opposition des États-Unis à Nord Stream 2 découle de notre préoccupation constante selon laquelle le gazoduc présente d’importantes menaces géostratégiques pour la sécurité de l’Europe, un message que nous avons constamment communiqué aux dirigeants de tout le continent. Le secrétaire nous rappelle que, et je cite : « Nous ne voulons pas que nos amis européens soient victimes du type de manipulation politique et économique que la Russie tente de mettre en œuvre en Ukraine depuis qu’elle s’est débarrassée de ses chaînes soviétiques ».

Là-dessus, Robert, je vais répondre avec plaisir à vos questions.

M. PALLADINO : Très bien. Merci Deja. Passons maintenant aux questions.

OPÉRATEUR : Et encore une fois, Mesdames et Messieurs, si vous souhaitez poser une question, veuillez appuyer sur le 1 – désolé -, appuyez sur *, puis sur 1 sur votre téléphone à clavier. Encore une fois, * 1 pour toutes les questions.

Notre première question nous viendra de Jessica Donati du Wall Street Journal. Allez-y s’il vous plait.

QUESTION : Bonjour. Merci. Je me demandais s’il y avait des mesures ou étapes que vous prévoyez de mettre en œuvre pour accroître votre capacité à influencer l’Allemagne pour l’écarter de Nord Stream 2 en cas d’échec des initiatives diplomatiques.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : Oui, merci pour la question. Nous continuons de parler à tous nos amis en Europe par le biais d’institutions bilatérales, bilatérales comme multilatérales. Nord Stream 2 en Allemagne suscite de plus en plus d’inquiétudes et aussi plus généralement, et nous attendons – en ce qui concerne d’autres politiques, nous ne parlerons pas des actions futures que le gouvernement américain pourrait entreprendre, mais nous avons dit très clairement quelle était notre position sur ce point, et nous encourageons les pays à se comporter conformément aux valeurs communes dont je viens de parler.

M. PALLADINO : Question suivante, s’il vous plait.

OPÉRATEUR : La question nous vient de la ligne de Meghan Gordon de S&P Global Platts. Allez-y s’il vous plait.

QUESTION : Oui, bonjour. J’ai une question à propos de – que pense l’administration des mesures que le Congrès envisage de prendre concernant Nord Stream, comme par exemple la réduction des sanctions contre le gazoduc ou, éventuellement, mardi, un vote exprimant un caractère non contraignant – une résolution non contraignante exprimant l’opposition à la construction du gazoduc ?

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : Oui, merci pour la question. Nous surveillons certainement le niveau d’intérêt du Congrès, et je dirais que ce niveau, cet intérêt est antérieur à la survenue des hostilités dans la mer d’Azov. Nous prévoyons que la résolution du Congrès sur cette question et le secteur des exportations d’énergie de la Russie ne fera que s’accroître par la suite. Nous suivons l’évolution du projet de loi. Je pense qu’il y a environ 10 projets de loi en instance dont l’énergie russe est un élément clé. Nous ne sommes en mesure de nous exprimer pour le moment sur aucune législation particulière, mais sachez que nous suivons la question de très près. Je vous remercie.

M. PALLADINO : Question suivante s’il vous plait.

OPÉRATEUR : La question suivante nous vient de Haik Gugarats d’Argus Media. Allez-y s’il vous plait.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : Bonjour Frank. L’UE a fait pression en faveur d’un maintien du transit du gaz russe vers l’Ukraine après 2019, même dans le cas où Nord Stream aurait effectivement lieu. Je me demande ce que vous en pensez et, également, préconisez-vous des réformes énergétiques en Ukraine dans le secteur du gaz ?

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : Oui, merci. Donc, je vais d’abord répondre à la deuxième question, si vous le permettez. J’ai passé du temps à Kiev il y a quelques mois et la question – bien sûr, Nord Stream 2 a été l’un des sujets de conversation, mais plus généralement, nous nous sommes vraiment concentrés sur la réforme du secteur énergétique ukrainien. Et je suis très heureux qu’avec beaucoup de travail en profondeur et en étroite collaboration avec le gouvernement et les entreprises ukrainiennes, ils progressent dans le cadre du dégroupage de la société d’État Naftogaz. Ils ont mis en place un processus-cadre à cet effet – pour faciliter le dégroupage, qui aura lieu en janvier 2020. Il s’agit bien sûr d’une grande entreprise d’État et cela prendra du temps. Nous sommes donc très satisfaits de certaines mesures significatives. Il reste certainement encore beaucoup à faire et les partenaires européens nous ont également fait part de leurs points de vue, et nous menons d’étroites discussions avec les Ukrainiens. Mais nous sommes heureux de voir les réformes avancer et nous continuons à faire appel à eux, ainsi que d’autres institutions multilatérales.

OPÉRATEUR : La question suivante nous vient de Guy Taylor du Washington Times.

QUESTION : Bonjour, merci beaucoup. C’est extrêmement intéressant. Je me demandais, Monsieur le secrétaire, pourriez-vous en dire un peu plus au sujet du projet de l’île de Krk, le projet de GNL en Croatie, et peut-être nous dire quand cette installation pourrait commencer à recevoir des expéditions de GNL ? Et le gouvernement américain a-t-il pour politique de vouloir expédier le GNL américain par l’intermédiaire de ce port ? Pouvez-vous nous dire dans quelle mesure il s’agit d’une véritable guerre énergétique entre les États-Unis et la Russie, étant donné qu’il s’agit d’une alternative potentielle à Nord Stream 2 pour l’Europe occidentale ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : Désolé, désolé. Je viens de m’apercevoir que je n’ai pas répondu complètement à la question précédente. Je vais donc le faire rapidement, puis je passerai à Krk. Donc, en ce qui concerne la notion de confiance en Poutine, pour permettre la poursuite du transit du gaz vers l’Ukraine, cela ne nous semble pas du tout une réalité. Rien n’indique que nous devrions faire confiance à M. Poutine à quelque égard que ce soit, et ses propos tendent toujours à indiquer qu’ils envisageraient – c’est mon avis – des transits de gaz tant qu’il s’agira d’opérations commerciales selon les termes de la fédération de Russie. La question de maintenir un volume modeste de transit de gaz est en partie juste d’ordre mathématique, parce que vous avez – en supposant que le Turkish Stream multiligne soit construit, en supposant que Nord Stream 2 soit construit, collectivement, ils ne pourront pas exporter le volume total du transit du gaz vers l’Ukraine. C’est donc un peu comme – ce qui reste devrait transiter par l’Ukraine. Mais même dans ce cas, cela dépend uniquement de la question de savoir si nous pouvons faire confiance à M. Poutine et je ne pense pas que l’histoire suggère que cela devrait être le cas de qui que ce soit.

Concernant le terminal de Krk, les États-Unis ont été un ardent défenseur de l’île de Krk et un fervent partisan des progrès de la Commission européenne dans ce domaine. C’est leur projet d’intérêt commun que nous avons applaudi et soutenu. En fait, un des buts de mon voyage était de parler de ce terminal. Ils continuent – tant le côté croate que les importateurs potentiels de ce gaz comme la Hongrie ont fait preuve de pragmatisme en essayant de rendre ce projet réalisable. C’est toujours le cas. Cela ne nous semble pas toutefois un moyen nécessaire pour – pour une destination pour le gaz américain. Nous y voyons une diversification importante, l’introduction d’une option pour créer un marché qui n’existe pas encore à ce jour, et c’est ce que nous voulons voir. Maintenant, si le gaz américain finit par transiter par là-bas, par y être exporté, c’est fantastique, mais ce n’est pas notre intention ici. Nous entendons que le gaz américain soit exporté conformément aux contrats passés par nos entreprises du secteur privé. Contrairement à la Russie, nos sociétés ne sont pas une extension de l’État. Ce sont des entreprises du secteur privé, et elles décideront des destinations de leurs propres cargaisons.

Comme je l’ai mentionné, la Méditerranée orientale est également un lieu intéressant – on y observe certains développements vraiment intéressants, et cela pourrait constituer un autre lieu d’importation pour Krk. Encore une fois, je pense que c’est une opportunité pour la Croatie, la Hongrie et d’autres bénéficiaires potentiels de Krk. Il s’agit d’une opportunité de meilleur avenir énergétique, compte tenu de l’abondance de gaz que nous y observons – pas seulement des États-Unis, qui verront une réduction globale des prix, mais aussi de l’Est de la Méditerranée, du Qatar en augmentation, du Mozambique, de l’Australie. Nous sommes vraiment à l’aube d’une nouvelle ère dans le domaine du gaz, et ils peuvent considérablement en bénéficier. Merci.

M. PALLADINO : Question suivante, s’il vous plait.

OPÉRATEUR : Notre question suivante vient de la ligne de Timothy Gardner de Reuters. Allez-y s’il vous plait.

QUESTION : Bonjour merci. Je voulais juste savoir ce que vous pensez de certains politiques allemands, dont Kramp-Karrenbauer, candidate à la succession de Merkel. Elle a déclaré la semaine dernière qu’il serait trop radical de retirer son soutien politique à Nord Stream 2, mais elle a suggéré que l’Allemagne réduise le débit du gazoduc. Est-ce quelque chose qui serait acceptable pour les États-Unis compte tenu de l’avancement actuel du projet ?

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON :
Oui merci. Je ne peux pas parler de la dimension politique dans un autre pays, mais je peux dire que notre politique est de continuer à nous opposer à Nord Stream 2. C’est un instrument de l’État russe pour accroître la dépendance et avoir un effet coercitif sur les pays importateurs, et nous appelons l’Europe à adhérer au projet d’intérêt commun car l’on considère que la sécurité énergétique passe par la diversification. Je vous remercie.

OPÉRATEUR : À titre de rappel, si vous avez des questions, veuillez appuyer sur * et ensuite 1. Notre question suivante nous vient de la ligne de Julian Heissler de German Business Week.

QUESTION : Bonjour. Je me demandais s’il y a des mesures que pourrait prendre le gouvernement allemand susceptibles d’être compatibles avec l’opposition des Américains à Nord Stream 2 et qui maintiendraient le partenariat, étant donné qu’il est sur le point d’être ouvert, je pense, à la fin de l’année prochaine? Et aussi, étant donné le délai réduit avant l’achèvement effectif du gazoduc, quel est votre calendrier pour imposer réellement des mesures pour s’opposer à son achèvement ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE ADJOINT FANNON : La position des États-Unis est très claire. Nous nous opposons à Nord Stream 2 et nous appellerions toutes les parties à quitter le projet, et pour le – c’est notre position.

M. PALLADINO : Nous avons le temps de répondre à une dernière question, s’il vous plait.

RESPONSABLE : Notre dernière question nous vient de la ligne de – pardon, un instant – de Meghan Gordon – un moment – Meghan Gordon de S&P Global Press. Allez-y s’il vous plait.

QUESTION : Oui, bonjour. Le département d’État a procédé à une détermination en août dans le cadre de la loi sur les armes chimiques et biologiques, et je voulais simplement savoir où en était ce processus. L’administration avait, je crois, un délai de 90 jours pour imposer une deuxième série de sanctions à la Russie. L’administration a-t-elle décidé laquelle de ces sanctions imposer ?

M. PALLADINO : C’est Robert Palladino, je vais intervenir ici. Cela ne fait pas partie du domaine de responsabilité de monsieur le secrétaire adjoint Fannon, mais c’est avec plaisir que nous prendrons note de votre question et que nous reviendrons vers vous avec une réponse.

Je tiens à remercier tous ceux qui nous ont écoutés aujourd’hui. Ceci conclut notre point de presse. Merci encore une fois à monsieur le secrétaire adjoint Frank Fannon de s’être joint à nous, et merci à vous tous également. À bientôt.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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