rss

Allocution de Michael R. Pompeo – Une force pour le bien : les États-Unis redynamisés au Moyen-Orient

Facebooktwittergoogle_plusmail
English English, العربية العربية, हिन्दी हिन्दी, Русский Русский, Español Español, اردو اردو

Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’État Michael R. Pompeo
Le 10 janvier 2019

 
 

Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo à l’Université américaine du Caire, en Égypte

Une force pour le bien : les États-Unis redynamisés au Moyen-Orient

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Merci, Frank. Merci à Frank Ricciardone. Merci pour votre travail au service des États-Unis, outre les responsabilités qui sont les vôtres ici.

J’ai la chance de me rendre souvent en Égypte et au Moyen-Orient en ma qualité de secrétaire d’État. Précédemment, lorsque j’étais directeur de la CIA, je venais ici assez régulièrement, de même lorsque j’étais membre du Congrès. Lors de chacun de mes voyages, je remarque quelque chose de nouveau, quelque chose de formidable.

Ce voyage-ci est particulièrement chargé de sens pour moi en tant que chrétien évangélique, peu de temps après les fêtes de Noël de l’église copte. C’est un moment d’importance. Nous sommes tous les enfants d’Abraham : chrétiens, musulmans et juifs. J’ai toujours une Bible sur mon bureau comme rappel de Dieu, de sa Parole et de la Vérité.

Et c’est la vérité, avec un petit « v », dont je vais vous parler ici aujourd’hui. C’est une vérité dont on ne parle pas souvent dans cette partie du monde mais, dans la mesure où je suis militaire de formation, je vais être très franc et direct aujourd’hui : les États-Unis constituent une force pour le bien au Moyen-Orient.

Nous nous devons de reconnaître cette vérité, parce que si nous ne le faisons pas, nous ferons de mauvais choix, aujourd’hui et à l’avenir. Et nos choix, les choix que nous ferons aujourd’hui ont des conséquences pour les autres pays et pour des millions et des millions de personnes, pour notre sûreté, pour notre prospérité économique, pour nos libertés personnelles et celles de nos enfants.

Et il n’y a pas de lieu mieux adapté à cette discussion que celui où je me trouve aujourd’hui, l’Université américaine dans cette belle ville du Caire. Comme Frank l’a dit, cette année marque le 100e anniversaire de la fondation de cet établissement et l’Université américaine du Caire n’est pas qu’une simple université. Il s’agit d’un important symbole de l’amitié entre les États-Unis et l’Égypte et des liens qui unissent nos peuples. Ensemble, nous avons créé un lieu moderne d’apprentissage au cœur d’une civilisation antique dotée de sa propre histoire riche d’artistes, de poètes et d’intellectuels.

L’Égypte a toujours été une terre d’ambition. Cependant, parfois, vos aspirations et celles de vos frères du Moyen-Orient semblent impossibles à réaliser. Ces terres ont connu des convulsions de Tunis à Téhéran, alors que des systèmes anciens se sont écroulés et de nouveaux systèmes ont peiné à émerger. Cela s’est produit ici également.

Et à ce moment charnière, les États-Unis, votre ami de longue date, ont été trop absents. Pourquoi ? Parce que nos dirigeants ont très mal compris notre histoire et votre moment historique. Ce manque de compréhension fondamental, mis en avant dans cette ville-même en 2009, a eu un effet négatif sur la vie de centaines de millions de personnes en Égypte et dans toute la région.

Souvenez-vous : C’est ici, dans cette ville-même, qu’un autre Américain s’est tenu devant vous.

Il vous a dit que le terrorisme islamiste radical n’émanait pas d’une idéologie.

Il vous a dit que le 11 septembre avait mené mon pays à l’abandon de ses idéaux, particulièrement vis-à-vis du Moyen-Orient.

Il vous a dit que les États-Unis et le monde musulman avaient besoin, je cite, « d’un nouveau départ », fin de citation.

Les résultats de ces erreurs de jugements ont été terribles.

En nous voyant nous-mêmes, de manière erronée comme étant une force qui cause du tort au Moyen-Orient, nous avons hésité à nous affirmer lorsque les circonstances, et nos partenaires, l’exigeaient.

Nous avons grandement sous-estimé la ténacité et la malveillance de l’islamisme radical, une souche débauchée de la foi qui cherche à mettre fin à toutes les autres formes de culte ou de gouvernance. Daech est arrivé aux abords de Bagdad alors que les États-Unis hésitaient. Daech a violé, pillé et tué des dizaines de milliers d’innocents. Daech a donné naissance à un califat en Syrie et Iraq et a commis des attentats terroristes meurtriers sur tous les continents.

La réticence des États-Unis, notre réticence, à user de notre influence, a fait que nous sommes restés silencieux alors que le peuple iranien se soulevait contre les mollahs à Téhéran durant la révolution verte. Les ayatollahs et leurs hommes de main ont assassiné, emprisonné et intimidé des Iraniens épris de liberté, et ils ont faussement reproché aux États-Unis d’être responsables de ces troubles alors que seule leur propre tyrannie les avait alimentés. Enhardi, le régime a étendu son influence cancéreuse au Yémen, à l’Iraq, à la Syrie et encore davantage au Liban.

Notre tendance naturelle, la propension des États-Unis, consistant à prendre nos désirs pour des réalités a fait que nous avons détourné le regard lorsque le Hezbollah, une filiale détenue à 100 % par le régime iranien, a accumulé un énorme arsenal d’environ 130 000 roquettes et missiles. L’Iran a entreposé et positionné ces armes dans des villes et villages du Liban en violation flagrante du droit international. Cet arsenal est braqué sur notre allié, Israël.

Lorsque Bachar al Assad a déchaîné la terreur sur les Syriens lambda et attaqué des civils avec des bombes barils au gaz sarin, véritable rappel du gazage des Kurdes par Saddam Hussein, nous avons condamné ses actions. Mais du fait de notre hésitation à user de notre pouvoir, nous n’avons rien fait.

Notre volonté de nous adresser uniquement aux musulmans et non aux pays fait abstraction de la diversité du Moyen-Orient et a endommagé des liens de longue date. Elle a sapé le concept d’État-nation, socle sur lequel repose la stabilité internationale. Et notre désir de paix à tout prix nous a mené à la conclusion d’un accord avec l’Iran, notre ennemi commun.

Alors, aujourd’hui, quels enseignements tirons-nous de tout cela ? Nous avons appris que lorsque les États-Unis se mettent en retrait, le chaos s’ensuit souvent. Lorsque nous négligeons nos amis, les ressentiments montent. Et lorsque nous devenons partenaires de nos ennemis, ils avancent.

La bonne nouvelle. La bonne nouvelle est que l’ère de la honte auto-infligée des États-Unis est révolue, de même que celle des politiques qui produisent tant de souffrances inutiles. Le véritable démarrage est maintenant.

En à peine 24 mois, à vrai dire, moins de deux ans, les États-Unis, sous la houlette du président Trump, ont réaffirmé leurs rôle traditionnel en tant que force en faveur du bien dans cette région. Nous avons tiré des enseignements de nos erreurs. Nous avons redécouvert notre voix. Nous avons reconstruit nos relations. Nous avons rejeté les fausses propositions de nos ennemis.

Et voyez ce que nous avons accompli. Et voyez ce que nous avons accompli ensemble. Sous cette nouvelle direction, les États-Unis confrontent l’affreuse réalité de l’islamisme radical. Lors de la toute première visite du président Trump dans cette région, il a appelé les pays à majorité musulmane à, et je cite, « passer avec succès la grande épreuve de l’histoire, à conquérir l’extrémisme et à vaincre les forces du terrorisme ».

Le président Sisi s’est joint à nous. Il s’est joint à nous pour dénoncer l’idéologie tordue qui a causé la mort et les souffrances de tant de personnes. Je remercie le président Sisi de son courage. (Applaudissements.)

Comme je l’ai dit lors de ma récente allocution à Bruxelles, nos paroles ont désormais à nouveau un sens, comme il convient. L’académie militaire de West Point m’a inculqué un code d’intégrité de base. Si nous engageons le prestige des États-Unis dans une action, nos alliés dépendent de nous et du fait que nous donnions suite à cette action.

L’administration Trump n’est pas restée les bras croisés lorsque Bachar al Assad a utilisé des armes chimiques à l’encontre de son propre peuple. En effet, le président Trump a déchaîné la fureur de l’armée américaine, non pas une fois, mais deux, avec le soutien de ses alliés. Et il est disposé à le refaire, bien que nous espérons qu’il n’aura pas à le faire.

Pour ceux qui s’inquiètent du recours à la puissance américaine, pensez à ceci : Les États-Unis ont toujours été une force de libération, non une puissance d’occupation, et le seront toujours. Nous n’avons jamais rêvé d’une domination du Moyen-Orient. Pouvez-vous en dire autant de l’Iran ?

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les GI américains ont contribué à libérer l’Amérique du Nord [i] de l’occupation nazie. Cinquante ans plus tard, nous avons mis sur pied une coalition pour libérer le Koweït de Saddam Hussein. Est-ce que les Russes ou les Chinois viendraient à votre rescousse de la même manière, comme nous l’avons fait ?

Et une fois la mission terminée, une fois le travail achevé, les États-Unis partent. Aujourd’hui, en Iraq, à l’invitation du gouvernement, nous avons environ 5 000 soldats, alors que nous en avions, à une époque, 166 000. Il fut un temps où nous avions des dizaines de milliers de militaires américains en poste en Arabie saoudite. Les effectifs actuels représentent une infime fraction de ce chiffre. Lorsque nous établissons des bases majeures, comme nous l’avons fait au Bahreïn, au Koweït, au Qatar, en Turquie et aux Émirats, c’est à l’invitation du pays hôte.

Dans le même état d’esprit, pas plus tard que l’an dernier, les États-Unis ont renforcé une coalition d’alliés et de partenaires pour démanteler le califat de Daech, libérer les Iraquiens, les Syriens, Arabes et Kurdes, musulmans et chrétiens, hommes, femmes et enfants. Le président Trump a habilité nos commandants sur le terrain à frapper Daech plus rapidement et plus fort que jamais auparavant. Et désormais 99 % du territoire autrefois détenu par Daech est libéré. La vie reprend son cour pour des millions d’Iraquiens et de Syriens. Les pays membres de la coalition mondiale doivent tous être très fiers de cet accomplissement. Ensemble, nous avons sauvé des milliers de vies.

Nos alliés et partenaires ont grandement contribué à cet effort de lutte contre Daech. La France et la Grande-Bretagne se sont jointes à nous dans le cadre des frappes en Syrie et ont soutenu nos travaux de lutte contre le terrorisme de par le monde. La Jordanie et la Turquie ont accueilli des millions de Syriens fuyant la violence. L’Arabie saoudite et les pays du Golfe ont généreusement contribué aux efforts de stabilisation. Nous les remercions tous de leur aide et nous les encourageons vivement à continuer ainsi.

Les États-Unis ont également aidé les zones libérées, ce qui représente un moyen important de prévenir la réémergence du califat. Nous avons fourni 2,5 milliards de dollars en aide humanitaire à l’Iraq depuis 2014, et nos églises et organismes à but non lucratif font un excellent travail là-bas, tous les jours. Avec nos alliés, nous avons généré près de 30 milliards de dollars de dons et de soutien de financement contribuant à la reconstruction de l’Iraq dans le cadre de la Conférence sur la reconstruction tenue au Koweït l’année dernière.

Pensez aux personnes que nous aidons. L’an dernier, nous avons organisé la première rencontre ministérielle pour la promotion de la liberté de religion à Washington. Lors de cette conférence, notre ambassadeur itinérant nous a parlé de son voyage en Iraq. Il y a rencontré des femmes yézidis qui ont été vendues comme esclaves et dont les enfants leur avaient été arrachés. La vie sous le règne de Daech était un véritable enfer, un enfer sur Terre. Aujourd’hui, ces zones sont libérées, grâce au pouvoir, à la puissance et à l’engagement de notre coalition.

Je me souviens d’une phrase prononcée par feu le lauréat du prix Nobel Naguib Mahfouz. Je cite : « Le bien consiste à accomplir une victoire par jour. Il se peut même que le mal soit plus faible que l’on ne le pense ».

Passons à l’Iran.

Le président Trump a inversé notre cécité volontaire face au danger du régime et s’est retiré de l’accord sur le nucléaire qui fut un échec, avec ses fausses promesses. Les États-Unis ont réimposé les sanctions qui n’auraient jamais dû être levées. Nous nous sommes engagés dans une nouvelle campagne de pression pour couper les recettes que le régime utilise pour répandre la terreur et la destruction de par le monde. Nous nous sommes joints au peuple iranien pour lancer un appel en faveur de la liberté et de la responsabilisation.

Et, fait important, nous avons encouragé une compréhension commune avec nos alliés de la nécessité de contrer les objectifs révolutionnaires du régime iranien. Les pays comprennent de plus en plus que nous devons confronter les ayatollahs et non les choyer. Les pays sont en train de s’unir à nous pour faire face au régime comme jamais auparavant. L’Égypte, Oman, le Koweït et la Jordanie ont tous été essentiels pour contrecarrer les efforts déployés par l’Iran pour éviter les sanctions.

Les EAU ont annulé leurs importations de condensat iranien à la suite de la réimposition des sanctions américaines. Le Bahreïn a exposé les intermédiaires du Corps des gardiens de la révolution qui sont actifs dans le pays et qui, et qui œuvrent de manière à arrêter les activités maritimes illicites de l’Iran dans la région. L’Arabie saoudite travaille également avec nous pour contrer l’expansion de l’Iran et son influence régionale. Nous, les États-Unis, nous félicitons de chacun de ces efforts et nous cherchons à ce que tous les pays continuent à œuvrer de manière à contraindre le plein éventail d’activités néfastes du régime.

Le travail visant à réduire les ambitions meurtrières du régime ne se cantonnent pas au Moyen-Orient. Les amis et partenaires des États-Unis, de la Corée du Sud à la Pologne, ont conjugué leurs efforts pour arrêter la vague de destruction régionale et les campagnes de terreur mondiales de l’Iran.

Des pays du monde entier ont réduit leurs importations de pétrole iranien à néant ou tendent vers ce but. Des sociétés privées en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne et ailleurs sont arrivées à la conclusion qu’un enrichissement par le biais d’échanges avec le régime était mauvais pour leurs affaires et pour les ressortissants de leur propre pays.

Au Yémen, nous avons aidé notre partenaire de la coalition à prendre la tête des efforts de prévention de l’expansion iranienne qui aurait était catastrophique pour les échanges commerciaux internationaux et la sécurité régionale. Comme c’est toujours le cas avec les États-Unis, notre engagement s’accompagne également d’une aide humanitaire conséquente. Nous soutenons les pourparlers de l’ONU visant à mettre le Yémen sur la voie de la paix.

Au Liban, le Hezbollah reste une présence majeure mais nous n’acceptons pas le statu quo. Notre campagne de sanctions agressive à l’encontre de l’Iran vise également le groupe terroriste et ses dirigeants, dont le fils de Hassan Nasrallah, le dirigeant du Hezbollah.

Parlons maintenant des efforts des États-Unis en faveur de l’édification de la coalition.

L’administration Trump a agi rapidement pour établir à nouveau les liens entre nos amis de longue date et pour cultiver de nouveaux partenariats. Mon tout premier voyage en ma qualité actuelle a inclus des escales en Israël, en Jordanie et en Arabie saoudite.

En fait, après avoir prêté serment en tant que secrétaire d’Etat, je me suis rendu dans ces pays avant même de mettre les pieds dans mon bureau à Washington. Et j’ai accueilli vos dirigeants dans mon bureau à maintes reprises, comme ce fut le cas avec le ministre des Affaires étrangères M. Shoukry en août dernier.

La création de coalitions est tout naturel pour les États-Unis, mais nous avons laissé cela pour compte au cours des dernières années. Cette administration jouit de relations fructueuses au Moyen-Orient datant de plusieurs centaines d’années, mais elle se doit de les conserver et de travailler de manière à les conserver. Nos liens remontent à bien longtemps, avec le Maroc et Oman par exemple, respectivement 1777 et 1833. Et notre amitié avec le pays où nous nous trouvons aujourd’hui, l’Égypte, est forte de plusieurs générations. En effet, cette année marque le 70e anniversaire de nos relations diplomatiques avec la Jordanie. Nous travaillons de manière à avoir un dialogue sain avec le gouvernement de l’Iraq, jeune démocratie florissante. Nous renforçons également les relations dans le but d’une prospérité partagée. Il est temps que les vieilles rivalités laissent leur place au bien commun de la région.

L’administration Trump œuvre également à la mise en place d’une Alliance stratégique du Moyen-Orient pour faire face à la menace la plus sérieuse de la région et encourager la coopération dans les domaines de l’énergie et de l’économie. Ces efforts unissent les membres du Conseil de coopération du Golfe ainsi que l’Égypte et la Jordanie. Aujourd’hui, nous demandons à chacun de ces pays de franchir les étapes suivantes et de nous aider à solidifier cette alliance.

Nous voyons également une évolution remarquable. De nouveaux liens, inimaginables jusqu’à très récemment, se tissent. Qui aurait pu croire il y a quelques années qu’un Premier ministre israélien se rendrait à Muscat ? Ou que de nouveaux liens émergeraient entre l’Arabie saoudite et l’Iraq ? Ou encore qu’un pape catholique viendrait dans cette ville pour y rencontrer des imams musulmans et le responsable de la foi copte ?

En octobre passé, l’hymne national d’Israël a retenti alors qu’un judoka israélien était couronné gagnant d’un tournoi aux Émirats arabes unis. Ce fut la première fois, la première fois, qu’une délégation israélienne fut autorisée à participer à un tournoi sous son drapeau national Ce fut également la première fois qu’un ministre israélien de la culture et des sports put participer à une manifestation sportive dans le Golfe. Elle a dit, et je cite, « c’est un rêve qui se réalise. Nous avons été en pourparlers pendant deux ans pour y arriver ». Elle avait du mal à retenir ses larmes. « Je souhaite remercier les autorités d’Abou Dhabi et nos hôtes qui nous ont reçus de manière exemplaire. » Elle n’aurait pu être plus heureuse.

Ces étapes franchies vers un rapprochement sont nécessaires à une sécurité accrue face aux menaces que nous partageons et elles présagent d’un avenir bien plus brillant pour la région.

Bien entendu, notre travail commun n’est pas terminé. Il ne s’agit presque jamais du travail des États-Unis seuls. Les États-Unis savent qu’ils ne peuvent pas, et ne doivent pas, participer à toutes les batailles ou soutenir toutes les économies. Aucun pays ne souhaite dépendre d’un autre pays. Notre but, notre but, consiste à travailler en partenariat avec nos amis et à nous opposer avec vigueur à nos ennemis, parce qu’il y va de notre intérêt national, et du votre également, que le Moyen-Orient soit fort, sûr et dynamique sur le plan économique.

Et permettez-moi d’être clair : Les États-Unis ne partiront pas en retraite tant que la lutte contre le terrorisme n’aura touché à sa fin. Nous travaillerons d’arrache-pied à vos côtés pour vaincre Daech et al-Qaïda, ainsi que les autres djihadistes qui menacent notre sécurité et la vôtre. Le président Trump a pris la décision de retirer nos soldats de Syrie. Nous le faisons toujours et le temps est venu de le faire mais cela ne constitue pas un changement de mission. Nous maintenons notre engagement en faveur d’un démantèlement complet de Daech, de la menace de Daech, et de la lutte continue contre l’islamisme radical sous toutes ses formes. Mais comme le président l’a dit, nous nous attendons à ce que nos partenaires en fassent davantage et, dans le cadre de ces efforts, nous le ferons en avançant ensemble.

En ce qui nous concerne, les frappes aériennes dans la région se poursuivront lorsque des cibles émergeront. Nous continuerons à travailler avec nos partenaires de la Coalition pour la défaite de Daech. Nous continuerons à traquer les terroristes qui recherchent des sanctuaires en Libye et au Yémen. Nous soutenons vivement les efforts de l’Égypte visant la destruction de Daech dans le Sinaï. Nous soutenons vivement les efforts déployés par Israël pour empêcher Téhéran de faire de la Syrie un autre Liban.

Et alors que les combats se poursuivront, nous continuerons à venir en aide à nos partenaires dans leurs efforts de protection des frontières, de poursuite en justice des terroristes, de contrôle des voyageurs, d’aide aux réfugiés, et bien plus encore. Mais le mot clé ici est « l’aide ». Nous demandons à tous les pays épris de paix au Moyen-Orient de s’acquitter de leurs responsabilités pour vaincre l’extrémisme islamiste où que l’on puisse le trouver.

Il est important de savoir également que nous ne relâcherons pas notre campagne visant à saper l’influence maléfique de l’Iran et ses actions contre cette région et le monde. Les pays du Moyen-Orient ne jouiront jamais de la sécurité, ne parviendront jamais à une stabilité économique, ne feront pas avancer les rêves de leurs ressortissants tant que le régime révolutionnaire iranien persistera à rester sur cette voie.

Le 11 février marquera le 40e anniversaire de l’arrivée du régime oppressif au pouvoir à Téhéran. Les sanctions des États-Unis à l’encontre de ce régime sont les plus fortes de l’histoire et continueront à être de plus en plus fortes tant que l’Iran ne commencera à se comporter comme un pays normal. Les 12 exigences que nous avons énoncées en mai sont toujours en vigueur parce que la menace posée par le régime dans la région reste la même.

En Syrie, les États-Unis auront recours à la diplomatie et travailleront avec leurs partenaires pour faire partir tous les soldats iraniens, nous travaillerons par le biais du processus mené par l’ONU pour instaurer la paix et la stabilité pour le peuple syrien, qui souffre depuis si longtemps. Les États-Unis n’apporteront aucune assistance à la reconstruction aux zones de Syrie détenues par Assad jusqu’à ce que l’Iran et ses forces intermédiaires ne se retirent et que nous voyions des progrès irréversibles allant dans le sens d’une résolution politique.

Au Liban, les États-Unis œuvreront en faveur de la réduction de la menace posée par l’arsenal de missiles du Hezbollah, qui est braqué sur Israël et peut atteindre les quatre coins du pays. Bon nombre de ces roquettes sont équipées de systèmes de guidages avancés, fournis par l’Iran, et ceci est inacceptable. L’Iran pense peut-être que le Liban lui appartient. L’Iran a tort.

En Iraq, les États-Unis aideront leurs partenaires à construire un pays libre de toute influence iranienne. En mai dernier, les Iraquiens ont rejeté le sectarisme lors d’élections nationales et nous soutiendrons cela de tout cœur. Les Iraquiens ont refusé de se tapir devant des voyous et des groupes armés soutenus par l’Iran. Les Iraquiens ont renforcé les liens qui les unissent à leurs voisins arabes, ont repris de manière pacifique la coopération entre la région kurde et Bagdad et ont renouvelé leur emphase sur la lutte contre la corruption.

Et au Yémen, nous continuerons à travailler pour une paix durable

Et je pense que cela est clair, mais il est peut-être nécessaire de le redire : les États-Unis soutiennent pleinement le droit d’Israël à se défendre contre l’aventurisme agressif du régime iranien. Nous continuerons à nous assurer qu’Israël dispose des capacités militaires qui conviennent pour le faire de manière décisive.

L’administration Trump continuera également à faire pression en faveur d’une paix réelle et durable entre Israël et les Palestiniens. Encore une fois, nous tenons nos promesses. Lors de sa campagne, le président Trump avait promis de reconnaître Jérusalem, siège du gouvernement israélien, comme capitale nationale. En mai, nous avons déplacé notre ambassade à Jérusalem. Ces décisions honorent une résolution bipartite du Congrès qui remonte à plus d’une vingtaine d’années. Le président Trump a agi sur base de cet engagement.

Les États-Unis travaillent également de manière à faire en sorte que nos relations bilatérales restent fortes. Dans les jours qui viennent, je participerai à des discussions approfondies avec les dirigeants du Bahreïn, des EAU, du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Oman et du Koweït. Nous parlerons de nos objectifs partagés, comme je l’ai fait en Jordanie et en Iraq cette semaine et avec le président M. Sisi et le ministre des Affaires étrangères M. Shoukry aujourd’hui.

Alors que nous cherchons à avoir un partenariat encore plus fort avec l’Égypte, nous encourageons le président Sisi à donner libre cours à l’énergie créative des Égyptiens, à débrider l’économie et à promouvoir un échange d’idées ouvert et libre. Les progrès réalisés à ce jour peuvent se poursuivre.

Je félicite également le président Sisi pour ses efforts de promotion de la liberté de religion qui fait office d’exemple à suivre pour tous les dirigeants et tous les peuples du Moyen-Orient. J’ai été ravi de voir nos ressortissants, condamnés par erreurs d’avoir géré des ONG à des fins incorrectes, être finalement acquittés. Et nous soutenons vivement l’initiative du président Sisi consistant à amender la loi égyptienne de manière à ce que cela ne se reproduise plus. Il reste du travail à faire de manière à maximiser le potentiel de l’Égypte et de son peuple. Je suis ravi que les États-Unis soient l’un de ses partenaires dans ces efforts.

Permettez-moi de conclure sur quelques points.

Tout d’abord, il n’est jamais facile de reconnaître la vérité. Mais lorsque nous la voyons, nous nous devons d’en parler. Les États-Unis ont été critiqués pour en avoir trop fait au Moyen-Orient, ainsi que pour ne pas en avoir suffisamment fait. Mais une chose que je n’ai jamais été est quelqu’un qui cherche à construire un empire, ou un oppresseur.

Prenez pour exemple notre histoire commune, l’histoire dont j’ai parlé aujourd’hui. Voyez nos luttes contre nos ennemis communs. Voyez la création de la coalition. Et dernièrement, regardez autour de vous ici dans cette université qui existe maintenant depuis un siècle. Ce n’est pas une coïncidence que beaucoup d’autres universités américaines, telles que celle-ci, fleurissent un peu partout au Moyen-Orient, de Beyrouth à Sulaymaniyah. Elles sont les symboles de la bonté innée des États-Unis et de ce que nous espérons pour vous, du meilleur avenir pour tous les pays du Moyen-Orient.

Je souhaite vous remercier tous de votre présence ici aujourd’hui et que le bon Dieu vous bénisse tous. Merci. (Applaudissements.)


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous