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Allocution à une conférence de presse

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Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’État Michael R. Pompeo
Nations unies, New York
Le 26 janvier 2019

 

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour. Les États-Unis sont très fiers de la tenue d’une réunion attendue depuis longtemps ici aujourd’hui au Conseil de sécurité de l’ONU. Nous sommes tout aussi fiers de notre solidarité avec les Vénézuéliens alors qu’ils manifestent et rétablissent la démocratie dans leur pays. L’expérience socialiste de l’ex-président Maduro a mené à la ruine une nation autrefois fière, comme je l’ai dit précédemment, nous sommes… Nous sommes solidaires des Vénézuéliens alors qu’ils restaurent la démocratie et remettent leur pays dans son état légitime. Le pays tout entier a faim, souffre de malnutrition massive et les réfugiés fuient. Il s’agit sans doute aucun d’une crise internationale. Et les pays tels que Cuba, la Russie et la Chine soutiennent honteusement l’ex-président. Ce ne sont pas les intérêts des Vénézuéliens qui importent le plus à ces pays.

Nous espérons que tous les pays se joindront à nous pour reconnaître le président par intérim Juan Guaido. Nous espérons également que chacun de ces pays assurera la déconnexion de ses systèmes financiers du régime de Maduro et permettra aux actifs qui appartiennent aux Vénézuéliens de revenir aux gouverneurs légitimes de cet État.

Nous espérons également que cette transition pacifique se poursuivra. Nous devons nous ériger en faveur de l’état de droit et soutenir le dirigeant que les Vénézuéliens ont affirmé par le biais de leur constitution comme président par intérim de leur pays.

Je serais maintenant ravi de répondre à quelques questions.

QUESTION : (Hors micro)

M. PALLADINO : Reuters, Michelle Nichols.

QUESTION : Bonjour. Merci.

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour.

QUESTION : Merci, M. le secrétaire. Michelle Nichols, pour Reuters. Deux ou trois questions. Avant tout, lors de la réunion, l’ambassadeur de Russie vous a posé une question très directe au sujet d’une action militaire de la part des États-Unis. Si vous souhaitez y répondre ici, n’hésitez pas à le faire.

Quelles mesures économiques les États-Unis prévoient-ils d’imposer au Venezuela ? Et pensez-vous que l’opposition vénézuélienne devrait siéger à l’ONU ? Est-ce que les États-Unis prévoient de proposer une résolution qui rendrait cela possible ?

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Michelle, permettez-moi de répondre à deux des trois questions. Tout d’abord, il s’agit de la première étape de ce qui, nous l’espérons, sera un véritable processus ici au sein de l’ONU. Nous pensons que tous les membres des Nations unies se doivent de soutenir les Vénézuéliens, nous continuerons ainsi à œuvrer pour obtenir de plus en plus de soutien. Nous avons déjà bien avancé et nous pensons effectivement qu’il y aura des résolutions idoines au moment approprié et nous les soutiendrons bien entendu. Elles n’émaneront pas uniquement de nous, elles viendront d’autres pays qui se soucient également profondément du sort des Vénézuéliens.

Les deux autres questions ont trait à ce que les Nations unies vont maintenant faire. Je ne vais pas spéculer ou poser des hypothèses. La seule chose que je sais est que nous sommes déterminés à soutenir les Vénézuéliens de manière à ce qu’ils puissent, à terme, disposer des institutions démocratiques qu’ils méritent et qu’ils puissent redevenir ce pays autrefois dynamique, riche et formidable.

QUESTION : M. le secrétaire.

M. PALLADINO : La Voix de l’Amérique. La Voix de l’Amérique, Celia Mendoza.

QUESTION : Merci. Merci, M. le secrétaire. Alors qu’êtes-vous disposés à faire pour les Vénézuéliens exactement ? Vous avez annoncé une aide humanitaire de 20 millions de dollars. En outre, aujourd’hui vous avez dit lors de votre allocution qu’il était « temps pour chaque pays de choisir son côté ». Les États-Unis envisageront-ils l’imposition de sanctions secondaires à l’encontre de pays qui reconnaissent le régime de Maduro, comme ce fut le cas en Iran ?

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Alors, les États-Unis ont déjà beaucoup fait pour les Vénézuéliens. Nous continuerons ainsi. Vous avez parlé des fonds initiaux, 20 millions de dollars, pour assurer l’approvisionnement en vivres et en médicaments, ainsi que la restauration d’un certain niveau d’ordre. Il y aura beaucoup à faire. Nous lançons un appel à d’autres pays. Nous nous joindrons à eux pour créer des projets d’assistance humanitaire et au développement qui profitent réellement aux Vénézuéliens. Tout cela fait partie de ce qui se passera lorsque nous arriverons aux changements démocratiques vers lesquels nous œuvrons.

Vous avez posé une deuxième question ?

QUESTION : En ce qui concerne de possibles sanctions secondaires pour les pays…

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui, encore une fois, je ne vais pas spéculer quant aux processus que les États-Unis pourraient entreprendre mais sachez que nous pensons que l’Assemblée nationale est l’instance gouvernante légitime. Elle a choisi le président par intérim Juan Guaido pour représenter le peuple et nous pensons ainsi que les ressources qui appartiennent aux Vénézuéliens reviennent aux dirigeants qui ont été dument élus conformément à la Constitution.

Quelqu’un d’autre ?

QUESTION : Des sanctions à l’encontre de toute personne qui ferait des affaires avec eux ?

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Je ne vais pas spéculer sur ce qui nous allons faire par la suite.

M. PALLADINO : (Inaudible) dernière question. Associated Press, Edith Lederer, s’il vous plaît. Edith ?

Désolé.

QUESTION : (Hors micro)

M. PALLADINO : (Inaudible) CBS, juste là. (Inaudible.)

QUESTION : D’accord, merci. Merci. M. le secrétaire, M. le secrétaire, Pamela Falk pour CBS. Dans quelle mesure êtes-vous préoccupé par les contacts entre les armées du Venezuela et de Russie et par la livraison d’équipement au Venezuela le mois dernier, en outre, avez-vous été en contact avec l’armée du Venezuela ? Merci.

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Alors, ce matin j’ai parlé de la sécurité cubaine et de l’influence russe, de l’ingérence russe. Nous souhaitons que les Vénézuéliens aient leur mot à dire. Et les Russes ont choisi de soutenir le régime de Maduro, j’espère qu’ils changeront d’avis, j’espère qu’ils arriveront à voir que les dirigeants légitimes de ce pays sont ceux que les Vénézuéliens ont choisis. Ainsi, nous allons avoir des conversations avec chacun des pays, y compris la Russie. Nous allons parler avec les Chinois, nous allons parler à tout le monde. Nous pensons que le monde entier doit soutenir ce que les Vénézuéliens exigent pour leur pays.

Merci. Merci à tous.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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