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Michael R. Pompeo – Allocution à la réunion des ministres de la Coalition mondiale contre Daech

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Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’État Michael R. Pompeo
Le 6 février 2019

LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour tout le monde. C’est un groupe fantastique qui se trouve réuni ici, et je vous remercie tous d’être venus ici à Washington pour cette réunion importante. Au cours de l’année qui vient de s’écouler, cinq partenaires ont maintenant rejoint la coalition, qui compte désormais 79 nations. Je souhaite la bienvenue à nos nouveaux membres et frères d’armes : le Kenya et Fidji.

Nous saluons également aujourd’hui le nouvel envoyé spécial auprès de la Coalition mondiale contre Daech, Monsieur l’ambassadeur Jim Jeffrey. Jim, bienvenue. Jim est également notre représentant spécial pour la Syrie et nous avons de la chance de l’avoir dans l’équipe.

Enfin, je souhaite également la bienvenue au secrétaire à la Défense par intérim, Pat Shanahan. Pat, ravi de vous voir. Bienvenue.

Vous savez tous pourquoi nous sommes ici. Daech reste une menace, et c’est à notre génération qu’il appartient d’y mettre un coup d’arrêt. Le président Trump a qualifié Daech, je le cite, de « meurtriers assoiffés de sang », parce que c’est bien le cas. Des flagellations publiques, des crucifixions et l’esclavage. La lapidation des femmes et le mariage forcé de filles de 13 ans. Nous avons entendu tant de récits. Nous sommes presque devenus insensibles à leur caractère monstrueux.

La bonne nouvelle pour nous tous, c’est que grâce à vous tous, nous avons réalisé des progrès réels et significatifs. Nos efforts ont permis de libérer un territoire de plus de 110 000 kilomètres carrés, de libérer plus de 7 millions d’hommes et de femmes de la tyrannie, et le retour chez elles de plus de 4 millions de personnes déplacées en Iraq. Voilà les chiffres. Voilà le bon travail que nous avons accompli.

Derrière les chiffres, derrière les données, se trouvent des histoires réelles comme celle d’une fille yézidie du nom de Yasmeen. Avec ses parents et ses huit frères et sœurs, elle a fui son village à l’arrivée de Daech. Son père a été tué. Son corps n’a jamais été retrouvé. Mais maintenant, cinq ans plus tard, Yasmeen est en sécurité. Elle est de retour à l’école. Elle peut dormir la nuit. Elle peut rêver. C’est pour les gens comme Yasmeen que nous sommes ici aujourd’hui. Nous ne devons jamais l’oublier.

Nous savons tous – et c’est pour cela que nous sommes ici aujourd’hui – nous savons tous qu’il reste encore du travail à faire. L’attentat suicide à la bombe commis récemment à Manbij montre que Daech reste dangereux sur un territoire qu’il ne contrôle pas.

J’aimerais parler des quatre principaux objectifs que nous devons tous nous fixer aujourd’hui. Ils sont décrits dans une déclaration commune que nous avons publiée, mais je tiens à les passer en revue avec vous.

Tout d’abord, nous devons réaffirmer notre engagement à vaincre Daech une fois pour toutes. Pour que notre victoire soit définitive et durable, Daech ne doit plus constituer une menace pour nos territoires nationaux respectifs, ni disposer d’un réseau mondial. Il ne doit plus y avoir de sanctuaire à partir desquels il peut opérer. Et il ne doit pas être en mesure de diffuser son message et d’endoctriner de nouvelles générations avec son idéologie écœurante.

Pour nous en assurer, nous devons attaquer les réseaux et dispositifs opérationnels résiduels de Daech. Nous entrons dans une ère de « djihad décentralisé », de sorte que nous devons également adopter une approche plus adaptable. La nature de la lutte est en train de changer. Nous devons tous renforcer nos capacités d’échange d’informations et de renseignements.

Dans cette ère nouvelle, le maintien de l’ordre local et le partage d’informations prendront une importance cruciale, et notre combat ne sera pas nécessairement toujours dirigé par des militaires. C’est pourquoi l’annonce par le président Trump du retrait des troupes américaines de Syrie ne signifie pas la fin du combat de l’Amérique. Nous continuerons à mener cette lutte à vos côtés. La réduction des effectifs est essentiellement un choix tactique – il ne s’agit pas d’un changement de la mission. Cela ne modifie pas la structure, la conception et l’autorité sur lesquelles repose la campagne.

Il s’agit simplement d’une nouvelle étape dans une lutte de longue date. Le retrait sera bien coordonné et nos priorités politiques en Syrie sont restées inchangées.

Non seulement cette coalition est-elle résolument déterminée à vaincre Daech, mais nous nous engageons en œuvrer en faveur d’une solution politique conforme à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et du retrait de toutes les forces dirigées par l’Iran à partir de la Syrie.

Notre détermination dans notre mission est inébranlable, mais nous avons besoin de votre aide pour la mener à bien, comme cela a été le cas ces derniers mois et ces dernières années. Nous demandons donc à nos partenaires de la coalition d’examiner sérieusement et rapidement les demandes nécessaires à la poursuite de nos efforts. Et ces demandes vous seront probablement communiquées très bientôt.

Notre deuxième objectif doit être de réaffirmer notre soutien au gouvernement iraquien dans sa lutte contre le terrorisme.

Je tiens à souhaiter personnellement la bienvenue au ministre des Affaires étrangères iraquien, Mohammed al-Hakim, à l’occasion de notre réunion ministérielle. Je vous demande de bien vouloir l’applaudir. (Applaudissements.)

Aujourd’hui, cette coalition réaffirme et renouvelle son engagement envers l’Iraq et les forces de sécurité iraquiennes, qui ont réalisé des progrès considérables qui leur ont permis d’accroître leur capacité à mener des opérations contre Daech. Il s’agit vraiment d’une évolution très positive.

Ce qui est moins positif en Iraq, c’est que l’actualité récente montre que Daech y conserve une présence réelle et tente actuellement d’organiser une insurrection clandestine. Notre coalition doit continuer à épauler le gouvernement iraquien dans ses efforts pour sécuriser les zones libérées de ce pays. Monsieur le ministre des Affaires étrangères, nous sommes avec vous.

Notre troisième objectif est d’identifier la voie à suivre pour 2019 et au-delà.

Dans la mesure où la structure organisationnelle de Daech reste en évolution, il est essentiel de trouver de nouveaux moyens – de nouveaux moyens efficaces – de s’y attaquer. Cela passe par la mise en œuvre de plans d’action élaborés par les quatre groupes de travail de notre coalition, la facilitation de l’aide humanitaire, du déminage et des efforts de stabilisation à l’intérieur de la Syrie. Et pour aider les communautés à déblayer les gravats et à rétablir les services essentiels en Iraq, nous devons mobiliser des fonds pour la stabilisation dans ce pays, qui doit faire face à un déficit d’environ 350 millions de dollars.

Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il s’agit d’une priorité humanitaire et de sécurité nationale cruciale. Le moment est donc venu pour nous tous, et pas seulement pour les États-Unis, de ne pas nous contenter de belles paroles. Tout le monde doit y contribuer.

Les membres de cette coalition doivent être prêts à reprendre les combattants terroristes étrangers, à les poursuivre en justice et à les punir.

Pour perturber les flux d’armes et de matériel sensible, nous devrons continuer à renforcer la sécurité stratégique aux frontières, à partager les renseignements et à cibler les réseaux financiers terroristes, où qu’ils se trouvent. Et pour contrer la propagation d’une idéologie islamiste radicale, nous devons poursuivre notre travail en partenariat avec des organisations telles que le Middle East Broadcasting Center et le Sawab Center.

Notre quatrième et dernier objectif est de promouvoir la justice pour les victimes et de veiller à ce que Daech réponde des atrocités qu’il a commises. Deux personnes qui travaillent d’arrache-pied pour cela nous parleront lors du déjeuner d’aujourd’hui.

Il s’agit de Nadia Murad, lauréate du prix Nobel de la paix 2018, et du conseiller spécial des États-Unis Karim Khan. Ils nous présenteront tous deux des leçons importantes, des histoires importantes, des faits importants auxquels nous devons tous réfléchir.

Voilà donc nos quatre objectifs. Je ne doute pas qu’ensemble, nous parviendrons à accomplir chacun d’eux.

Il y a seulement quelques semaines, au Caire, j’ai réaffirmé l’engagement des États-Unis à éradiquer Daech et d’autres groupes terroristes. C’est encore une fois mon message aujourd’hui à Washington : l’Amérique continuera à montrer l’exemple en ne faisant preuve d’aucune indulgence vis-à-vis de ceux qui voudraient nous détruire.

Nous sollicitons l’appui de chacun de vos pays. Et grâce à nos efforts et avec l’aide de Dieu, le jour viendra où la défaite définitive de Daech sera une réalité. Je vous remercie. Merci d’être avec nous aujourd’hui.

Je voudrais maintenant inviter le ministre des Affaires étrangères iraquien, Mohammed al-Hakim, à nous dire quelques mots. (Applaudissements.)


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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