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Allocution lors d’une réunion en formule Arria du Conseil de sécurité de l’ONU sur les enfants et les conflits armés

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Ambassadeur Jonathan Cohen
Représentant permanent par intérim
Mission des États-Unis auprès des Nations unies
Le 12 février 2019

 
 

Merci beaucoup, Mark, et les États-Unis tiennent à remercier les représentants de la Belgique, de la République centrafricaine, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée équatoriale et de la France d’avoir organisé cette conversation opportune à l’occasion de la Journée internationale contre l’utilisation des enfants soldats. Merci également à Virginia Gamba et aux autres intervenants pour la réunion d’aujourd’hui. Nous tenons tout particulièrement à féliciter la Belgique en tant que nouvelle prési-dente du groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants et les conflits armés.

Les États-Unis demeurent pleinement attachés au travail essentiel réalisé par l’ONU pour lutter contre les violations et les exactions dont sont victimes les enfants à la suite d’un conflit. Ces pro-blèmes restent fréquents dans les conflits en Afrique, et en particulier en République centrafri-caine. Comme de nombreux rapports l’ont démontré, les enfants en République centrafricaine ont enduré les pires conséquences de la guerre : esclavage sexuel, recrutement forcé en tant qu’enfants soldats, privation d’éducation et d’opportunités, alors que la sécurité se fragilise et que les écoles sont occupées par des groupes armés. En dépit de cet environnement difficile, nos intervenants ont partagé des exemples importants qui illustrent les progrès réalisés par les acteurs de la protec-tion de l’enfance pour défendre les intérêts des enfants pris dans les conflits armés en République centrafricaine.

Notre travail commun sur ce fléau est loin d’être achevé et nous demeurons profondément préoccupés par l’absence de progrès sur le terrain où les parties au conflit, telles que les forces de sécurité birmanes et les gouvernements du Soudan du Sud et de la Syrie, continuent de com-mettre des violations et des exactions contre les enfants. Nous devons trouver des moyens de donner de bons exemples, comme ceux que nous avons entendus aujourd’hui, et de réfléchir à la façon dont nous pouvons soutenir ces progrès non seulement en République centrafricaine, mais aussi en réalisant des avancées similaires dans d’autres contextes à l’ordre du jour du Conseil de sécurité. Le coût de l’inaction est tout simplement trop élevé. Et je soutiens fermement les sugges-tions de Stephen d’élargir cette discussion en général et, en particulier, de chercher plus d’occa-sions de le faire dans les débats du Conseil de sécurité de l’ONU et dans les discussions sur le régime des sanctions.

Nous sommes fiers du travail accompli par nos partenaires pour mieux protéger les enfants affec-tés par les conflits armés en République centrafricaine et ailleurs. Les États-Unis soutiennent l’UNICEF dans son mandat de protection et d’assistance aux enfants en République centrafri-caine et à travers le monde, notamment en spécialisant l’aide aux survivants de la violence et en garantissant l’accès des enfants à toute une gamme d’aides vitales, y compris la nutrition, la santé, l’eau et l’hygiène. Les équipes de l’UNICEF sur le terrain méritent également des éloges pour leur travail héroïque en contribuant aux négociations pour permettre aux enfants d’accéder à ces aides et pour impliquer les groupes armés afin de prévenir et réagir aux violations commises contre les enfants. Nous soutenons et saluons également le travail essentiel et souvent dangereux du CICR en matière de protection de l’enfance dans le monde entier, en particulier la surveillance des conditions de détention des enfants.

Je vous remercie.


Voir le contenu d'origine: https://usun.state.gov/remarks/8924
Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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