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Déclaration conjointe sur l’escalade du conflit dans le Soudan du Sud

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Département d’État des États-Unis
Bureau de la porte-parole
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Le 20 février 2019

 
 

Le texte de la déclaration suivante a été publié conjointement par les gouvernements des États-Unis, de la Norvège et du Royaume-Uni.

Les membres de la troïka (la Norvège, le Royaume-Uni et les États-Unis) sont alarmés par l’escalade du conflit autour de Yei, qui constitue une violation flagrante de l’accord de cessation des hostilités de décembre 2017 et de l’accord de paix revitalisé de septembre 2018. Ces actions militaires, et les accusations mutuelles, doivent cesser.

Nous sommes particulièrement préoccupés par les graves conséquences humanitaires des combats entre toutes les parties dans la région de Yei pour la population locale. Des milliers de sud-soudanais ont été déplacés et ont traversé la frontière vers la république démocratique du Congo ces derniers jours, afin d’échapper aux combats et à la violence contre les civils, selon des informations confirmées par le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés.

Cette recrudescence de la violence risque de fragiliser l’accord de paix et d’éroder la confiance de la troïka et des autres partenaires internationaux vis-à-vis du sérieux et de l’engagement des parties en faveur de la paix, à un tournant de la période de pré-transition de l’accord de paix revitalisé.

Nous craignons un recul irréversible des progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’accord de paix dans l’éventualité d’une aggravation de la situation. Par ailleurs, si la violence contre les civils se poursuit sans contrôle, elle pourrait alimenter de nouveaux cycles de violence et d’atrocités.

Toutes les parties – le gouvernement du Soudan du Sud, le SPLM-IO et le Front de salut national – doivent immédiatement mettre fin à la violence, conformément aux engagements pris dans le cadre de l’accord de cessation des hostilités. Elles doivent notamment garantir la sécurité des civils et leur liberté de mouvement, ainsi que des voies d’évacuation leur permettant de quitter les zones de conflit sans danger. Les parties doivent autoriser un accès sans restriction à Yei et aux zones environnantes par la mission des Nations unies au Soudan du Sud, le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu et des accords de sécurité transitoires, ainsi que tous les acteurs humanitaires, pour leur permettre de s’acquitter efficacement de leurs missions.

Un leadership régional sera essentiel pour garantir des progrès sur cette question. Nous exhortons la région à respecter l’embargo sur les armes imposé par l’ONU et à demander des comptes aux responsables de violations des accords de paix et de cessation des hostilités, conformément à la déclaration de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) du 31 janvier, appelant toutes les parties à « cesser immédiatement les hostilités et les préparatifs militaires ». La Commission mixte de suivi et d’évaluation reconstituée (R-JMEC) joue un rôle central dans la responsabilisation des parties s’agissant du respect de leurs engagements. Nous demandons instamment à l’IGAD de nommer d’urgence un président crédible et doté de pouvoirs.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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