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Interview du secrétaire d’État Michael R. Pompeo avec Christina Londono de Telemundo

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Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’État Mike Pompeo
Pour diffusion immédiate
Le 22 février

 
 

QUESTION : Monsieur le secrétaire, merci d’être parmi nous. Tous les yeux sont aujourd’hui rivés sur les frontières du Venezuela. Le régime de Maduro ne laissera pas entrer l’aide, c’est ce qu’il dit. Quand la patience des États-Unis s’épuisera-t-elle et à quoi cela ressemblerait-il ? (En espagnol.) Une intervention militaire ?

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Christina, merci de m’avoir invité. C’est un grand jour, demain, le 23 février. Les États-Unis et certains autres pays ont fourni une énorme quantité d’aide humanitaire destinée à faire face à une crise incroyable pour le peuple vénézuélien. Quand vous voyez la famine, quand vous voyez l’inflation, quand vous voyez l’absence de soins médicaux, cela vous brise le cœur. Le peuple américain y a répondu avec une énorme quantité d’aide qui est maintenant positionnée autour du Venezuela. Et demain, avec, à l’invitation du président Guaido, nous ferons en sorte que cette aide soit acheminée vers les personnes qui en ont désespérément besoin.
Vous avez dit que le régime de Maduro a fait savoir qu’il ne le permettrait pas. Nous avons également entendu ces déclarations. J’espère vraiment que le régime de Maduro écoute, qu’il va permettre au peuple vénézuélien de recevoir de la nourriture – je veux dire, c’est tout simplement fou de parler d’un gouvernement, d’un leader qui refuserait de la nourriture et des soins médicaux à son propre peuple, et j’espère qu’il changera d’avis. J’espère qu’il permettra que cette aide soit acheminée. C’est un besoin désespéré, auquel le monde commence maintenant à répondre. Et je pense que c’est le peuple vénézuélien qui décidera en fin de compte de ce qui se passera si le régime ne le permet pas.

QUESTION : S’il s’en prend à son peuple, êtes-vous prêt à intervenir ? Les États-Unis sont-ils prêts à défendre le peuple vénézuélien contre son propre gouvernement si quelque chose devait se produire ? (En espagnol.)

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Nous avons parlé du fait que toutes les options sont sur la table, mais nous espérons beaucoup que le peuple vénézuélien et l’armée vénézuélienne comprendront que l’époque de Maduro est révolue, que le régime qui est à l’origine de cette situation ne devrait pas être autorisé à continuer à infliger ce genre de douleur et de désespoir au peuple vénézuélien, un désespoir tel que 10 % de la population vénézuélienne a choisi de quitter le pays. C’est un pays riche avec une longue et merveilleuse histoire, et avec le bon leadership, cela peut de nouveau être le cas. J’espère donc vivement que le peuple vénézuélien parviendra à une résolution de cette situation sans violence, avec une solution politique qui donnera au peuple vénézuélien ce qu’il mérite tant : une nation libre et démocratique qui peut être sur la voie du redressement économique avec toute la liberté que mérite le peuple du Venezuela.

QUESTION : Mais vous n’êtes pas prêt à leur donner un ultimatum ou des échéances – cela se produit et nous allons prendre d’autres mesures ?

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : L’administration Trump a été très claire sur un fait, c’est que nous ne montrons pas nos cartes. Nous ne disons pas aux autres ce que nous pouvons faire. Mais je pense que le régime de Maduro comprend parfaitement que les États-Unis sont déterminés à soutenir le président Guaido et la volonté populaire du peuple vénézuélien, et nous allons y travailler d’arrache-pied, pas seulement aujourd’hui et demain, lorsque cette aide commencera à franchir les frontières, mais dans les jours, les semaines et les mois qui suivront. C’est un objectif que nous avons fixé pour aider le peuple vénézuélien à réussir et nous sommes déterminés à atteindre ce résultat.
QUESTION : Si vous prenez des mesures contre ces régimes qui ne sont pas démocratiques, de nombreux Nicaraguayens et Cubains disent : « Allez-vous nous aider ensuite ? » (En espagnol.)

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Oui, l’administration du président Trump l’a fait et continuera de le faire non seulement au Venezuela, mais aussi au Nicaragua et à Cuba. Et vous le voyez. Vous le voyez dans les politiques. Elles sont très différentes de celles de l’administration précédente. Elles prennent acte du fait que ces gouvernements traitent durement leur peuple, qu’ils présentent des risques réels, des risques pour la sécurité des personnes, des risques d’atteinte à la vie privée, qu’ils leur refusent des libertés fondamentales. Et ce genre de choses ne devrait pas exister sur le continent américain, et les États-Unis, sous le président Trump, travaillent avec diligence non seulement au Venezuela, mais également dans chacun de ces deux pays pour le bien de ces peuples. Ce sont les peuples qui doivent prendre l’initiative. Je suis convaincu qu’ils sont aussi déterminés à le faire. Le peuple américain les soutiendra.

QUESTION : Vous espérez donc un effet boule de neige ?

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : J’espère que chacun de ces pays, que les citoyens de ces pays, comprennent que le joug de l’autoritarisme qui leur est imposé n’est pas une fatalité, que la corruption de ces régimes n’est pas nécessaire, que les mauvais comportements et les conditions de vie difficiles que vivent ces peuples aujourd’hui ne sont pas inévitables, ils peuvent avoir une vie différente et ils vont contribuer par leurs efforts, leur bonne volonté et leur humanité à l’amélioration de la situation politique au Venezuela, au Nicaragua et à Cuba également.
QUESTION : Dernière question : le Mexique. Je ne pouvais pas l’omettre. Ils ne paient pas pour le mur. Il y a encore des caravanes d’immigrants qui arrivent. Nous n’avons pas encore vu le nouveau président, Andres Manuel Lopez Obrador, ici aux États-Unis. Les relations sont-elles – la relation est-elle tendue ? Y a-t-il des problèmes avec le Mexique ? (En espagnol.)

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Je pense que la relation entre les deux dirigeants est excellente. Je sais qu’ils ont eu plusieurs appels téléphoniques. Je parle très souvent avec le ministre des Affaires étrangères, M. Ebrard, et nous entretenons d’excellentes relations. Il y a clairement des désaccords sur les politiques. Nous souhaitons franchement qu’ils fassent plus pour nous aider au Venezuela. Nous pensons que c’est également dans l’intérêt du Mexique. Et puis vous avez souligné d’autres domaines. Le président Trump a indiqué sans aucune ambiguïté qu’il considérait la frontière comme une menace à la sécurité nationale et que la crise humanitaire qui en découle est réelle. Nous travaillons avec le gouvernement mexicain. J’ai rencontré le ministre des Affaires étrangères Ebrard à plusieurs reprises pour m’assurer que nous comprenions la politique de chacun et les modalités d’actions correspondantes le long de la frontière. Mais il y a tellement de choses sur lesquelles les États-Unis et le Mexique travaillent ensemble. Nous avons un accord commercial qui a été élaboré et qui entrera je l’espère en vigueur d’ici la fin de l’année. Il y a beaucoup de bonnes choses qui ont lieu entre les États-Unis et le Mexique. Il s’agit d’un voisin, d’un allié et d’un pays avec lequel j’ai consacré beaucoup de temps et d’énergie à nouer de bonnes relations, et je suis confiant que cela restera le cas.

QUESTION : Faites-vous pression pour une coopération accrue de la part du Mexique ? (En espagnol.)

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Je souhaite toujours une coopération accrue de la part tous ceux avec qui je travaille. Oui, et je suis sûr qu’il y a des choses qu’ils aimeraient que nous fassions, et nous travaillons pour faire en sorte d’obtenir ces résultats pour le peuple américain également.
Merci.

QUESTION : M. le secrétaire, cela a été un grand plaisir. Merci beaucoup.

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Tout le plaisir est pour moi.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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