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Le sous-secrétaire d’État John J. Sullivan, l’administrateur de l’USAID Mark Green et des experts parlent de la demande de budget du président pour l’exercice fiscal 2020 pour le département d’État et l’USAID.

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Département d’État des États-Unis
Le 11 mars 2019

 

PALLADINO : Merci. Merci à tous d’être venus aujourd’hui et de vous joindre à nous pour le lancement de la demande de budget du président pour l’exercice fiscal 2020 pour le département d’État et l’Agence des États-Unis pour le développement international. Je suis ravi de céder la parole au sous-secrétaire d’État, John J. Sullivan, puis à l’administrateur de l’USAID, Mark Green, pour des allocutions liminaires. À l’issue de leurs allocutions, nous inviterons quelques experts pour qu’ils répondent de manière approfondie aux questions détaillées que vous pourriez avoir.

Merci. M. le sous-Secrétaire Sullivan.

LE SOUS-SECRÉTAIRE SULLIVAN : Merci, Robert, de cette introduction et je souhaite remercier mon ami et collègue, l’administrateur de l’USAID, l’ambassadeur Mark Green, de se joindre à nous aujourd’hui pour présenter la demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 pour le département d’État et l’USAID.

Avant de commencer, je souhaite présenter, au nom du département d’État, nos condoléances les plus sincères aux familles et aux proches des personnes décédées dans l’horrible accident d’avion du vol 302 d’Ethiopian Airlines. Un certain nombre de ressortissants américains se trouvaient à bord, il s’agissait de personnes qui travaillaient pour les Nations unies, des organisations affiliées aux Nations unies, des amis, des collègues, des partenaires. C’est un moment triste et tragique et nos collègues à Addis, à Nairobi et à Washington travaillent d’arrache-pied pour fournir toute l’assistance consulaire possible aux familles des victimes en ces temps difficiles.

Pour en venir au sujet du jour, la demande de budget du président pour l’exercice fiscal 2020 s’élève à 40 milliards de dollars pour le département d’État et l’USAID. Avec ce niveau de financement, nous protégerons nos ressortissants ici et à l’étranger, feront la promotion de la prospérité et des valeurs américaines et soutiendrons nos alliés et partenaires à l’étranger.

Le département d’État et l’USAID se trouvent sur la ligne de front de la plupart des questions les plus pressantes en matière de politique étrangère et de sécurité nationale auxquelles notre pays fait aujourd’hui face. Le personnel de nos deux administrations travaille dur chaque jour pour protéger la liberté américaine, tenir la Chine et la Russie responsables dans le cadre d’un système basé sur des règles, soutenir les Vénézuéliens alors qu’ils œuvrent en faveur d’une restauration pacifique de la démocratie dans leur pays, éviter que les poussées de maladies infectieuses n’atteignent nos frontières, aider les pays à devenir des partenaires économiques et sécuritaires autosuffisants, et bien plus encore.

Avec toutes ces responsabilités, nous avons besoin que tous nos collègues, notre équipe tout entière, soient en sûreté, préparés et disposés à relever tout nouveau défi à tout moment. Le maintien de la sûreté et de la sécurité de nos citoyens exige une vigilance constante et des ressources adéquates.

Notre demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 donne la priorité à la sûreté de notre personnel diplomatique et d’aide extérieure à l’étranger. Elle protège le personnel des ambassades contre les menaces émergentes et investit dans des installations sûres, sécurisées et fonctionnelles. Elle permettra au département d’État et à l’USAID de recruter, soutenir et former notre personnel diplomatique et de développement dans le monde. Nos administrations publiques sont en train de développer de nouvelles capacités pour le 21e siècle.

Ensemble, avec tant d’objectifs critiques à atteindre au nom du peuple américain, le département d’État et l’USAID ont besoin de ressources pour les programmes diplomatiques tout comme d’aide extérieure. La demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 tient compte de ces ressources et donne à la politique étrangère des États-Unis une assise solide pour entrer dans l’avenir. Notre demande est orientée par le principe selon lequel les deniers des contribuables doivent être utilisés à bon escient. Nous voulons maximiser les investissements réalisés par les Américains et obtenir des résultats exceptionnels en leur nom.

Le président Trump l’a dit clairement, l’aide extérieure des États-Unis doit servir les intérêts nationaux des États-Unis et soutenir les pays qui nous aident à atteindre les objectifs de notre politique étrangère. Ce budget maintient un soutien critique pour les alliés clés des États-Unis, y compris Israël, la Jordanie, l’Égypte et la Colombie. Par le biais de financements et de programmes stratégiques, grâce à ce budget, les États-Unis sont bien placés pour gagner. De ce fait, il est nécessaire d’assurer que notre pays soit pleinement impliqué dans les régions du monde dont dépendent notre sécurité nationale et notre prospérité à venir.

Depuis quelques années, nous voyons que la Chine fait montre son pouvoir de manière volontariste pour exercer son influence dans la région indopacifique et au-delà. Sous la houlette du président Trump, les États-Unis ont agi de manière décisive pour réagir face aux actions agressives de la Chine. Nous reconnaissons que la sécurité, la prospérité et le leadership à venir des États-Unis dépendent du maintien d’une région indopacifique libre, ouverte et sûre. Pour faire avancer la stratégie indopacifique, la demande de budget double presque les ressources en aide extérieure et en travail diplomatique pour la région.

Notre demande de budget est également orientée par la réalisation que les menaces imposées par la Russie ont évolué au-delà de menaces externes ou militaires et qu’elles incluent désormais des opérations d’influence au cœur-même des États-Unis et du monde occidental. Ce budget accorde la priorité à la lutte contre l’influence maligne russe en Europe, en Eurasie et en Asie centrale.

En ce moment-même, les Vénézuéliens continuent à lutter pour leur liberté face à un leader tyrannique et corrompu qui refuse de quitter le pouvoir. La demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 inclut un financement de soutien à la démocratie au Venezuela et offre une certaine souplesse permettant de mettre davantage de fonds à disposition pour soutenir la transition démocratique, y compris jusqu’à 500 millions de dollars en autorité de transfert.

Depuis ces douze derniers mois, les États-Unis sont à la tête des efforts mondiaux visant à aider les minorités ethniques et religieuses persécutées au Moyen-Orient et ailleurs. Lors d’une visite en Iraq à l’automne dernier, j’ai pour la première fois vu de mes propres yeux l’impact positif de ce type d’assistance et de ce qu’elle a réalisé dans ces communautés dévastées. En travaillant avec des acteurs locaux et les leaders des communautés, nos programmes d’assistance neutralisent les restes d’explosifs de guerre pour contribuer à la sûreté des familles, restaurer l’accès aux services tels que la santé et l’éducation, améliorer les débouchés économiques et bien plus encore. Mais il reste encore beaucoup plus à faire.

Le budget pour l’exercice fiscal 2020 soutient un accroissement de nos efforts d’autonomisation des minorités ethniques et religieuses, y compris en demandant des fonds pour de nouvelles possibilités pour les différentes communautés dans le besoin et en maintenant le leadership américain pour promouvoir la liberté de religion dans le monde.

En outre, notre demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 inclut un Fonds de progrès diplomatique de manière à ce que nous puissions intervenir de manière efficace face à de nouveaux débouchés émanant de progrès diplomatiques et relatifs à la paix, ainsi qu’aux besoins émergents en matière de lutte contre l’Iran.

Les défis diplomatiques auxquels nous faisons face sont particulièrement difficiles du fait des avancées rapides et continues des médias et de la technologie. Nos ressources humaines et structures organisationnelles doivent suivre le rythme de ces changements. Le budget de l’exercice fiscal 2020 finance pleinement les niveaux actuels des effectifs du département d’État et de l’USAID, ce qui nous permettra de relever les défis politiques émergents.

La priorité que nous accordons à la sûreté et à la sécurité va au-delà des installations physiques pour couvrir nos réseaux et données. La demande de budget cherchera à renforcer les systèmes de TIC du département d’État et de l’USAID avec une priorité pour l’amélioration de la cybersécurité.

Et, en parlant de menaces pour notre patrie, peu d’efforts sont aussi importants aux yeux de l’administration et pour la sûreté et la sécurité des Américains que la sécurisation de nos frontières. La demande de budget du département d’État et de l’USAID soutiendra la sécurité des frontières des États-Unis en renforçant le système de vérification avant l’octroi de visas, le ciblage des itinéraires illicites utilisés par les organisations de criminalité transnationale pour le trafic de stupéfiants, de devises, d’armes et même la traite des personnes sur le continent américain, ainsi que l’amélioration de la gouvernance et le renforcement des économies locales pour décourager l’immigration clandestine.

Notre demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 protège également contre les menaces des maladies infectieuses en renforçant la capacité de notre pays à prévenir, détecter et intervenir face à toute poussée à venir et éviter les épidémies. Ces efforts passent par le maintien des États-Unis à leur place de leader mondial dans l’assistance sanitaire. Avec ce budget, les États-Unis resteront le premier bailleur de fonds des efforts de lutte contre le VIH/sida dans le monde.

Plusieurs autres ajouts importants de la demande de budget pour l’exercice fiscal 2020 accroîtront l’implication du secteur privé dans le développement mondial, optimiseront notre assistance humanitaire et aideront nos pays partenaires à avancer sur la voie de l’autosuffisance. Mon collègue, l’administrateur de l’USAID, l’ambassadeur Mark Green, va vous présenter les éléments essentiels de la demande de budget 2020 dans un instant.

Dans tous ces efforts, et au-delà, notre budget fait la promotion des intérêts américains tout en poursuivant la tradition de longue date de notre pays en tant que phare de la liberté dans le monde. La demande de budget du président pour l’exercice fiscal 2020 offre à nos deux administrations publiques, et à notre pays, les éléments nécessaires pour réussir et je suis ravi d’avoir la possibilité de vous la présenter cet après-midi.

Encore une fois, merci de vous être joints à nous et sur ce je cède la parole à l’ambassadeur Mark Green.

GREEN : Merci, Monsieur le Sous-Secrétaire Sullivan. John a, à mon sens, bien expliqué un certain nombre des priorités partagées de l’USAID et du département d’État, je serai donc bref. Mais je souhaiterais commencer par me joindre à lui en exprimant notre tristesse quant à la perte de nombreuses vies dans l’accident d’avion d’Ethiopian Airlines d’hier. Comme cela a été dit, il y aurait huit ressortissants américains parmi les victimes, ainsi qu’un certain nombre de membres d’organisations partenaires de l’USAID. Comme vous êtes nombreux à le savoir, j’éprouve une gratitude et une admiration profonde pour les nombreux héros de l’humanitaire et cet itinéraire-là, ce vol-là, est emprunté de manière régulière par les organisations humanitaires et de développement de la région. Ces gens travaillent chaque jour pour sauver des vies et faire en sorte que le monde soit un endroit un tant soit peu meilleur malgré les risques. Nous compatissons avec ceux qui ont perdu des proches et nos pensées et prières les accompagnent en ces moments difficiles.

Sur ce, passons au sujet plus prosaïque qu’est le budget.

Bien que conservateur sur le plan budgétaire, je pense que cette demande soutiendra notre objectif visant à faire avancer les pays sur la voie de l’autosuffisance. Elle a pour but d’aider les pays partenaires à renforcer leurs capacités de manière à ce qu’ils puissent, à terme, relever leurs propres défis de développement.

En soutenant nos outils visant la réduction de la portée des conflits, de la propagation… ou la prévention de la propagation des maladies pandémiques et la lutte contre les causes de la violence, de l’instabilité et d’autres menaces sécuritaires, ce budget renforcera la sécurité nationale des États-Unis.

Il renforcera également le leadership des États-Unis en soutenant nos investissements qui élargissent les marchés pour les biens américains, mettant ainsi sur pied d’égalité les entreprises américaines, tout en soutenant des sociétés plus stables, résilientes et démocratiques.

Comme bon nombre d’entre vous l’ont remarqué depuis quelques mois, de nombreuses parties du monde semblent connaître une croissance exponentielle de financement prédateur déguisé en assistance étrangère.

Ce budget soutient les efforts de l’USAID consistant à communiquer de manière forte les différences frappantes entre les outils de financement autoritaire et l’approche que nos pays alliés bailleurs de fonds et nous adoptons. Notre approche constitue une véritable aide. Elle aide les pays partenaires à renforcer leur propre autosuffisance et à se créer un avenir plus dynamique et animé par les entreprises privées. Il incite à la réforme de manière à ce que l’entrepreneuriat privé et les marchés libres soient encouragés, que les investissements soient attirés et, encore une fois, que l’autosuffisance soit favorisée.

Nous cherchons également à aider les pays partenaires à reconnaître les coûts associés aux modèles alternatifs, tels que ceux de la Chine et de la Russie. Leur approche cherche à affaiblir la confiance dans les systèmes démocratiques et de marché libre, à mettre les pays sous le joug d’une dette non viable, à les mener à concéder leurs ressources naturelles stratégiques et à faire avancer les ambitions militaristes d’acteurs autoritaires. Dans les semaines qui viennent, nous allons dévoiler un cadre que nous utiliserons pour contribuer à la lutte contre l’influence du Kremlin, particulièrement en Europe, en Eurasie et en Asie centrale, et ce budget soutient ces travaux.

Nos efforts à cet égard seront facilités avec la mise en place de la nouvelle société de financement du développement courant 2019.

Cela sera encore plus clair avec l’accélération par l’administration Trump de nos partenariats dans la zone indopacifique. Le sous-secrétaire d’Etat et moi sommes tout à fait d’accord, notre sécurité et notre prospérité au niveau national sont étroitement liées à la stabilité et la liberté de la région indopacifique. Dans notre travail avec le département d’État et d’autres, nos investissements stratégiques feront la promotion d’une gouvernance ouverte, transparente et réactive face aux citoyens dans toute la région indopacifique.

La troisième manière par laquelle nous serons en mesure de montrer le contraste net avec notre approche est par le biais des efforts de l’administration pour la promotion de la croissance économique, particulièrement en ce qui concerne la pleine participation économique des femmes dans le monde. La Stratégie de sécurité nationale identifie clairement l’autonomisation des femmes comme une priorité faisant partie intégrante de la prospérité économique et de la stabilité mondiale. Le mois dernier, le président a signé un mémorandum de sécurité présidentiel faisant clairement le lien entre la capacité des femmes à participer pleinement et librement à l’économie et une paix et une prospérité accrues de par le monde.

Nous avons officiellement lancé l’Initiative pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde, connu sous le nom de WGDP, qui cherche à autonomiser sur le plan économique 50 millions de femmes de pays en développement d’ici 2025. Le fonds de la WGDP, mis en place par l’USAID, compte un engagement initial de 50 millions, 50 millions de dollars pour l’exercice fiscal 2018. Cette proposition de budget double le soutien apporté au développement de la main d’œuvre et à la formation de compétences, à un accès accru au capital et à la modification de l’environnement propice de manière à ce que toutes les femmes du monde entier aient la possibilité de réaliser leur plein potentiel économique.

Comme vous le savez, l’USAID n’est pas seulement l’administration à la tête de l’aide au développement, mais elle également connue de par le monde pour son assistance humanitaire et son intervention face aux crises. Les États-Unis continueront à jouer leur rôle de leader mondial en assistance humanitaire, mais nous appelons également les autres à jouer leur rôle et nous travaillerons sans relâche de manière à assurer que l’aide soit apportée de la manière la plus efficace et efficiente possible.

La consolidation de notre financement de programmes d’assistance humanitaire à l’étranger au sein de notre nouveau Bureau pour l’assistance humanitaire soutient les engagements de l’administration en faveur de l’optimisation des investissements humanitaires en tirant parti des points forts du département d’État et de l’USAID.

Le leadership des États-Unis en assistance humanitaire est d’autant plus important et, très franchement, plus opportun, que dans notre intervention continue face à la crise imputable à l’homme et au régime au Venezuela. Le département d’État et l’USAID s’engagent à apporter un soutien aux personnes touchées par la crise humanitaire continue. Nous sommes tous deux engagés en faveur d’un soutien à la transition démocratique à l’avenir pour les Vénézuéliens. Nous promettons d’être solidaires des Vénézuéliens dans leur lutte pour l’obtention d’un gouvernement qui représente leurs intérêts et soit réactif à leurs besoins.

Ce budget élargit de manière considérable nos investissement dans une autre sorte de liberté, comme le sous-secrétaire l’a dit, la liberté de religion. En particulier, nous continuerons à fournir cette importante assistance aux minorités ethniques et religieuses au Moyen-Orient que Daech a cherché à anéantir.

Dernièrement, le budget de 2020 s’aligne de près sur la mise en œuvre de l’initiative de réforme ou de transformation interne de l’USAID et les soutient. Cela nous permettra de renforcer nos capacités essentielles, accroîtra notre efficience et, à terme, réduira les coûts. Nous sommes en train de créer une USAID capable de tirer parti de son influence, de son autorité et des ressources disponibles pour transformer la manière dont l’assistance humanitaire et au développement est réalisée. Et, avec le reste du monde, nous travaillerons dur et d’arrache-pied de manière à pouvoir prendre en charge les défis auxquels nous faisons tous face.

Bien que le financement généreusement octroyé par le Congrès ne soit jamais suffisant pour répondre à toutes les exigences et à tous les besoins dans le monde, nous nous assurerons que l’USAID reste la première agence de développement international au monde et qu’elle continue le travail que nous réalisons tous les jours pour protéger la sécurité et la prospérité à venir des États-Unis.

Merci de l’honneur de me joindre à vous aujourd’hui. Merci.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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