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Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo lors d’un point de presse à la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTAN

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Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’État Michael R. Pompeo
Le 4 avril 2019

 
 

Extraits

M. LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour tout le monde. Il y a 70 ans exactement, 12 pays courageux se sont rassemblés pour former une alliance qui demeure, à ce jour, le socle garant de la sécurité et des libertés démocratiques de l’occident. Aujourd’hui, nos 29 pays croient en sa mission fondatrice. Nous croyons en la dissuasion pour le maintien de la paix. Nous croyons en notre défense commune, telle qu’elle est saisie par l’article 5 du traité. Nous sommes convaincus que les idéaux démocratiques occidentaux valent la peine d’être défendus, et nous les défendrons.

Nos pays ont hérité d’une alliance forte parce que nos prédécesseurs ont fait preuve de sagesse en continuant de s’adapter aux défis du moment. Il nous incombe alors aujourd’hui de nous adapter aux défis tels que le terrorisme islamique radical, les cyberattaques, les migrations non maîtrisées, la concurrence stratégique chinoise et, effectivement, encore, l’agression russe.

Aujourd’hui, nos discussions ont été diverses et fortes. Nous avons pris d’importantes décisions sur un ensemble de problèmes pressants. Vladimir Poutine entretient des rêves sombres d’impérialisme. Son invasion de la Géorgie et de l’Ukraine, son ingérence en Syrie et maintenant au Venezuela en témoignent. Il souhaite scinder notre alliance et affaiblir notre détermination démocratique.

À la lumière des attaques de la Russie à l’encontre des démocraties occidentales, nous nous sommes accordés sur l’amélioration de nos défenses contre la guerre hybride, le développement de nouvelles stratégies pour la dissuader et l’identification d’interventions rapides et efficaces.

Nous avons aussi parlé du terrorisme. L’OTAN joue un rôle essentiel dans la lutte contre le terrorisme islamiste aussi bien au sein de l’alliance qu’en dehors. Les États-Unis apprécient tout particulièrement l’engagement de l’OTAN envers la mission de l’OTAN en Iraq. Depuis près de 18 ans, les Alliés de l’OTAN et ses partenaires luttent contre le terrorisme en Afghanistan. Nous avons formé, conseillé et assisté les Forces de sécurité et de défense nationales afghanes. J’ai informé nos homologues de l’OTAN des travaux de l’ambassadeur Khalilzad et de l’entreprise diplomatique qu’il réalise sous ma houlette. Les États-Unis assureront que nos sacrifices collectifs ne sont pas en vain et que les terroristes ne puissent plus jamais nous menacer à partir du territoire afghan.

Enfin, nous avons parlé du partage du fardeau. Aucune alliance ne peut survivre sans un investissement adéquat de la part de tous ses partenaires. Nos Alliés se sont joints aux États-Unis pour reconnaître la nécessité d’un partage accru du fardeau, chacun d’entre d’eux l’a fait. Je suis ravi de dire que depuis 2016, nos Alliés ont engagé des fonds à hauteurs de 41 milliards de dollars et que ce chiffre atteindra les 100 milliards d’ici la fin de l’année prochaine, l’année 2020. Ce n’est pas une mince affaire. C’est de l’argent bien dépensé. Les pays qui ont contribué doivent se sentir fiers. Nous ressentons une profonde gratitude à l’égard du président Trump pour cela.

Mais je leur ai dit qu’il nous restait du pain sur la planche. Il est important pour eux de justifier auprès de leur peuple la raison pour laquelle cette dissuasion collective reste importante, que les engagements de financement importent, ils mènent à la solidarité politique. Pour notre alliance militaire, nos officiers doivent être sans pareil. Il va de soi que nos armées de terre, de l’air et nos marines doivent être pleinement formées, équipées et prêtes à agir lorsqu’elles sont appelées à le faire lors d’un conflit ou d’une crise.

Lors du sommet des dirigeants de juillet dernier, nous avons réalisé d’importants progrès en nous accordant sur l’initiative dite des « quatre 30 ». L’heure est désormais venue d’atteindre ces buts.

Il y a 70 ans, le grand Dean Acheson a expliqué que l’alliance de l’OTAN était, et je cite, « une déclaration des faits et des leçons de l’histoire », fin de citation. Il savait que si les pays libres n’étaient pas solidaires les uns des autres, ils tomberaient les uns après les autres. Cela reste vrai aujourd’hui.

Pour leur part, les États-Unis continueront à s’acquitter de leur part équitable. Nous continuerons à mener aux côtés de l’OTAN et en ce faisant, nous défendrons les libertés du peuple américain et des peuples de nos Alliés.

Je serais ravi de répondre à quelques questions. 


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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