rss

Regarder vers le Nord : préciser l’orientation de l’Amérique vers l’Arctique

English English, Русский Русский

Département d’État des États-Unis
Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo
Rovaniemi, Finlande
Le 6 mai 2019


 

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Merci, Monsieur l’ambassadeur. Je sais que vous vous plaisez énormément ici, et vous faites un travail formidable.

C’est formidable de voir autant d’amis ici. Qui aurait pensé que je pourrais venir aussi loin au nord et connaître autant de monde ? Cela me fait très plaisir.

J’ai grandi dans le sud de la Californie à environ quatre minutes de Disneyland, dont la marque prétend qu’il s’agit du lieu où l’on est le plus heureux sur Terre. Vous avez donc tous du travail à faire ici. Déposez la marque.

Merci d’être ici. Merci en particulier à Monsieur le ministre des Affaires étrangères Soini, à Messieurs les ministres des Affaires étrangères Thordarson, Michelson et à Monsieur le ministre Bagger. Je crois aussi comprendre que Monsieur le maire Lotvonen est ici présent, ainsi que de nombreux dirigeants de cette ville si particulière. C’est avec grand plaisir que je séjournerai ici. Merci pour votre hospitalité aussi. Je suis touché par votre accueil chaleureux. C’est seulement la deuxième fois que j’ai la chance de visiter la Finlande, mais j’ai vraiment l’impression, comme je l’ai dit plus tôt, d’être entre amis.

La Finlande est traditionnellement une terre hospitalière pour les visiteurs américains. J’aime l’histoire d’Eleanor Roosevelt et de sa visite dans cette ville en 1950 pour y constater les progrès de la reconstruction à la suite de la guerre. Elle n’avait pas prévenu longtemps à l’avance de son arrivée, et les Finlandais voulaient l’accueillir dans un endroit spécial. Ils ont donc demandé à un architecte de concevoir une maisonnette en une nuit et de mobiliser leur meilleure équipe d’ouvriers pour construire cet endroit. Son avion a atterri au moment même où la porte d’entrée était en train d’être installée. Les habitants de la ville y ont été conduits, et une grande cérémonie d’accueil a été organisée. Cette maisonnette existe toujours aujourd’hui.

Comme vous pouvez le constater, nous sommes amis depuis bien longtemps. En Finlande et aux États-Unis, vous avez deux nations qui célèbrent le 100e anniversaire de nos relations diplomatiques. Nous avons beaucoup de souvenirs, mais aussi beaucoup de perspectives d’avenir, et je veux parler aujourd’hui de notre futur – pas seulement de notre avenir bilatéral, mais de notre avenir dans cette région, ici dans l’Arctique. Et quel meilleur endroit pour le faire, pour avoir l’opportunité de participer au Conseil de l’Arctique ?

C’est un honneur de nous réunir ici cette semaine avec des collègues, les sept autres nations, ainsi que les États-Unis et le fier peuple autochtone. Je ne suis pas le premier secrétaire d’État de mémoire récente à participer aux travaux du Conseil de l’Arctique, et vous pouvez être sûrs que je ne serai pas le dernier. Je suis peut-être toutefois le premier à prononcer une allocution majeure en dehors de ces travaux officiels.

Et je tenais à le faire parce que l’importance de la raison qui m’amène ici transcende toute instance particulière.

Le monde a longtemps ressenti une attraction magnétique vers l’Arctique, mais jamais autant qu’aujourd’hui.

Pour des raisons que je vais expliquer dans un instant, la région est devenue un centre de pouvoir et de compétition. Et les huit États de l’Arctique doivent s’adapter à ce nouveau futur.

Au cours de ses vingt premières années, le Conseil de l’Arctique a eu le luxe de se concentrer presque exclusivement sur la collaboration scientifique, les questions culturelles, la recherche en matière d’environnement – tous des thèmes importants, très importants, et nous devons continuer à nous y intéresser.

Mais nous n’avons plus ce luxe pour les cent années à venir.

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère d’engagement stratégique dans l’Arctique, qui s’accompagne de nouvelles menaces pour l’Arctique et ses territoires, ainsi que pour tous nos intérêts dans cette région.

Avant de nous réunir pour les séances officielles du conseil de demain, je tiens à préciser ce qui est en jeu et ce que nous pouvons faire ensemble à ce sujet.

Commençons par le principe le plus fondamental : les États-Unis sont un pays de l’Arctique. Mais avant même l’achat de l’Alaska, notre intérêt ici remontait à plusieurs siècles.

Les peuples autochtones vivent dans l’Arctique depuis des générations, bien avant que l’on puisse parler de l’Amérique. Dans les années 1730, les hivers, ou excusez-moi, les baleiniers de la Nouvelle-Angleterre passaient le détroit de Davis entre le Canada et le Groenland. Dans les années 1800, nos explorateurs polaires étaient des célébrités.

La procession funéraire de l’un d’eux, Elisha Kent Kane, aurait été la deuxième plus importante du siècle, derrière seulement celle de Lincoln.

Le territoire de l’Alaska a été acheté par les États-Unis en 1857 et l’accord a été conclu – a été finalisé par le secrétaire d’État William Seward. Après sa retraite, on a demandé à Seward ce qui avait été sa plus grande contribution au cours de sa longue et très honorable carrière. Il a dû s’arrêter un instant avant de dire que l’achat de l’Alaska était son accomplissement le plus important, mais il faudra une génération au pays pour vraiment s’en rendre compte.

Cela fait maintenant plusieurs générations. C’est plus que jamais le moment de l’apprécier. C’est le moment pour les États-Unis d’affirmer leur identité en tant que pays de l’Arctique et de revendiquer cet avenir. Loin du coin perdu stérile dont beaucoup pensaient qu’il s’agissait à l’époque de Seward, l’Arctique est riche en possibilités et les ressources y sont abondantes. On y trouve 13 % du pétrole non découvert dans le monde, 30 % de son gaz non découvert et une abondance d’uranium, de minéraux terrestres rares, d’or, de diamants et des millions de kilomètres carrés de ressources inexploitées, sans parler de l’abondance de produits de la pêche.

Et au cœur de celui-ci, l’océan Arctique prend rapidement une nouvelle importance stratégique.

Les ressources off-shore, utiles à leurs États côtiers respectifs, font l’objet d’une nouvelle concurrence.

La fonte constante de la banquise ouvre de nouveaux passages et de nouvelles opportunités pour le commerce. Cela pourrait potentiellement réduire de 20 jours le temps nécessaire pour voyager entre l’Asie et l’Ouest.

Les voies maritimes de l’Arctique pourraient venir avant – pourraient devenir les canaux de Suez et du Panama du XXIe siècle. Et cela m’amène à mon deuxième point.

Le deuxième point est le suivant : pour tirer parti de l’Arctique – du continent arctique, tous les pays, y compris les pays non arctiques, doivent pouvoir opérer pacifiquement dans cette région. Les États-Unis sont des partisans convaincus de la liberté des marchés. Nous savons par expérience que la concurrence libre et loyale, ouverte, conforme à l’état de droit, produit les meilleurs résultats.

Mais tous les acteurs du marché doivent respecter les mêmes règles. Ceux qui violent ces règles doivent renoncer à leur droit à participer à ce marché. Le respect et la transparence en sont le prix d’entrée.

Et parlons un peu de la Chine. La Chine jouit du statut d’observateur auprès du Conseil de l’Arctique, mais ce statut est subordonné au respect des droits souverains des États de l’Arctique. Les États-Unis veulent que la Chine respecte cette condition et contribue de manière responsable dans la région. Mais les propos et les actions de la Chine laissent planer des doutes sur ses intentions.

Pékin prétend être un « État quasi arctique », mais la distance entre la Chine et l’Arctique est d’au moins 1500 kilomètres. Il n’y a que des États de l’Arctique et d’autres qui ne le sont pas. Il n’existe pas de troisième catégorie, et prétendre le contraire ne confère à la Chine le droit à absolument rien.

Cela ne veut pas dire que les investissements chinois ne sont pas appréciés, bien au contraire. Les États-Unis et les pays de l’Arctique se félicitent des investissements chinois transparents dans le souci des intérêts économiques et des ambitions en matière de sécurité nationale. Entre 2012 et 2017, la Chine a investi près de 90 milliards de dollars dans l’Arctique. Elle envisage de construire des infrastructures du Canada aux territoires du Nord-Ouest, et à la Sibérie.

Ne serait-ce que le mois dernier, la Russie a annoncé son intention de relier la route maritime du Nord à la route maritime de la soie de la Chine, ce qui ouvrirait un nouveau canal de navigation entre l’Asie et le Nord de l’Europe. En attendant, la Chine met déjà en place des voies de navigation dans l’océan Arctique.

Cela s’inscrit dans le cadre d’une tendance bien connue. Pékin tente de mettre en place des infrastructures critiques en utilisant de l’argent chinois, des entreprises chinoises et des ouvriers chinois – dans certains cas, pour établir une présence de sécurité chinoise permanente.

Notre Pentagone a émis la semaine dernière une mise en garde selon laquelle la Chine pourrait se servir de sa présence dans le domaine de la recherche civile dans l’Arctique pour y consolider sa présence militaire, y compris notre déploiement de sous-marins, y compris le déploiement de sous-marins dans la région, à des fins de dissuasion de toute attaque nucléaire.

Nous devons surveiller de près ces activités et nous devons – et nous gardons à l’esprit l’expérience que nous avons acquise d’autres pays. Nous devons prendre en compte dans le cadre de nos activités le comportement agressif de la Chine ailleurs dans le – excusez-moi – ce comportement agressif ailleurs qui peut être indicatif de son comportement dans l’Arctique.

Demandons-nous simplement : voulons-nous que les nations de l’Arctique au sens large, ou les communautés autochtones en particulier, connaissent le sort de l’ancien gouvernement du Sri Lanka ou de la Malaisie, pris au piège de la dette et de la corruption ? Voulons-nous que les infrastructures essentielles de l’Arctique finissent comme les routes construites par les Chinois en Éthiopie, en ruines et dangereuses après seulement quelques années ? Voulons-nous que l’océan Arctique se transforme en une nouvelle mer de Chine méridionale, en proie à la militarisation et à des revendications territoriales concurrentes ? Voulons-nous que l’environnement fragile de l’Arctique soit exposé aux mêmes ravages écologiques que ceux causés par la flotte de pêche chinoise dans les mers au large de ses côtes, ou à une activité industrielle non réglementée dans son propre pays ? Je pense que les réponses sont assez claires.

Ensuite, il y a la Russie. En tant que membre du Conseil de l’Arctique, la Russie – les autres États de l’Arctique ont coopéré de manière fructueuse dans un certain nombre de domaines – des efforts de préservation considérables. Il faut les applaudir. Nous voulons que la coopération se poursuive. Mais il n’est pas possible qu’un côté coopère, et que l’autre déroge à ses obligations.

Nous sommes préoccupés par la revendication de la Russie sur les eaux internationales de la Voie maritime arctique, en particulier par les projets qu’elle vient d’annoncer qui visent à la relier à la route maritime de la soie de Chine. Sur la Voie maritime arctique, Moscou exige déjà illégalement que d’autres nations demandent une autorisation de passage, exige que les pilotes maritimes russes montent à bord de navires étrangers et menace d’avoir recours à la force militaire pour couler ceux qui ne se conforment pas à ses exigences.

Ces provocations s’inscrivent dans le cadre d’un modèle de comportement agressif de la Russie ici dans l’Arctique. La Russie laisse déjà des empreintes dans la neige en forme de bottes militaires. La Russie a officiellement annoncé son intention d’accroître sa présence militaire dans la région en 2014, lors de la réouverture d’une base militaire de la guerre froide dans l’Arctique.

Depuis, grâce en partie à son importante flotte de brise-glaces, la Russie a pu rénover ses anciennes bases et infrastructures. Elle affirme avoir construit 475 nouveaux sites militaires, dont des bases au nord du cercle polaire arctique, ainsi que 16 nouveaux ports en eau profonde. Cette présence est rendue possible par de nouveaux systèmes sophistiqués de défense aérienne et de missiles antinavires.

Personne ne nie les intérêts significatifs de la Russie dans l’Arctique. Nous reconnaissons que la Russie n’est pas le seul pays à présenter des revendications illégitimes. Les États-Unis sont depuis longtemps en désaccord avec le Canada au sujet de revendications souveraines portant sur le passage du Nord-Ouest.

Mais la Russie est un cas unique. Ses actions méritent une attention particulière, une attention particulière de la part de ce Conseil, en partie du fait de leur simple envergure. Mais aussi parce que nous savons que les ambitions territoriales de la Russie peuvent devenir violentes. 13 000 personnes ont été tuées en raison du comportement agressif de la Russie en Ukraine.

Et ce n’est pas parce que l’Arctique est un havre de nature sauvage qu’il doit être livré à l’anarchie. Il n’est pas nécessaire que cela soit le cas. Et nous sommes prêts à faire en sorte qu’il ne le devienne pas.

Comme je l’ai dit dans un discours prononcé au Chili à Santiago il y a quelques semaines à peine, le leadership américain contraste nettement avec les modèles chinois et russes. Sous la présidence des États-Unis, ce conseil a progressé à grands pas sur la voie de l’amélioration de la prévention des suicides chez les jeunes autochtones, et nous avons financé de nouvelles capacités d’assainissement dans les villages ruraux. L’engagement américain dans la région a été bipartite et a été réaffirmé par plusieurs administrations.

L’administration Trump reconnaît cependant que l’Amérique pourrait faire davantage, et nous y veillerons. C’est là notre intention. Aujourd’hui, l’Amérique affirme son intérêt pour l’Arctique et assure son avenir. Sous le président Trump, nous renforçons la sécurité de l’Amérique et la présence diplomatique des États-Unis dans la région. En ce qui concerne la sécurité, en partie en réponse aux activités déstabilisatrices de la Russie, nous organisons des exercices militaires, renforçons la présence de nos forces, reconstruisons notre flotte de brise-glaces, augmentons le financement de la Garde côtière et créons un nouveau poste de haut responsable militaire chargé des affaires de l’Arctique au sein de nos propres forces armées.

Et nous mettons également à profit les partenariats importants que nous allons développer, cette semaine même. L’exercice de la structure du Trident de l’OTAN, l’automne dernier, a été le plus important exercice militaire dans l’Arctique depuis la guerre froide, avec plus de 50 000 participants.

Du côté diplomatique aussi, nous sommes pleinement engagés. Nous travaillons à renforcer notre présence dans toute la région et à consolider notre engagement avec chacun de nos partenaires de l’Arctique. Je reviendrai plus en détail là-dessus lors d’un arrêt ultérieur de ce voyage.

Outre la sécurité, le président Trump s’est engagé à exploiter les ressources de manière respectueuse de l’environnement. Il sait que cette étendue blanche peut aussi être verte.

Notre administration a aidé les États de l’Arctique à sceller l’accord de pêche du centre de l’Arctique. C’était l’une des premières fois dans l’histoire qu’une région s’unissait pour répondre de manière préventive à une menace pesant sur des ressources environnementales. Nous devrions tous en être très fiers.

Notre administration a également libéré l’exploration énergétique dans l’Arctic National Wildlife Refuge. Nous avons exporté la production d’énergie offshore de la manière la plus sûre possible, et organisé – excusez-moi, organisé également des exercices conjoints d’intervention en cas de déversements d’hydrocarbures avec des partenaires régionaux.

Et j’ai le plaisir d’annoncer aujourd’hui que le secrétaire américain à l’Énergie, Rick Perry, prononcera le discours d’ouverture de l’Assemblée du cercle arctique cette année en Islande. Il parlera également davantage de la manière dont nous prévoyons d’accroître l’accès aux ressources de l’Arctique, et ce, dans le respect de l’environnement.

Vous voyez, les faits parlent d’eux-mêmes : l’Amérique est le leader mondial en matière de protection de l’environnement. Nos émissions de CO2 liées à l’énergie ont diminué de 14 % entre 2006 et 2017. Celles du reste du monde ont augmenté de plus de 20 % au cours de la même période. Nos émissions de carbone noir ont diminué de 16 % depuis 2013 et devraient diminuer de près de moitié d’ici 2035, les meilleurs résultats de tous les pays de l’Arctique. Il n’est pas évident que la Russie réduise elle ses émissions alors qu’il s’agit du principal émetteur de carbone noir de toute la région.

Les États-Unis parviennent à ces réductions à l’américaine : au moyen de travaux scientifiques, par la technologie, par la mise en place d’infrastructures énergétiques sûres et sécurisées, par notre croissance économique, sans entraver le développement par une réglementation lourde qui ne fait que créer des risques supplémentaires pour l’environnement.

Comparez les données des États-Unis à celles de la Chine. Ses – nos émissions de CO2 ont plus que triplé entre – excusez-moi, les émissions de CO2 de la Chine ont triplé entre 2000 et 2016. Voulons-nous ce type de résultat dans l’un des endoits les plus précieux et les plus immaculés du monde ?

Je voudrais terminer en parlant de deux principes qui définissent depuis longtemps l’Arctique – et qui sont plus que jamais nécessaires dans cette nouvelle ère : le partenariat et le courage.

Ils sont communs – Il s’agit d’un dénominateur commun tout au long des siècles ici dans l’Arctique : les peuples autochtones ont gravé des civilisations dans la glace, les explorateurs ont bravé le danger et la mort lors de pénibles périples, et des soldats et des diplomates ont sécurisé la région au moment le plus important. Et parfois – parfois le courage et les partenaires venaient d’endroits improbables.

Comme un bar de Duluth, dans le Minnesota.

C’était en 1955, et aucun être humain n’avait encore atteint le pôle Nord par la mer ou par la terre.

Pourtant, dans ce bar sur les rives du lac Supérieur, un agent d’assurances et un médecin – des pères de famille d’âge moyen qui venaient de la banlieue – ont décidé de tenter le coup. Ils ont recruté un professeur de géographie d’un lycée et un mécanicien.

Et ils ont également trouvé un partenaire canadien – quelqu’un qui connaissait mieux les territoires du Nord. Ils ont choisi un pilote de chasse-neige canadien.

Finalement, cet équipage hétéroclite a entrepris ce qui est devenu un périple de 43 jours sur plus de 660 kilomètres à des températures pouvant atteindre moins 60 degrés. Tout cela sur des motoneiges.

Ils auraient facilement pu mourir, comme tant d’autres avant eux. Au lieu de cela, en 1968, ils ont été les premiers êtres humains à atteindre le pôle Nord par voie terrestre – 15 mois seulement avant que Neil Armstrong ne fasse son premier pas historique sur la lune.

Courage et partenariat. Le courage et le partenariat sont les fondements de cette région. Surtout aujourd’hui.

Donc, pour le Conseil de l’Arctique ici, nous avons fait notre travail. Il reste encore du travail à faire. Nous sommes confrontés à une nouvelle ère de défis dans la région. Le moment est venu de consolider les partenariats, et de faire preuve d’une vigilance accrue et d’encore plus de courage.

Nous devons nous responsabiliser mutuellement. Et nous ne devons pas permettre que cette instance soit victime de la subversion – d’États de l’Arctique ou non.

Grâce au courage et au partenariat, nous pouvons réussir. Je ne doute pas que nous réussirons. Et nos nations – et le monde entier – peuvent se préparer à un avenir brillant, pacifique et durable pour cette région indispensable.

Merci à tous pour votre présence ici aujourd’hui. (Applaudissements.)


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous