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Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo à la réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique

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Département d’État des États-Unis
Bureau de la porte-parole
Pour diffusion immédiate
Lappi Arena
Rovaniemi, Finlande
Le 7 mai 2019

 
 

LE SECRÉTAIRE POMPEO :  Merci, Timo. Chers ministres des Affaires étrangères, participants permanents et observateurs du Conseil de l’Arctique, c’est un plaisir d’être en votre compagnie aujourd’hui. Le président Trump transmet ses salutations, ainsi que le peuple américain. Les États-Unis sont fiers de compter parmi les membres du Conseil de l’Arctique, fiers d’être un État arctique. 

Cette tribune où nous nous trouvons réunis aujourd’hui incarne nombre des caractéristiques que nous aimerions observer dans les assemblées du monde entier : elle est solidement ancrée sur les principes de souveraineté de chaque État, de coopération volontaire et de partage des responsabilités. Comme je l’ai fait remarquer à Bruxelles en décembre, les États-Unis souhaitent des institutions multilatérales qui se conforment à leurs missions et qui servent les intérêts des États-nations qui les ont créées. À partir de ces fondations solides, on peut espérer obtenir des réalisations de premier ordre, comme l’ont démontré avec brio nos amis finlandais, ces deux dernières années, à travers leur présidence exceptionnelle.

Lorsque les États-Unis présidaient ce Conseil, les États arctiques ont signé un accord de coopération scientifique visant à favoriser la circulation des chercheurs, de l’équipement et des données entre les différents pays. La première rencontre découlant de ce nouvel accord s’est tenue ici même, en Finlande, il y a quelques mois. Cela renforce notre capacité à coopérer sur des essais scientifiques qui profiteront à tous les peuples, depuis l’amélioration de la météorologie jusqu’à l’étude de l’espace ou l’approfondissement de nos connaissances sur la planète et les ressources du sous-sol. Nous avons également mené des exercices conjoints pour nous préparer à de possibles incidents de pollution pétrolière océanique. Enfin, nous avons augmenté nos capacités et notre degré de préparation en vue d’opérations de recherche et de sauvetage en mer, ce qui a déjà contribué à sauver des vies.

Afin de s’appuyer sur ces succès – et tant d’autres –, il incombe à chaque membre de ce Conseil de veiller à ce que la confiance et le sens des responsabilités qui nous lient restent intacts. Cela concerne aussi les États-Unis ; il est toujours possible de faire mieux. L’administration Trump a cherché à traiter la question de l’Arctique avec un regain d’énergie, d’ouverture et de respect, comme je l’ai longuement exposé hier. Le nouvel intérêt des États-Unis pour l’Arctique met la priorité sur une coopération étroite avec nos partenaires autour des questions émergentes, notamment l’accroissement de la présence et des ambitions de nations non arctiques dans la région.

Je suis venu pour partager cette vision, mais aussi pour écouter. J’ai apprécié cette occasion qui m’a été donnée aujourd’hui d’écouter chacun d’entre vous, y compris sur des sujets pour lesquels nous ne sommes pas toujours d’accord. Même sur ces sujets, je pense que nous avons beaucoup plus tendance à être en accord qu’en désaccord. Par exemple, l’administration Trump est comme vous profondément engagée vis-à-vis de la mission de conservation de l’environnement. En effet, c’est l’une des raisons pour laquelle les activités chinoises, qui ont causé des dommages environnementaux à d’autres régions, continuent à nous inquiéter dans la zone arctique. L’Arctique a toujours été un écosystème fragile et sa protection est réellement notre responsabilité à tous. Mais encore une fois, la clé, c’est bien la confiance et le sens des responsabilités.

Les objectifs qu’on se fixe collectivement, même lorsqu’ils partent de bonnes intentions, ne sont pas toujours la bonne réponse. Dès qu’une seule nation échoue à les atteindre, ces objectifs n’ont plus aucun sens, voire deviennent contre-productifs. Que notre objectif soit en place ou non, les États-Unis font tout leur possible pour opérer avec honnêteté et transparence. Bien que nous n’ayons pas ratifié l’objectif collectif de réduction du carbone suie, il n’empêche que les États-Unis ont récemment rapporté la plus importante réduction des émissions de carbone suie de tous les États du Conseil de l’Arctique. Nous jouons notre rôle et encourageons les autres États à en faire autant, et à le faire de façon tout à fait transparente. On peut en dire autant de tous les sujets traités par ce Conseil. Avec à leur tête le président Trump, les États-Unis cherchent à dialoguer de façon sereine et à établir des collaborations étroites.

Je terminerai en remerciant toutes les personnes impliquées dans ce Conseil – les représentants des gouvernements, les délégués des participants permanents, des secrétariats et des observateurs, ainsi que les experts invités. Et je voudrais une fois de plus vous remercier, Timo, ainsi que la Finlande, pour votre présidence extrêmement fructueuse. Vous et vos collègues avez placé la barre haut pour l’Islande, mais je suis sûr que Reykjavik se montrera à la hauteur de ce défi.

Je suis impatient d’assister aux nouvelles réalisations communes de nos nations dans les années à venir. Je vous remercie.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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