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Allocution à l’intention de la presse participant au déplacement

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Département d’État des États-Unis
Bruxelles, Belgique
Représentant spécial pour l’Iran Brian Hook
Le 13 mai 2019


M. HOOK : Je vais faire une brève introduction. Le secrétaire [d’Etat] a décidé de faire une halte à Bruxelles lors de son déplacement à Sotchi pour sa rencontre avec le président Poutine. Le secrétaire a partagé des informations et des renseignements avec nos alliés et a discuté des multiples vecteurs de complot qui émergent de l’Iran. Nous savons que l’Europe partage nos préoccupations concernant la stabilité dans le Golfe et au Moyen-Orient.

Le secrétaire Pompeo a toujours fait preuve de diligence pour partager les informations avec nos alliés, car les menaces pour la paix et la sécurité le justifient. L’Iran est une menace grandissante, et cette visite semblait tomber à point nommé dans le cadre de son voyage à Sotchi.

Sa rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN et avec notre ambassadrice à l’OTAN, l’ambassadrice Hutchison, s’est également très bien déroulée et ils ont discuté d’un certain nombre de sujets. L’Iran était, je pense, l’objectif principal de ces réunions bilatérales. Il a également rencontré Federica Mogherini, la haute représentante de l’UE.

Au cours de la journée, au-delà de l’Iran, ils ont pu discuter du Venezuela, de l’Ukraine, de la Syrie, de la Libye, et le président – je me contenterai de parler des questions relatives à l’OTAN.

MME ORTAGUS : Allez-y. Oui.

QUESTION : Le compte rendu que nous avons eu jusqu’ici des Allemands, des Britanniques et des Français correspond de manière générale à ce que vous avez dit précédemment, et ils ont rappelé que bien que vous soyez d’accord sur la stratégie générale, il y a encore pas mal de divisions sur la façon d’affronter l’Iran. Ils continuent de penser que l’Accord sur le nucléaire est la meilleure réponse. De toute évidence, ce n’est pas le cas des États-Unis. Y a-t-il eu un changement de position ? Diriez-vous que ces réunions ressassent en quelque sorte les mêmes sujets que ceux qui ont été abordés auparavant ? C’est un peu comme cela qu’ils le définissent.

M. HOOK : Nous ne passons pas autant de temps sur ce sujet, car nous sommes d’accord sur beaucoup plus de points que nous ne sommes en désaccord. Cela continue d’être le cas. Nous partageons la même évaluation des menaces. Nous sommes très préoccupés par l’Iran - du grand nombre de flux de menaces multiples qui ont été signalés ces trois ou quatre derniers jours.

Comme je l’ai indiqué, le secrétaire voulait partager cela, partager certains détails derrière ce que nous avons déclaré publiquement. Nous pensons que l’Iran devrait essayer d’entamer des discussions plutôt que de proférer des menaces. Ils ont fait un mauvais choix en se concentrant sur les menaces.

Nous avons eu – ce furent de très bonnes discussions. Nous avons eu de très bonnes réunions bilatérales et nous continuons d’entretenir de très bonnes relations productives avec nos alliés.

QUESTION : Parmi ces menaces, le secrétaire a-t-il évoqué les attaques de sabotage contre les navires dans le Golfe ?  Et que pouvez-vous nous dire sur ce que les États-Unis savent à ce sujet ? 

M. HOOK : Nous avons discuté des attaques signalées contre les deux pétroliers saoudiens, le pétrolier norvégien et le pétrolier émirati. Je vous renvoie vers les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et la Norvège pour toute information spécifique dont ils disposent.

MME ORTAGUS : En fait, j’ai reçu quelque chose pendant que nous étions assis ici que le département de la Défense va confirmer officiellement, alors je vous le communique. Le département de la Défense déclare : À la demande du gouvernement des Émirats arabes unis, nous apportons notre aide à l’enquête. Je viens de le recevoir.

QUESTION : Mais le secrétaire ne l’a-t-il pas présenté comme l’un de ces vecteurs de menace, comme vous le dites, de l’Iran ?

M. HOOK : Je suis désolé, que voulez-vous dire par là ?

QUESTION : N’établit-il pas de lien ou n’accuse-t-il pas l’Iran ou ses mandataires de cela ?

M. HOOK : Nous avons discuté de – ce qui semblait être des attaques contre des navires commerciaux qui étaient ancrés au large de Fujairah. Comme Morgan l’a dit, les Émirats arabes unis nous ont demandé de les aider dans cette enquête, ce que nous sommes très heureux de faire.

QUESTION : Croyez-vous qu’il y ait une possibilité que l’Iran ait joué un rôle ?

M. HOOK : Je n’ai pas de commentaire.

QUESTION : Vous avez décrit les réunions d’aujourd’hui comme étant très bonnes, mais pourquoi – pourquoi les décririez-vous de cette façon ?  Je veux dire – par rapport aux rencontres précédentes avec ce même groupe ?

M. HOOK : Eh bien, le secrétaire d’État et moi-même sommes en contact permanent avec nos partenaires européens, et il venait de rencontrer – il avait fait un déplacement productif au Royaume-Uni récemment, alors c’est l’occasion de poursuivre sa conversation avec le secrétaire aux Affaires étrangères M. Hunt sur toute une série de sujets.

Il a juste – le secrétaire a donné la priorité à ses relations avec nos alliés européens, et son étape ici en est un autre exemple. Il y aura d’autres visites. Nous aurons la visite prochaine du président en France et au Royaume-Uni pour le D-Day, puis la visite du président au Royaume-Uni.

Nous avons donc accordé la priorité à notre diplomatie avec nos alliés européens, et ceci en est un autre exemple. Regardez, les affaires étrangères – il y a eu une réunion de l’UE au cours de laquelle les ministres des Affaires étrangères de l’UE étaient présents, et ce fut une bonne occasion, car ils sont tous ici pour essayer de les rencontrer avant de se rendre à Sotchi.

QUESTION : Pouvez-vous nous parler un peu de ce qui va suivre, en quelque sorte de ce qui est maintenant l’élément de cette discussion ? Je veux dire, vous avez beaucoup de sanctions contre l’Iran. Il y a des désaccords avec les Européens sur les mesures tactiques à prendre pour faire face à la menace, et les Iraniens disent maintenant qu’ils ne veulent pas parler aux États-Unis. Ils semblent seulement renforcer et durcir leur position.

C’est donc – encore une fois, c’est une question que l’on vous pose souvent, mais il y a beaucoup de préoccupations à ce sujet, que ce soit intentionnellement ou non, c’est un prélude au conflit et nous nous engageons dans une voie qui pourrait mener à une certaine forme d’erreur de calcul qui pourrait entraîner un conflit. Il y a beaucoup d’anxiété à ce sujet.

Pouvez-vous aborder cette question et, plus précisément, comment allons-nous nous y prendre à partir de là, maintenant que tout le monde semble être en désaccord, en particulier les États-Unis et l’Iran ?

M. HOOK : Eh bien, notre objectif reste que l’Iran se comporte comme une nation normale et non comme une cause révolutionnaire. Ils exportent la révolution violente autour du Moyen-Orient depuis 40 ans. Nous avons mis en place une politique étrangère entièrement nouvelle à l’égard du régime iranien. L’ère des attaques niables de l’Iran est révolue. Téhéran sera tenue responsable des attaques de ses mandataires. Ils ne peuvent pas organiser, former et équiper leurs mandataires et s’attendre à ce que quelqu’un croie qu’ils n’ont joué aucun rôle. Nous ne ferons donc pas de distinction entre le gouvernement iranien et ses mandataires.

S’ils mènent des attaques, nous pensons qu’étant donné que l’Iran ne répond depuis 40 ans qu’aux pressions et à l’isolement, c’est la meilleure voie à suivre étant donné la nature de ce régime. Si nous avions pu régler cela avec des conversations cordiales, nous l’aurions fait il y a des décennies. Mais c’est un régime qui ne comprend que la pression économique et l’isolement diplomatique. Et nous sommes attachés à cette stratégie parce qu’elle offre les meilleures chances de désamorcer les menaces que nous voyons s’étendre du Liban au Yémen. Et chaque fois que vous décortiquez la situation dans l’un de ces pays, vous retrouvez toujours l’Iran – vous retrouvez toujours l’Iran. Donc —

QUESTION : Mais dans le passé, vous avez parlé d’isolement diplomatique, de pression économique et aussi de la menace de recourir à la force militaire.

M. HOOK : Historiquement, si vous observez les 40 ans de ce régime, ils modifient leur comportement lorsqu’un ou plusieurs de ces éléments sont présents : la pression économique, l’isolement diplomatique et la menace de la force militaire. C’est toujours un ou plusieurs de ces éléments qui doivent être présents. Nous avons mis en place la campagne de pression économique la plus forte de son histoire contre ce régime. Nous nous engageons également à isoler diplomatiquement le régime.

Et au cours de l’année dernière, depuis que nous avons rompu l’accord, nous avons vu des nations européennes se dresser également contre le terrorisme iranien en Europe et contre l’agression iranienne au Moyen-Orient. Ils ont rappelé des ambassadeurs d’Iran. Ils ont expulsé des diplomates des pays européens. Ils ont restreint les voyages sans visa. Ils ont refusé les droits d’atterrissage à Mahan Airlines. Ils ont condamné les essais du lanceur spatial de l’Iran. Ils ont condamné les essais de missiles balistiques de l’Iran. Ils ont condamné la balistique de l’Iran – la prolifération des missiles. La liste de ce que l’Europe a fait au cours de l’année écoulée pour rétablir les moyens de dissuasion est longue, et c’est une très – cela montre une fois de plus que nous partageons la même évaluation de la menace.

Nous pensons donc que c’est la bonne approche. Le secrétaire voulait donner des informations actualisées sur les flux de menaces actuels que nous avons analysés, et rester en contact étroit avec eux.

QUESTION : Pensez-vous que vous pouvez éloigner la Russie de son soutien à l’Iran ?  Est-ce là l’un des objectifs des réunions à Sotchi ?

M. HOOK : L’Iran sera à l’ordre du jour à Sotchi. L’Iran joue un rôle déstabilisateur en Syrie. Notre politique étrangère consiste, dans le cadre d’un processus politique irréversible que l’ambassadeur Jim Jeffrey dirige avec le secrétaire, à retirer de Syrie toutes les forces sous commandement et contrôle iraniens. Nous savons qu’il est dans l’intérêt de la Russie de stabiliser la Syrie, et tant que l’Iran utilisera la Syrie comme plateforme de missiles pour faire avancer ses objectifs de politique étrangère, elle ne sera pas stable.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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