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Sanctions du département du Trésor à l’encontre du fils de Nicolas Maduro en raison de ses fonctions au sein du gouvernement illégitime du Venezuela

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Département du Trésor des États-Unis
Le 28 juin 2019
Communiqué de presse

 

Washington – Le bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) du département du Trésor des Etats-Unis a désigné aujourd’hui le fils du dirigeant du régime illégitime du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, qui avait déjà fait l’objet de sanctions le 31 juillet 2017. Cette mesure, prise en vertu du décret présidentiel 13692, vise Nicolas « Nicolasito » Ernesto Maduro Guerra (Maduro Guerra) en raison de ses fonctions d’agent actuel ou d’ancien agent du gouvernement du Venezuela. Maduro Guerra est membre de l’Assemblée constituante nationale illégitime du Venezuela, également appelée Asamblea Nacional Constituyente ou ANC. Peu après que Maduro est devenu président, il a nommé son fils à la tête du Corps des inspecteurs de la présidence nouvellement créé. En 2017, Maduro Guerra a été élu membre de l’Assemblée nationale constituante à la suite de la création frauduleuse de cette institution qui n’avait pour objet que de s’approprier arbitrairement les pouvoirs constitutionnels de l’Assemblée nationale légitime et de consolider le régime de son père.

« Le régime de Maduro a été édifié sur des élections frauduleuses et son entourage vit dans le luxe grâce aux produits de la corruption alors que le peuple vénézuélien souffre », a déclaré le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. « Maduro s’appuie sur son fils Nicolasito et d’autres proches de son régime autoritaire pour maintenir sa mainmise sur l’économie et réprimer le peuple du Venezuela. Le Trésor continuera de cibler les complices proches de privilégiés du régime illégitime qui profitent de la corruption de Maduro ».

L’Assemblée nationale constituante qui a pour ambition de réécrire la constitution vénézuélienne et de dissoudre les institutions de l’État vénézuélien, a été créée à la suite d’un processus antidémocratique sous l’impulsion du gouvernement de Maduro pour subvertir la volonté du peuple vénézuélien. Le 9 août 2017, l’OFAC a désigné huit personnes ayant participé à l’organisation ou autrement facilité la création de l’Assemblée nationale constituante, et ayant pris part à des activités antidémocratiques : Francisco José Ameliach Orta, Adan Coromoto Chavez Frias, Erika del Valle Farias Pena, Carmen Teresa Melendez. Rivas, Ramon Dario Vivas Velasco, Hermann Eduardo Escarra Malave, Tania D’Amelio Cardiet et Humberto Lugo Armas. L’Assemblée nationale constituante est présidée par Diosdado Cabello Rondon qui a fait l’objet d’une désignation par l’OFAC le 18 mai 2018.

Maduro Guerra a également participé à des activités de propagande et de censure et a engrangé les profits des mines vénézuéliennes avec Maduro et son épouse, Cilia Flores. Cette année, Maduro Guerra a conçu une stratégie visant à faire pression sur les forces armées nationales vénézuéliennes pour qu’elles fassent obstacle à l’entrée de l’aide humanitaire au Venezuela en la qualifiant de tentative de nuire à la démocratie du Venezuela. Il s’est également employé à renforcer la censure de l’infrastructure de télécommunication au Venezuela, affirmant qu’elle était rendue nécessaire par les activités du gouvernement américain.

Il a été déterminé que la personne suivante désignée aujourd’hui est un fonctionnaire ou a été un fonctionnaire du gouvernement du Venezuela :

Nicolas « Nicolasito » Ernesto Maduro Guerra est le fils de Nicolas Maduro Moros et membre de l’Assemblée nationale constituante. En 2014, Maduro Guerra a été nommé à la tête du Corps des inspecteurs de la présidence. 

En conséquence de l’action d’aujourd’hui, tous les avoirs et intérêts sur les biens de cette personne, et des entités dont 50 % ou plus lui appartiennent directement ou indirectement, qui se trouvent aux États-Unis ou en possession ou sous le contrôle de personnes américaines, sont gelés et doivent être signalés à l’OFAC. Les règlements de l’OFAC interdisent généralement toutes les transactions effectuées par des ressortissants américains ou aux États-Unis (ou prévoyant un transit par les États-Unis) faisant intervenir des biens ou des intérêts sur les biens de personnes désignées ou bloquées.

Les sanctions américaines ne doivent pas être permanentes. Elles ont pour objet de susciter un changement de comportement positif. Les États-Unis ont clairement indiqué que nous envisagerions de lever les sanctions à l’encontre des personnes désignées en vertu du décret présidentiel 13692 ou 13850 si elles prennent des mesures concrètes et constructives pour rétablir l’ordre démocratique, refusent de s’associer à des violations des droits de l’homme, dénoncent les violations commises par le gouvernement et combattent la corruption au Venezuela.

Pour en savoir plus sur les méthodes utilisées par les politiciens de haut rang vénézuéliens, leurs associés, et leurs hommes de paille pour faire circuler et dissimuler les produits de la corruption,  en particulier la façon dont ils essaient d’exploiter le système financier et le marché immobilier des États-Unis, veuillez vous reporter aux communiqués du réseau de répression des crimes financiers (Financial Crimes Enforcement Network ou FinCEN) FIN-2019-A2, « Communiqué mis à jour sur la corruption publique généralisée au Venezuela », FIN-2017-A006, « Communiqué aux institutions financières et aux sociétés et  professionnels du secteur de l’immobiliser », et FIN-2018-A003, « Communiqué sur les violations des droits de l’homme permises par des politiciens de haut rang étrangers corrompus et leurs facilitateurs financiers ».


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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