rss

Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo à l’occasion de l’ouverture de la réunion ministérielle sur la lutte contre le terrorisme sur le continent

العربية العربية, English English, Español Español

Département d’État des États-Unis
Siège de l’AMIA
Buenos Aires, Argentine
Pour diffusion immédiate
Le 19 juillet 2019,

 

MONSIEUR LE SECRETAIRE POMPEO : Bonjour. Je tiens à remercier le ministre des Affaires étrangères Faurie de nous avoir réunis en cette occasion solennelle et importante. Merci également, M. Eichbaum, de nous accueillir et de travailler chaque jour pour perpétuer la mémoire de ceux que nous avons perdus il y a 25 ans hier.

En ce matin calme de juillet, Sebastian qui avait 5 ans marchait dans la rue à quelques pas seulement de l’endroit où nous nous trouvons. Il tenait la main de sa mère. Il devait bientôt terminer la classe de maternelle et rêvait de devenir président de l’Argentine. Dans le bâtiment à côté de lui, une femme qui s’appelait Susy réalisait une entrevue avec une mère célibataire nommée Silvia pour un travail. Susy enseignait la Torah pendant ses loisirs et Silvia économisait pour envoyer sa fille adolescente en voyage en Israël.

À proximité, un électricien et père de six enfants du nom de Martin était venu chercher son salaire. Il prévoyait de partir avec sa famille pour leurs premières vacances cette même semaine. Chacun de ces innocents a été tué ce matin-là dans un seul acte sauvage, un acte de haine sauvage, avec 81 autres personnes. Plus de 300 personnes ont été blessées, dont beaucoup souffrent toujours aujourd’hui.

Comme on peut s’y attendre dans un pays comme celui-ci, les victimes étaient diverses. Il s’agissait de ressortissants d’Argentine, de Bolivie, du Chili et de Pologne. Il s’agissait de juifs, de catholiques, d’enfants, de grands-parents, de médecins, de concierges. Ils ont été tués par des membres du groupe terroriste Hezbollah qui entendaient non seulement assassiner autant de Juifs que possible, mais également attiser la peur dans le cœur de tous les Juifs du monde entier.

Ce jour-là, le Hezbollah a reçu le soutien logistique de la République islamique d’Iran qui a financé l’attaque par l’intermédiaire de son Corps de gardes de la révolution. Ce n’était malheureusement pas la première fois que le Hezbollah ciblait l’Argentine. Deux ans plus tôt, ses terroristes avaient bombardé l’ambassade d’Israël à Buenos Aires et fait cette fois 29 victimes. Mais l’attentat ici à l’AMIA allait s’avérer le plus meurtrier de tous les temps dans ce pays et rappelle sinistrement aujourd’hui que le terrorisme sur le continent américain n’est pas une menace théorique, mais une réalité historique.

Depuis maintenant un quart de siècle, justice n’a pas été faite aux familles des personnes disparues. Six demandes d’arrestation d’INTERPOL restent en vigueur pour le reste des criminels iraniens et les terroristes du Hezbollah soupçonnés d’avoir participé à cet attentat. Et aujourd’hui, les États-Unis se joignent à nouveau à vous tous au service de la justice. Il n’y a plus de dignité possible pour le Hezbollah.

Les Écritures disent au peuple de Dieu : « Sois fort et courageux. N’aie pas peur et ne les crains pas, car c’est le Seigneur ton Dieu qui t’accompagne ». Nous rappelons aux familles de Sebastian, de Susy, de Silvia, de Martin et de tous ceux qui ont été tués qu’elles ne pleurent pas seules. Dieu est avec elles, les États-Unis sont avec elles, nous sommes tous ici avec elles aujourd’hui. Nous n’avons pas oublié et nous n’oublierons jamais.

Merci.  (Applaudissements.)


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous