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Allocution du sous-secrétaire Sullivan à l’occasion d’une table sur l’amélioration des échanges commerciaux et des investissements en Afrique

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Département d’État des États-Unis
Sous-secrétaire d’Etat John J. Sullivan
Le 25 septembre 2019

 

LE SOUS-SECRÉTAIRE SULLIVAN : Eh bien, merci, Keith. C’est un grand honneur pour moi d’être ici.

Vos excellences, mesdames et messieurs du monde des affaires, chers invités, chers amis et collègues, merci de participer à cette importante discussion ce matin sur les échanges commerciaux et les investissements entre les États-Unis et l’Afrique.

Et permettez-moi de préciser d’emblée que je vais parler de l’Afrique mais que je… Et un grand nombre de mes collègues ont une expérience considérable en Afrique, ayant occupé divers postes… Comme bien d’autres, je reconnais que l’Afrique est un grand continent qui regorge de diversité. Je l’ai traversé du nord au sud et d’est en ouest, d’Alger à Johannesburg. L’Afrique est peut-être le continent que j’ai visité le plus au cours ces dernières deux années et demie – depuis que je suis devenu sous-secrétaire. Ainsi, dans cette intervention, je parlerai de l’Afrique et je parlerai de certains de nos… Certains des outils dont nous et les autres administrations publiques américaines disposent pour développer et améliorer notre relation avec les différents pays et économies et régions qui constituent ce grand continent magnifique.

Comme vous être nombreux à le savoir, l’administration Trump a lancé sa stratégie vis-à-vis de l’Afrique en décembre de l’an dernier. La stratégie prévoit l’élargissement des liens commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique, l’avancée de la paix et de la sécurité, le soutien à la stabilité, la bonne gouvernance et l’autonomie sur le continent tout entier.

Notre stratégie reconnaît que des investissements directs étrangers de haute qualité sont essentiels au développement de l’Afrique. Elle souligne notre engagement de longue date envers l’Afrique et en faveur du soutien de nos partenaires africains pendant la transition du continent de l’assistance étrangère à une indépendance financière durable. Nous reconnaissons en outre que la satisfaction du premier objectif de la stratégie, l’expansion des échanges commerciaux et des investissements dans les deux sens, est la manière la plus sûre de satisfaire les objectifs suivants : avancées dans le domaine de la paix et de la sécurité, promotion de la stabilité, bonne gouvernance et autonomie.

Dans ce cadre, les États-Unis ont fait de l’expansion des échanges économiques notre priorité en Afrique. Des liens plus étroits entre les secteurs privés américain et africain élargiront les marchés pour les biens et services et contribueront à une plus grande prospérité aux États-Unis et en Afrique. Ce serait une bonne nouvelle pour les États-Unis et pour le continent dont la population devrait, selon les dires, doubler d’ici 2050.

Et nos efforts visant l’augmentation des échanges commerciaux et des investissements tombent à point nommé avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine. Nous soutenons vivement les objectifs de cet accord visant à éliminer les barrières commerciales, à attirer les investissements et à diversifier les échanges.

Et je suis ravi d’avoir à mes côtés un grand nombre de mes collègues des administrations publiques américaines qui ont dévoué, pour certains d’entre eux, de nombreuses années de leur carrière, et toutes les personnes de notre service au sein de l’administration, à l’expansion et à la fortification de nos liens commerciaux avec l’Afrique. Aujourd’hui, ma collègue la sous-secrétaire au Commerce, Mme Karen Dunn Kelley, va s’adresser à nous. J’ai été sous-secrétaire au Commerce sous Bush fils, ainsi, Karen, je vous tiens bien la place au chaud ici au département d’État (rires) pour quand ce sera votre tour…

MME LA SOUS-SECRÉTAIRE KELLEY : Et, moi, je vous invite à revenir quand vous voulez. (Rires.)

LE SOUS-SECRÉTAIRE SULLIVAN : Mark Green, l’administrateur de l’USAID, est avec nous aujourd’hui, son expérience, tout particulièrement sur le continent, est exceptionnelle. M. Green a été notre ambassadeur en Tanzanie sous l’administration de Bush fils. Mon ami et collègue et anciennement collègue au département du Commerce, David Bohigian, PDG par intérim de l’OPIC. Notre président de l’EXIM, Kimberly Reed est là. Bienvenue. Je sais que l’EXIM est particulièrement importante pour beaucoup d’entreprises américaines qui cherchent à travailler en Afrique. Ils vont chacun… Mes collègues nous donneront tous leur point de vue sur l’élargissement et l’approfondissement de nos échanges avec le continent.

Il y a également mes collègues du département d’État : notre sous-secrétaire que l’on surnomme E, E comme excellent, Keith Krach. Notre secrétaire adjoint aux Affaires africaines, Tibor Nagy, qui est une véritable source de force et de connaissances pour moi en particulier dans mon travail sur une variété de questions. Notre Conseil de sécurité nationale est représenté, par l’assistante adjointe du président et directrice principale pour l’Afrique, Erin Walsh. Et le vice-président adjoint principal des opérations des compacts du MCC (Millennium Challenge Corporation), Kyeh Kim.

Donc nous sommes ici pour échanger. Nous pensons que le temps est venu de parler particulièrement des mécanismes pour encourager un partenariat plus approfondi entre les États-Unis et nos partenaires africains. C’est le but que j’avais à l’esprit lors que je me suis rendu en Angola et en Afrique du Sud il y a quelques mois de cela, lors de mes nombreuses rencontres avec des responsables qui se trouvent ici aujourd’hui et avec d’autres représentants de grandes économies africaines. Je souhaiterais m’attarder un moment sur les importants développements et les nouveaux outils que les États-Unis ont à apporter.

Avec le fort soutien de cette administration, notre Congrès a adopté la loi BUILD l’an dernier. La loi BUILD modifie les outils de l’approche des États-Unis en matière de financement du développement et l’élargit. La loi fait plus que doubler les ressources publiques à disposition pour garantir les investissements privés à l’étranger, les faisant passer de 30 milliards de dollars à 60 milliards de dollars. Et la banque EXIM, notre entité chargée des crédits à l’exportation, qui a d’ailleurs accordé le premier crédit sur le continent en 1942, le texte dit 1492, les chiffres ont été inversés, je me disais bien… (Rires.)

PARTICIPANT : C’est autre chose.

LE SOUS-SECRÉTAIRE SULLIVAN : Peut-être bien, je ne sais pas. Mais quoi qu’il en soit, l’EXIM est de retour, elle fonctionne pleinement et elle est disposée à utiliser son bilan comptable pour… pour faire de l’excellent travail, particulièrement en Afrique.

Quelques mots au sujet de la nouvelle Société pour le financement du développement international ou « DFC » : La DFC aura davantage d’outils et de ressources que la Société des investissements privés à l’étranger, que l’on appelle « OPIC », et s’ajoutera aux ressources de l’Autorité de crédits au développement de l’administrateur Green à l’USAID.

Cette nouvelle agence de financement modernisée offrira la possibilité de davantage d’investissements directs en Afrique, ainsi que la possibilité d’une participation dans des sociétés africaines. La DFC offrira également une assistance technique et réalisera des études de faisabilité pour de potentiels projets.

La DFC soutiendra les projets viables qui adhèrent à des normes strictes et qui sont menés par le secteur privé. Et si je peux me permettre de dire quelque chose en passant, la force des États-Unis, à mon sens, et j’ai travaillé… J’en suis à ma troisième administration, à mon quatrième ministère, j’ai été à la Justice, à la Défense, au Commerce et suis maintenant aux Affaires étrangères. J’ai vu des hommes et femmes formidables de nos forces armées, la puissance de l’armée des États-Unis, et cela ne fait aucun doute, elle est la meilleure. Mais la force des États-Unis, c’est notre secteur privé, c’est notre culture, ce sont nos valeurs. Ce sont les entreprises, les entreprises qui sont représentées ici aujourd’hui. La force des États-Unis n’est pas la DFC, ce ne sont pas les milliards de dollars que le Congrès lui a octroyés. La force des États-Unis est notre secteur privé, les investissements du secteur privé, d’où nous vient Keith, du secteur privé. C’est la force des États-Unis. C’est ce que nous cherchons à encourager, à promouvoir et à soutenir avec la DFC.

Ainsi, nous allons soutenir des projets viables auxquels le secteur privé participera, nous dynamiserons les importants efforts de l’administration en faveur de l’autonomisation économique accrue des femmes dans le monde par le biais d’investissements directs dans des projets gérés et soutenus par des femmes et qui soutiennent des femmes en Afrique.

Un soutien limité de la part des États-Unis peut catalyser d’importants montants de capitaux privés pour les marchés émergents. Ce modèle de mobilisation des investissements privés devient de plus en plus proéminent, dans la mesure où les besoins du monde en développement sont trop importants pour être pris en charge uniquement par des ressources publiques officielles.

Et c’est pourquoi il est tellement important que nous ayons un certain nombre d’hommes et de femmes d’affaires américains et les représentants d’associations commerciales d’une importance critique à nos côtés aujourd’hui. La DFC, la nouvelle branche de financement du développement des États-Unis, fera office de pont entre les possibilités d’investissement à l’étranger et le secteur privé américain, dont la puissance économique peut contribuer à dynamiser les économies en développement de par le monde, surtout en Afrique.

Nous pensons que la DFC incarne l’avenir du financement du développement et nous espérons pouvoir utiliser ces ressources pour débloquer des milliards de dollars en capitaux privés américains.

En outre, en juin dernier, notre administration a annoncé l’initiative Prosper Africa. Prosper Africa repose sur trois objectifs principaux. Tout d’abord, elle cherche à créer un guichet unique où les entreprises américaines et africaines peuvent accéder à un éventail complet de services publics. Deuxièmement, elle cherche à faciliter davantage d’accords commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique. Et troisièmement, elle se concentre sur la promotion d’un climat et de marchés financiers plus propices aux affaires sur le continent pour attirer plus d’investissements.

En même temps, nous avons créé des équipes au sein des ambassades dont le but est d’offrir des débouchés commerciaux et d’investissement pour les entreprises américaines et africaines d’une manière plus structurée. Ces équipes dites « deal team » ont déjà accru les contacts, avec comme résultat des offres proposées par des sociétés américaines couronnées de succès qui créeront des emplois et amélioration la production aux États-Unis et en Afrique.

Par exemple, la société sise dans le Nevada Africa Growth Corporation a construit plus de 160 habitations depuis 2017 et prévoit d’en construire 300 autres dans les deux années à venir sur le marché du bâtiment résidentiel en Namibie. Cette société peut ouvrir la voie à d’autres sociétés américaines qui souhaitent contribuer à la prise en charge des fortes pénuries de logements et de la nécessité de davantage de solutions de logements abordables.

Nous espérons également qu’avec le temps des accords commerciaux réciproques et justes avec les États-Unis feront office de conduite pour les investissements que de nombreux pays souhaitent avoir. Nos accords de libre-échange offrent une certitude juridique aux investissements du secteur privé et nous apprécions l’intérêt dont beaucoup d’entre vous ont fait preuve en souhaitant mettre en place des accords de libre-échange avec nous.

Nous sommes ravis d’avoir à nos côtés aujourd’hui certaines des plus grandes sociétés américaines, des noms emblématiques partout dans le monde : Citibank, Bechtel, GE, Google et ExxonMobil. Ces sociétés montrent la manière dont les Américains non seulement apportent des capitaux considérables, des innovations et des solutions avérées à des marchés nouveaux et émergents, mais également dont ils respectent les normes les plus strictes en matière de transparence, de qualité et de responsabilité sociale sur le continent. Ces sociétés font de l’embauche, de la formation et de l’avancement d’Africains à des postes à responsabilités une priorité.

Nous savons tous que certains des autres pays qui investissent en Afrique ne suivent pas ce modèle. Au contraire, ils tirent parti d’accords commerciaux asymétriques et injustes pour empiéter sur la souveraineté nationale et souvent piéger les pays dans une spirale de dette. De ce fait, leurs résultats financiers sont plus faibles, l’économie en est plus dépendante et non pas autonome.

Contrairement à certains modèles de développement planifiés par l’État, l’approche des États-Unis en matière de financement du développement se concentre sur l’incorporation des pratiques commerciales américaines les plus fortes. En mobilisant les capitaux de notre secteur privé pour mettre sur pied des projets qui sont financièrement viables, nous pouvons éviter les pièges de la dette qui mettent souvent les pays dans des situations encore pires. Nous pouvons également en faire davantage pour améliorer le climat sous-jacent des affaires et déclencher des cercles vertueux qui généreront davantage d’échanges, d’investissements et de croissance.

Notre promesse est la suivante : La présence économique des États-Unis en Afrique continuera de dépendre du respect de la souveraineté de nos partenaires, de l’assurance que les travailleurs des pays en question profitent de notre coopération, du respect des normes environnementales, de la lutte contre la corruption et de la production de résultats durables. Nous n’investissons pas uniquement en Afrique, nous investissons dans les Africains, en offrant des débouchés qui renforcent la main d’œuvre et mènent l’économie à l’autosuffisance.

Je suis ravi de voir aujourd’hui cet illustre public pour discuter des manières dont nous pouvons débloquer les débouchés commerciaux et d’investissement qui auront pour résultats davantage d’emplois et une croissance économique accrue partout aux États-Unis et en Afrique. Mes collègues du département du Commerce, de l’USAID, de l’OPIC et d’EXIM vous parleront bientôt de la manière dont leurs équipes travaillent dur au jour le jour pour multiplier les possibilités d’accroissement des partenariats commerciaux entre nos sociétés. J’espère que vous trouverez ces interventions utiles.

Encore une fois, merci. Je me réjouis des débats. M. le sous-secrétaire, je vous cède la parole.

 


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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