rss

Allocution lors d’une réunion d’information du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation en république démocratique du Congo

English English

Mission des États-Unis auprès des Nations unies
Mme l’ambassadrice Kelly Craft
Représentante permanente
Le 9 octobre 2019

 

Merci, Monsieur le président.

Je vous remercie, Madame la représentante spéciale Zerrougui, de votre exposé d’aujourd’hui. En décembre dernier, le peuple congolais a voté pour le changement, pour une transition pacifique du pouvoir, pour la stabilité et pour un avenir meilleur. Les États-Unis se félicitent de la formation récente d’un gouvernement en RDC qui accueille de nouveaux dirigeants susceptibles de contribuer à la concrétisation de cet avenir.

Nous félicitons le président Tshisekedi pour les engagements qu’il a pris avec son gouvernement et pour les premières mesures qu’ils ont prises afin d’enrayer l’épidémie d’Ebola, de lutter contre l’insécurité dans l’Est et de combattre la corruption. Seule une action concrète peut prouver au peuple congolais que ce gouvernement représente le changement pour lequel il a voté.

Nous félicitons le gouvernement de la RDC, l’ONU et les ONG pour les mesures déployées dans la lutte contre Ebola, et en particulier le soutien et les capacités uniques fournis par la MONUSCO. En tant que plus important pays donateur pour ce qui est de la réponse à Ebola, les États-Unis sont profondément engagés en faveur de la santé mondiale. Cependant, nous prions instamment tous les autres pays à contribuer généreusement au Plan d’intervention stratégique le plus récent, qui prévoit un financement de 376 millions de dollars de la part des donateurs.

Bien que le gouvernement se soit à juste titre concentré sur l’insécurité chronique dans l’Est de la RDC, nous demeurons profondément préoccupés par les violations des droits de l’homme commises dans la région par les groupes armés et les milices locales. Nous sommes également alarmés par la persistance des rapports faisant état d’attaques perpétrées par ces groupes dans tout le Nord-Kivu, ainsi que par la recrudescence de la violence dans le Sud-Kivu.

Au milieu des troubles, nous reconnaissons les actions déployées par la MONUSCO pour accroître la sécurité en intensifiant la présence de soldats, ainsi que son soutien aux actions de réconciliation dans l’Est. Si la fin de la violence est une condition nécessaire à la paix, elle n’est pas une garantie.

Nous exhortons donc le gouvernement de la RDC et son président à travailler en étroite collaboration avec la mission et les autorités provinciales afin d’établir un plan à long terme pour la justice et la réconciliation, un plan qui s’attaque aux motifs d’insatisfaction qui existent depuis longtemps et aux structures qui favorisent la violence.

Nous nous attendons également à ce que le gouvernement réforme son secteur de la sécurité, notamment en améliorant les normes de la police et des forces armées nationales, en demandant des comptes aux auteurs de violations des droits de l’homme et en démobilisant, désarmant et réintégrant les groupes armés volontaires dans la vie civile. Dans l’Est, les autorités provinciales ont déjà, avec l’appui de la MONUSCO, créé une commission d’enquête et deux dialogues intracommunautaires.

Il s’agit là de mesures modestes, mais louables. De même, nous prenons acte des récentes propositions du président à ses voisins de la région des Grands Lacs, et nous espérons que ces réunions déboucheront sur un nouveau modèle de dialogue religieux visant à instaurer une paix régionale durable.

Monsieur le président, la stabilité des institutions démocratiques dépend de la capacité des citoyens à faire confiance à leurs élus ; nous sommes donc encouragés par les récentes mesures du gouvernement de la RDC pour combattre la corruption. Il s’agit notamment d’un engagement à adopter une nouvelle législation pour lutter contre l’impunité et à ratifier la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Les États-Unis soutiennent fermement ces actions, notamment dans le cadre de leurs propres programmes bilatéraux.

Parce que nous comprenons qu’une bonne gouvernance est essentielle à l’épanouissement d’une société, et parce que nous voulons que la RDC prospère, les États-Unis lancent un nouveau programme de lutte contre la corruption en RDC, en soutien au partenariat entre les États-Unis et la RDC lancé après la visite du président à Washington.

Nous attendons également avec impatience l’examen stratégique de la MONUSCO ultérieurement ce mois-ci. Nous espérons recevoir le texte intégral de l’examen, conformément aux engagements pris par le secrétariat. Nous nous félicitons également de tout document supplémentaire que le secrétariat souhaiterait fournir, bien que nous reconnaissions que le rapport n’obligerait ni l’ONU ni les membres du Conseil de sécurité à adopter une ligne de conduite particulière.

Chers membres du conseil, c’est en définitive le gouvernement de la RDC qui a le pouvoir de fournir les ressources et la sécurité à ses citoyens. Et de la même manière que le peuple de la RDC a marqué son vote en faveur du changement, le nouveau gouvernement a son propre vote à exprimer, un vote contre la corruption, un vote contre la violence, et surtout, un vote pour un avenir meilleur pour le peuple de la RDC. Nous exhortons le gouvernement à faire le meilleur choix pour tous ceux qu’il représente.

Je vous remercie.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous