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Point d’information de l’ambassadrice Deborah L. Birx, coordonnatrice pour les États- Unis de la lutte mondiale contre le sida et représentante spéciale pour les questions de santé mondiale

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Département d’État des États-Unis
PEPFAR, le plan présidentiel d’aide d’urgence des États-Unis à la lutte contre le sida
Le 25 novembre 2019
(Extraits)

 

Mme ORTAGUS : Bonjour tout le monde. Très bien. Nous sommes heureux de pouvoir vous présenter aujourd’hui les principales conclusions de notre rapport annuel concernant les succès du PEPFAR, le plan présidentiel d’aide d’urgence des États-Unis à la lutte contre le sida, programme qui fonctionne de manière continue dans le monde depuis 2003. J’ai le plaisir d’accueillir à la tribune, à mes côtés, l’ambassadrice itinérante Deborah L. Birx, coordonnatrice pour les États-Unis de la lutte mondiale contre le sida et représentante spéciale pour les questions de santé mondiale. L’ambassadrice Birx est au premier plan de la lutte contre le VIH/sida aux États-Unis et dans le monde depuis le début de l’épidémie au début des années 80. Ambassadrice Birx.

AMBASSADRICE BIRX : Merci. Merci Morgan. Et merci à tous d’être venus ce matin et de votre intérêt pour cette question. Je vais terminer avec une demande adressée à vous tous.

Dans quelques jours, le 1er décembre, nous célèbrerons la journée mondiale de lutte contre le sida, un moment pour se souvenir des personnes que nous avons perdues à cause du VIH/sida. Et je suis sûre que vous savez que plus de 70 millions de personnes ont été infectées, environ 75 millions pour être plus précise, et 32 ​​millions de personnes sont décédées, le sida étant l’une des plus grandes pandémies et la plus grande pandémie continue de l’histoire du monde.

Mais le VIH ne fait plus beaucoup parler de lui dans l’actualité à cause de la baisse de la mortalité. Par conséquent, les journalistes n’ont que très peu parlé du taux de nouvelles infections, des groupes les plus vulnérables, des personnes que nous perdons à cause de nouvelles infections et du fait que l’épidémie touche les jeunes (25-35, 15-20) dans le monde. Et cela est devenu notre plus grand groupe d’intérêt spécifique.

Mais aujourd’hui, je veux parler des progrès accomplis, et ceux-ci sont remarquables. Dans le cadre du PEPFAR, environ 15,7 millions d’hommes, de femmes et d’enfants suivent actuellement un traitement antirétroviral qui leur sauvera la vie, qui leur permettra de mieux vivre avec la maladie et de participer au développement économique de leur pays. Mais surtout, puisque nous traitons également des personnes, nous nous concentrons sur la prévention, car nous sommes très préoccupés par le taux de nouvelles infections, en particulier chez les jeunes.

Nous annonçons donc également aujourd’hui que nous avons effectué près de 23 millions de circoncisions masculines médicales volontaires. Ces circoncisions réduisent de 65 % environ la vulnérabilité des hommes face à une infection au VIH. C’est un programme que nous avons lancé en 2009.

Il y a trois ans, nous avons aussi lancé un programme pour les jeunes femmes appelé DREAMS (jeunes femmes déterminées, résilientes, autonomisées, séronégatives, bénéficiaires de mentorat et en sûreté). Il répond aux interventions structurelles nécessaires au niveau du pays et de la communauté pour que les jeunes femmes puissent être protégées d’une possible infection. Ce programme est axé sur l’éducation, les familles et les communautés protégeant les jeunes femmes, sur la protection des femmes contre les violences sexuelles qu’elles peuvent subir très jeunes. Grâce à ce programme, et pour la première fois, nous pouvons annoncer dans tous les districts, dans les 86 districts où nous travaillons dans dix pays à travers le monde, une diminution homogène et systématique du nombre d’infections. Et en effet, la majorité des districts ont connu une baisse significative – supérieure à 25% – en seulement trois ans.

Ce type de progrès n’a été possible que grâce au soutien bipartite que nous avons reçu. Dès le début, le PEPFAR a été un programme bipartite et maintenant, grâce au travail successif de trois présidents et de neuf congrès, nous avons reçu un soutien continu et sans faille, transposant la générosité du peuple américain dans ce type de programmes efficaces où nous mesurons non seulement les résultats en termes de vies sauvées, mais aussi les effets évidents de la diminution du nombre de nouvelles infections.

Et c’est pourquoi nous avons aujourd’hui une série de pays à travers le monde – le Cambodge, la Namibie, le Botswana, l’Éthiopie et le Rwanda – qui maîtrisent actuellement leur pandémie, et toute une série de pays derrière eux, faisant ce que beaucoup de gens pensaient impossible il y a tout juste dix ans. Car nous travaillons encore sur un vaccin et un traitement et les NIH (instituts américains de la santé) financent toujours des recherches importantes dans ces deux domaines. Mais contrôler réellement une épidémie pour laquelle il n’existe ni remède ni vaccin, et réduire en réalité l’impact qu’elle a sur les populations, les communautés, grâce aux programmes et aux outils que nous avons aujourd’hui, aurait été considéré comme impossible il y a dix ans à peine. Et je pense que c’est ce qui se produit quand nous travaillons avec des communautés et des gouvernements formidables. Bien entendu, toutes les agences du gouvernement fédéral avec lesquelles nous travaillons veillent réellement à ce que ces programmes atteignent les plus vulnérables, les plus nécessiteux, les jeunes, les personnes âgées, celles qui vivent dans les régions les plus éloignées, très rurales et celles qui vivent dans des zones urbaines et formelles. Nous avons dû créer un programme qui touche tout le monde, là où il se trouve, d’une manière centrée sur la personne.

Cette année, le thème de la journée mondiale de lutte contre le sida est donc « contrôler l’épidémie, communauté par communauté ». Et je pense que cela fait vraiment écho à la raison pour laquelle nous faisons autant de progrès aujourd’hui, et ce qui doit être fait demain pour transformer l’essai.

Alors maintenant, tout est entre vos mains et c’est pourquoi je voulais aussi être ici aujourd’hui. On parle très peu du VIH/sida dans la presse, et quand je parle des risques de la maladie aux jeunes du monde entier, ils me disent : « Mais si c’était vrai, si 25% de la population en Eswatini ou au Lesotho était infectée par le VIH, je le saurais ». Concrètement, la communication n’est pas passée chez les jeunes. Et nous n’avons pas assez clairement communiqué que le VIH est toujours une maladie qui tue des gens, c’est toujours une maladie incurable. Oui, nous avons des médicaments qui rallongent la durée de vie et qui permettent de mieux vivre avec la maladie, mais le mieux serait qu’ils ne soient jamais infectés. Et je pense que nous devons nous assurer que pays par pays, communauté après communauté, le VIH reste toujours un sujet de sensibilisation, sensibilisation à son impact au sein d’une communauté, à ses risques. C’est grâce aux outils de prévention et aux traitements qui peuvent réellement être utilisés que nous pourrons changer le cours de cette pandémie. Merci de m’avoir accordé de votre temps aujourd’hui.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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