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Premier anniversaire du lancement de l’Initiative pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde (W-GDP)

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Département d’État des États-Unis d’Amérique
Allocution
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 12 février 2020

EXTRAITS

AMBASSADRICE CURRIE : Bonjour à vous tous et bienvenue au département d’État des États-Unis. Je m’appelle Kelley Currie. Je suis ambassadrice extraordinaire pour les questions relatives aux femmes dans le monde ici, au département. Nous avons l’honneur et le plaisir d’avoir des hauts responsables du gouvernement américain ici pour la première réunion du comité directeur interagence de l’Initiative pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde. Merci beaucoup d’être venus.

Et maintenant, c’est avec grand plaisir que je vous présente notre formidable secrétaire d’État, Michael Pompeo, pour ouvrir notre discussion.

(…)

SECRÉTAIRE POMPEO : Notre pays a été fondé sur l’idée et la vérité évidentes que chaque homme et chaque femme ont reçu de leur créateur des droits inaliénables et méritent donc d’avoir la chance de réaliser le potentiel que Dieu leur a donné. C’est un point sur lequel nous sommes tous d’accord, quel que soit notre parti politique. En outre, les accomplissements des femmes sont les accomplissements de l’Amérique, et le programme du président Trump est une expression historique et concrète de nos valeurs fondatrices.

Par le biais de cette initiative, les intérêts des États-Unis sont également servis grâce à des voisins plus libres, plus pacifiques, plus prospères, un objectif au cœur de la politique étrangère américaine dans cette administration. La nécessité de l’initiative W-GDP est claire, et elle est urgente. Trop d’obstacles ont privé les femmes de possibilités dans de trop nombreuses parties du monde.

Je pars demain en Afrique subsaharienne. J’attends avec impatience de rencontrer des femmes dans l’ensemble de la région, des femmes qu’Ivanka avait rencontrées l’année dernière lors de son voyage en Éthiopie. Je vais rencontrer une femme du nom de Sara. C’est une tisserande éthiopienne qui a œuvré avec notre USAID afin d’étendre son entreprise locale à 500 employées, un véritable témoignage de l’efficacité et de la bienveillance qui résultent des programmes de l’Initiative W-GDP. Si nous réussissons, nous aurons de nombreuses histoires comme celle-ci.

Encore une fois, merci à vous d’être ici. Ambassadrice Currie, je me réjouis à l’idée de travailler avec vous et notre équipe, et je me réjouis de votre leadership sur ce point important. Merci.

AMBASSADRICE CURRIE : Merci, M. le secrétaire, j’ai maintenant le grand plaisir de vous présenter ma complice, la véritable inspiration de cette initiative, Ivanka Trump, conseillère du président. Merci.

MME TRUMP : Merci. Merci, madame l’ambassadrice. (Applaudissements.) Et monsieur le secrétaire, je peux vous dire que Sara va vous surprendre.

SECRÉTAIRE POMPEO : (Rire.) Je ne saurais attendre.                                           

MME TRUMP : Ce qu’elle a pu accomplir ces dix dernières années, passant d’une petite entreprise avec une poignée d’assistantes à un employeur de centaines de femmes auxquelles elle enseigne les techniques, et la plus grande exportatrice du pays en matière de tissus tissés, c’est une histoire tout à fait remarquable. Et vraiment, merci d’être ici tout simplement et d’apporter votre appui aux hommes et femmes dévoués du département d’État et pour votre leadership afin de façonner un patrimoine de diplomatie courageuse à travers le monde. Je me réjouis de poursuivre le partenariat avec vous tandis que nous réalisons un impact réel.

Aujourd’hui, je suis honorée de cette réunion pour célébrer le premier anniversaire de l’Initiative pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde, également connue sous le nom de W-GDP. Les anniversaires de ce type nous donnent l’occasion de mettre en lumière le travail extraordinaire que vous faites, en collaboration avec votre équipe autour de cette table, et aussi de fixer de nouveaux objectifs pour nous guider dans l’avenir. Nous sommes particulièrement heureux d’annoncer le nouveau rôle du département d’État en tant que principale agence de coordination œuvrant en faveur de l’orientation de la politique de la Maison-Blanche.

Le département d’État, comme l’a fait remarquer le secrétaire, constituera une équipe dédiée pour œuvrer à l’Initiative W-GDP sous le leadership remarquable de l’ambassadrice Kelley Currie. L’expertise diplomatique et politique du département d’État est absolument indispensable à tous les éléments de l’Initiative W-GDP, et en particulier pour diriger les types de réformes législatives et réglementaires qui sont si importantes en vue d’un changement durable à travers le monde. Je voudrais donc vous remercier à nouveau M. le secrétaire Pompeo, Ambassadrice Currie et les nombreuses autres personnes dans le département d’État qui partagent cette priorité et sont engagées en faveur de la réussite de l’Initiative W-GDP.

Je tiens également à remercier Mark Green, l’administrateur de l’USAID pour son leadership incroyable dans le cadre de cette initiative. Merci. Merci, Mark, et merci de vous joindre à nous. Vous travaillez avec nous depuis le premier jour et vous avez lancé l’année dernière un financement dédié à l’initiative W-GDP. Les compétences particulières de l’USAID en gestion de programme sont essentielles pour la réussite, en laquelle nous croyons, de ce financement.

(…)

Un des éléments clés de l’Initiative W-GDP est de reconnaître le rôle des secteurs public et privé pour parvenir à des résultats durables et sur une vaste échelle. Le secteur privé est tout simplement un partenaire absolument primordial dans notre mission alors que nous cherchons à éliminer les obstacles à l’inclusion économique des femmes, et je voudrais citer quelques-uns de nos partenaires qui sont avec nous depuis le début, dont Mastercard, Visa et UPS, pour nous aider à générer cet impact considérable. Ces partenariats ont permis le financement et l’élargissement de projets innovants portant sur les trois piliers suivants.

Pour ce qui est du premier pilier, nous faisons progresser le développement de la main d’œuvre et l’éducation professionnelle des femmes afin de les doter des compétences nécessaires leur permettant d’obtenir des emplois dans leurs économies locales et d’améliorer la productivité du travail qu’elles accomplissent. Nous avons lancé des programmes comme WomenConnect, une demande de solutions visant à améliorer la participation des femmes dans la vie quotidienne en changeant de manière utile la façon, pour les femmes et les filles, d’avoir accès aux technologies et de les utiliser. Grâce à ce programme, l’USAID a octroyé plus de 2,9 millions de dollars à 12 bénéficiaires œuvrant à combler le fossé numérique entre les hommes et les femmes dans nos pays.

Dans le cadre du second pilier, nous habilitons les femmes à réussir en tant qu’entrepreneurs. Nous savons que les entreprises appartenant à des femmes, ou dirigées par elles, constituent un tiers des petites et moyennes entreprises dans les marchés émergeants. Et pourtant, quelques-uns des plus grands obstacles à la croissance incluent l’accès insuffisant à des financements, des tutorats et des marchés d’échange. Grâce à des initiatives lancées par cette administration, telles que le W-GDP 2X Challenge, nous avons poussé le reste des pays du G7 à se joindre à nous pour engager des fonds s’élevant à 3 milliards de dollars au profit des femmes dans le monde. Et par le biais de l’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneurs de la Banque mondiale, dont les États-Unis sont membre fondateur, (également appelée We-Fi), nous avons mobilisé plus de 2,6 milliards de dollars à ce jour, auprès de 14 pays différents.

Ce weekend, je vais aller, en compagnie de l’ambassadrice Currie, du président de la Banque mondiale David Malpass et de la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva, au sommet sur l’Initiative de la We-Fi, à Dubaï. Avec l’aide d’un grand nombre d’entre vous dans cette salle, nous accomplissons des progrès historiques pour combler l’écart de crédit entre les hommes et les femmes et pour habiliter les femmes entrepreneurs à créer des emplois au sein de leurs communautés et à générer la croissance de leurs économies.

Enfin, et c’est très important, peut-être ce qu’il y a de plus important, le troisième pilier reconnaît le rôle central d’un cadre juridique permettant aux femmes de prospérer en supprimant les obstacles légaux et sociétaux qui empêchent les femmes de participer pleinement à l’économie. Aujourd’hui, dans 90 pays à travers le monde, la législation contient encore des lois qui limitent la capacité des femmes à travailler dans les mêmes emplois et les mêmes secteurs que les hommes, très souvent au sein des principales industries dans ces pays et ces communautés. Dans 75 pays, il existe au moins une loi qui interdit aux femmes d’être propriétaires, de gérer ou d’hériter de biens. Nous pouvons et nous devons répondre à ces lois et réglementations discriminatoires.

À cet effet, deux des faits majeurs que nous avons observés au cours de la première année de l’Initiative W-GDP sont les amendements effectués par les gouvernements ivoirien et marocain pour promouvoir l’autonomisation économique des femmes en tenant compte de la propriété et des droits fonciers des femmes. Nous félicitons ces gouvernements d’avoir entrepris ces réformes importantes et courageuses.

Les États-Unis sont prêts à travailler avec chaque pays souhaitant prendre des mesures pour faire face aux obstacles discriminatoires, législatifs et réglementaires qui freinent les femmes et gênent les progrès économiques pour tous.

Dans un rapport historique, également publié aujourd’hui, le CEA (Conseil des conseillers économiques) de la Maison-Blanche – et merci Tomas d’être venu – estime qu’aborder pleinement les cinq obstacles juridiques de l’Initiative W-GDP – accéder aux institutions, établir un crédit, posséder et gérer des biens, voyager librement, et supprimer les restrictions imposées à l’emploi – pourrait augmenter le PIB mondial annuel de 7,7 trillions de dollars, 8,3 %. Ce rapport est étonnant, et je vous invite tous à le lire attentivement.

Au cours de cette année, nous œuvrerons à l’autonomisation de millions de femmes pour les aider à sortir leurs familles de la pauvreté, à développer les économies dans leur pays, à réduire la dépendance et à réaliser la promesse d’une plus grande paix et une plus grande prospérité. Je me réjouis de travailler avec chacun d’entre vous autour de cette table, tandis que nous faisons avancer cet objectif ambitieux.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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