rss

Point de presse spécial du secrétaire d’État Michael R. Pompeo

English English

Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’Etat Michael R. Pompeo
Le 13 février 2020

 

EXTRAITS

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Écoutez, je sais que vous avez toutes et tous été informés sur le fond de ce voyage, sur ce que nous essayons d’accomplir dans chacun des endroits où nous allons. Nous allons commencer par quelques réunions demain, puis une série d’allocutions dans la matinée de samedi à Munich, où nous parlerons de l’Occident et du rôle de l’Occident dans le monde.

Ensuite, nous embarquerons et nous nous rendrons en Afrique pour des visites très intéressantes, de grandes choses sur le commerce américain. Trois pays à différents stades de développement dans leur transition vers la démocratie et leur stabilité, et je pense que nous pouvons être une force pour les aider à orienter cette transition dans une meilleure direction. Et puis au Moyen-Orient pour tout ce que vous connaissez si bien, et notamment de nombreuses discussions sur le défi permanent que représente la république islamique d’Iran.

Sur ce, je suis heureux de répondre à quelques questions.

(…)

QUESTION : Oui. Je me demandais, nous entendons que le Soudan a dit qu’il va, veut sortir de cette liste de terrorisme, et qu’ils vont, qu’il y a une sorte d’accord pour les familles des victimes du Cole. Avez-vous entendu parler de cela ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Alors, nous nous penchons, depuis un certain temps, sur la question de savoir s’il faut lever la désignation du Soudan comme État parrain du terrorisme. L’un des éléments de cette démarche est qu’il existe une série de demandes d’indemnisation pour les victimes du Cole. Nous essayons, nous faisons de notre mieux pour traiter ces demandes dans ce cadre. Il se peut qu’ils n’évoluent pas ensemble, mais nous examinons, aucune décision n’a été prise à ce sujet.

En fait, j’étais avec les Soudanais hier. Ils travaillaient avec les Éthiopiens et les Égyptiens sur les questions relatives à l’eau, le Grand barrage de la Renaissance éthiopien. Le secrétaire M. Mnuchin et notre équipe ont travaillé sur cette question. Je suis donc allé voir les Soudanais, les Égyptiens et les Éthiopiens hier pour les encourager à faire des progrès dans ce domaine, pour s’assurer que tout le monde a l’eau dont il a besoin. Et les Soudanais m’ont rappelé qu’ils aimeraient bien sortir de cette liste. Nous réfléchissons toujours deux fois avant de retirer quelqu’un d’une liste comme celle-là.

(…)

QUESTION : Monsieur le secrétaire bonjour. Des inquiétudes ont été exprimées quant à la capacité de l’Afrique à gérer le coronavirus, compte tenu de la structure sanitaire en place là-bas. Le budget qui a été proposé suggérait une réduction d’une partie du financement de l’OMS. Y a-t-il une forme d’assistance que vous pourriez offrir aux pays africains confrontés à ce problème en ce moment ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Nous aurons, en ce qui concerne le budget, il y aura beaucoup de conversations au cours des prochains mois. Nous sommes préoccupés par le fait qu’il  existe des endroits sans les infrastructures adéquates. Je me suis donc rendu en Ouzbékistan et au Kazakhstan, des pays qui partagent de longues frontières avec la Chine et qui n’ont pas non plus la capacité de faire face à une menace d’envergure comme le coronavirus. Nous avons des gens du CDC sur le terrain là-bas aussi. Nous allons donc faire tout ce qui est en notre pouvoir. Nous avons à présent fourni jusqu’à 100 millions de dollars d’aide ; il pourrait y en avoir davantage. Cette aide ira certainement à la Chine, pour la soutenir, mais elle sera également utilisée dans d’autres endroits du monde pour essayer de faire en sorte que nous apportons la bonne réponse, aux bons endroits, en temps voulu, ce qui est vraiment l’élément central de cette affaire.

Alors oui, vous, je suis confiant. Nous avons des équipes sur le terrain partout dans le monde, y compris en Afrique, qui essaient de les aider à la fois en amont et, dans la mesure où cela s’implanterait ou deviendrait un véritable problème dans certains de ces endroits, pour les aider à gérer une crise du coronavirus dans leur propre pays ou leur propre région.

(…)

QUESTION : Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur le message que vous transmettez à Munich, dans votre discours ? Vous avez parlé un peu du rôle de l’Occident dans le monde, que ce soit pour faire contrepoids à la Chine, à la Russie ou à d’autres. Et puis aussi, lorsque vous parlez des pays où nous allons en Afrique subsaharienne, le message que vous transmettez, non seulement sur la volonté d’emmener et de soutenir les entreprises américaines, mais aussi sur les mesures qu’elles doivent prendre ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui. Donc la deuxième question ; ce sont des endroits où la présence américaine est importante, donc nous allons participer à des événements qui tournent autour des droits de l’homme, de l’état de droit. Ces derniers sont également profondément liés à leur économie. Nous croyons fondamentalement que lorsque vous faites les choses correctement, un bon exemple, nous en ferons quelques-unes, nous avons organisé l’événement W-GDP hier. Lorsque vous laissez les femmes travailler, vous avez, votre économie prospère et se développe. Il ne s’agit donc pas de deux processus distincts, mais bien de deux choses interconnectées. Nous allons donc travailler avec eux sur tous les éléments.

Ils demanderont toujours, ces dirigeants mondiaux demanderont toujours, hé, nous avons besoin de plus d’entreprises américaines, Mike. Comment avoir davantage d’entreprises américaines ? Et je leur rappelle que nos entreprises vont là où elles peuvent obtenir un bon retour sur investissement et où il y a des marchés auxquels les Américains sont autorisés à accéder. Ils doivent avoir l’assurance que s’ils concluent un contrat, ils ont la capacité de le faire respecter, n’est-ce pas ? Vous avez besoin de systèmes judiciaires et de l’état de droit et de tout ce qui va avec. Et nous discuterons avec chacun de ces endroits, et ils sont à des moments différents de leur vie politique pour atteindre ces objectifs. Nous voulons donc parler de cela avec eux.

Et puis nous leur fournissons souvent une assistance technique pour les aider à y parvenir, et nous verrons, nous essaierons d’identifier les endroits où nous pouvons en avoir pour notre argent. Et puis il y a d’autres programmes aussi, n’est-ce pas ? Nous avons, en Afrique, nous avons le PEPFAR. Nous avons tous les programmes d’aide mondiaux qui ont permis à de nombreuses personnes en Afrique de sortir de situations vraiment désespérées et d’améliorer la santé et la durée de vie des Africains, et ce sont des programmes vraiment formidables. Et nous voulons nous assurer qu’ils savent que nous sommes également engagés dans ces domaines.

(…)

QUESTION : Suivez-vous le fait qu’un ressortissant chinois se présente à la tête de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ? Est-ce une de vos préoccupations et une chose contre laquelle le département d’État va lutter ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Oui. Oui, nous suivons de très près l’élection à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, l’élection du directeur général. Les Chinois ont volé des centaines de millions de dollars de propriété intellectuelle aux États-Unis d’Amérique. Nous allons faire en sorte que quiconque dirige cette organisation comprenne l’importance de faire respecter les droits de propriété intellectuelle par-delà les nations et les frontières. Je vais peut-être en rester là. L’élection a lieu en mars. Vous devez savoir que nous sommes engagés dans de nombreuses discussions pour nous assurer que la personne qui sera finalement sélectionnée respecte les droits de propriété et l’état de droit dans le contexte des droits de propriété intellectuelle.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous