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Allocution d’ouverture du secrétaire d’État Michael R. Pompeo devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants

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Département d’État des Etats-Unis
Allocution
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 28 février 2020

 

SECRÉTAIRE D’ÉTAT POMPEO : Je vous remercie. Merci, Monsieur le Président Engel.  Merci, M. McCaul, haut représentant. Je vais faire cela en moins de cinq minutes. J’ai une déclaration que je vais soumettre officiellement.

Je reviens tout juste d’un déplacement en Arabie Saoudite et à Oman. Le sujet central de chacune des discussions était ce dont nous parlons ici aujourd’hui : la menace posée par la république islamique d’Iran.

Quelques faits essentiels :

L’Iran est le premier État parrain de la terreur au monde, et le plus important État parrain de l’antisémitisme au monde, voulant rayer Israël de la carte. Il suffit d’écouter les Iraniens.

L’Iran et ses mandataires sont responsables de la mort de centaines d’Américains en Iraq, dont un entrepreneur américain qui a été tué le 27 décembre 2019.

Ses forces, les forces de l’Iran et les milices qu’elle soutient, soutiennent Bachar el-Assad, ce qui sape la démocratie au Liban et en Iraq, et volent l’aide humanitaire au Yémen.

En parlant du Yémen, les Houthis soutenus par l’Iran ont lancé des centaines de missiles et de drones armés sur des cibles civiles en Arabie Saoudite, où vivent 80 000 Américains, depuis le début du conflit.

En effet, quelques heures après avoir rendu visite à nos soldats à la base aérienne du Prince Sultan le 20 février, les forces houthies, soutenues par l’Iran, ont lancé une attaque sur la ville portuaire de Yanbu.

L’Iran est également responsable d’avoir abattu un avion de ligne civil en janvier. Cent soixante-seize personnes ont été tuées. Le régime a menti sur cette tragédie ; le régime n’a toujours pas rendu la boîte noire.

Le régime iranien a massacré au moins plusieurs centaines de ses propres citoyens, certains rapports vont jusqu’à 1 500 personnes tuées, lors des manifestations de novembre dernier. Plusieurs millions d’autres personnes souffrent depuis le début de la révolution, il y a plus de 40 ans.

Les Iraniens, et ceux qui sont affectés par le régime, sont reconnaissants que les États-Unis demandent enfin des comptes à leurs oppresseurs.

L’administration Trump ne calmera ni ne tolérera l’énorme menace que l’Iran représente pour la sécurité nationale des États-Unis, de nos amis et de nos alliés.

Notre campagne de pression vise à réduire ces menaces et à convaincre l’Iran de changer son comportement.

Je voudrais consacrer une minute à l’attaque contre le commandant de la Force Al-Qods, Qassem Soleimani. Il était le terroriste principal du régime et le cerveau derrière l’assassinat d’Américains, de Syriens, d’Iraquiens et d’autres personnes innocentes. L’enlever du champ de bataille était une mesure de désescalade.

Sa mort a réduit le risque pour notre personnel à l’étranger, tant pour mes diplomates que pour nos militaires, et a montré clairement que nous sommes prêts à imposer des coûts à nos adversaires s’ils nous menacent ou nous attaquent et que nous en sommes capables.

Je sais que, malheureusement, certains soldats américains ont été blessés lors de l’attaque de représailles de l’Iran au missile balistique sur la base aérienne d’Al-Asad. La faible contre-attaque de l’Iran indique toutefois que les dirigeants iraniens ne sont pas désireux d’intensifier un affrontement militaire.

Ils savent que si nous nous battons, ils perdront. C’est de la dissuasion. C’est notre politique.

Ce n’est pas seulement de la dissuasion militaire.

L’accord sur le nucléaire a financé les campagnes meurtrières de terreur et de déstabilisation du régime.

Nous avons mis fin à cet apaisement et imposé la campagne de sanctions économiques la plus agressive de l’histoire pour priver le régime d’au moins 50 milliards de dollars de revenus.

Et sur le plan diplomatique, nous avons rassemblé des alliés et des partenaires pour interdire la compagnie aérienne Mahan Air, qui transporte des armes et le personnel du régime au Moyen-Orient.

Et, en partie grâce à nos efforts, la Colombie, le Honduras, le Kosovo, le Paraguay et le Royaume-Uni ont désigné le Hezbollah comme une organisation terroriste à tous égards.

C’est un véritable leadership américain pour affronter l’Iran.

Nous maintiendrons notre pression.

Nous continuerons à protéger les Américain et les intérêts américains par tous les moyens nécessaires.

Et nous continuerons à imposer des coûts au régime pour ses campagnes de massacres.

Et nous travaillerons avec nos alliés et nos partenaires pour un Moyen-Orient plus stable et plus sûr.

Je vous remercie. J’attends vos questions avec impatience, Monsieur le Président.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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