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Le secrétaire d’État Michael R. Pompeo à la cérémonie du Prix international du courage féminin

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Département d’État des États-Unis
Secrétaire d’État Michael R. Pompeo
Le 4 mars 2020

Allocution – EXTRAITS

 

(…)

SECRÉTAIRE D’ÉTAT POMPEO : Bienvenue à tous. Je tiens à remercier l’ambassadrice Currie pour son leadership au sein du Bureau des questions mondiales relatives aux femmes, ici au département d’État, et pour nous avoir aidés à mettre en place l’Initiative pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde du président Trump.

Merci, Madame la première dame, de vous joindre à nous aujourd’hui. Votre présence ici met en lumière nos lauréates et donne un formidable élan à notre effort collectif pour encourager, soutenir et honorer les femmes du monde entier qui font de bonnes choses.

Nous sommes ici aujourd’hui pour rencontrer et féliciter les femmes qui sont sur scène avec nous, les gagnantes du Prix international du courage féminin 2020. C’est un honneur pour moi de vous accueillir toutes ici et d’être avec vous. Je vous remercie de vous être jointes à nous.

Le mois dernier, j’ai effectué mon premier voyage en tant que secrétaire d’État en Afrique subsaharienne. Susan s’est jointe à moi pour ce voyage. Nous nous sommes rendus au Sénégal, en Angola et en Éthiopie. Dans chaque pays, nous avons eu le réel privilège et l’occasion de rencontrer des femmes qui lançaient des entreprises et des initiatives communautaires dans leur pays, afin de relever les défis auxquels les habitants de leur nation sont confrontés, des défis tels que l’instabilité mondiale, un service Internet sporadique ou le manque de main-d’œuvre qualifiée.

Une jeune femme éthiopienne a raconté comment son enthousiasme pour la croissance de son entreprise naissante a été anéanti. Il lui était pratiquement impossible de trouver un terrain et une structure pour délocaliser son activité de fabrication, qui comprenait des éléments de base comme l’électricité et l’eau, des choses que nous considérons acquises dans d’autres endroits du monde.

Elle a persévéré et emploie désormais 40 employés, et exporte des produits artisanaux dans toute l’Europe.

Une autre jeune femme a appris à coder par elle-même, à l’âge de neuf ans, en regardant des vidéos sur YouTube. Aujourd’hui, elle fait partie d’une société d’investissement et contribue à l’autonomisation et à la formation d’entrepreneurs du monde entier. Elle est clairement douée intellectuellement, mais ses débuts couronnés de succès l’ont obligée à poursuivre son chemin de manière agressive.

Nous avons également eu l’occasion, lorsque nous étions à Riyad, de rencontrer des femmes chefs d’entreprise. Ce sont des femmes d’affaires, elles créent des entreprises, et elles s’impliquent dans leur communauté de manière étonnamment nouvelle.

Et elles le font tout en préconisant et en mettant en œuvre des changements fondamentaux dans leur société. Les femmes s’intègrent à la population active et occupent des postes qui n’étaient pas imaginables il y a encore quelques années. Les femmes conduisent. Les femmes participent à des événements de loisirs. Et ce changement s’est produit rapidement.

Lorsque nous avons demandé à une femme d’affaires comment les hommes de sa famille réagissaient à ces changements, elle a répondu : « C’est formidable ! Mon frère m’a dit qu’il en avait assez de me conduire partout ! » (Rires.)

Ils sont favorables à de grandes choses ; nous sommes tous favorables à de grandes choses. Nous savons que ces femmes les accompliront.

Regardez, c’est une série d’histoires qui contiennent de simples vérités. Premièrement, les femmes jouissent de la liberté d’essayer, d’échouer et de réussir en plus grand nombre et aux quatre coins du monde. Deuxièmement, les femmes ont tendance à ne plus vouloir être un « sujet de discussion » ou une « tendance » et veulent plutôt avoir plus de possibilités réelles de diriger des entreprises et de s’impliquer dans leurs communautés en tant que leaders.

Enfin, le monde a besoin de femmes qui continuent à vouloir prendre des risques et à faire preuve de courage. C’est sans aucun doute ce que font les lauréates d’aujourd’hui.

Ce matin, vous allez pouvoir rencontrer des personnes étonnantes – des avocates qui protègent les droits fondamentaux dans des endroits difficiles, des journalistes qui dénoncent la corruption, des militantes qui mettent fin à l’horreur des mutilations génitales féminines. Nous rencontrerons également des combattantes pour la liberté religieuse et des bâtisseuses de la paix dans certaines des régions les plus dangereuses du monde.

Les femmes ici présentes sont toutes différentes, il n’y en a pas deux qui soient pareilles, mais elles partagent une profonde croyance en la dignité fondamentale de chaque être humain.

Amina Khoulani est une survivante de la campagne de torture du régime Assad. Elle a été emprisonnée pendant six mois en Syrie pour le simple fait d’être engagée dans un « activisme pacifique ». Forcée de quitter sa maison puis son pays, et vivant sous une menace constante en tant que réfugiée, elle continue de s’engager activement dans la défense des droits de l’homme, de la démocratie et de la paix dans son pays.

Aujourd’hui – (applaudissements) – nous mettons également à l’honneur Sayragul Sauytbay. Anciennement médecin, elle a été séparée de sa famille, torturée, emprisonnée et a risqué d’être exécutée à cause du courage qu’elle a eu de dire simplement la vérité. Elle a été l’une des premières victimes à parler publiquement de la répression des minorités musulmanes par le Parti communiste chinois.

Elle a livré un témoignage courageux sur les camps d’internement du Xinjiang, et continue d’inspirer d’autres anciens détenus et membres des familles de détenus à se manifester et à raconter leur histoire au monde entier. (Applaudissements.)

Ces deux femmes, et les dix autres présentes sur cette scène, sont les figures de proue du courage qui nous rendent humbles et nous inspirent tous. Toutes les femmes ne traversent pas les épreuves dont nous entendrons parler ce matin, mais ma femme, Susan – Susan est avec moi ce matin – me rappelle les femmes courageuses que nous connaissons tous. Ce sont nos voisines, ce sont nos amies, ce sont nos collègues.

Chaque fois que je parle de cela, Susan me rappelle que ma grand-mère, Grace, qui a grandi en aidant son père à s’occuper du bétail et à faire des travaux agricoles à Beloit, dans le Kansas, a épousé mon grand-père le 14 octobre 1914, à 6h30 du matin, parce qu’il voulait être à l’heure au travail. (Rires.) Je n’ai pas fait ce coup-là à Susan. (Rires.)

Ma grand-mère Grace cuisinait, elle faisait la lessive, elle entretenait un immense jardin, elle a été présidente de l’association des parents d’élèves quatre fois, elle a dirigé plusieurs groupes de filles scouts, elle était membre du comité de quartier, elle fabriquait presque tous les vêtements de ses enfants, et quand mon grand-père a gagné sa campagne d’élection pour devenir shérif, elle s’est inquiétée. Elle a pris un emploi rémunéré pour que les enfants puissent tous aller à l’école et avoir des vêtements, et a commencé à s’occuper de beaucoup de ses petits-enfants avant que les dix enfants ne soient partis de la maison.

Et pendant la Seconde Guerre mondiale, elle et mon grand-père ont accueilli chez eux des aviateurs qui travaillaient sur une piste d’atterrissage voisine. Elle a fait tout cela et bien plus encore sans chauffage, sans plomberie – pas de plomberie intérieure, pas beaucoup d’argent – sans doute, il y a eu des jours où elle pensait ne plus pouvoir mettre un pied devant l’autre.

Ce genre de courage est illustré dans les familles du monde entier par des femmes qui dirigent et qui relèvent des défis difficiles. Nous connaissons tous des femmes comme cela, des femmes qui surmontent chaque jour l’adversité, qui ont affronté les peurs et les injustices.

Nous devons mettre ces femmes à l’honneur chaque jour, les femmes de courage qui sont sur cette scène, et toutes les femmes du monde entier qui sont engagées dans cette formidables activité qui est si importante pour nos familles, pour nos gouvernements et pour notre monde. (Applaudissements.)

(…)


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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