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Point de presse avec le secrétaire d’État adjoint Robert Destro, le sous-secrétaire d’État adjoint principal par intérim Scott Busby et le sous-secrétaire d’État adjoint par intérim Alan Purcell

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Département d’État des États-Unis
Le 12 mars 2020

Robert A. Destro, secrétaire d’État adjoint
Bureau chargé de la démocratie, des droits de l’homme et du travail

Scott Busby, sous-secrétaire d’État adjoint principal par intérim
Bureau chargé de la démocratie, des droits de l’homme et du travail

Alan Purcell, sous-secrétaire d’État adjoint par intérim
Bureau chargé de la démocratie, des droits de l’homme et du travail

 

MODÉRATRICE :  Bonjour à tous, de la part du Centre médiatique du département d’État à Bruxelles. Je voudrais souhaiter la bienvenue aux participants qui appellent du monde entier et vous remercier de vous joindre à cette discussion.

Aujourd’hui nous avons le plaisir d’être en compagnie de Robert Destro, le secrétaire d’État adjoint chargé de la Démocratie, des Droits de l’homme et du Travail, ainsi que de son sous-secrétaire d’État adjoint principal par intérim Scott Busby et du sous-secrétaire d’État adjoint par intérim Alan Purcell.

Je vous remercie. Merci à vous tous de prendre le temps de nous parler aujourd’hui. Nous allons démarrer cette conférence téléphonique par une allocution d’ouverture du secrétaire d’État adjoint M. Destro, après quoi nous pourrons prendre vos questions.

Je vous rappelle que la conférence téléphonique d’aujourd’hui est on the record [tous les propos peuvent être repris]. Sur ce, c’est à vous, secrétaire d’État adjoint Destro, pour l’allocution d’ouverture.

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Bonjour à tous ! Merci d’être en ligne avec nous ce matin. Comme vous le savez, chaque année le département d’État produit un rapport factuel extrêmement exhaustif sur la situation du respect des droits humains dans le monde entier. Hier matin, le secrétaire d’État Mike Pompeo a dévoilé le 44e rapport, qui couvre l’année civile 2019. Au total, ce rapport portait sur 199 pays et territoires du monde.

Pourquoi faisons-nous cela ?  L’engagement en faveur du respect des droits humains correspond aux valeurs américaines fondamentales ainsi qu’aux principes universels inscrits dans —

[Interruption.]

MODÉRATRICE :  Nous sommes vraiment désolés. Vous entendez ceci, j’imagine. Je pense qu’il faut que nous fassions une toute petite pause pendant que nous testons notre système d’alarme.

[Interruption.]

MODÉRATRICE :  Toutes nos excuses.

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Veuillez nous excuser pour cette interruption. Je pense que nous en étions à la question : pourquoi rédigeons-nous ces rapports annuels ? Pour faire court, parce que l’engagement en faveur du respect des droits humains correspond aux valeurs américaines fondamentales ainsi qu’aux principes universels inscrits dans des textes internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’Homme. À travers nos rapports, nous soulignons l’importance fondamentale que revêt le respect des droits humains pour la capacité d’un gouvernement à promouvoir la paix, la prospérité et la sécurité. Nous le savons, lorsque les gouvernements respectent les droits humains et les libertés fondamentales, les institutions démocratiques et l’état de droit sont plus stables et mieux assurés.

Donc la promotion des droits humains est une composante clé de notre stratégie de lutte contre les pouvoirs autoritaires et les influences néfastes qui refont surface, pour priver les extrémistes d’éléments destinés à illustrer leur discours de recrutement, et enfin pour vaincre le terrorisme. Comme l’a dit le secrétaire Pompeo, et je cite, « cette administration a toujours élevé la voix lorsque nous constatons des violations des droits humains, où que ce soit – chez nos amis, ennemis, adversaires ou alliés. […] C’est une tradition profonde et importante des États-Unis d’Amérique, et l’administration Trump la perpétuera à son tour », fin de la citation.

Ces rapports rendent compte de la situation globale du respect des droits humains de la façon la plus exhaustive, objective et factuelle qui soit au monde, et reflètent les efforts concertés de nos ambassades et consulats. Aux États-Unis, nous – le gouvernement des États-Unis a promis de faire usage de sa voix et de sa position sur la scène mondiale afin d’attirer l’attention sur les violations et atteintes aux droits humains, quel que soit l’endroit où elles sont commises.

Voilà, je vous remercie encore une fois d’être avec nous ce matin. Nous nous ferons un plaisir de répondre à vos questions.

MODÉRATRICE :  Merci beaucoup pour ces explications, secrétaire d’État adjoint Destro. Nous allons donc démarrer la partie questions-réponses de cette conférence téléphonique.

Notre première question nous vient de Nick Turse, pour le New York Times. Nick, je vous en prie.

QUESTION :  Merci beaucoup de prendre – oui, je vous remercie de prendre le temps de nous parler aujourd’hui. Je me demandais si vous pouviez évoquer la question des messages contradictoires qu’émettent différentes institutions du gouvernement des États-Unis. Par exemple, dans un pays comme le Burkina Faso, votre rapport détaille, pour l’année 2019, des exécutions illégales ou arbitraires commises par le gouvernement, des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées dues au gouvernement. Pourtant lorsque le commandant du Commandement des États-Unis pour l’Afrique s’y est rendu en 2019, il ne les a pas dénoncées. Le Burkina Faso continue à recevoir une importante assistance en matière de sécurité de la part des États-Unis. Ce genre de choses ne diminue-t-il pas l’impact de votre travail ?

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Eh bien, merci de poser cette question. Non, les Rapports sur les droits humains reflètent bien la position officielle du gouvernement des États-Unis ; et nous appelons un chat un chat. Maintenant, votre question porte, je pense – un peu plus spécifiquement – sur les forces de sécurité. Or nous prenons très au sérieux notre obligation, en vertu de la Loi Leahy, de vérifier une par une les unités des forces de sécurité. Donc nous pouvons – même si nous pouvons rapporter de façon générale ce que font les forces de sécurité, lorsque nous avons des éléments crédibles prouvant qu’elles commettent de graves violations des droits humains, réellement nous examinons soigneusement la question.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse. La question suivante nous vient de l’ambassade des Etats-Unis au Soudan du Sud, de Jon Cebra, il y a là-bas un groupe de personnes qui nous écoute, plusieurs journalistes.

QUESTION : Merci beaucoup, M. le secrétaire d’État adjoint. Ma question porte sur –

MODÉRATRICE :  Pardon, pourriez-vous parler plus fort ? Nous vous entendons mal.

QUESTION :  Oui, ma question porte sur le résumé du – dans le Rapport sur les droits humains, sur le Soudan du Sud, en particulier sur le dernier [inaudible] le gouvernement, et aussi la prochaine entrée en fonctions du nouveau gouvernement. Comment est-ce que vous [inaudible] gouvernement, étant donné qu’ils ont d’anciens responsables gouvernementaux qui ont été sanctionnés par le gouvernement des États-Unis ?

INTERVENANT :  Vanessa, pouvez-vous nous répéter la question ?

MODÉRATRICE :  Désolée, je ne l’ai pas bien entendue. Le son est très faible. Désolée, Monsieur, est-ce que vous pourriez vous rapprocher un petit peu de votre microphone ? Nous avons du mal à vous entendre.

QUESTION : Oui, merci, une fois de plus. Je posais une question au sujet du Rapport 2019 sur les droits humains. Quel commentaire pouvez-vous apporter sur ce dernier rapport, et sur la marche à suivre, ou la recommandation ? Comment le gouvernement américain peut-il juger souhaitable la prise de fonctions imminente du nouveau gouvernement, du gouvernement d’union nationale, étant donné qu’il contient tant d’anciens responsables gouvernementaux qui ont été, de fait, sanctionnés par le gouvernement des États-Unis ? Je vous remercie.

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Est-ce que vous parlez – c’est le secrétaire d’État adjoint Destro. Est-ce que vous parlez du Soudan, ou bien du Soudan du Sud ?

QUESTION :  Du Soudan du Sud, du Soudan du Sud.

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Du Soudan du Sud. Bon, très bien. Eh bien, je peux vous dire que le gouvernement américain est très activement impliqué avec toutes les parties concernées au Soudan du Sud. En fait, s’il n’y avait pas eu le coronavirus, je devais m’y rendre en personne en fin de semaine prochaine. Alors je peux vous dire que nous sommes très impliqués, nous tentons de travailler avec toutes les parties prenantes. Nous nous efforçons de collaborer avec toutes les personnes sur le terrain pour voir si nous pouvons faire avancer les choses dans la bonne direction, puis continuer en ce sens. Nous apprécierons d’ailleurs tout conseil que vous pourriez avoir sur ce que nous pouvons faire pour poursuivre ce dialogue.

MODÉRATRICE :  Merci beaucoup.

M. BUSBY : Puis-je juste ajouter quelque chose – c’est Scott Busby.  Les sanctions que nous avons imposées à certains individus du Soudan du Sud avaient pour but d’essayer de garantir l’unité de ce gouvernement. C’était cela, le but, et nous pensons que cela continuera à aider à atteindre cet objectif.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse.

Nous écoutons la question suivante, venue de l’ambassade des Etats-Unis de Harare, qui a également invité un groupe de plusieurs journalistes. Je vous en prie.

QUESTION : J’aimerais savoir quel est le bilan du Zimbabwe en termes de respect des droits humains, et aussi comment le gouvernement Mnangagwa, s’en sort en termes de respect des droits humains. Est-ce qu’il fait mieux que le gouvernement précédent de Robert Mugabe ? Également, avez-vous établi des classements, et si oui, quel est celui du Zimbabwe par rapport aux autres pays ?

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Voyons, je vais commencer par votre dernière question. C’est le secrétaire d’État adjoint Destro. Je vous remercie pour vos questions. Pour répondre brièvement à la première – à la dernière question, la réponse est non, nous ne faisons pas de classement. La raison d’être de ces rapports, c’est d’essayer de rendre compte aussi précisément que possible des faits sur le terrain dans l’ensemble des 199 pays, et ce ne serait pas cohérent, par rapport à cette orientation factuelle, de commencer à injecter les opinions dans le rapport, or c’est bien ce que ferait un classement.

Maintenant, en ce qui concerne le Zimbabwe, encore une fois – comme nous l’avons dit en répondant à la question précédente, quand j’ai dit que nous restons engagés, depuis le niveau des ambassades jusqu’ici, à Washington, avec tous les acteurs importants au Zimbabwe – en fait c’est un pays auquel je porte un intérêt particulier. Donc non, nous sommes – nous sommes très intéressés et nous voulons encourager les Zimbabwéens à collaborer entre eux, à respecter les droits humains. Et comme le sous-secrétaire d’État adjoint principal par intérim le disait il y a une minute, la raison d’être des sanctions est d’attirer l’attention de tout le monde et de faire avancer les gens dans la bonne direction.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse.

Pour la question suivante, nous revenons au groupe qui nous écoute depuis l’ambassade des Etats-Unis au Soudan du Sud. Si les journalistes pouvaient énoncer leur nom et leur média avant de poser la question, ça serait parfait.

QUESTION : D’accord. Ma question, concernant le rapport, est : comment le gouvernement américain – ou quels mécanismes le gouvernement des Etats-Unis emploie-t-il actuellement pour veiller à ce que les auteurs de toutes les violations rendent compte de leurs actes ?

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  C’est encore le secrétaire d’État adjoint Destro. Eh bien, ce que nous faisons – les États-Unis ont un représentant spécial au Soudan du Sud, qui au côté du chef de mission du Soudan du Sud, va être impliqué très activement avec tous les acteurs importants sur le terrain. Comme nous disons, c’est un – nous respectons la souveraineté de chaque pays, mais nous voulons coopérer avec – en traitant les faits sur le terrain, nous voulons coopérer avec tous les acteurs pour veiller à ce que les droits humains et l’équité soient respectés.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse.

Pour la prochaine question, nous écoutons Elvis Chang de la chaîne télé New Tang Dynasty Asia-Pacific.

QUESTION : Bonjour. Oui. Les hôpitaux chinois ont réalisé plusieurs greffes de poumons – des greffes sur des patients atteints par le Covid-19, mais la source des organes n’est pas suffisamment claire. La partie Chine de votre rapport mentionne le prélèvement d’organes forcé sur des prisonniers d’opinion, comme des pratiquants du Falun Gong ou des Ouïghours. Bref, craignez-vous que le prélèvement forcé d’organes se répande de plus en plus en Chine ? Je vous remercie.

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Merci de poser cette question. C’est le secrétaire d’État adjoint Destro. Nous avons en effet des rapports crédibles indiquant que ce prélèvement d’organes existe. À ce jour, toutefois, nous n’en avons pas de preuve directe. En tout cas, nous recevons de nombreuses informations de diverses sources en Chine, et lorsque nous aurons des preuves directes, vous pouvez être sûrs que nous les rapporterons.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse.

Notre question suivante – pour la question suivante, nous revenons à l’ambassade des Etats-Unis au Zimbabwe. Allez-y, en donnant votre nom et votre média, s’il vous plaît.

QUESTION : Oui, je m’appelle Moses Matenga, pour NewsDay. Oui. Nous avons lu les communiqués des États-Unis qui désignaient spécifiquement deux Zimbabwéens pour leurs atteintes aux droits humains, leurs violations des droits humains. Des responsables du Zimbabwe ont engagé une agence de lobbying, Ballard Partners, pour les aider dans leurs efforts pour faire lever les actions punitives du gouvernement américain. Vu que les violations semblent [inaudible] de ces sanctions, est-ce que le département d’État a été en contact avec Ballard Partners vis-à-vis du Zimbabwe, au sujet de la levée des sanctions ciblées à l’encontre de responsables du gouvernement ?

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Merci de poser cette question. C’est encore le secrétaire d’État adjoint Destro. Le – je ne peux rien dire sur la question de l’implication ou non de Ballard Partners. En fait, c’est le département du Trésor, pas le département d’État, qui inflige les sanctions.

Mais je pense qu’une des choses qui ressort des sanctions au Zimbabwe, c’est qu’il est possible de faire en sorte qu’elles soient levées. Je serais donc très surpris s’il n’y avait pas des gens qui engagent d’autres gens pour s’efforcer de faire lever les sanctions.

Par contre, je ne peux pas répondre directement à votre question sur Ballard Partners. Une chose est sûre, moi, je n’ai eu aucun contact avec eux.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse.

Pour la prochaine question, nous revenons à Nick Turse du New York Times.

QUESTION : Oui, je voudrais rebondir sur ma dernière question, surtout par rapport aux vérifications

[dans le cadre de la loi]

Leahy, que vous avez mentionnées dans votre réponse.  Beaucoup d’analystes affirment que les gouvernements sont passés maîtres dans l’art de truquer le système, en fragmentant les unités ou en transférant des militaires de l’une à l’autre, afin de contourner les violations visées par la loi Leahy. Mais pour revenir à un pays comme le Burkina Faso, puisque vous avez ce bilan très clair, que vous avez rassemblé, évoquant les abus que les forces de sécurité y commettent, est-ce que c’est le genre de gouvernement que les États-Unis devraient soutenir ?

M. BUSBY :  Nick, c’est Scott Busby qui vous répond.  Premièrement, nous ne sommes au courant d’aucune mesure du gouvernement du Burkina Faso pour fragmenter les unités afin de faciliter la réception de notre assistance en matière de sécurité.

Comme l’a dit le secrétaire d’État adjoint Destro, lorsque nous avons des éléments crédibles prouvant qu’une unité des forces de sécurité est responsable de graves violations des droits humains, l’assistance est suspendue. Et si un gouvernement comme celui du Burkina Faso essaie vraiment de contourner le système en manipulant les unités de la sorte, c’est quelque chose que nous analysons. Nos agents sur le terrain observent de très près comment les forces de sécurité de tous les pays fonctionnent réellement.

En ce qui concerne nos relations avec ce gouvernement, nous exprimons nos inquiétudes en privé avec lui ; et dans ce rapport et ailleurs, nous avons indiqué publiquement notre inquiétude au sujet de ces abus. Nous continuerons à évaluer les abus qui sont commis, à les évoquer le cas échéant avec le gouvernement, et si on en arrivait à un certain point où nous pensons que notre impact est nul, nous pourrions modifier encore notre assistance en matière de sécurité.

Mais en ce moment, nous nous servons de la loi Leahy pour nous efforcer de garantir que notre assistance ne contribue pas aux atteintes aux droits humains.

MODÉRATRICE :  Merci pour cette réponse.

Pour la question suivante, nous revenons aux journalistes qui nous écoutent de notre ambassade au Soudan du Sud. Veuillez énoncer votre nom et votre média, s’il vous plaît.

QUESTION : D’accord. Je m’appelle Chan Paul Amol. Je travaille pour Radio Community. Ma question porte sur le fait qu’ici, au Soudan du Sud, l’accord de paix fournit un mécanisme pour mettre en place des tribunaux hybrides. Comment le gouvernement américain soutient-il cette mise en place, sachant qu’on a rapporté que ces dernières années il y avait – que le gouvernement essayait de laisser tomber ce type d’initiatives ? Donc – en gros, je voudrais savoir comment le gouvernement des États-Unis soutient ceci, que ce soit techniquement ou financièrement.

M. BUSBY :  C’est encore Scott Busby. Oui, les États-Unis continuent à soutenir le tribunal hybride, à la fois techniquement et financièrement. Nous sommes convaincus qu’il s’agit d’un volet important de l’accord de paix et nous continuerons à encourager le gouvernement à accepter la mise en place du tribunal hybride.

MODÉRATRICE :  Je vous remercie.

La question suivante nous avait été adressée à l’avance par Klubradio en Hongrie. La voici :  « L’image de la Maison-Blanche est très négative dans la population – la population de Hongrie. Pensez-vous que la relation entre les deux pays connaîtra des changements suite à la publication de votre rapport sur le pays ? »

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  C’est le secrétaire d’État adjoint Destro. Merci de poser cette question. Je ne pense pas que la relation entre les deux pays connaîtra des changements. Nous sommes très activement impliqués avec le gouvernement hongrois sur de très nombreuses questions, pas seulement les droits humains.

Enfin, je ne veux pas dire – sur les droits humains de façon générale, pas seulement en Hongrie, mais nous avons aussi une relation très cordiale et coopérative avec la Hongrie sur des problèmes de droits humains dans d’autres parties du monde. Donc c’est une relation équilibrée. Les pays ont constamment des désaccords entre eux, sur tout un tas de sujets, mais ça ne signifie pas qu’ils ne peuvent pas continuer à avoir des relations amicales.

Nous – comme vous le savez, même avec les gens que l’on aime le plus, on est souvent en désaccord, mais nous continuons – et nous continuons à bien nous entendre. Bref, je pense que la relation se poursuivra avec la même qualité.

MODÉRATRICE :  Je vous remercie.

Pour la prochaine question, nous avons encore une fois Nick Turse du New York Times.

QUESTION : Merci beaucoup. J’ai essayé de demander ceci lors de la dernière question, mais je voulais juste rebondir. Est-ce que le gouvernement américain a retiré son assistance à certaines unités au Burkina Faso en raison de graves violations des droits humains ? Si oui, à combien ? Et quand est-ce que cela a eu lieu ?

M. BUSBY :  Nick, c’est encore Scott Busby. Je ne le sais pas, mais ce ne sont pas des informations que nous pouvons rendre publique actuellement. Ceci dit, nous publions régulièrement des rapports, conformément à nos lois, sur les unités auxquelles nous avons retiré notre assistance. Donc je vous incite à lire ces rapports lorsqu’ils sortiront.

MODÉRATRICE :  La question suivante nous vient de Pearl Matibe, pour Open Parliament, au Zimbabwe.

QUESTION :  Merci beaucoup, secrétaire d’État adjoint Destro et sous-secrétaire d’État adjoint Busby. C’est Pearl Matibe, ici à Washington. Je vous suis très reconnaissante d’être disponibles aujourd’hui.

J’aimerais vous reparler du Zimbabwe. En effet, il y a beaucoup de désinformation sur le sujet des sanctions et des droits humains, comme vous devez déjà le savoir. Donc je voudrais vous demander de clarifier – je sais que le Bureau de contrôle des actifs étrangers (OFAC) et le [département du] Trésor sont chargés de l’affaire des deux individus qui ont été placés hier sur la liste des ressortissants spécifiquement désignés (SDN). Mais un de ces individus, à savoir Owen, avait déjà été ajouté auparavant, en octobre dernier, son cas avait déjà été examiné.

Pourriez-vous nous parler des deux textes de lois spécifiques, en particulier le Kingpin Act et celui en vertu duquel il a été désigné hier, en ce qui concerne ces deux individus, et notamment des sanctions en réponse aux violations des droits humains ? Bref, pouvez-vous juste essayer d’expliquer les sanctions qui découlent de ces deux textes de loi en ce qui concerne ces deux individus ? Merci infiniment.

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Eh bien, merci pour votre question. Mais je vais devoir la remettre à plus tard. Il faudra que nous y répondions après la conférence téléphonique. C’est un peu trop pointu pour que je puisse y répondre ce matin. Je ne connais pas bien les détails du Kingpin Act, alors si ça ne vous dérange pas de nous soumettre votre question par écrit, nous serons heureux de revenir vers vous de façon plus détaillée. On ne peut vraiment pas le faire maintenant. Je ne veux pas – je ne veux pas risquer de vous donner une réponse erronée.

MODÉRATRICE :  Oui, si l’un d’entre vous a des questions, il peut les adresser à [email protected] et nous veillerons à les transmettre.

Nous avons le temps pour une question de plus, et ce sera pour le groupe qui participe depuis l’ambassade des Etats-Unis au Zimbabwe. Allez-y, en donnant votre nom et votre média, s’il vous plaît.

QUESTION :  D’accord, je m’appelle Mary Taruvinga.  Je travaille pour NewZimbabwe.com. Ma question porte sur le fait qu’on rapporte que les violations des droits humains s’aggravent au Zimbabwe. Est-ce que ça signifie, du coup, que le gouvernement des Etats-Unis a l’intention d’ajouter d’autres responsables du gouvernement sur les listes des sanctions ?

QUESTION :  Je voudrais juste compléter ce que Mary vient de dire, c’est Kumbirai Mafunda, pour le Legal Monitor au Zimbabwe. Est-ce que le fait d’infliger des sanctions est un outil suffisant pour forcer les responsables du gouvernement zimbabwéen à respecter [inaudible] les droits humains ?

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Eh bien, merci pour ces deux questions. Je vais d’abord répondre à la deuxième. Est-ce que les sanctions sont suffisantes ? Non, les sanctions ne sont pas suffisantes. Au final, la responsabilité de faire respecter les droits humains incombe au peuple zimbabwéen lui-même, dont nous respectons la souveraineté.  Notre travail, c’est d’être – d’alerter sur la situation telle que nous l’observons, et de proposer toute l’aide en notre pouvoir qui soit – qui soit compatible avec une relation bilatérale saine et vivante.

Et en ce qui concerne la deuxième question, nous ne pouvons pas commenter les sanctions, c’est-à-dire, dans le cas des affaires de sanctions en cours. Tout ce que je peux vous dire, c’est que c’est un processus qui prend du temps. Il est très exigeant du point de vue factuel. Nous nous efforçons d’être justes envers toutes les personnes impliquées. Ce n’est pas tout à fait un processus judiciaire, mais on s’en rapproche beaucoup. Donc c’est – donc tout ce que je peux vous dire, c’est que si nous avons des éléments crédibles prouvant que des individus pourraient être éligibles, nous l’envisagerons et suivrons toute la procédure.

MODÉRATRICE :  Je vous remercie.

Malheureusement, c’était la dernière question que nous avions le temps d’entendre aujourd’hui. Secrétaire d’État adjoint Destro, voulez-vous dire quelques mots pour terminer ?

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT ADJOINT DESTRO :  Oui. Je voulais dire, merci infiniment de votre participation ce matin. Nous sommes toujours heureux de recevoir vos questions. Comme vous le savez, le gouvernement des États-Unis est totalement engagé, aussi bien en paroles qu’en actes, en faveur de la liberté de la presse, c’est pourquoi nous sommes ravis de répondre à vos questions. Comme je l’ai dit à notre consœur du Zimbabwe qui a posé la question plus technique sur les législations en cours, le fait que nous ne puissions pas répondre à votre question aujourd’hui ne veut pas dire que nous n’y répondrons pas. Vraiment, nous serons très heureux d’y répondre si vous voulez bien nous les transmettre par écrit.

Donc merci encore, et bonne après-midi si vous êtes situés en Afrique. Nous sommes absolument ravis que vous ayez pris part à notre conférence ce matin. Merci.

MODÉRATRICE :  Je vous remercie.  Merci à tous les intervenants d’avoir passé ce moment avec nous et merci à tous nos journalistes en ligne et à ceux – aux ambassades qui avaient invité des groupes pour nous écouter, merci pour votre participation et vos questions.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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