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Déclaration conjointe sur le neuvième anniversaire du soulèvement syrien

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Département d’État des États-Unis
Bureau de la porte-parole, Morgan Ortagus
Le15 mars 2020

 

Le texte de la déclaration suivante a été publié par les gouvernements de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Début du texte :

Il y a neuf ans jour pour jour, des dizaines de milliers de Syriens sont descendus pacifiquement dans la rue pour réclamer le respect des droits de l’homme et la fin de la corruption gouvernementale. Au lieu de tenir compte des demandes légitimes du peuple syrien, le régime Assad a répondu par une campagne sans pitié d’arrestations, de détentions, de torture, de disparitions forcées et de violence arbitraires. Alors que le conflit syrien entame sa dixième année, la poursuite brutale d’une victoire militaire par le régime Assad a déplacé plus de 11 millions de personnes – près de la moitié de la population syrienne d’avant-guerre – et tué plus de 500 000 Syriens.

Le régime Assad doit accepter la volonté du peuple syrien qui réclame et mérite de vivre en paix et sans bombardements, attaques aux armes chimiques, bombes barils, frappes aériennes, détentions arbitraires, torture et famine.

Nous exprimons notre satisfaction quant à la libération par la coalition mondiale et les Forces démocratiques syriennes de tout le territoire autrefois détenu par Daech. Toutefois, la menace de Daech demeure et nous sommes résolus à poursuivre notre action commune par l’intermédiaire de la coalition afin d’assurer leur défaite définitive. Nous luttons contre le terrorisme avec détermination et sommes en première ligne de ce combat.

Mais la lutte contre le terrorisme ne peut et ne doit pas justifier des violations massives du droit humanitaire international ou la poursuite de la violence. L’offensive militaire imprudente d’Assad, de la Russie et de l’Iran à Idleb ne fait qu’aggraver les souffrances et provoquer une crise humanitaire sans précédent, car les infrastructures et les travailleurs médicaux et humanitaires, ainsi que les civils, sont tués. Lors de sa dernière attaque meurtrière contre Idleb, le régime d’Assad, soutenu par la Russie et l’Iran, a déplacé près d’un million de civils rien que depuis le mois de décembre, le déplacement le plus rapide depuis le début du conflit. Pour que le dernier cessez-le-feu dans le nord-ouest de la Syrie puisse perdurer, un cessez-le-feu national doit être instauré, comme le demande la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Malgré les efforts importants de la communauté internationale, l’aide vitale ne parvient toujours pas à un grand nombre de personnes qui en ont désespérément besoin. En tant que principaux donateurs depuis le début de la guerre, nous continuerons à soutenir l’aide humanitaire au peuple syrien, notamment par une assistance transfrontalière qui est une nécessité vitale, et nous exigeons que toutes les parties, en particulier le régime syrien et ses alliés, permettent un accès humanitaire sûr, sans entrave et durable à toutes les personnes dans le besoin en Syrie. Cependant, nous n’envisagerons pas de fournir ou de soutenir une quelconque aide à la reconstruction tant qu’un processus politique crédible, concret et authentique n’aura pas été mis en œuvre de manière définitive. En l’absence d’un tel processus, l’aide à la reconstruction de la Syrie ne ferait qu’asseoir un gouvernement profondément défaillant et abusif, accroître la corruption, renforcer l’économie de guerre et aggraver encore les causes premières du conflit.

Nous encourageons la communauté internationale à continuer de fournir une assistance aux voisins de la Syrie afin de partager les coûts de la crise des réfugiés syriens. Les Syriens déplacés doivent être autorisés à rentrer chez eux volontairement et en toute sécurité, sans craindre la détention arbitraire, la violation des droits et la conscription forcée. Pourtant, le régime syrien continue de les en empêcher.

Nous continuerons à exiger que les responsables des atrocités commises par le régime Assad rendent des comptes et nous poursuivrons nos efforts pour faire en sorte que ceux qui sont responsables de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et d’autres violations et abus soient identifiés et tenus pour responsables. La communauté internationale doit s’unir pour soutenir la collecte et la publication de documents sur les violations et les abus des droits de l’homme et les violations du droit humanitaire international, y compris les travaux cruciaux de la commission d’enquête des Nations unies, du mécanisme international, impartial et indépendant des Nations unies pour la Syrie et de la commission d’enquête du secrétaire général des Nations unies.

La solution militaire que le régime syrien espère obtenir, avec le soutien de la Russie et de l’Iran, n’apportera pas la paix. Nous réitérons notre soutien ferme au processus mené par les Nations unies à Genève et à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies pour amener la paix et la stabilité en Syrie

Nous – la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis – exigeons que le régime Assad mette un terme aux tueries sans pitié et s’engage de manière significative dans tous les aspects de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris un cessez-le-feu national, une constitution réformée, la libération des personnes détenues arbitrairement, ainsi que des élections libres et justes. Un processus politique crédible ne peut se limiter à des tentatives de convocation d’une commission constitutionnelle. Tous les citoyens syriens, y compris les citoyens déplacés et réfugiés, devraient être autorisés à participer à des élections libres et justes, sous la supervision des Nations unies.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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