rss

Point de presse téléphonique avec la Dre Sarah Bennett, cheffe du groupe de travail international sur le COVID-19, Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis

English English, العربية العربية, हिन्दी हिन्दी, Português Português, Русский Русский, Español Español, اردو اردو

Département d’État des États-Unis
Point de presse spécial par téléphone
Le 26 mars 2020

Sarah Bennett, responsable, service de la santé publique des États-Unis, et cheffe du groupe de travail international sur le COVID-19, Centres de contrôle des maladies des États-Unis

 

Modérateur : Bonjour à tous du bureau des médias internationaux du département d’État des Etats-Unis. Bienvenue à nos participants du monde entier.

J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui  la Dre Sarah Bennett, responsable du service de la santé publique des États-Unis et cheffe du groupe de travail international sur le COVID-19 au centre américain – aux CDC des États-Unis. La Dre Messonnier ne pourra malheureusement plus se joindre à nous aujourd’hui.

La Dre Bennett nous parlera ce matin de la coordination des CDC avec nos partenaires internationaux et de la coopération avec les ministères de la Santé en ce qui concerne la pandémie de COVID-19. Je vous demanderais de bien vouloir limiter vos questions à la réponse internationale des CDC au COVID-19. La Dre Bennett ne sera pas en mesure de parler de la réponse aux États-Unis, et nous travaillons à reprogrammer un appel avec la Dre Messonnier pour qu’elle puisse parler à la presse à une date ultérieure.

Nous allons commencer l’appel d’aujourd’hui avec l’allocution liminaire de la Dre Bennett, puis nous passerons à vos questions. Nous essaierons de répondre à autant de questions que possible pendant le temps qui nous est imparti, soit environ 30 minutes.

Enfin, à titre de rappel, l’appel d’aujourd’hui est enregistré, et je cède la parole à la Dre Bennett. Allez-y, madame.

Dre. Bennett : Je vous remercie. Bonjour à tous et merci de participer à l’appel aujourd’hui. Pour la plupart d’entre nous, vous, moi et nos communautés respectives, la pandémie de COVID-19 est un événement historique sans pareil depuis la pandémie de grippe de 1918.

Nous comprenons à quel point cela peut être effrayant ou stressant pour de nombreuses personnes, en particulier si vous avez des proches qui sont âgés ou qui ont des complications sous-jacentes qui pourraient contracter le COVID-19. Le gouvernement des États-Unis travaille en étroite collaboration avec ses partenaires internationaux et les gouvernements hôtes du monde entier pour aider les pays à se préparer aux menaces sanitaires, à les prévenir, les identifier et y répondre.

Pour ce qui est de cette pandémie en particulier, les Centres de contrôle et de prévention des maladies, ou CDC, travaillent en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, l’OMS, nos collègues des ministères de la Santé et d’autres partenaires pour répondre aux demandes d’assistance aux pays pour se préparer et faire face au COVID-19.

Nous avons du personnel en poste dans plus de 60 pays dans le monde, qui travaille avec nos partenaires dans les pays pour faire face à leurs priorités de santé publique et sauver des vies.

Les CDC aident les pays à mettre en œuvre les recommandations de l’OMS en ce qui concerne l’identification des personnes susceptibles d’avoir le COVID-19, le diagnostic et les soins de ces patients, et le suivi de la pandémie. De nombreux pays qui ont bénéficié d’une assistance du CDC par le passé s’appuient sur ces leçons et ces compétences pour se préparer au COVID-19 et y répondre.

Il peut s’agir par exemple d’un soutien à la coordination des interventions d’urgence, de la formation des agents de santé publique et d’une aide aux laboratoires. Aux États-Unis et à l’étranger, notre personnel fait tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la riposte à la pandémie de COVID-19.

Je vais m’arrêter ici et c’est avec plaisir que je répondrai à vos questions. 

Modérateur : Merci beaucoup. Nous allons maintenant passer à la partie questions et réponses de l’appel d’aujourd’hui. Pour ceux qui posent des questions, veuillez indiquer votre nom et votre affiliation médiatique et vous limiter à une seule question.

Pour rappel, je vous demanderais de limiter vos questions à la réponse internationale des CDC car la Dre Bennett ne peut pas parler de la réponse aux États-Unis.

Notre première question nous vient de Nick Turse. Allez-y s’il vous plaît.

Question : Nick Turse de The Intercept. Le président Trump a dit qu’il souhaitait ouvrir de grandes parties du pays d’ici Pâques. Je me demandais si c’était réaliste et quel message cela communique au reste du monde de procéder à une ouverture du pays aussi rapidement. 

Dre. Bennett : Donc, les CDC aident actuellement de nombreux pays partenaires à mettre en œuvre ou utiliser les mesures qui sont considérées comme les meilleures pratiques pour contrôler la pandémie dans leur pays. Pour le moment, je ne peux pas vraiment parler de la réponse à l’intérieur du pays.  

Modérateur : Merci. Encore une fois, je vous demanderais de limiter vos questions à la réponse internationale sur laquelle les CDC travaillent, et pas à la réponse au niveau national.

Notre question suivante nous vient de Vietanh Phan avec VnExpress à Hanoi. Allez-y s’il vous plaît.

Question : Bonjour. Je voudrais vous demander de nous parler des projets des États-Unis en ce qui concerne l’importation de matériel médical du Vietnam. Je vous remercie. 

Dre. Bennett : Bonjour. Encore une fois, Sarah Bennett ici. Pour le moment, je n’interviens pas  au niveau des plans de réponse nationale des États-Unis s’agissant de l’importation de ventilateurs du Vietnam, nous vous demandons donc d’adresser votre question au département d’État.

Modérateur : Merci. Notre question suivante nous vient de Thomas Nehls.  Operateur, veuillez ouvrir la ligne.   

Opérateur : De quelle ligne s’agit-il s’il vous plaît ? 

Modérateur : Thomas Nehls.  

Question : Madame ?

Modérateur : Bonjour, oui, nous vous entendons.

Question : Les sanctions internationales font-elles obstacle à l’aide humanitaire aux victimes en Iran, l’aide des États-Unis, des pays européens, de l’Allemagne en particulier ?

Dre. Bennett : Bonjour. Les CDC ne sont actuellement pas en mesure de parler des sanctions et des obstacles potentiels à l’aide humanitaire aux pays. Le département d’État des États-Unis est mieux à même de parler de cette question.

Modérateur : Merci. Notre question suivante nous vient de John Power. John Power, je pense que votre ligne est ouverte. Allez-y s’il vous plaît.

Question : Oui. Aux États-Unis, certaines personnalités, dont le secrétaire d’État, ont critiqué ce qu’ils considèrent comme le manque d’information et de coopération en provenance de Chine. Et du point de vue des CDC, y a-t-il une coopération ou des informations que les CDC souhaiteraient voir communiquées, ou des possibilités d’amélioration dans ce domaine afin que les deux parties puissent travailler ensemble sur ce problème ?

Dre. Bennett : Donc les CDC et le gouvernement de Chine collaborent depuis 30 ans pour répondre aux priorités en  matière de santé publique qui affectent les États-Unis, la Chine et le monde. Les CDC travaillent en partenariat étroit avec la Chine, les centres nationaux d’épidémiologie, de virologie et de préparation aux pandémies des CDC, les CDC provinciaux et locaux de Chine, les hôpitaux et les établissements universitaires. Les CDC aident également leurs partenaires chinois à surveiller les virus grippaux nouveaux et saisonniers, et à intensifier les efforts de détection et de réponse aux virus saisonniers aviaires et autres nouveaux virus grippaux à potentiel pandémique.

Le personnel des CDC a également rejoint la mission de l’OMS en Chine pour soutenir les efforts visant à mieux comprendre la gravité et la propagation du COVID-19. Les CDC se préparent constamment aux épidémies, quelles qu’en soient les origines ou les causes, et nous tirons parti des meilleures pratiques et des enseignements tirés de nombreux pays qui luttent contre le COVID-19.

Modérateur : Merci, madame. Je vais prendre une question que nous avons reçue à l’avance de la part de Sam Mednick. La question est la suivante : « Que recommandent les CDC aux états fragiles où les gens ne sont pas en mesure de s’auto-isoler et où l’État ne dispose pas d’hôtels ou de zones d’isolement pour les gens ? »

Dre. Bennett : Les CDC restent attachés à aider les ministères de la Santé et des partenaires comme l’OMS à adapter et à utiliser les meilleures pratiques pour contrôler la propagation de la pandémie de COVID-19. La mise en place de mesures préventives est le meilleur moyen d’éviter de contracter le virus. C’est pourquoi nous continuons de mettre l’accent sur le lavage fréquent des mains, et toute personne qui pense être malade doit porter un masque. En l’absence de masque, elle doit se couvrir le nez et la bouche avec un bandana ou un objet similaire.

Les CDC ont un – et l’OMS disposent tous deux d’un certain nombre de documents d’orientation sur leurs sites Web qui peuvent être utilisés par les gouvernements pour adapter les meilleures pratiques et les mesures de contrôle pour leur pays, et les CDC entendent bien aider les pays à le faire.

Modérateur : Très bien. Merci. Notre question suivante est celle de James McCarten.  

Question : Oh, bonjour. J’appelle de la Canadian Press et je me demande s’il y a quoi que ce soit que vous puissiez me dire sur ce que les CDC ont conseillé au Canada pour se protéger contre toute sorte d’importation de cas étant donné sa proximité avec les États-Unis.

Dre. Bennett : Le Canada reste un partenaire solide étant donné la proximité avec les États-Unis. En général, nous recommandons à tous les pays de mettre en œuvre les meilleures pratiques et les enseignements tirés des pays qui nous ont précédés en termes de lutte contre la pandémie de COVID-19 et la propagation du virus

Pour ce qui est des mesures particulières de contrôle des importations des États-Unis au Canada, je n’ai pas pris part à ces conversations, je ne peux donc pas en parler pour le moment.

Modérateur : Merci. Notre question suivante est une question de Michel Ghandour d’Al Hurra.  Michel, votre ligne est ouverte.  

Opérateur : Veuillez me donner le numéro de la ligne.   

Modérateur : 44.  

Question : Allô ?   

Modérateur : Bonjour, Michel. Nous vous entendons. Allez-y s’il vous plaît.  

Question : Oui. J’ai deux questions. Premièrement, quel type d’aide les États-Unis apportent-ils aux pays ? Êtes-vous en mesure de fournir des fournitures médicales ? En avez-vous assez ? Et deuxièmement, en ce qui concerne les médicaments, avez-vous commencé à obtenir des résultats sur le – ou après avoir commencé à utiliser la chloroquine et d’autres médicaments aux États-Unis ? Sont-ils positifs ? Sont-ils utiles ?

Dre. Bennett : Donc, pour ce qui est de la deuxième question, je vais d’abord y répondre. Je pense que cette question s’adresse surtout à la Dre Messonnier lorsque nous serons en mesure de reprogrammer son point de presse.

En ce qui concerne la première question, les CDC ont des bureaux dans plus de 60 pays du monde , et nous continuerons à travailler avec nos partenaires pour répondre à leurs priorités de santé publique et sauver des vies pendant la pandémie de COVID. Pour le moment, nous travaillons avec nos partenaires des agences du gouvernement américain, l’OMS et les ministères de la Santé pour déterminer la meilleure façon de répondre aux besoins particuliers de chaque pays, et nous restons résolus à fournir toute l’aide possible.

Modérateur : Merci. Notre question suivante est celle de Sangmin Lee.  

Question : [Inaudible] le cas du COVID en Corée du Nord. La Corée du Nord a affirmé ne pas avoir de cas de COVID-19, mais Robert Abrams, le commandant des forces américaines en Corée, a déclaré qu’il était convaincu qu’il y avait des cas de COVID-19 en Corée du Nord. Avez-vous des informations sur la Corée du Nord et les cas de COVID-19 ?

Et la deuxième question est que le président Trump a mentionné qu’il était prêt à aider la Corée du Nord à lutter contre le COVID-19. Quel type d’aide les CDC peuvent-ils apporter à la Corée du Nord?

Dre. Bennett : Nous continuons à nous adresser à l’Organisation mondiale de la santé pour connaître le nombre officiel de cas signalés par ses États membres. Je ne peux donc pas vraiment – je ne sais pas vraiment si la Corée du Nord communique quelque chose de différent dans ses médias que ce qui est signalé à l’Organisation mondiale de la santé. Je recommanderais de contacter la Corée du Nord pour connaître sa situation actuelle en matière de COVID-19.

Quant à savoir si nous fournirions une assistance des CDC à la Corée du Nord, les CDC restent déterminés à aider les pays à lutter contre la pandémie de COVID-19 avec leurs partenaires, comme l’OMS et d’autres partenaires internationaux. Et si les pays demandent de l’aide, nous prendrons ces demandes en considération.

Modérateur : Merci. Et encore une fois, je vous demanderais de vous limiter à une question liée à la réponse internationale des CDC.

Notre question suivante nous est posée par Jacqueline Charles. 

Question : Merci. Pouvez-vous parler de ce que font les CDC en ce qui concerne Haïti et de l’aide qu’ils fournissent ? Et, à votre connaissance, ce pays a-t-il suffisamment de kits de test ou – pour tester la population ?

Dre. Bennett : Pardon.  Donc euh – je n’ai pas les chiffres devant moi en ce qui concerne la situation actuelle en Haïti s’agissant du COVID-19. Cependant, je pense que si les pays rencontrent des difficultés à ce niveau, il existe des partenaires qui peuvent les aider à se procurer des kits de test supplémentaires.

Nous recommandons pour le moment, puisque les CDC n’envoient pas de kits à l’étranger, de contacter l’Organisation mondiale de la santé ou le bureau régional de l’OMS pour demander de l’aide pour se procurer des kits de test supplémentaires.

Modérateur : Merci. Notre question suivante nous est adressée par Tim Culpan de Bloomberg.

Question : Merci pour votre temps. Je voudrais poser des questions sur Taiwan de manière spécifique. Compte tenu du caractère unique de sa situation politique, ce pays n’est pas membre de l’OMS, mais les CDC américains entretiennent historiquement de très bonnes relations avec Taiwan et les CDC de Taiwan. Pourriez-vous me décrire brièvement, en ce qui concerne le COVID-19, les communications spécifiques que vous avez eues avec les autorités taïwanaises en termes d’échange d’informations sur le niveau logistique des cas, ou même sur le plan médical ? Merci.

Dre. Bennett : Merci pour la question. Nous continuons à consulter d’autres pays qui ont une plus longue expérience avec le COVID-19 et qui peuvent nous communiquer des informations sur les populations à risque, les personnes qui courent un risque accru d’infection ou de décès, leur expérience des mesures communautaires, des mesures de contrôle, et aussi en ce qui concerne les soins cliniques.

Je ne peux pas vous dire précisément quelles informations sont ressorties de nos conversations avec Taïwan, mais il est important, je pense, que tous les pays qui disposent d’informations supplémentaires susceptibles de bénéficier à d’autres pays les communiquent dès que possible afin que les autres pays puissent en tenir compte dans leur propre contexte national.

Modérateur : Merci. Notre question suivante nous vient d’Alejandra Arredondo.

Question : La question concerne la réponse des CDC en Amérique latine. Comment les CDC aident-ils exactement les gouvernements latino-américains à combattre le COVID-19 ? Merci beaucoup.

Dre. Bennett : Les CDC se sont donc engagés à aider les pays qui demandent de l’aide face à la pandémie de COVID-19. Pour ce qui est plus précisément dans la région de l’Amérique latine, nous avons un grand bureau régional au Guatemala qui a fourni une assistance technique à la région dans le cadre d’un certain nombre d’activités, notamment le suivi des contacts, les enquêtes épidémiologiques et le renforcement de ses laboratoires.

À mesure que nous progressons dans l’épidémie dans la région de l’Organisation panaméricaine de la santé, nous restons déterminés à aider nos pays voisins dans le cadre des meilleures pratiques et à mettre en œuvre les directives de l’OMS.

Modérateur : Très bien. Merci. Notre question suivante est celle de Bingru Wang.

Question : L’assistance internationale dont vous avez fait état au début comprend-elle une assistance à la Chine ?

Et aussi, comme vous venez de le mentionner, les CDC ont un partenariat de longue date avec la Chine. Ils ont même un bureau en Chine. Les CDC étaient-ils donc au courant de l’épidémie de COVID-19 en Chine depuis le tout début, ce qui donne aux États-Unis suffisamment de temps pour se préparer et lutter contre le virus ? Je vous remercie.

Dre. Bennett : Oui, les CDC et le gouvernement chinois ont collaboré étroitement au cours des 30 dernières années pour répondre à un certain nombre de priorités de santé publique qui affectent les États-Unis, la Chine et le monde. Nous avons un bureau local en Chine qui est représenté par un personnel très dévoué des CDC qui s’est engagé à aider la Chine et à apprendre de l’expérience chinoise pour éclairer la réponse des États-Unis. Cela nous aidera également à guider nos activités lorsque nous aidons d’autres pays à mettre en œuvre des mesures dans leur propre contexte national, et à adapter les directives de l’OMS à ces contextes nationaux.

Les États-Unis ont effectivement participé à la mission de l’OMS en Chine, et les résultats qui ont été communiqués dans ce rapport peuvent être consultés sur le site Web de l’OMS.

Modérateur : Merci. Notre question suivante nous vient de Monalisa Freiha.

Question : À propos du Liban, comme vous le savez, le pays traverse une grave crise financière. Est-il possible d’envoyer du matériel médical – que les États-Unis envoient du matériel médical au Liban pour combattre ce coronavirus ?

Dre. Bennett : Merci pour cette question. Je pense que les CDC contactent en ce moment un certain nombre de ministères de pays partenaires pour voir ce qui est le plus nécessaire dans chaque pays, et nous travaillerons avec nos partenaires de l’Organisation mondiale de la santé et d’autres partenaires régionaux pour aider les pays à accéder aux fournitures et à l’équipement dont ils pourraient avoir besoin,

Modérateur : Merci. Notre question suivante est celle d’Eanna Kelly. Eanna Kelly, je pense que votre ligne est ouverte.

Question : Pardon, oui. Est-ce que vous m’entendez maintenant ? J’étais en mode silencieux. Désolée.

Modérateur : Oui.

Question : Bonjour. Ma question concerne les efforts de recherche des CDC, s’il existe un budget pour le coronavirus et comment il est dépensé dans le monde. J’aimerais une vue d’ensemble de ce sujet, si possible. Merci.

Dre. Bennett : Vous soulevez un point très important, à savoir qu’il existe un certain nombre de questions sur ce virus qui restent sans réponse. Et les CDC aideront les pays qui souhaitent générer certaines de ces connaissances à recueillir ces informations et à en faire part au monde entier.

Je ne peux pas pour le moment vous donner un aperçu précis des activités de recherche que nous avons prévues à l’échelle mondiale. Mais ces activités de recherche feront partie des activités futures.

Modérateur : Notre question suivante est celle de Tsoanelo Jomane.

Question : La question porte sur le Lesotho. Bien sûr, le pays est enclavé par l’Afrique du Sud, et ayant appris que l’épidémie de COVID-19 dans le – en Afrique du Sud, bien sûr, a pour origine des voyageurs qui étaient allés en Italie, et ayant – le pays a appris que les souches de COVID-19 en Chine et en Italie sont différentes, et il existe des rapports [inaudible] selon lesquels le Lesotho pourrait tôt ou tard être aux prises avec la même souche que celle qui a causé des problèmes en Italie. Que les CDC pourraient-il conseiller au pays pour se préparer, dans la mesure où aucun cas de COVID-19 n’a été signalé ou confirmé au Lesotho ?

Dre. Bennett :  L’Organisation mondiale de la santé et les Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis recommandent actuellement un certain nombre de mesures que doivent envisager de mettre en œuvre les pays pour contribuer à prévenir l’importation du virus sur leur territoire, mais aussi, une fois importé, pour en contrôler la propagation dans la communauté.

Et je pense que les journalistes ont un rôle très important à jouer pour informer les gens sur certaines des choses qu’ils peuvent faire pour limiter la propagation du COVID-19, comme par exemple rappeler aux gens de se laver fréquemment les mains, de conserver leurs distances avec les autres personnes, de se couvrir le nez et la bouche avec le coude ou l’épaule lorsqu’ils toussent ou éternuent, d’utiliser un mouchoir en papier lorsqu’ils se lavent – d’utiliser un mouchoir en papier et ensuite de se laver les mains, de nettoyer les surfaces que l’on touche fréquemment.

Les gouvernements doivent réfléchir aux mesures dont ils pourraient avoir besoin pour contrôler la propagation de l’épidémie, et ils ne doivent pas attendre pour se préparer à répondre à l’épidémie. Ils doivent se préparer dès maintenant. Les CDC restent déterminés à aider les gouvernements dans le cadre de cette préparation.

Modérateur : Merci beaucoup. Notre question suivante nous vient de Natasha Khan.

Question : Du Wall Street Journal. Je me demande si vous avez trouvé la divulgation d’informations des CDC chinois durant les premiers jours de l’épidémie – donc en janvier – opportune et complète.

Dre. Bennett : Je pense qu’il y a un certain nombre de leçons à tirer de l’expérience en Chine. Nous essayons de suivre les informations qui sortent de Chine en ce moment et qui sont susceptibles d’orienter la réponse des États-Unis au niveau national, mais aussi nos activités dans d’autres pays. Nous faisions partie de la mission de l’OMS qui s’est rendue en Chine pour essayer d’en savoir plus sur le virus et de mieux comprendre la gravité et la propagation du COVID-19, et le rapport qui a été produit par le personnel du CDC ainsi que les autres membres de cette mission est à la disposition du public sur le site Web de l’OMS.

Modérateur : Très bien. Notre question suivante est celle de Shujun Yu.

Question : Parlez-nous de la coopération des CDC avec la Chine. Alors, dans quels domaines pensez-vous que les CDC et la Chine pourraient travailler ensemble en ce moment, puisque la Chine a déjà la situation sous contrôle mais les États-Unis vont en devenir l’épicentre ? Et y a-t-il – y a-t-il des obstacles à – à la coopération des deux parties ? Merci.

Dre. Bennett : Les CDC et le gouvernement américain collaborent depuis longtemps à des activités de santé publique, à la fois pour répondre aux épidémies aux États-Unis mais aussi en Chine et dans d’autres pays. Nous continuons de faire appel aux meilleures pratiques et aux enseignements tirés de l’épidémie en Chine  afin de mieux mettre en œuvre ces mesures pour contrôler l’épidémie aux États-Unis, et aussi pour apprendre les meilleures pratiques en vue de la mise en œuvre de certaines de ces activités dans d’autres des pays.

Modérateur : Notre question suivante nous vient de Gonzalo Zegarra. Allez-y, votre ligne est ouverte.

Question: Bonjour. Le monde se trouve dans une situation dans laquelle chaque pays a une méthodologie différente et [inaudible] massivement et d’autres ne rapportent pas le nombre de résultats négatifs des tests. Quelle est la méthode des CDC pour évaluer l’expansion de la pandémie compte tenu de ces différentes approches ?

Dre. Bennett : Il est vrai que les pays utilisent différentes stratégies de test et différents kits de test pour détecter le virus et pour mieux comprendre la propagation du virus dans leur pays. À l’heure actuelle, je pense qu’il est vraiment important pour nous de continuer à travailler avec les pays, quel que soit le nombre de cas, pour mettre en œuvre et utiliser les meilleures mesures de contrôle communautaire à notre disposition, utiliser les leçons tirées de pays qui combattent déjà depuis longtemps ce virus, de sorte à faire tout notre possible pour contrôler la propagation du virus dans chaque pays.

Modérateur : Notre question suivante est celle de Melo Acuna.

Question : Des Philippines. Dans quelle mesure votre partenariat avec divers gouvernements pour arrêter le COVID-19 porte-t-il ses fruits, en particulier en Asie, où il existe des différences culturelles, et quelles leçons avons-nous tirées de cette pandémie ? Merci.

Dre. Bennett :  Il est vraiment important de garder à l’esprit les différences culturelles et sociales lors de la réponse à toute épidémie de maladie infectieuse, et je pense que c’est pourquoi il est vraiment important que les gouvernements et les partenaires connaissent les directives que l’OMS recommande et que les CDC recommandent, et toutes ces informations sont disponibles sur leur site Web. Chaque pays doit réfléchir à la manière dont il va adapter ces documents d’orientation pour mettre en œuvre au mieux les meilleures mesures au niveau national pour contrôler la propagation du virus.

Nos CDC disposent d’un certain nombre d’employés dévoués dans de nombreux pays qui entendent aider les gouvernements à trouver la meilleure voie à suivre s’agissant de l’utilisation de ces mesures et du contrôle de la propagation du virus.

Modérateur : Merci. Et notre dernière question sera celle de Sergio Morales.

Question: Je vous appelle du Guatemala. Donc, dans notre culture, notre principale préoccupation est que le virus pénètre dans le pays par l’intermédiaire des gens déportés. Et savez-vous quelles mesures sont prises dans cette situation d’urgence dans les centres de détention pour migrants afin d’éviter que cela ne se produise ?

Dre. Bennett : Un certain nombre de pays ont mis l’accent sur les restrictions de voyages pour empêcher l’importation ou l’entrée du virus dans leur pays, mais nous, aux CDC et à l’OMS, pensons que les restrictions de voyages à elles seules ne suffisent pas à faire obstacle à la propagation du virus COVID-19 dans le monde. Les pays doivent réfléchir aux mesures qu’ils vont prendre dans leur pays une fois le virus entré pour contrôler la propagation dans leurs communautés. Il existe un certain nombre de documents à la disposition des pays sur le site Web de l’OMS et sur le site Web des CDC que les pays peuvent adapter au contexte national afin de mettre en œuvre les meilleures mesures pour leur pays, et les CDC entendent fermement aider ces pays à déterminer les mesures qui devront être adaptées et les modalités de leur mise en œuvre dans chaque pays.

Modérateur : Merci beaucoup. Malheureusement, c’est la fin du temps qui nous est imparti pour les questions. Je sais qu’il y a encore beaucoup de questions dans la file d’attente, alors je m’excuse si nous n’avons pas répondu à votre question, mais nous – la Dre Bennett a d’autres choses qu’elle doit faire aujourd’hui.

Docteure Bennett, je vous cède la parole pour quelques mots de conclusion.

Dre. Bennett : Merci à tous d’avoir participé à l’appel aujourd’hui. Le travail des CDC pour aider les pays se poursuivra et nous resterons tous vulnérables jusqu’à ce que chaque pays sans exception soit exempt de COVID-19. Veuillez continuer à prendre vos responsabilités en vous lavant fréquemment les mains au savon et à l’eau, en conservant une distance entre vous et les autres, en restant à la maison si vous êtes malade et en appliquant d’autres mesures de protection dont nous avons discuté aujourd’hui.

Merci encore aux journalistes qui se sont joints à nous. Restez en bonne santé, restez en sécurité.

Modérateur : Merci beaucoup, Docteure Bennett. Cela conclut l’appel d’aujourd’hui. Je tiens à remercier la Docteure Bennett pour sa participation et je remercie également tous les participants à cet appel aujourd’hui. Si vous avez des questions à ce sujet, vous pouvez contacter le bureau des médias internationaux à [email protected] Merci beaucoup.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
Mises à jour par courrier électronique
Pour vous abonner aux mises à jour ou pour accéder à vos préférences d'abonné, veuillez saisir vos coordonnées ci-dessous