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Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo lors d’un point presse

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Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 22 avril 2020

EXTRAITS

 

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bien, bonjour à toutes et à tous. Joyeux Ramadan à celles et ceux d’entre vous qui se trouvent dans des fuseaux horaires où l’on est déjà jeudi.

Je voudrais commencer par trois commémorations.

Premièrement, souvenons-nous de celles et ceux qui ont été tués dans des attentats terroristes au Sri Lanka le dimanche de Pâques. Hier, cela faisait un an.

Deuxièmement, cette semaine, l’administration honore les Journées annuelles dédiées la mémoire des victimes de l’Holocauste. Cette année marque le 75e anniversaire de la libération de nombreux camps de concentration nazis où tant d’innocents ont été assassinés, dont 6 millions de Juifs. Nous témoignons de leur histoire pour que des actes aussi répugnants ne se reproduisent plus jamais.

Troisièmement, c’est la Journée de la Terre et, en particulier à la lumière du message du secrétaire général António Guterres publié ce matin appelant à faire de notre reprise une véritable occasion de faire les choses correctement, je tiens à rappeler à toutes et à tous que la bonne façon de parvenir à un avenir plus vert, plus propre et plus radieux pour le monde est de laisser libre cours à l’innovation privée et à la libre concurrence. C’est ce que nous avons fait ici aux États-Unis, et ça continue d’être notre modèle, et nous sommes un leader mondial dans la réduction de tous les types d’émissions.

Un simple point de données : de 2005 à 2018, l’année la plus récente pour laquelle nous disposons de données, les émissions des États-Unis ont diminué de plus de 10 pour cent alors même que notre économie connaissait une croissance de 25 pour cent. À l’inverse, la Chine est le plus grand émetteur annuel depuis 2006 et ses émissions devraient continuer d’augmenter jusqu’en 2030 environ, ce qui contrebalancera les progrès des pays du monde entier en matière de réduction des émissions globales. J’invite instamment le secrétaire António Guterres à s’assurer que nous disposons des bonnes données, des faits exacts sur ceux qui respectent réellement les valeurs auxquelles nous tenons tous. Et en cette Journée de la Terre, le 50e anniversaire de la Journée de la Terre, je pense que c’est particulièrement important.

En ce qui concerne l’Organisation mondiale de la santé, je voudrais passer quelques minutes pour expliquer plus en détail au peuple américain les problèmes que nous essayons de résoudre.

L’OMS a deux fonctions principales. D’abord, elle a un rôle de régulateur et de conseiller, auquel s’ajoutent des activités d’urgence sanitaire et d’aide humanitaire.

Après la première épidémie de SRAS en 2003, les États-Unis ont mené la réforme de l’OMS, les règles de l’OMS qui régissent la manière dont les pays signalent les menaces pour la santé publique. Donc, un important effort en matière de réforme en 2003.

Ces règles, appelées Règlement sanitaire international, sont entrées en vigueur en 2007.

Nous avons fixé des attentes très claires. Nous, le monde, avons fixé des attentes très claires quant à la manière dont chaque pays doit divulguer des données pour protéger la santé mondiale.

Par exemple, l’article 6 du RSI stipule que « chaque État partie notifie à l’Organisation mondiale de la santé… dans les 24 heures… tout événement survenu sur son territoire pouvant constituer une urgence de santé publique de portée internationale… »

L’annexe 2 de ces mêmes règles prévoit que les pays doivent notifier à l’Organisation mondiale de la santé tout événement de santé publique inhabituel ou inattendu tel que le SRAS, un proche cousin génétique du virus qui provoque le COVID-19.

Ces règles indiquaient également comment les pays devaient évaluer le moment où ils devaient notifier à l’OMS les maladies de causes ou de sources inconnues.

Nous croyons fermement que le Parti communiste chinois, le PCC, n’a pas signalé l’épidémie du nouveau coronavirus à l’Organisation mondiale de la santé en temps voulu.

L’article 6 du RSI, qui faisait partie de cette réforme, stipule en outre qu’un État partie, comme la Chine, « doit continuer de communiquer en temps voulu à l’OMS les informations de santé publique exactes et suffisamment détaillées… » Autrement dit, il s’agit d’une obligation permanente.

Même après que le PCC a notifié à l’OMS l’épidémie de coronavirus, la Chine n’a pas partagé toutes les informations dont elle disposait.

Au lieu de cela, elle a dissimulé le danger que représente la maladie. Elle n’a pas fait état d’une transmission interhumaine soutenue pendant un mois, jusqu’à ce qu’elle se produise dans toutes les provinces de Chine. Elle a censuré les personnes qui ont tenté d’alerter le monde, elle a ordonné l’arrêt des tests de nouveaux échantillons et a détruit les échantillons existants.

Le PCC n’a toujours pas partagé avec le monde extérieur l’échantillon de virus provenant de l’intérieur de la Chine, rendant le suivi de l’évolution de la maladie impossible.

Nous ne prenons pas aujourd’hui de décision juridique quant à l’adhésion de la Chine au RSI, mais de toute évidence, la branche réglementaire de l’Organisation mondiale de la santé a échoué au cours de cette pandémie.

Je voudrais aussi souligner que lorsque les pays ont adopté ces nouvelles règles en 2007, nous avons également encouragé le directeur général de l’OMS à rendre publics les cas où un pays membre ne respecterait pas ces règles et nous lui avons donné la possibilité de le faire, mais cela n’a pas été appliqué ici non plus.

C’est la raison pour laquelle nous continuons d’insister sur le fait qu’il s’agit d’une exigence permanente de transparence et d’ouverture conformément aux règles de l’OMS, et que l’OMS a la responsabilité de continuer à les faire respecter aujourd’hui. Cette transparence et la qualité de sa mise en œuvre sont essentielles pour sauver des vies aujourd’hui et à l’avenir.

Je vais parler un instant de l’aide humanitaire. Les États-Unis sont la nation la plus généreuse de la planète, l’ont été ces trois dernières années et continueront de l’être cette année.

Grâce aux contribuables américains, nous avons consacré plus de 140 milliards de dollars de financement mondial en faveur de la santé mondiale au cours des deux dernières décennies.

Aujourd’hui, je peux confirmer que les États-Unis prennent un engagement supplémentaire d’environ 270 millions pour aider les pays les plus exposés à lutter contre le virus, ce qui porte notre total à plus de 775 millions de dollars à ce jour.

Nous le faisons de plusieurs façons. Nous le faisons par l’intermédiaire d’organisations multilatérales. Nous aidons nos partenaires en partageant notre expertise. Aujourd’hui, les CDC ont des agents en poste dans 59 pays et ont contribué au fil des ans à la formation de milliers d’épidémiologistes dans le monde entier, dont les connaissances sont extrêmement précieuses.

Vous devez savoir que cela permet d’aider ces pays, de sauver des vies dans ces pays, mais il s’agit d’une pandémie mondiale et ce travail nous protège ici même, en Amérique.

Quelques semaines avant que le premier cas de COVID signalé n’apparaisse au Guatemala, l’USAID a aidé le ministère de la Santé à équiper un hôpital clé pour qu’il puisse commencer à soigner ses premiers patients.

Et les États-Unis forment aujourd’hui plus de 70 000 pharmaciens en Indonésie afin qu’ils puissent fournir de bons conseils et orienter correctement les patients vers des spécialistes.

La générosité américaine ne se limite pas à notre aide, qui provient directement du gouvernement des États-Unis. Nos entreprises, nos ONG, nos organisations caritatives, tous les groupes confessionnels : il s’agit d’une approche où l’Amérique dans son ensemble s’efforce de sauver des vies dans le monde entier et de nous protéger ici même, chez nous.

Nous estimons que le peuple américain a donné près de 3 milliards de dollars cumulés en dons et assistance rien que pour combattre ce virus spécifique.

Les engagements de l’Amérique en matière de santé mondiale sont aussi fermes que jamais.

Passons à quelques points de conclusion. Je tiens à souligner deux façons dont le Parti communiste chinois profite que l’attention du monde est braquée sur la crise liée au COVID-19 pour perpétuer son comportement provocateur.

Tout d’abord, nous avons commenté ce qui se passe à Hong Kong, où, parmi les nombreuses actions de Pékin pour éroder l’autonomie, les autorités policières ont arrêté des militants prodémocratie, dont Martin Lee, 81 ans. Nous avons toujours dit que la Chine a l’obligation de respecter ses promesses,  ses obligations, comme je le disais tout à l’heure à propos du virus, de respecter les règles qu’elle a mises en place et qu’elle a approuvées. Nous lui demandons de continuer à le faire ici.

Vous avez également vu que le Parti communiste chinois exerce des pressions militaires sur Taïwan et contraint ses voisins de la mer de Chine méridionale, allant même jusqu’à avoir – jusqu’à couler un navire de pêche vietnamien.

Les États-Unis s’opposent fermement à l’intimidation dont fait montre la Chine ; nous espérons que d’autres nations leur demanderont également de rendre des comptes. Ce soir, je participerai à une conférence téléphonique coprésidée par mon homologue laotien et moi-même avec tous les membres de l’ANASE.

Je tiens également à souligner que nous avons bien avancé dans l’élaboration des politiques de mise en œuvre requises par la loi NDAA de 2019 interdisant l’utilisation de Huawei et d’autres fournisseurs non fiables dans les installations américaines.

Les données qui entrent dans les installations américaines devront suivre une trajectoire claire, et ne résider et ne transiter que par des systèmes de confiance. Et nous fournirons tous les détails à ce sujet d’ici peu.

En ce qui concerne le Venezuela, comme je l’ai souvent dit depuis ce pupitre, nous continuons à faire pression sur le régime de Maduro, tout en cherchant à fournir une aide humanitaire au peuple vénézuélien.

Comme l’a annoncé hier le département du Trésor, la licence générale qui permettait à certaines entreprises de poursuivre leurs activités (Venezuela, PDVSA) expire aujourd’hui.

Le département du Trésor a annoncé une nouvelle licence étroitement limitée de sept mois, qui permettra aux entreprises qui exercent leurs activités là-bas d’entamer leur processus de réduction progressive de leurs opérations.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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