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Point de presse spécial par téléphone avec l’ambassadeur Tibor P. Nagy, secrétaire d’État adjoint, Bureau des affaires africaines

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Département d’État des États-Unis
Centre médiatique régional de l’Afrique
Le 6 mai 2020

 

Modératrice : Bonjour à toutes et à tous de la part du Centre médiatique régional de l’Afrique du département d’État des États-Unis. J’aimerais souhaiter la bienvenue à nos participantes et participants qui appellent de tout le continent et vous remercier toutes et tous de vous joindre à cette discussion.

Avant de commencer le point de presse d’aujourd’hui, je voudrais établir les règles de base. Ce point de presse est entièrement avec notre représentant officiel, l’ambassadeur Tibor Nagy, dont les propos lui sont attribués. Aujourd’hui, nous sommes très heureux d’être rejoints par l’ambassadeur Tibor Nagy, qui prononcera une allocution au début de cet appel. Nous commencerons le point de presse d’aujourd’hui par l’allocution d’ouverture de notre intervenant, puis nous passerons à vos questions. Nous essaierons d’en prendre le plus grand nombre possible pendant le temps dont nous disposons. 

Monsieur l’ambassadeur Nagy – Monsieur le secrétaire d’État adjoint Nagy, la parole est à vous pour l’allocution d’ouverture.

Ambassadeur Nagy : Merci beaucoup, Marissa, et je vais commencer par une allocution de cinq minutes, puis nous vous passerons la parole.

Bonjour à Washington et aux États-Unis, ou bon après-midi sur le continent. Merci beaucoup de vous joindre à l’appel d’aujourd’hui. J’espère et je prie sincèrement pour que vous et vos familles alliez tous bien alors que nous endurons cette période sans précédent et que nous continuons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour surmonter cette épreuve et poursuivre notre vie.

J’occupe ce poste depuis près de deux ans maintenant, revenant au département d’État après avoir pris ma retraite après 32 ans passés dans le corps diplomatique à travailler principalement sur le continent africain, sur des questions africaines. Je peux dire qu’après avoir vécu et travaillé toute ma carrière sur le continent, je suis plus optimiste que jamais, convaincu que non seulement nous allons nous sortir de cette épreuve, mais aussi que notre relation avec le peuple africain en sortira renforcée. Je le dis par expérience et en sachant que notre engagement envers l’Afrique perdurera.

Outre notre partenariat de longue date dans le domaine de la santé, nous travaillons ensemble à la bonne gouvernance, au développement des échanges commerciaux et des investissements, à l’amélioration du développement de l’esprit d’entreprise chez les jeunes et les femmes d’Afrique, et à l’accroissement de la sécurité dans tous les domaines. Comme l’a souligné à maintes reprises le secrétaire d’État Pompeo, il est temps de renforcer le partenariat de longue date des États-Unis avec nos amis africains. Nous travaillons ensemble depuis longtemps pour relever les défis en matière de santé publique, et je suis convaincu que nos relations et nos expériences partagées depuis des décennies nous aideront à faire face à la crise actuelle.

Sous la direction du président Trump, ce partenariat n’a cessé de se renforcer. Nous sommes de loin le plus grand pays donateur en Afrique et notre impact se fait sentir à tous les niveaux. Les États-Unis ont engagé plus de 100 milliards de dollars au cours des 20 dernières années pour la santé publique sur le continent africain, et ont formé plus de 285 000 professionnels de la santé. Rien qu’avec le PEPFAR, plus de 18 millions de vies ont été sauvées en 18 ans.

L’administration travaille également activement à sauver des vies en Afrique en luttant contre le paludisme, le virus Ebola, la grippe aviaire et le choléra. L’Initiative présidentielle contre le paludisme, ou PMI, a contribué à sauver plus de 7 millions de vies tout en prévenant plus d’un milliard de cas de paludisme au cours des 20 dernières années. Là où la PMI est présente, les décès dus au paludisme ont connu une baisse de 60 pour cent depuis 2006.

Et à présent, dans la lutte contre le COVID-19, cet engagement se poursuit. Aucune autre nation ne fait plus que la nôtre. Sur les plus de 780 millions de dollars que les États-Unis se sont engagés à verser dans le monde pour lutter contre le virus, près de 250 millions sont destinés à l’Afrique. Et notre réponse va au-delà de cette nouvelle somme d’argent. Dans des endroits comme le Ghana, le Sénégal, l’Ouganda, la Sierra Leone et la Mauritanie, des hôpitaux de campagne, des tentes et des ambulances destinés aux missions internationales de maintien de la paix ont été réaménagés pour les actions liées au COVID-19. La confiance mutuelle que nous avons bâtie au fil des ans a également joué un rôle, étant donné les mesures colossales déployées par les gouvernements africains, les compagnies aériennes et d’autres pour aider à rapatrier plus de 10 000 Américaines et Américains du continent.

En outre, notre gouvernement n’est pas le seul à tenir les rênes ; nous avons également ce que nous appelons une approche « all-of-America », qui englobe l’Amérique dans son ensemble, avec la contribution des entreprises, des ONG, des organisations confessionnelles. Ensemble, les Américains ont engagé près de 6,5 milliards de dollars, y compris les experts que nous avons déployés dans le monde entier et ceux qui continuent aujourd’hui de dispenser des enseignements par vidéoconférence, ainsi que les médecins et les professionnels de la santé publique qui ont été formés grâce à l’argent et aux établissements d’enseignement des États-Unis.

C’est également le moment de réfléchir à l’importance de la transparence. Ce sont des moments comme celui-ci qui montrent à qui l’on peut faire confiance et je suis fier de dire que nos partenaires africains ont, dans l’ensemble, été là pour nous comme nous l’avons été pour eux. Malheureusement, il y a d’autres acteurs dans ce monde qui n’ont pas été à la hauteur de cette vertu, mais qui l’ont plutôt détériorée par le secret et la tromperie.

Nous avons récemment célébré la Journée mondiale de la liberté de la presse et nous notons avec inquiétude que certains pays ont utilisé cette crise du COVID-19 pour restreindre encore davantage les libertés des médias, en particulier en réaction à des reportages indépendants sur la crise. Les réponses des gouvernements à la pandémie de COVID-19 doivent se concentrer sur la protection de la santé publique. Les gouvernements ne doivent pas utiliser la maladie comme prétexte pour réprimer les personnes ou les idées dans les médias ou ailleurs. Une presse libre et dynamique est plus importante que jamais pour garantir que le public reçoive des informations précises et en temps opportun sur le virus et sur les moyens d’enrayer sa propagation. La transparence et la responsabilité du gouvernement, ainsi que la liberté d’expression, y compris pour les membres des médias, sont essentielles pour répondre efficacement au COVID-19.

Lorsque nous réfléchissons à l’importance de la transparence et à d’autres questions, telles que l’aide, la dette et les informations sur la santé, les avantages de travailler avec une société libre et ouverte par rapport à une société qui ne l’est pas apparaissent immédiatement. Je suis sûr que nos amis africains verront la différence.

Comme toujours, les États-Unis continueront de collaborer avec leurs partenaires africains pour faire face au COVID-19 et à tous les autres défis qui se présenteront à nous. Nous surmonterons cette épreuve comme toujours pour la santé et la sécurité de la patrie américaine et du continent africain.

Sur ce, je vais m’arrêter là et je serai heureux de répondre à vos questions. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie, Monsieur le secrétaire d’État adjoint Nagy. Nous allons maintenant commencer la partie « questions et réponses » de l’appel d’aujourd’hui. Pour ceux qui posent des questions, nous vous remercions d’indiquer votre nom et votre organe de presse, ainsi que de vous limiter à une question en rapport avec le sujet du jour : la réponse des États-Unis à la pandémie de COVID-19 en Afrique.

Pour ceux d’entre vous qui écoutent l’appel en français, portugais et arabe, nous avons reçu certaines de vos questions soumises à l’avance par courriel et vous pouvez continuer à soumettre vos questions en anglais par courriel à l’adresse [email protected].

Notre première question sera posée par Hilary Nnoruka de Nigeria Info. « Quelle est la réponse des États-Unis concernant les pays africains qui accueillent des médecins et du matériel médical chinois pour les aider à faire face à la pandémie de COVID-19 sur le continent ? »

Ambassadeur Nagy : Eh bien, encore une fois, les pays sont souverains. Les pays peuvent décider avec qui ils doivent traiter et de quelle manière. Notre demande et notre insistance portent sur la transparence, la transparence totale de tous les donateurs, qu’il s’agisse de l’aide liée au COVID ou de l’allégement de la dette ou encore des programmes d’aide en général.

Nous, les États-Unis d’Amérique, veillons de très près à fournir une assistance dans tous les domaines, en nous assurant que le matériel que nous envoyons est de la plus haute qualité. Donc, encore une fois, la seule chose que je dirais est de choisir vos partenaires comme bon vous semble. Nous encourageons totalement la souveraineté et la liberté de choix. Assurez-vous simplement que vous prenez une décision judicieuse. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La prochaine question – nous allons passer à la file d’attente des questions et réponses – est posée par Anita Powell de Voice of America. Opérateur, veuillez ouvrir la ligne.

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Bonjour, vous m’entendez ?

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Vous m’entendez, monsieur ?

Ambassadeur Nagy : Oui, je vous entends.

Question : Génial. Merci beaucoup. Anita pour Voice of America à Johannesburg.

Je veux parler des discussions spécifiques que les responsables américains ont eues avec des experts de pays comme la Guinée, le Liberia, la Sierra Leone, le Congo, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, pour ne citer que quelques exemples. Il s’agit de pays qui ont réussi à gérer des épidémies antérieures. Je me demande simplement quels enseignements retirez-vous de ces pays, quel est votre niveau de communication avec eux, et aussi, si cela peut laisser présager éventuellement un changement d’équilibre entre les États-Unis et certaines des nations partenaires qui sont depuis longtemps les bénéficiaires de la santé américaine.

Ambassadeur Nagy : Oui. C’est une excellente question. Bien sûr, nous avons dit que nous reconnaissons absolument l’expertise partout où elle existe, et il y a un certain nombre de pays africains qui ont – grâce à l’histoire des épidémies, malheureusement, et en ayant à y faire face – qui ont développé une expertise considérable sur la façon de faire face à diverses pandémies. Et en effet, à travers notre collaboration très étroite sur tout le continent, notamment par l’intermédiaire du CDC africain et des responsables des CDC des États-Unis qui sont actuellement en mission dans toute l’Afrique, nous avons maintenu une collaboration très étroite, y compris avec des institutions universitaires, des institutions universitaires américaines.

C’est pourquoi l’un des sujets que j’ai mentionnés dans mon allocution liminaire est ce que j’appelle une approche « all-of-America », afin que nous soyons pleinement engagés, non seulement avec chaque aspect du gouvernement des États-Unis, mais aussi avec les universités américaines, les ONG américaines, les organisations religieuses américaines et, très important aussi, les entreprises du secteur privé américain. Ce n’est donc pas – ce n’est en aucun cas une communication à sens unique, car nous avons tous beaucoup à apprendre les uns des autres. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La prochaine question est posée par Kifaya Ollier de l’Independent Arabia Newspaper des Émirats arabes unis. « Quel impact a le définancement de l’OMS en Afrique maintenant pendant cette pandémie ? »

Ambassadeur Nagy : Oui, c’est également une très bonne question et je vous remercie beaucoup de la poser. En fait, je pense que le terme « définancement » n’est pas la bonne façon de le dire. Ce que les États-Unis d’Amérique ont dit, c’est que nous entreprenons une évaluation de 60 à 90 jours de la réponse de l’Organisation mondiale de la santé lors de cette urgence liée au COVID.

Et comme l’a dit le secrétaire d’État Pompeo lui-même, en substance, il a dit qu’en ce qui concerne l’OMS, nous savons qu’elle n’avait qu’un seul travail, qu’une seule mission : prévenir la propagation de la pandémie. Cela ne n’a donc pas eu lieu. Ce n’était pas le premier échec, c’est donc effectivement ce que nous faisons. Et comme nous sommes le principal bailleur de fonds de l’OMS, il est de notre responsabilité, le gouvernement, de veiller aux intérêts des contribuables américains qui financent cette organisation à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an.

Donc, encore une fois, je dirais que le terme correct n’est pas « définancement », c’est « arrêt du financement pendant le processus d’évaluation ». Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La prochaine question vient de notre file d’attente de questions et réponses en direct et est posée par Austin Makani de IPP Media en Tanzanie. Opérateur, veuillez ouvrir la ligne.

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Merci beaucoup pour tout le soutien que les États-Unis apportent à l’Afrique et à la Tanzanie. Nous l’apprécions beaucoup. Ma question est plutôt de savoir quelle part de ce soutien est réellement orientée vers la recherche ? Car je pense que si nous sommes dotés de suffisamment de moyens pour faire de la recherche, nous devrions être en mesure d’apporter des solutions, des solutions crédibles. Il s’est passé beaucoup de choses à Madagascar et nous apprécions que d’autres pays viennent avec des remèdes – pas des remèdes, mais il y a vraiment des travaux de recherche qui sont nécessaires en Afrique, pour lesquels nous devons comprendre de votre part le soutien qui est apporté à l’Afrique, combien cela est-il orienté vers notre recherche ? Je vous remercie.

Ambassadeur Nagy : Oui, je vous remercie beaucoup pour la question. Malheureusement, je ne peux pas vous donner de chiffres précis sur les composantes spécifiques de ce programme, parce que le financement que nous mettons à disposition se fait essentiellement à tous les niveaux, de A à Z. Cela comprend donc les fournitures médicales, les équipements médicaux, les ventilateurs. Bien sûr, cela implique le soutien à la recherche, les médicaments, les professionnels de la santé, les institutions, etc.

Et bien sûr, voici la partie importante : là encore, avec les États-Unis, ce ne sont pas seulement les CDC, les services de santé et les services sociaux, d’autres agences gouvernementales de santé qui sont impliqués, mais les centaines et les centaines d’universités américaines, parce qu’une grande partie de la recherche se fait par l’intermédiaire des universités. Nous avons un certain nombre d’universités américaines qui ont des partenariats très solides avec des universités africaines, avec des laboratoires africains. C’est donc vraiment – c’est une approche globale.

Et j’ai également vu avec intérêt certains des rapports concernant certains des traitements potentiels pour soulager la maladie. Et bien entendu, il convient de les examiner très prudemment avec une analyse scientifique, mais tout le monde va aussi vite que possible. Mais soyez assurés qu’un financement important est consacré à la recherche. Et comme je l’ai dit, nous avons des gens des CDC sur tout le continent africain qui travaillent et collaborent très étroitement avec leurs homologues des pays hôtes, par l’entremise des ambassades des États-Unis, par l’intermédiaire des gouvernements des pays hôtes, pour s’assurer qu’il y a un flux complet d’informations dans les deux sens. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. Nous allons revenir à notre file d’attente de questions et réponses. La question suivante est posée par Kevin Kelley de Nation Media Group. Opérateur, ouvrez la ligne.

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Bonjour, je vous remercie pour cet appel aujourd’hui, très utile. Alors, Monsieur l’ambassadeur Nagy, je me demande dans quelle mesure les États-Unis encouragent les gouvernements africains à communiquer de manière aussi transparente que possible en ce qui concerne les taux d’infection et de mortalité. Je pense en particulier à la Tanzanie, où un certain nombre de critiques ont été formulées, selon lesquelles le gouvernement ne communique pas de manière réaliste les résultats des tests, et ces tests sont d’ailleurs assez inadéquats. Et il se peut que ce soit aussi le cas sur tout le continent, que les tests ne nous donnent pas une véritable lecture de l’ampleur de la pandémie. Quel est le point de vue des États-Unis sur tout cela ? Je vous remercie.

Ambassadeur Nagy : Oui, merci, Kevin, pour la question. Comme je l’ai dit dans mon allocution d’introduction, l’un des thèmes clés qui est très important pour le gouvernement des États-Unis est la transparence totale dans tous les domaines. C’est – que ce soit en matière de recherche, que ce soit en matière de rapports, que ce soit lorsqu’une communauté de donateurs examine comment nous allons aider les pays africains à alléger leur dette, et ainsi de suite. Le caractère sacré et la véracité des données sont donc d’une importance capitale, aussi quelles sont les raisons possibles pour lesquelles il n’y a pas une totale transparence ou disponibilité ? Certaines peuvent être malveillantes, d’autres innocentes.

Des gouvernements ne divulguent pas les données dans le but de brouiller la vérité ou d’empêcher sa manifestation. C’est absolument malintentionné. D’un autre côté, nous savons que certains gouvernements font face à de sérieuses limitations : le nombre de kits de test disponibles, la qualité de certains kits de test qu’ils ont obtenus de certaines sources. Je pense donc que l’intention derrière tout cela est très importante.

De plus, comme vous le savez bien, Kevin, en Afrique nous avons une situation où en Afrique – la majorité de la population est encore rurale, et il est très, très difficile de faire des tests dans tellement de zones du continent, alors qu’ils sont beaucoup plus disponibles dans les zones urbaines. Mais là encore, il peut y avoir des limites en matière de disponibilité du matériel.

Nos ambassades suivent donc de très près ce qui se passe dans leurs pays. Elles nous en informent. Elles s’engagent également auprès de leurs gouvernements. Et l’un de nos messages aux gouvernements est qu’il est d’une importance capitale que le monde entier, que tout le monde communique et soit aussi transparent que possible à ce sujet, car il est absolument indispensable pour tout le monde de savoir que les données sont correctes afin que nous puissions agir en conséquence. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La question suivante est posée par Kokou Togaba Kataka de TOGO-PRESSE au Togo. « Quelle est la contribution totale des États-Unis en Afrique en réponse à la pandémie de COVID-19 ? »

Ambassadeur Nagy : D’accord, c’est une excellente question. Et on pourrait penser que je devrais pouvoir donner un seul chiffre pour cela, mais ce serait un peu simpliste. Je pense avoir dit dans mon allocution que le financement supplémentaire que nous avons mis à la disposition de l’Afrique, en particulier pour l’urgence liée au COVID, s’élève à 247 millions de dollars. 247 millions de dollars. Mais nous devons également nous rappeler que l’aide annuelle des États-Unis en Afrique s’élève à 7,1 milliards de dollars, dont 5,2 milliards sont consacrés à la seule santé. Et nous avons donné, comme je l’ai dit dans mon allocution introductive, des montants incroyables à l’Afrique au cours des 20 dernières années. Une grande partie de cet argent a aidé les pays africains à développer leurs systèmes de santé, à former des professionnels de la santé africains.

Donc l’argent que nous donnons maintenant, oui, je crois que c’est assez généreux, mais nous devons aussi examiner cela à la lumière de ce que nous donnons à côté, qui aide aussi les pays africains à se préparer à ce genre d’urgence. Comme je l’ai dit aussi, pour l’Amérique, ce n’est pas seulement le gouvernement qui donne, c’est notre secteur privé. Par exemple, j’ai lu, rapport après rapport, combien les entreprises américaines engagées en Afrique apportent également leur contribution, ou encore comment nos ONG, nos communautés religieuses, nos églises aux États-Unis ont tendance à être extrêmement généreuses et très altruistes dans leur travail en Afrique.

Ainsi, alors que le – par exemple, la réponse totale du gouvernement des États-Unis contre le COVID – très généreuse. 2,4 milliards de dollars. Mais si vous ajoutez à cela le secteur privé américain, les ONG américaines et la communauté religieuse américaine, ce chiffre grimpe à 6,5 milliards de dollars. Donc, c’est presque trois fois plus. Donc, les États-Unis – et c’est le peuple des États-Unis – sont, je pense, aussi généreux qu’ils peuvent l’être pour aider le monde à faire face à cette terrible, terrible urgence. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La prochaine question vient de notre file d’attente et est posée par Pearl Matibe de NewsDay. Opérateur, ouvrez la ligne.

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Merci beaucoup. Merci beaucoup. J’apprécie toujours votre disponibilité. Je m’appelle Pearl. Je travaille pour NewsDay Zimbabwe, depuis Washington. Ma question porte spécifiquement sur quatre pays de la SADC : Mozambique, Tanzanie, Zambie et Zimbabwe. Que pouvez-vous nous dire sur le défi posé par l’insurrection dans le nord du Mozambique ? Et veuillez expliquer les critères que vous avez utilisés pour déterminer le montant obtenu par ces quatre pays, étant donné que les gens là-bas disent qu’ils mourront de faim avant de mourir du coronavirus, car ils n’ont pas effectué suffisamment de tests à grande échelle.

Par exemple, je voulais vous demander, le PAM, qui est, je crois, l’un de vos partenaires, effectue des transferts en espèces aux groupes vulnérables. Les États-Unis peuvent-ils envisager d’accorder des transferts en espèces aux médecins et au personnel infirmier auxquels les gouvernements zimbabwéens n’ont promis qu’une indemnité de risque de 30 dollars américains par mois et qui ne sont pas motivés à mettre leur vie en danger ? Et je pose cette question parce que je l’ai déjà posée au département d’État, mais je n’ai pas encore reçu de réponse. J’espère que vous pourrez nous donner quelques réponses claires. Merci beaucoup.

Ambassadeur Nagy : Oui, je vous remercie beaucoup pour la question. Malheureusement, vous n’obtiendrez pas non plus de réponse précise de ma part aujourd’hui, car je ne dispose pas de ces informations. Mais je suis heureux que vous ayez mentionné le Programme alimentaire mondial, car c’est un exemple d’agence multilatérale qui fonctionne très bien. Les États-Unis d’Amérique, soit dit en passant – c’est peut-être un avantage du Programme alimentaire mondial, mais je pense qu’il est important de noter que les États-Unis d’Amérique contribuent à hauteur de 42 pour cent du budget du Programme alimentaire mondial.

Donc, pour répondre à l’essentiel de vos questions, numéro un, l’insurrection dans le nord du Mozambique est assez inquiétante. Tout a commencé par un petit mouvement qui s’est transformé en un mouvement beaucoup plus important en un an, un an et demi, et nous espérons vivement que le Mozambique accordera toute son attention à ce problème de manière très systématique. Car, par exemple, malheureusement j’ai comparé cela, dans certaines de mes allocutions publiques, à la montée de Boko Haram au Nigeria. Boko Haram n’était qu’un petit mouvement, et à cause de la façon dont le gouvernement nigérian y a répondu au départ, il est devenu une menace très sérieuse, non seulement pour le nord-est du Nigeria, mais aussi pour les pays voisins.

Ainsi, nous savons que l’insurrection dans le nord du Mozambique et à Cabo Delgado se trouve dans une partie isolée du pays. Elle est la plus éloignée de Maputo. C’est également une partie du pays qui présente des caractéristiques linguistiques, culturelles et sociétales différentes de celles du reste du Mozambique, et qui a également une frontière avec le sud de la Tanzanie, qui se trouve être la partie la plus isolée de la Tanzanie. Notre ambassade, ainsi que certains partenaires, est donc pleinement engagée avec le gouvernement mozambicain pour discuter des meilleurs moyens de répondre à cette insurrection afin d’éviter qu’elle ne devienne le type de menace que Boko Haram est devenu au Nigeria.

Maintenant, en ce qui concerne la manière dont nous allons sélectionner ces quatre pays, je ne vais pas entrer dans les détails ici, mais soyez assurés que c’est un processus de délibération très intense entre le département d’État, l’USAID, d’autres agences du gouvernement des États-Unis, parce que comme vous pouvez l’imaginer, les besoins seront toujours beaucoup, beaucoup, beaucoup plus importants que les ressources disponibles. Nous, le peuple américain, serons aussi généreux que possible, mais il n’est pas possible de répondre partout à tous les besoins. Même la communauté internationale tout entière travaillant ensemble n’est pas en mesure de répondre partout à tous les besoins.

C’est pourquoi j’ai dit si souvent dans mes allocutions publiques que la façon de s’assurer que nous parvenions à une Afrique prospère et stable, en particulier pour tous ces millions et millions de nouveaux jeunes qui arrivent sur le marché et qui chercheront de bons emplois, est de vraiment s’atteler à attirer le type d’investissement étranger direct qui a permis à d’autres régions du monde de passer de la pauvreté à la prospérité. Et avec un peu de chance, l’une des choses que nous examinons spécifiquement pour l’Afrique sont les types de programmes et de politiques que nous pouvons engager sur le continent afin que, sortant de cette pandémie, l’Afrique puisse se tourner vers un avenir bien plus prometteur. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La prochaine question est posée par Koffi Eugene du Media Citoyen en Côte d’Ivoire. La question est la suivante : « Une proposition de moratoire sur la dette des pays africains après le coronavirus a été présentée. Comme ce sera très difficile pour les économies africaines même après ce moratoire, les États-Unis ont-ils à l’esprit un quelconque plan de soutien aux États africains ? »

Ambassadeur Nagy : Oui, c’est aussi une excellente question. Et évidemment, nous n’en sommes qu’au début de l’examen des différentes politiques que nous pourrons poursuivre à cet égard, car il sera absolument dans l’intérêt de tous, comme je l’ai dit lorsque l’Afrique sortira de cette situation, de pouvoir s’engager sur la voie de la prospérité le plus rapidement possible. Certaines économies africaines suivant cette voie ont été parmi les économies à la croissance la plus rapide de la planète. Il est évident que cela aura un impact économique dévastateur sur l’ensemble du continent, la question qui va donc se poser sera : comment pouvons-nous travailler ensemble pour nous remettre sur la voie, d’abord, de la reprise économique, puis sur celle de la prospérité économique ?

Le G20 a déjà franchi une première étape initiale. Je sais que diverses institutions internationales, des partenaires internationaux, sont en train de mûrement réfléchir aux prochaines étapes potentielles, sur ce que nous pourrons faire ensuite. Et ici, je voudrais revenir sur certains des commentaires que j’ai faits en introduction sur l’importance cruciale de la transparence. L’Afrique a un certain nombre de débiteurs bilatéraux dans le monde entier et il sera très important que tous les pays qui détiennent une dette africaine agissent ensemble, de manière très transparente quant à la façon dont ils vont traiter la dette afin que cela ne soit pas opaque, que cela ne se fasse pas sous la table, mais que cela se fasse de manière que tout le monde puisse voir ce qui est réellement impliqué dans ce genre de transactions. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. Revenons à la file d’attente des questions. Notre prochaine question est posée par Anna Cara, de l’Associated Press. Opérateur, veuillez ouvrir la ligne.

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Bonjour, merci. Merci pour cette opportunité. Les États-Unis ont-ils commencé à donner des ventilateurs et des kits de test aux pays africains et le cas échéant, lesquels ? Et comment les États-Unis vont-ils s’assurer que l’Afrique ne sera pas en bout de chaîne pour un vaccin contre le coronavirus ?

Ambassadeur Nagy : En bout de chaîne par rapport à quoi – quelle était la question ?

Question : Concernant un vaccin contre le coronavirus.

Ambassadeur Nagy : Ah, d’accord. Eh bien, en ce qui concerne le vaccin contre le coronavirus, je – pour l’instant, je prie simplement pour que nous puissions mettre au point un vaccin contre le coronavirus le plus rapidement possible. Tout le monde y travaille ensemble. Le plus tôt sera le mieux.

Et nous, les États-Unis, en ce qui concerne notre aide en matière de santé, je pense que dès que – par exemple, j’ai été très étroitement impliqué et j’ai suivi toute l’histoire de la tragédie du VIH/sida, depuis son émergence jusqu’au moment où nous avons finalement pu le traiter – les premiers pas, les premiers faux pas, et puis Dieu merci le PEPFAR. Et je crois que les États-Unis avaient alors fait tout leur possible pour s’assurer que les populations africaines reçoivent les médicaments le plus rapidement possible. Je suppose donc que ce sera le même genre d’effort une fois qu’un vaccin aura été mis au point. Et encore une fois, que Dieu nous le donne le plus rapidement possible.

Le président des États-Unis a eu plusieurs conversations téléphoniques avec des chefs d’État africains, des dirigeants, pour discuter de leurs besoins, des types d’équipements médicaux. J’aimerais pouvoir vous dire exactement ce qui a été envoyé, combien, où. Je n’ai pas ces informations. Si je vous donnais un chiffre maintenant, d’ici la fin de cette conversation, il aura changé. Donc, je pense qu’il sera bien mieux, en fin de compte, de regarder les chiffres cumulés à ce moment-là parce qu’il y a beaucoup de choses qui bougent en ce moment. Je ne peux donc pas vous donner un chiffre exact à ce sujet. Terminé.

Modératrice : Très bien. Notre prochaine question est posée par Daniel Quequexi, journaliste à la radio nationale de l’Angola. « Le COVID-19 a eu un impact sur la production de pétrole. L’Angola est un État membre de l’OPEP, avec qui les États-Unis ont une position divergente. Comment les États-Unis analysent-ils leurs critiques à l’égard de l’OPEP et la nécessité d’aider l’Angola dans le cadre du partenariat stratégique entre les deux nations ? »

Ambassadeur Nagy : Oui. Je ne crois pas que nous ayons un jour critiqué l’Angola pour son appartenance à l’OPEP. Je pense qu’historiquement, nous avons eu quelques divergences sur certaines des politiques de l’OPEP, davantage liées à l’offre et à la demande et aux forces économiques mondiales qu’au fait que l’organisation existe.

L’Angola, d’autre part, a gagné en importance en tant que partenaire bilatéral des États-Unis. J’ai dit publiquement à plusieurs reprises combien nous voulions féliciter le président Lourenço pour les mesures qu’il a déployées depuis son arrivée à la présidence, notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption, qui ont montré de plus en plus son sérieux dans sa volonté d’engager l’Angola sur une voie totalement différente de celle qu’il a suivie jusqu’à présent.

Nous sommes donc vraiment ravis de continuer à développer notre partenariat avec l’Angola. L’Angola restera et deviendra de plus en plus un site en pleine croissance et attrayant pour les échanges commerciaux et les investissements américains, que les entreprises américaines pourront découvrir. Nous sommes donc très, très heureux de notre partenariat avec l’Angola et nous sommes impatients de le faire passer à un niveau supérieur à l’avenir. Et nous poursuivrons certainement notre partenariat pendant cette pandémie, notamment en travaillant ensemble pour tenter de l’atténuer autant que possible. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La question suivante est posée par Nick Turse de Yahoo! News. Opérateur, veuillez ouvrir la ligne. Votre ligne est ouverte.

Question : Merci beaucoup d’avoir pris ces appels aujourd’hui, ambassadeur Nagy. Vous et le secrétaire général Antonio Guterres avez appelé à plusieurs reprises à un cessez-le-feu mondial dans le cadre de l’épidémie de COVID-19. Le non-respect d’un cessez-le-feu par les belligérants sur le continent africain a-t-il affecté la réponse au COVID-19 ? Et le cas échéant, comment et que faut-il faire à ce sujet ?

Ambassadeur Nagy : Oui. Quelques – Je suis ravi que vous ayez posé cette question, car il y a quelques points que j’ai demandés spécifiquement à nos ambassades d’examiner. Premier point, certains pays vont-ils utiliser l’urgence liée au COVID pour accroître les tendances autoritaires, la répression des médias, ce qui est très triste, surtout quelques jours après la Journée mondiale de la liberté de la presse ? Un autre point consiste à voir si les organisations extrémistes violentes profitent de l’occasion que leur offrent les perturbations causées par la pandémie de COVID pour accroître leurs activités ou élargir leurs zones d’intervention.

C’est donc quelque chose qui est très actuel. De toute évidence, des gouvernements sont victimes de ces organisations extrémistes ; il leur est très difficile de déclarer un cessez-le-feu s’ils se font exploser, ou comme ce qui s’est passé à Mogadiscio la semaine dernière, si des obus de mortier tombent à l’intérieur de l’aéroport, ou si au Tchad des extrémistes de Daech en Afrique de l’Ouest tendent une embuscade et attaquent une base tchadienne et tuent un certain nombre de soldats tchadiens, et ainsi de suite.

Ce serait extraordinaire s’il pouvait y avoir un cessez-le-feu. Et malheureusement, étant donné les types de conflits que nous subissons en Afrique, c’est – il n’y a vraiment pas de structures claires de commandement et de contrôle dans certaines de ces organisations extrêmes violentes, donc il est très difficile de mettre cela en œuvre. Mais comme je l’ai dit, c’est l’un de ces domaines qui présentent un vif intérêt, car je crains qu’au lieu d’aller vers un cessez-le-feu, certaines de ces organisations ne tentent d’être opportunistes et d’utiliser la pandémie pour faire avancer leurs propres programmes de violence. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La prochaine question de notre file d’attente est posée par Brooks Spector. Opérateur, veuillez ouvrir la ligne.

Question : Bonjour, et merci de vous joindre à cette conversation. J’apprécie énormément. Je voulais – je suis du Daily Maverick situé à Johannesburg. Il est diffusé dans le monde entier, évidemment sur Internet. J’allais vous poser des questions sur l’OMS, mais cela a déjà été fait, alors laissez-moi passer au plan B. Et comme vous vous en souviendrez lors de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, les équipes médicales américaines et cubaines ont trouvé un moyen de travailler ensemble, avec précaution, peut-être avec hésitation, mais elles ont réussi à mettre en place certaines formes de coopération.

Quelle est votre réaction, celle du gouvernement, à l’arrivée d’équipes médicales cubaines en Afrique, et plus précisément d’un important contingent en Afrique du Sud ? Avez-vous un avis à ce sujet ? Vous avez des questions ou des préoccupations à ce sujet ?

Ambassadeur Nagy : Oui. Oui, voilà ce qu’il en est. Sur les Cubains, le gouvernement – les gouvernements africains, je le sais, ont – certains d’entre eux en particulier – des relations de longue date avec le personnel médical cubain. Notre point de vue sur l’utilisation par les pays du personnel médical cubain : si les pays payent directement les Cubains pour leurs services, nous pouvons l’accepter. Le problème se pose lorsque des pays versent des sommes considérables au gouvernement de Cuba et que les professionnels de la santé eux-mêmes ne sont pas payés.

Encore une fois, à moins que ce soit quelque chose qui contrevienne à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies avec certains pays, nous faisons – nous respectons les pays pour leur souveraineté et leurs opinions et leurs propres liens individuels, malgré ce que nous pouvons penser de quelqu’un. Mais Cuba a une longue tradition d’envoi de personnel médical. Notre problème réside dans la façon dont les pays paient ces experts médicaux. Nous reconnaissons donc la longue tradition de l’Afrique du Sud et ses relations de longue date avec un certain nombre d’autres pays d’Afrique australe. Et comme vous l’avez dit, lors de la crise Ebola, certains mécanismes ont été mis en place. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie. La question suivante est posée par Juanita Sallah dans la file d’attente. Opérateur, veuillez ouvrir la ligne.

Opérateur : Votre ligne est ouverte.

Question : Bonjour. Je pense que ce que font les États-Unis en termes d’aide aux nations africaines et à d’autres parties du monde est noble, mais quel est l’impact de cette aide sur votre réponse nationale au COVID-19 ? Parce que le peuple et les entreprises américains souffrent aussi.

Ambassadeur Nagy : Je suis désolé. Je n’ai pas compris le sens général de cette question. Terminé.

Modératrice : Oui. Juanita, pouvez-vous la répéter ? Oui, d’accord.

Question : D’accord, très bien. Je disais donc que c’est noble ce que les États-Unis font en termes d’aide aux nations africaines et à d’autres parties du monde. Mais de quelle manière cela affecte-t-il votre réponse nationale au COVID-19 ? Parce que le peuple et les entreprises américains souffrent aussi. [Inaudible.]

Ambassadeur Nagy : Oui, merci beaucoup pour cette question. Absolument. Notre économie, comme celle de tout le monde, a subi un coup très, très dur. C’est incroyable ; je pense qu’aucun d’entre nous n’a vu de son vivant ce genre de catastrophe qui affecte non seulement la santé de nos nations mais aussi leur économie. Et nous ne pouvons que prier pour que notre reprise se fasse très, très rapidement.

Mais voici la vérité que nous connaissons tous sur le COVID et d’autres types de pandémies : les virus et les bactéries ne respectent pas les frontières. Le virus du COVID n’a pas besoin de visa pour se rendre d’un pays à l’autre. Je pense donc que nous sommes tous obligés d’aider partout pour éloigner ce virus de partout. Ainsi, alors que le peuple américain subit également un sacrifice, nous comprenons qu’il est de notre devoir d’aider le monde entier parce que tout a commencé dans une ville, à notre connaissance, à Wuhan, en Chine, et se retrouve maintenant, je pense, aux quatre coins du monde.

Nous devons donc être généreux. Les États-Unis d’Amérique, grâce à la bénédiction de Dieu, sont un pays très développé. Nous disposons de ressources incroyables. Et nous sommes maintenant obligés d’utiliser ces ressources non seulement pour aider et protéger notre propre peuple, mais aussi pour être aussi utiles que possible dans le monde entier. Terminé.

Modératrice : Je vous remercie, Monsieur. Nous avons juste une dernière question, et une autre alors que vous vous apprêtez à conclure. Nous avons eu beaucoup de journalistes qui voulaient savoir ce que les États-Unis faisaient individuellement dans chaque pays, et donc si vous pouviez juste résumer et donner un aperçu global, peut-être plus d’informations sur cette approche « all-of-America » et comment elle touche tous ces pays dans votre allocution finale, cela serait utile.

Cette dernière question vient du Nigeria, de Senator Iroegbu du Global Sentinel. Les États-Unis sont-ils prêts à collaborer et à financer la recherche et le développement de vaccins africains locaux contre le COVID-19 et d’autres maladies infectieuses comme ce que font Madagascar et le Nigeria ?

Ambassadeur Nagy : Oui, et je crois que j’ai déjà abordé ce sujet parce que, comme je l’ai dit, les États-Unis ont des liens très, très étendus à travers le continent africain : d’institution à institution, de pays à pays, d’université à université, de laboratoire à laboratoire. Nous avons du personnel américain des CDC, de la santé et des services sociaux, d’autres laboratoires américains, sur tout le continent, qui collaborent très étroitement avec leurs collègues africains, et la recherche a lieu dans les deux sens. Elle s’accélère ; normalement, le type de recherche qui prendrait beaucoup de temps, des tests beaucoup plus approfondis, est accéléré afin que le monde puisse obtenir un vaccin le plus rapidement possible.

Donc oui, cela a lieu dans toute l’Afrique. Et qui sait quoi – où une solution pourrait être trouvée. L’important est que ces choses soient testées correctement et nous verrons ensuite où cela nous mènera. Mais je peux vous assurer qu’il existe une collaboration tout simplement incroyable en raison du nombre de pays sur lesquels les programmes de santé américains ont eu un impact. Quelqu’un a posé des questions sur les pays. Par exemple, notre PEPFAR est actif dans 50 pays. Notre Initiative présidentielle contre le paludisme est active dans 27 pays. Nous nous occupons de la santé maternelle et infantile dans 25 pays. Nous avons des programmes de sécurité sanitaire mondiale, de détection mondiale des maladies, dans 32 pays ; d’immunisation et d’éradication de la polio dans 30 pays ; contre la tuberculose dans 25 pays ; de formation en immunologie dans 70 pays. Nous faisons de la recherche biomédicale dans le monde entier, Feed the Future et Food for Peace dans 60 pays.

Et je pense qu’il est important de mentionner l’aspect alimentaire, car nous avons parlé de la dévastation médicale du COVID. Nous avons parlé un peu de la dévastation économique du COVID. Voyons maintenant les régions d’Afrique de l’Est, qui sont non seulement – non seulement souffrent du COVID, mais qui sont également infestées de criquets. Certains endroits connaissent maintenant des précipitations et des inondations excessives. Et nous savons tous très bien que cela conduira malheureusement à la famine à l’avenir, de sorte que certains pays auront évidemment besoin d’une aide alimentaire d’urgence. Et là encore, je pense que nous pouvons compter sur les États-Unis comme le seul pays au monde qui peut littéralement fournir des centaines de milliers de tonnes d’aide alimentaire – je ne pense pas que quelqu’un d’autre puisse le faire – et la faire parvenir très rapidement sur place. C’est l’une des autres choses que nous examinons ou que nous prévoyons pour l’avenir.

Donc, ensemble, ensemble, nous allons résoudre ce problème. Et quand l’Afrique s’en sortira, les États-Unis seront là pour que nous puissions vraiment aller de l’avant. Et nous espérons que l’avenir sera plus radieux car nous adopterons une approche systématique pour travailler réellement avec chacun des pays afin de leur permettre de revenir sur la voie de la reprise. Et comme je l’ai dit, mon rêve n’est pas seulement la reprise, mais la poursuite de la prospérité une fois que nous serons sortis de cette situation. Terminé.

Modératrice : Cela conclut l’appel d’aujourd’hui. Je tiens à remercier le secrétaire d’État adjoint du Bureau des Affaires africaines, Tibor P. Nagy, de nous avoir rejoints. Et merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé à l’appel. Si vous avez des questions concernant l’appel d’aujourd’hui, vous pouvez contacter le Centre médiatique régional de l’Afrique à l’adresse [email protected]. Je vous remercie.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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