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Le secrétaire Michael R. Pompeo à une conférence de presse sur la publication des rapports annuels par pays de 2019 sur le terrorisme

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Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 24 juin 2020

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour à tous. Ravi d’être avec vous tous aujourd’hui. Je voudrais commencer mon intervention, comme c’est souvent le cas, par des questions relatives à la Chine.

Comme beaucoup d’entre vous l’ont vu, j’ai rencontré Yang Jiechi la semaine dernière à Hawaï.

Nous avons eu une discussion très franche sur l’agression non provoquée du Parti communiste chinois sur un certain nombre de fronts, et je l’ai exhorté à faire preuve de plus de transparence sur la COVID-19 pour le bien du monde.

Nous sommes préoccupés par le comportement de Beijing et nous ne sommes pas les seuls. Et lui et moi en avons parlé. Nos amis et partenaires s’expriment et prennent des mesures pour contrer les activités malveillantes de la Chine, en particulier en Europe :

Au cours de la semaine qui vient de s’écouler, j’ai parlé aux ministres des Affaires étrangères de l’UE ainsi qu’à un forum sur la démocratie à Copenhague. Mes interlocuteurs ont pleinement conscience de la menace que la Chine fait peser sur le monde libre et l’État de droit.

Après le sommet UE-Chine de cette semaine, le président Michel et la présidente von der Leyen ont publiquement fait écho à bon nombre des préoccupations que j’ai exprimées précédemment.

Pendant ma réunion avec Yang, le G7 a publié une déclaration condamnant la répression de Beijing à Hong Kong.

Les principaux opérateurs de télécommunications du monde – dont Telefonica en Espagne, tout comme Orange, O2, Jio, Bell Canada, Telus et Rogers, et bien d’autres – deviennent des « entreprises de télécommunications propres » – et se déconnectent de l’infrastructure du Parti communiste chinois.

Elles refusent de travailler avec les outils de l’État de surveillance du PCC, des entreprises comme Huawei.

Je parlerai plus en détail de notre travail pour susciter une meilleure réceptivité de l’Europe lors de mon intervention au German Marshall Fund dans quelques jours.

C’est un début encourageant, mais nous devons persévérer dans notre effort. Les promesses vides et les platitudes usées du Parti communiste chinois mises en avant lors du sommet Chine-Afrique de la semaine dernière ne permettront pas l’avènement de l’avenir libre et prospère que le peuple africain mérite.

Et les États-Unis continueront également de défendre le peuple chinois. La semaine dernière, les autorités du PCC ont condamné l’avocat et militant des droits humains Yu Wensheng à quatre ans de prison.

Nous continuons d’appeler à la libération de toutes les personnes emprisonnées injustement en Chine pour avoir exercé leurs droits humains de base et leurs libertés fondamentales.

Dernier point sur la Chine – un point positif, au cas où vous pensiez tous que je ne fais que la critiquer :

Le PCC élève le niveau de protection des pangolins et les retire de sa liste officielle des animaux pouvant être utilisés dans le cadre de la fabrication des médicaments traditionnels approuvés. Je pense que c’est une excellente nouvelle. J’ai appelé le PCC à prendre des mesures similaires pour d’autres espèces en voie de disparition et à fermer définitivement les marchés d’animaux sauvages vivants  à haut risque.

Pour continuer, aujourd’hui, Nathan se trouve avec moi. Nous publions nos rapports annuels par pays sur le terrorisme. J’espère que tout le monde constate que cette administration a fait face aux menaces terroristes que d’autres administrations avaient tout simplement minimisées :

Nous avons inscrit le CGRI, en particulier sa force Al-Qods, sur notre liste des organisations terroristes, le premier recours à cette autorité à l’encontre d’un gouvernement étranger.

Nous avons maintenu la pression sur les mandataires iraniens comme le Hezbollah en encourageant nos partenaires à les inscrire sur leur liste de terroristes ou à les interdire, comme le Paraguay, l’Argentine et maintenant le Royaume-Uni l’ont fait l’année dernière.

L’année dernière également, nous avons organisé la première de deux réunions ministérielles spécifiquement consacrées à la lutte contre le terrorisme sur le continent américain. Aucune administration n’a noué de liens ni d’alliances plus étroits sur notre continent pour travailler sur des problèmes importants comme la lutte contre le terrorisme.

La Coalition contre Daech a… reste forte. Elle est parvenue à la destruction du califat physique auto-proclamé en Iraq et en Syrie.
Et grâce à notre grande armée américaine, Abou Bakr al-Baghdadi est mort.

Maintenant, pour être clair, il reste encore du travail à faire dans la lutte contre le terrorisme : les branches et affiliés de Daech et d’Al-Qaida en Afrique ; les relations un peu trop amicales du Venezuela et de Cuba avec les terroristes ; et l’augmentation des attaques de l’ELN en Colombie restent problématiques.Mais nous ne nous découragerons pas et poursuivons nos efforts pour parvenir à la traduction en justice des terroristes.

J’ai le plaisir d’annoncer aujourd’hui que le département d’État a augmenté son offre de récompense – maintenant jusqu’à 10 millions de dollars – pour toute information permettant la localisation du nouveau leader de Daech.

Le coordinateur de la lutte contre le terrorisme M. Sales passera aujourd’hui quelque temps avec vous pour vous parler du rapport de son équipe. Il est ici avec moi pour répondre à toutes les questions que vous vous posez.

J’ai déjà brièvement mentionné le régime de Maduro. Quelques commentaires sur le Venezuela :

Ces deux dernières semaines, la Cour suprême vénézuélienne illégitime a formé par décret une nouvelle commission électorale alignée sur le régime et a volé le nom et l’image de marque de deux grands partis politiques, remplaçant leur direction par les laquais de Maduro.

Ces actions sont contraires à la Constitution. Elles font fi des processus démocratiques, et le peuple vénézuélien se bat pour protéger les libertés mêmes qu’il mérite tant.

Le meilleur moyen de sortir de la crise vénézuélienne est de faire en sorte qu’un gouvernement de transition largement acceptable administre des élections présidentielles et parlementaires libres et équitables.

Le régime de Maduro a également mal géré les abondantes ressources naturelles du Venezuela au point qu’un pays possédant l’une des plus grandes réserves de pétrole au monde doit importer de l’essence d’Iran.

Aujourd’hui, les États-Unis sanctionnent cinq capitaines de navires iraniens qui ont livré environ un million et demi de barils d’essence iranienne au Venezuela à l’appui du régime illégitime de Maduro.

Les actifs de ces capitaines seront gelés et ils ne pourront pas opérer dans les eaux américaines.

Les marins qui traitent avec l’Iran et le Venezuela s’exposent à des sanctions de la part des États-Unis d’Amérique.

Nous continuerons de soutenir l’Assemblée nationale, le président par intérim Guaido et le peuple vénézuélien dans leur quête pour le rétablissement de la démocratie.

Passons à un autre acteur malveillant, la république islamique d’Iran :

Vendredi dernier, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une résolution appelant l’Iran à fournir aux inspecteurs de l’AIEA les informations et l’accès qu’il est tenu de leur fournir. Je tiens à remercier le directeur M. Grossi et son équipe pour leur travail.

Le refus de l’Iran d’accorder cet accès aux inspecteurs de l’AIEA et son refus de coopérer à l’enquête de l’AIEA sur les matériaux et activités nucléaires potentiellement non déclarés soulèvent de sérieuses questions sur les activités de Téhéran et sur ce que l’Iran cherche précisément à cacher.

Le refus de l’Iran de coopérer est totalement distinct de l’Accord sur le nucléaire. Il s’agit simplement de savoir si l’Iran respecte ses propres obligations de garanties juridiquement exécutoires. Si ce n’est pas le cas – s’il ne coopère pas avec les obligations à l’égard de l’AIEA, la communauté internationale doit se préparer à prendre de nouvelles mesures.

Aujourd’hui, le représentant spécial M. Hook informe les membres du Conseil de sécurité des Nations unies de nos actions diplomatiques visant à faire en sorte que l’embargo sur les armes en Iran ne vienne pas à échéance en octobre de cette année.

En l’absence d’action, le 18 de ce mois-là, l’Iran pourra acheter des systèmes d’armes avancés et devenir le trafiquant d’armes de choix pour les terroristes et les régimes voyous malveillants du monde entier. C’est inacceptable.

L’Iran est soumis à des restrictions sur les armes par les Nations unies depuis 2007. Et l’un des plus grands échecs de l’accord sur le nucléaire iranien a été de laisser ces restrictions expirer sans prendre en considération le comportement du régime.

La résolution que nous présenterons au Conseil de sécurité de l’ONU prolongerait l’embargo sur les armes classiques contre le principal État parrain du terrorisme.

Notre principal objectif est maintenant de travailler avec le Conseil de sécurité en vue de l’adoption de cette résolution. Mais dans l’éventualité contraire, je rappelle au monde que les responsables de l’administration Obama ont dit très clairement que les États-Unis ont la capacité unilatérale de rétablir les sanctions.

Deux citations, d’abord du président Obama. Il a déclaré : « Si à un moment donné les États-Unis estiment que l’Iran n’a pas respecté ses engagements, aucun autre État ne peut faire obstacle à notre capacité à rétablir ces sanctions multilatérales ».

Et puis mon prédécesseur, le secrétaire Kerry, a dit ce qui suit : « Si nous ne sommes pas satisfaits, nous pouvons nous présenter devant le Conseil de sécurité et nous seuls» » – nous seuls – « pouvons forcer un vote sur… le rétablissement brutal de ces sanctions ».

Les options juridiques au Conseil de sécurité sont claires. Nous préférerions, et de loin, une résolution du Conseil qui prolongerait l’embargo sur les armes, mais nous sommes déterminés à faire en sorte qu’il se poursuive.

Pour changer un peu de rythme, et je répondrai ensuite à quelques questions. Nous nous affirmons également comme une force pour le bien partout dans le monde. Il ne s’agit pas seulement des dangers auxquels nous sommes confrontés. La semaine dernière, nous avons débloqué 93 millions de dollars supplémentaires dans le cadre de l’assistance face à la COVID-19 dans le monde entier, ce qui porte le total du département d’État et de l’USAID à plus de 1,3 milliard de dollars, dans plus de 120 pays.

Demain, des dirigeants de différents organismes gouvernementaux convoqueront leurs homologues du secteur privé dans le cadre de notre programme « Asia EDGE » ou « Consolider le développement et la croissance par l’énergie ». La demande énergétique de l’Asie devrait augmenter de 60 % en 2040. Et nous sommes fiers de travailler par le biais de notre Development Finance Corporation restructurée pour aider à mettre les pays en relation avec des entreprises américaines, les meilleurs partenaires pour répondre à ce besoin.

Demain également, Ivanka Trump, conseillère principale du président, l’ambassadeur John Richmond, et moi-même, dévoilerons le rapport 2020 du département d’État sur la traite des personnes. Éradiquer la traite des êtres humains au niveau national et à l’étranger est une priorité de haut niveau pour le président Trump et notre administration, et vous en apprendrez beaucoup plus demain sur les modalités de la poursuite de notre action dans ce domaine.

Une dernière chose. Alors que le pays commence à rouvrir, le département [d’État] rétablit la présence sur le terrain de notre équipe en charge des passeports. Dans les semaines à venir, son personnel s’attellera avec énergie aux demandes qui ont été suspendues en raison de la pandémie et offrira aux Américains le service rapide et efficace qu’ils attendent à juste titre. C’est maintenant avec plaisir que je répondrai à quelques questions.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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