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Allocution du secrétaire d’État Michael R. Pompeo lors d’un point presse

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Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 8 juillet 2020

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour à tous. J’espère que tout le monde a passé un excellent 4 juillet et célébré la fondation de ce grand pays, et dans une semaine, je serai à Philadelphie pour parler du travail de la Commission des droits inaliénables. J’attends ceci avec l’impatience.

Un joyeux anniversaire tardif à Sa Sainteté le Dalaï Lama, qui a célébré son 85ème anniversaire lundi cette semaine.

Et je souhaite chaleureusement la bienvenue au président mexicain Lopez Obrador, qui est à Washington aujourd’hui pour célébrer avec le président Trump l’Accord commercial Canada–États-Unis–Mexique historique qui entre en vigueur. J’ai parlé hier au ministre des Affaires étrangères. Je m’apprête également à le rencontrer ici dans un petit moment. Je pense que nous aurons des réunions très productives à la Maison-Blanche plus tard dans la journée.

Lundi, l’Égypte a libéré Mohamed Amashah, un citoyen américain détenu depuis mars 2019.

Mohamed est l’un des nombreux Américains pour la libération desquels l’administration du président américain Trump a travaillé sans relâche, et nous remercions l’Égypte d’avoir obtenu sa mise en liberté et son rapatriement.

Mais nous exhortons aussi les responsables égyptiens à mettre fin au harcèlement injustifié de citoyens américains et de leurs familles qui se trouvent encore là-bas.

Je voudrais commencer aujourd’hui par parler du Parti communiste chinois.

Comme tous les régimes communistes non élus, Beijing craint la liberté de pensée de son propre peuple plus que tout ennemi étranger.

Nous avons été profondément troublés d’apprendre cette semaine que le PCC a arrêté Xu Zhangrun pour avoir critiqué le régime répressif du secrétaire général Xi Jinping et la mauvaise gestion par le PCC de la pandémie de COVID-19. Il devrait être libéré. Il ne faisait que dire la vérité. Il devrait être libéré dès que possible.

Je vais répéter ce que je dis depuis des mois : le PCC a un énorme problème de crédibilité. Il n’a pas dit la vérité sur ce virus au monde, et maintenant des centaines de milliers de personnes sont mortes dans le monde entier. Nous avons besoin qu’on nous dise la vérité. Nous avons encore besoin qu’on nous dise la vérité. Nous devons nous ouvrir. Nous devons collaborer sérieusement avec les scientifiques du monde entier. Et ils disent maintenant qu’ils vont permettre à l’OMS d’entrer. C’est formidable, mais l’OMS doit être libre de faire son vrai travail. Nous devons nous assurer que les bonnes personnes y sont présentes pour participer à cette enquête, et nous avons besoin de vraies réponses, pas d’une solution politique superficielle. Il s’agit de science, pas de politique, et le Parti communiste chinois doit faire toute la lumière sur ce virus pour le monde entier.

Beijing a affirmé pendant des mois avoir signalé l’épidémie du virus à l’OMS. Nous savons maintenant que ce n’est pas vrai non plus. Nous savons que le bureau local de l’OMS en Chine n’a signalé l’épidémie qu’après avoir pris connaissance d’une déclaration de la Commission sanitaire municipale de Wuhan.

Encore une fois, Beijing décrit les camps d’internement du Xinjiang comme des camps de formation professionnelle. De nouveaux signalements d’avortements et de stérilisations forcés complètent un ensemble de preuves qui contredisent cette affirmation.

Et Beijing avait promis au peuple de Hong Kong « un degré élevé d’autonomie » pendant 50 ans. Et vous avez tous vu ce qui s’est passé après seulement 23 ans – de vaines promesses au peuple de Hong Kong et au monde.

Je tiens à féliciter Google, Facebook et Twitter pour avoir refusé de communiquer des données d’utilisateurs au gouvernement de Hong Kong – d’autres entreprises devraient suivre cet exemple.

Et je tiens également à féliciter nos amis canadiens. Le Canada a répondu énergiquement à la répression de Beijing. Nous pensons que c’est la voie que doit suivre le monde entier.

Le débat qui fait actuellement rage au Royaume-Uni sur le risque que représente la technologie Huawei dans les systèmes britanniques est encourageant. Comme l’a déclaré hier le directeur du FBI, Christopher Wray, Huawei est, je le cite « un voleur de propriété intellectuelle en série, qui a pour principe et pratique de mépriser à la fois l’état de droit et les droits de ses victimes ».

Je vous recommande de regarder l’intégralité du discours d’hier du directeur Wray. Cela vaut la peine d’en prendre le temps. Le procureur général Barr prononcera un ensemble d’allocutions dans les prochains jours, puis je présenterai le quatrième d’une série de discours.

Je tiens également à attirer l’attention de tout le monde sur une lettre que le sous-secrétaire Keith Krach a rédigée à l’attention des PDG, des conseils d’administration, des groupes de commerce, des sociétés d’investissement commercial, pour les alerter en ce qui concerne le recours au travail forcé par le PCC au Xinjiang, et leur proposer un ensemble de recommandations de gouvernance pour faire en sorte de ne pas se faire complice de ces terribles pratiques.

Dernier point concernant la Chine : Le PCC a récemment signalé un différend frontalier avec le Bhoutan lors d’une réunion du Fonds pour l’environnement mondial.

Des chaînes de montagnes de l’Himalaya aux eaux de la zone exclusive du Vietnam, en passant par les îles Senkaku, et au-delà, Beijing ne cesse de provoquer des conflits territoriaux. Le monde ne devrait pas permettre cette intimidation, ni tolérer qu’elle se poursuive.

Passons au Moyen-Orient :

Lundi, l’Iraq a tragiquement perdu un patriote, un éminent universitaire et journaliste, lorsque Hisham al-Hashimi a été brutalement assassiné devant son domicile à Bagdad.

Le Dr Hashimi a consacré sa vie à un Iraq libre et souverain, et a donné une voix aux aspirations du peuple iraquien. Dans les jours qui ont précédé sa mort, il a été menacé à plusieurs reprises par des groupes armés soutenus par l’Iran.

Et les États-Unis s’associent aux pays partenaires pour condamner fermement son assassinat et demander au gouvernement iraquien de traduire rapidement en justice les auteurs de ce terrible crime.

En Syrie, les actions du régime d’Assad, de la Russie et de la Chine, pour restreindre le flux de fournitures, de médicaments et d’aliments vitaux ont exacerbé une situation humanitaire déjà catastrophique sur le terrain.

Pas plus tard qu’hier, la Russie et la Chine ont de nouveau opposé leur veto à une action au Conseil de sécurité de l’ONU qui aurait maintenu l’accès de communautés syriennes désespérées à l’aide humanitaire.

Au cours des quelques derniers mois, la Russie et la république populaire de Chine ont abusé à plusieurs reprises de leur droit de veto au sein du conseil pour soutenir la stratégie du régime d’Assad consistant à affamer son propre peuple.

Leur calcul est clair. Ils pensent que leurs actions ne leur coûteront rien devant le Conseil de sécurité. Ils pensent que leur partenariat avec le régime d’Assad s’accompagnera d’avantages politiques et économiques qui l’emporteront sur tout coût en termes de conscience ou d’obligation morale.

C’est notre travail, celui des nations responsables du monde, de faire en sorte que ces coûts soient supérieurs, de documenter l’impact humain de ces décisions et d’utiliser cet exemple pour rappeler au monde ce que ces deux régimes représentent.

Je voudrais également parler du navire de stockage de pétrole, le Safer, qui flotte à l’arrêt et dont l’état se détériore au large de la mer Rouge. Certains d’entre vous se souviendront que j’en ai déjà parlé, je pense.

Ce navire pétrolier contient quatre fois le volume de pétrole déversé lors de la catastrophe de l’Exxon Valdez.

En cas de rupture du navire, il dévastera l’écosystème de la mer Rouge et perturbera la circulation dans les principales voies de navigation de la mer Rouge et de Bab el-Mandeb. Une catastrophe d’une telle ampleur pourrait faire obstacle à l’accès à une aide alimentaire désespérément nécessaire par une population yéménite qui vit déjà dans des conditions terribles et désastreuses.

Les Houthis ont fait obstacle à l’accès au vaisseau par les fonctionnaires des Nations unies qui en ont besoin – pour effectuer les travaux nécessaires pour éviter des dommages environnementaux massifs dans toute la région. Les Houthis doivent leur accorder cet accès avant que cette bombe à retardement n’explose.

Et en parlant des Houthis et de bombes :

La semaine dernière, un rapport des Nations unies a confirmé que les expéditions d’armes que les États-Unis ont interceptées en novembre 2019 puis encore en février de cette année étaient d’origine iranienne. Vous vous souviendrez que lorsque nous l’avons dit, les Iraniens ont nié les faits. L’ONU l’a maintenant confirmé. L’Iran ne respecte pas les restrictions de l’embargo sur les armes de l’ONU qui viennent à expiration dans moins de quatre mois maintenant.

Nous avons maintenant intercepté une autre expédition d’armes destinées aux Houthis.

Le 28 juin, les forces américaines et partenaires ont intercepté un navire au large des côtes du Yémen qui transportait des cargaisons illicites, dont 200 RPG, plus de 1700 fusils AK, 21 – 21 missiles sol-air et d’attaque terrestre, plusieurs missiles antichars et d’autres armes et missiles avancés.

Le Conseil de sécurité doit proroger l’embargo sur les armes à l’encontre de l’Iran afin d’éviter tout nouveau conflit dans la région. Aucune personne sérieuse ne peut croire que l’Iran utilisera toute arme éventuelle à des fins pacifiques.

Comparez le trafic d’armes illégal de la république islamique d’Iran et le travail de l’Amérique pour aider nos alliés et partenaires à se défendre :

Lundi – lundi, nous avons informé le Congrès de 7,5 milliards de dollars de ventes dans le secteur de la défense. Des nouvelles capacités de giravions pour des pays comme la Lituanie et l’Indonésie aux nouvelles plates-formes ISR pour la France, alliée au sein de l’OTAN, en passant par des capacités de mobilité d’infanterie accrues sur la plate-forme Stryker pour l’Argentine, les États-Unis répondent à la forte demande de nos alliés et partenaires en équipements américains pour défendre leurs nations.

Nous consolidons nos partenariats en matière de sécurité, renforçons nos capacités et soutenons les activités de fabrication américaine.

Tournons-nous maintenant vers l’Afrique :

Nous progressons dans le cadre de notre aide à la transition du Soudan vers un mode de vie plus démocratique et pacifique.

À l’occasion de la conférence sur le partenariat avec le Soudan, le 25 juin dernier, les États-Unis ont annoncé qu’ils alloueraient 356,2 millions de dollars à l’assistance à la transition démocratique au Soudan, dont plus de 85 millions de dollars pour le développement et l’aide à la lutte contre la COVID-19.

Et enfin – je terminerai là-dessus – dans le cadre de l’une de nos relations en plein développement en matière de sécurité avec la république de Chypre, pour la première fois, le département d’État entend fournir un financement à l’éducation et la formation militaire internationale pour ce pays, sous réserve du déblocage des crédits par le Congrès et de notre notification du Congrès.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de nos actions en faveur du renforcement de nos relations avec les principaux partenaires régionaux afin de promouvoir la stabilité en Méditerranée orientale.

C’est avec plaisir que je répondrai maintenant à quelques questions.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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