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Le secrétaire Michael R. Pompeo et le ministre des Affaires étrangères iraquien Fuad Hussein à l’occasion d’un point de presse

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Département d’État des États-Unis
Propos à la presse
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Salle de conférence de presse
Washington
Le 19 août 2020,

Le secrétaire Michael R. Pompeo et le ministre des Affaires étrangères iraquien Fuad Hussein à l’occasion d’un point de presse
Le 19 août 2020
Auditorium Dean Acheson
Washington

 

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour à tous et merci – merci, Dr Fuad et toute la délégation iraquienne de vous être joints à nous aujourd’hui à Washington.


Nous avons eu une bonne série de discussions, très productives, sur la base du dialogue stratégique entre les États-Unis et l’Iraq que nous avons entrepris en juin dernier de manière virtuelle. Notre partenariat est très solide.


Nous sommes déterminés à aider l’Iraq à parvenir à la prospérité économique, à se libérer de l’ingérence étrangère dans ses affaires intérieures et à améliorer ses relations avec ses voisins également. C’est aussi ce que veut le peuple iraquien – un Iraq stable, prospère et indépendant, un Iraq pour les Iraquiens, et les Iraquiens qui ont manifesté l’année dernière l’ont exprimé on ne peut plus clairement.

Nous avons évoqué la liberté religieuse, une priorité pour l’administration Trump et une condition fondamentale de la prospérité de la nation iraquienne.

Alors que l’Iraq va de l’avant après la persécution et le génocide perpétrés par Daech, les États-Unis aident les plus vulnérables – notamment les chrétiens, les Yézidis et les Shabak – à se remettre.


Nous avons mobilisé près d’un demi-milliard de dollars pour faciliter le rétablissement de ces communautés, mais il reste encore du travail à faire. Des groupes armés qui ne sont pas sous le contrôle total du Premier ministre ont fait obstacle à nos progrès. Ces groupes doivent être remplacés par la police locale dès que possible. J’ai assuré le Dr Fuad que nous pouvions apporter notre concours et que nous le ferions.

Nos contributions viennent s’ajouter à nos autres aides humanitaires à l’Iraq, et il est tout indiqué qu’aujourd’hui – Journée mondiale de l’aide humanitaire – je puisse annoncer que l’USAID fournira 204 millions de dollars supplémentaires pour permettre à la population iraquienne d’avoir accès à des vivres, à de l’eau potable et à des soins de santé indispensables.

Nous sommes également fiers des investissements privés qui sont réalisés. Nous attendons avec impatience le jour où l’Iraq n’aura plus besoin d’aide, d’aide gouvernementale, et où ses besoins seront pleinement satisfaits par les investissements étrangers et le travail formidable que fait le peuple iraquien. Nous voulons un Iraq sans corruption, prospère et pleinement intégré à l’économie mondiale. J’ai exhorté Bagdad à conclure un accord budgétaire avec le gouvernement régional du Kurdistan.

Nous avons également eu de bonnes discussions sur le secteur énergétique iraquien, un moteur majeur de l’activité économique en Iraq.

Nous prévoyons d’annoncer prochainement des accords énergétiques entre des entreprises américaines et le gouvernement iraquien.

Dans le cadre de notre dialogue politique, j’ai souligné l’importance de l’État de droit, d’un gouvernement efficace et de processus électoraux réguliers. Les États-Unis aident le gouvernement iraquien à préparer des élections législatives anticipées. Nous discutons des moyens d’apporter un appui substantiel à la Mission d’assistance des Nations unies pour l’Iraq à cette fin particulière.


Nous avons également parlé de la manière dont les États-Unis et l’Iraq peuvent travailler ensemble pour un Iraq plus sûr et plus stable.

Les États-Unis sont déterminés à soutenir les forces de sécurité iraquiennes, notamment par l’intermédiaire de la Mission de l’OTAN et de la Coalition mondiale contre Daech, pour limiter le pouvoir des milices qui terrorisent depuis trop longtemps le peuple iraquien et portent atteinte à la souveraineté nationale de l’Iraq.


Nous pouvons imaginer un avenir dans lequel les touristes américains visiteront les sites historiques de l’Iraq, nos militaires fréquenteront les écoles militaires les uns des autres.

Et pour cela, nous avons parlé de la manière dont les États-Unis pourraient aider à préserver le riche patrimoine culturel et la diversité religieuse de l’Iraq, et soutenir également l’éducation en Iraq.


Nous partageons non seulement des objectifs et des sacrifices avec nos amis iraquiens, mais aussi une vision et un espoir.


Ces idéaux sont à la base d’un partenariat prospère et stable qui est en bonne voie.


Je vous remercie. Dr Fuad, la parole est à vous.

MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES HUSSEIN : (par l’intermédiaire d’un interprète). Merci beaucoup, Excellence, Monsieur le secrétaire, et merci beaucoup pour cet excellent accueil. Aujourd’hui, nous avons lancé le deuxième cycle du dialogue stratégique entre les délégations du gouvernement iraquien et du gouvernement américain. Et nous avons eu une réunion productive et importante avec Son Excellence Monsieur le secrétaire, au cours de laquelle nous avons abordé une série de questions en ce qui concerne la situation de l’Iraq, les relations bilatérales, la situation politique en général et la situation régionale, en plus de questions relatives aux liens économiques et aux moyens de la lutte contre la COVID.

Le cadre du dialogue stratégique qui a commencé aujourd’hui est axé sur ces questions et a permis de réaffirmer le travail conjoint effectué dans différents domaines. Les États-Unis d’Amérique et l’Iraq sont unis dans le combat contre Daech, et nous luttons toujours coude à coude. Et nous travaillerons ensemble pour vaincre les éléments terroristes, les factions terroristes et les groupes terroristes armés en Iraq, et nous avons réaffirmé que nous travaillerons sans relâche dans ce domaine, celui de la lutte contre le terrorisme.

Et nous avons également réaffirmé au cours de nos entretiens la poursuite des pourparlers et du dialogue afin d’aboutir à un travail commun sur d’autres domaines, comme l’énergie, et de parvenir à la signature de mémorandums d’accord et de coopération dans ce domaine, notamment en ce qui concerne l’électricité et le pétrole ainsi que les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Et ces mémorandums seront signés aujourd’hui.


Le dialogue se poursuit sans interruption et a permis d’aboutir à des résultats positifs dans l’intérêt des deux pays et des deux peuples. Je tiens à remercier Son Excellence Monsieur le secrétaire pour son excellent accueil et pour son temps, pour les entretiens fructueux et productifs, et je le remercie infiniment d’avoir parlé de toutes ces questions.

MME ORTAGUS : Nous allons maintenant passer aux questions. Je vais commencer par Zena Ibrahim d’Al-Iraqiya.

QUESTION : Merci beaucoup. Vous avez évoqué lors du premier dialogue stratégique le fait qu’il y aurait une réduction des forces américaines en Iraq. Y a-t-il un calendrier et des chiffres précis ?


(Par l’intermédiaire d’un interprète) Excellence, y a-t-il des mémorandums d’accord qui pourraient être signés aujourd’hui concernant les fouilles à Nasiriyah ?

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Nous n’avons aucune annonce à faire concernant les chiffres. Mais j’exhorte tout le monde, alors que nous avons engagé ce dialogue stratégique, à ne pas se concentrer sur cela. Il importe réellement de mettre l’accent sur les efforts conjoints que nous déployons dans tous les domaines, qu’il s’agisse d’efforts économiques, d’aide humanitaire, d’assistance en matière de sécurité, tout cela. Nous avons toujours conscience du fait  que le peuple iraquien en a besoin. La souveraineté du peuple iraquien dépend de l’engagement continu des États-Unis à le soutenir et à lui fournir cette assistance. Nous sommes déterminés à le faire.

MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES HUSSEIN : (Par l’intermédiaire d’un interprète) En ce qui concerne la signature d’un protocole d’accord ou d’un accord avec (inaudible), je crois qu’il sera signé aujourd’hui, oui.

MME ORTAGUS : Carol Morello, Washington Post.  Carol, il y a un microphone juste derrière vous.

QUESTION : Oh. Merci. Monsieur le secrétaire, quand vous rendrez-vous à New York pour lancer le processus de déclenchement du rétablissement des sanctions à l’encontre de l’Iran ? Et pouvez-vous expliquer comment vous comptez les appliquer sans le plein appui du Conseil de sécurité ? Tout tend à indiquer qu’il va simplement les ignorer. Et alors qu’allez-vous faire pour atteindre votre but ?


Et, Monsieur le ministre des Affaires étrangères, êtes-vous d’accord avec les États-Unis sur la nécessité du rétablissement des sanctions contre l’Iran ? Et quel impact cela aura-t-il sur l’Iraq ? Merci.

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Eh bien, Carol, je n’ai pas d’annonce sur le moment où nous allons le faire – le Président a clairement indiqué que nous allions le faire bientôt, et ce sera le cas. Deuxièmement, il s’agira d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pleinement valable et exécutoire. Nous entendons qu’elles soient appliquées comme toutes les autres résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies en vigueur. N’oubliez pas que la résolution 2231 n’est pas un document américain. Il s’agit d’un document du Conseil de sécurité de l’ONU. Il comporte un ensemble de dispositions, prévoit un ensemble de droits et d’obligations, et nous nous y conformerons pleinement, et nous espérons que chaque pays du monde honorera ses obligations, y compris chaque membre du P5 et chaque membre de l’ONU qui prend au sérieux les engagements internationaux auxquels il a souscrit. C’est l’engagement de longue date des États-Unis. Nous sommes convaincus que chaque pays verra qu’il est dans son intérêt que la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU soit pleinement mise en œuvre car il s’agit d’un ensemble d’obligations valides, existantes et permanentes. Et donc les mécanismes d’application seront exactement les mêmes que ceux qui existent pour toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

MONSIEUR LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES HUSSEIN : (Par l’intermédiaire d’un interprète) Vous parlez de la politique des États-Unis vis-à-vis de l’Iran et de l’impact de cette politique sur la situation en Iraq, or nous parlons tout d’abord de la politique iraquienne. Et je ne suis pas ici pour parler de la politique américaine, donc Son Excellence Monsieur le secrétaire peut parler de la politique américaine.


En ce qui concerne la politique iraquienne, nous voyons que les États-Unis d’Amérique sont un allié, un allié puissant, de l’Iraq. Et nous continuerons de protéger cette alliance, de l’approfondir et de l’élargir.


Et en ce qui concerne l’Iran, l’Iran est un pays voisin de l’Iraq et, par conséquent, il existe des liens sur le plan de la géographie, de l’histoire, de la culture, de l’économie, et la politique iraquienne, ou la politique étrangère de l’Iraq, est fondée sur l’intérêt national de l’Iraq. Nous voulons avoir de bonnes relations avec nos voisins, à condition que personne ne s’ingère dans les affaires de l’Iraq et que la décision iraquienne soit prise par les Iraquiens, et nous entendons préserver nos alliances et nos relations avec les autres, y compris les États-Unis d’Amérique.

MME ORTAGUS : Merci à tous. Bonne journée.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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