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Le secrétaire d’État Michael R. Pompeo lors d’un point de presse

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Propos à la presse
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Nations unies
New York, État de New York
Le 20 août 2020

 

MONSIEUR LE SECRÉTAIRE POMPEO : Bonjour à toutes et à tous. Il y a quelques minutes à peine, j’ai remis des courriers au secrétaire général des Nations unies, M. Guterres, et au président du Conseil de sécurité.

Je leur ai fait savoir que les États-Unis entamaient la procédure de rétablissement de la quasi-totalité des sanctions de l’ONU contre l’Iran, levées en vertu de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce processus aboutira à la remise en vigueur de ces sanctions dans les 30 jours à compter d’aujourd’hui.

Notre message est extrêmement simple : les États-Unis ne permettront jamais au principal État au monde qui soutient le terrorisme d’acheter et de vendre librement des avions, des chars, des missiles et d’autres types d’armes classiques. Ces sanctions de l’ONU maintiendront l’embargo sur les armes.

Je suis également heureux de dire que le rétablissement de ces sanctions obligera aussi l’Iran de rendre compte de ses actes pour d’autres formes d’activités malveillantes que les auteurs de l’accord sur le nucléaire avaient eu la sottise de négliger. L’Iran se verra à nouveau interdire les essais de missiles balistiques. L’Iran sera de nouveau soumis à des sanctions pour ses activités nucléaires en cours, telles que l’enrichissement de matières nucléaires, qui pourraient être appliquées à un programme d’armement nucléaire.

Cela se produit, bien sûr, à un moment où l’Iran refuse de permettre à l’AIEA d’inspecter des sites soupçonnés d’activités nucléaires non déclarées, lesquels faisaient auparavant partie du programme d’armement nucléaire de l’Iran.

Le président Trump et cette administration ont rejeté la fiction qui veut que le régime chercherait simplement à mettre en place un programme nucléaire pacifique. Nous ne permettrons jamais à la République islamique d’Iran de disposer d’une arme nucléaire.

Nos actions aujourd’hui encore ne devraient surprendre personne. Notre équipe a fait tous les efforts diplomatiques possibles pendant près de deux ans pour renouveler cet embargo sur les armes. Je tiens à remercier la République dominicaine de s’être tenue à nos côtés dans cette démarche.

Nos amis en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, les E3, m’ont tous dit en privé qu’ils ne voulaient pas, eux non plus, que l’embargo sur les armes soit levé.

Et pourtant, aujourd’hui, en fin de compte, ils n’offrent aucune alternative, aucune option. Aucun pays, hormis les États-Unis, n’a eu le courage et la conviction de proposer une résolution. Au lieu de cela, ils ont choisi de se ranger du côté des ayatollahs. Leurs actions mettent en danger les populations d’Iraq, du Yémen, du Liban, de Syrie, et même leurs propres citoyens.

À l’inverse, les pays du Conseil de coopération du Golfe méritent des éloges pour avoir fait preuve de courage et d’unité en mettant en garde contre le danger que représente l’Iran.

Il y a deux semaines, le Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont envoyé une lettre au Conseil de sécurité exhortant à renouveler l’embargo sur les armes avant son expiration en octobre.

Étant voisins de l’Iran, ils savent mieux que quiconque les ravages que l’Iran pourrait créer avec ces armes. Franchement, le monde – en particulier nos amis européens au Conseil de sécurité – aurait dû tenir compte de leurs paroles.

L’Amérique ne se joindra pas à cet échec du leadership. L’Amérique ne jouera pas la carte de l’apaisement. L’Amérique sera le chef de file.

Faire preuve de leadership, c’est commencer par reconnaître la République islamique d’Iran pour ce qu’elle est vraiment : un régime théocratique, révolutionnaire et brutal qui ne cherchera pas volontairement la paix et n’améliorera pas le quotidien du peuple iranien.

L’accord nucléaire unilatéral et insensé n’a pas apporté la sécurité à l’Amérique, il n’a pas apporté la stabilité au Moyen-Orient ni modéré le comportement du régime, et il ne pourra jamais le faire. Il n’y parviendra jamais.

Les actions d’aujourd’hui mettent une pression supplémentaire sur l’Iran pour qu’il se comporte comme un pays normal et revienne à la table des négociations.

Nous appelons la communauté internationale à se joindre à nous pour élaborer un accord plus solide qui s’attaque à toute la gamme des comportements malveillants de l’Iran et protège les personnes de toutes les nations qui veulent simplement vivre à l’abri des agissements pernicieux de l’Iran.

Je vous remercie. Je suis ravi de répondre à quelques questions.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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