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Point de presse avec le secrétaire d’État adjoint par intérim aux Affaires des Amériques, Michael G. Kozak, au sujet du programme économique et commercial des États-Unis sur le continent américain

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Département d’État des États-Unis
Michael G. Kozak, secrétaire d’État adjoint par intérim
Bureau des Affaires des Amériques
Par téléconférence
Le 1er septembre 2020

AMBASSADEUR KOZAK : Je vous remercie, Cale, et bonjour à toutes et à tous. Je vous remercie de vous joindre à l’appel d’aujourd’hui. Il y a quelques semaines, je vous ai parlé de la façon dont les États-Unis s’associent au gouvernement et à la société civile pour renforcer ce continent de liberté. Aujourd’hui, j’aimerais parler de nos mesures pour promouvoir la croissance économique. Ceci est particulièrement important maintenant, alors que la région continue de lutter contre la COVID-19 et se tourne vers la voie de la reprise.

Les États-Unis sont le partenaire économique de choix dans la région. Ceci est le résultat de la valeur apportée par les États-Unis et les entreprises américaines, et de la qualité du travail qu’ils accomplissent. Nous soutenons l’entrepreneuriat et la libre entreprise. Nous croyons à la transparence et à la passation de marchés publics qui vont au meilleur offrant. Et nous attendons de nos investisseurs qu’ils respectent les lois sur la corruption, les normes en matière de travail, la sécurité des travailleurs et l’environnement. Tous les pays ne peuvent pas en dire autant.

Les États-Unis sont le premier partenaire commercial de plus des deux tiers des pays de la région. Nous sommes la source de plus de mille milliards de dollars d’investissements dans la région. Nous avons conclu des accords de libre-échange avec 12 pays des Amériques. Les échanges de biens et de services des États-Unis avec le continent américain s’élèvent à près de deux mille milliards par an. Le plus grand partenaire commercial qui suit est la Chine, avec 372 milliards.

Alors que les économies de la région commencent à se rouvrir, les États-Unis sont plus que jamais le partenaire de confiance et fiable, et nous sommes déjà à pied d’œuvre. Le secrétaire Pompeo s’est récemment rendu en République dominicaine. Le conseiller à la sécurité nationale, M. O’Brien, et le directeur général de la Société de financement du développement international (DFC) des États-Unis, Adam Boehler, se sont rendus au Panama et en Colombie. Ces déplacements se sont concentrés sur l’engagement du secteur privé, ainsi que sur les échanges commerciaux reposant sur l’équité et l’accès au marché.

La nécessité de stimuler l’exigence économique post-COVID rend d’autant plus pertinente notre initiative Growth in the Americas ou America Crece. America Crece est une partie importante du programme économique positif du gouvernement des États-Unis pour le continent. Les pays de la région sont confrontés à un manque d’infrastructures essentielles, qui plombe la croissance économique. America Crece canalise les ressources et l’expertise du gouvernement des États-Unis pour attirer les investissements du secteur privé dans les infrastructures énergétiques, de transport et de télécommunications dans toute la région.

C’est notre philosophie de base : les programmes d’aide traditionnels peuvent être efficaces pour renforcer les capacités des gouvernements, mais pour restaurer l’emploi et la croissance, il est nécessaire d’attirer les investissements du secteur privé. À ce jour, nous avons signé des accords America Crece avec dix pays partenaires : le Panama, le Chili, la Jamaïque, l’Argentine, la Colombie et, plus récemment, le Salvador, l’Équateur, le Brésil, le Honduras et la Bolivie. Ces accords comprennent des engagements des pays partenaires à renforcer la compétitivité et la transparence conformément aux bonnes pratiques internationales. Nous espérons en signer d’autres.

La DFC est un outil essentiel pour stimuler les investissements en faveur de l’initiative America Crece. Nous attendons de la DFC qu’elle apporte au moins 12 milliards de dollars d’investissements dans la région au cours des cinq prochaines années. La DFC a annoncé le 21 juillet son intention de stimuler jusqu’à un milliard d’investissements pour renforcer les infrastructures essentielles, soutenir les systèmes de santé et développer les services financiers pour les petites entreprises au Honduras. Elle s’est également engagée à investir jusqu’à un milliard de dollars sur trois ans pour soutenir le développement du Guatemala.

À mesure que nous voyons la DFC étendre ses actions, nous assistons également à des investissements importants de la part d’entreprises américaines. Par exemple, la compagnie d’énergie américaine AES a investi plus de 1,4 milliard de dollars dans de nouvelles installations de production au Panama. Son usine et son terminal de gaz naturel liquéfié, AES Colon, est le plus grand investissement américain au Panama. Il s’agit du premier terminal GNL en Amérique centrale, et j’ai eu l’honneur d’assister à l’inauguration de cette installation l’automne dernier. La DFC a également établi un partenariat avec Taïwan dans le cadre de l’Initiative 2X pour le développement et la prospérité des femmes dans le monde. Cette collaboration de 350 000 dollars se concentrera sur l’entrepreneuriat des femmes et fera progresser les investissements dans les pays en développement. La DFC et Taïwan travailleront avec des partenaires du secteur privé pour concevoir et mener deux programmes de formation destinés aux agents des investissements et aux femmes entrepreneures.

Avec le Japon et Taïwan, nous apportons le Cadre mondial de coopération et de formation (GCTF – Global Cooperation and Training Framework) aux Amériques. Le premier événement du GCTF dans la région aura lieu sous forme virtuelle le 8 septembre avec le Guatemala comme hôte. Des intervenants experts de Taïwan, du Japon, des États-Unis et éventuellement du Canada se concentreront sur les outils numériques permettant de faire face à la COVID-19 et de relancer les activités. Nous prévoyons d’autres sessions du GCTF pour aider les économies de la région à se redresser et à attirer les investissements du secteur technologique.

Les institutions financières internationales, et en particulier la Banque interaméricaine de développement, sont un autre acteur important dans la revitalisation de nos économies. Il est crucial que les dirigeants de la banque comprennent comment déclencher le dynamisme économique dans la région. Nous devons soutenir les entrepreneurs, les entreprises et les gouvernements alors qu’ils créent des emplois et des infrastructures et résolvent des problèmes dans leur pays. C’est pourquoi nous soutenons la candidature de Mauricio Claver-Carone. Mauricio représente une nouvelle génération de penseurs novateurs dans la région, qui pensent que la Banque interaméricaine de développement peut recentrer ses actions sur son mandat principal qui est de stimuler le développement économique. Les crises actuelles exigent une nouvelle approche et une nouvelle énergie. M. Claver-Carone s’est engagé à effectuer un mandat de cinq ans dans une institution qui n’a eu que quatre présidents en 60 ans.

Mauricio amènera avec lui certains des meilleurs cerveaux d’Amérique latine et des Caraïbes dans le domaine économique. Il n’est pas seulement le candidat des États-Unis, mais de pays de toutes les sous-régions du continent. Il représente un véritable mouvement de renouveau. Je note que le conseil d’administration de la BID a voté à l’unanimité en juillet dernier pour la tenue d’élections en septembre. Nous sommes profondément reconnaissants envers la grande majorité des pays du continent qui sont déterminés à aller de l’avant avec cette élection afin de pouvoir mettre en œuvre la vision commune de la région en faveur d’une BID active et inclusive.

Autre point, les États-Unis organiseront le neuvième sommet des Amériques alors que notre région cherche à se relever de la COVID-19. Le neuvième sommet renforcera l’engagement de la région à protéger le rôle essentiel des institutions démocratiques en matière de renforcement de nos économies. La démocratie est essentielle pour bâtir des infrastructures fiables et un avenir marqué par la croissance économique dans les Amériques. La pandémie de COVID-19 a mis en évidence l’importance de chaînes d’approvisionnement sûres avec des partenaires de confiance. Les pays, dont les États-Unis, doivent réduire leur dépendance à l’égard des produits manufacturés chinois. Les États-Unis redoublent d’efforts pour renforcer et diversifier les chaînes d’approvisionnement américaines. Nous travaillons par l’intermédiaire de l’AÉUMC et explorons de nouvelles initiatives pour reconstruire les chaînes d’approvisionnement nord-sud sur le continent. L’objectif est de déplacer l’approvisionnement et la fabrication plus près de notre pays.

Tous ces outils forment maintenant le cadre permettant de répondre stratégiquement au besoin de croissance de la région, qui à son tour est indispensable pour faire face aux effets secondaires et tertiaires de la pandémie. Les États-Unis continueront d’être le partenaire de choix pour aider la région à surmonter ce défi, mais avec ou sans la COVID, la croissance est la condition essentielle pour cimenter les institutions démocratiques et concrétiser la vision d’un continent de liberté.

Sur ce, je serai ravi de répondre à vos questions.

(…)

M. BROWN : D’accord. Passons à la question suivante. Prenons l’appel de Gabriela Rosna.

QUESTION : Oui, bonjour. Je vous remercie beaucoup pour cette opportunité. Cette question concerne le Venezuela. Nous aimerions savoir si vous avez des commentaires à faire sur les derniers événements au Venezuela, car avec la libération de certains prisonniers politiques, quelle sera la véritable intention de Maduro avec cette action ? Et quel message les États-Unis adressent-ils au régime actuellement ? Je vous remercie.

AMBASSADEUR KOZAK : Bien, je vous remercie. D’une part, nous sommes toujours heureux quand un prisonnier politique qui, par définition, n’aurait pas dû être emprisonné, est libéré. Donc oui, dans ce sens, c’est une bonne chose. Mais vous avez eu raison de mettre l’accent sur « certains » prisonniers politiques. Selon des ONG fiables sur place, je pense que le Venezuela détient ou a détenu plus de 300 prisonniers politiques. Pour autant que l’on sache, cette dernière activité permettra de faire baisser ce chiffre d’environ 50 personnes. Ces personnes ne sont toujours pas libres ; dans de nombreux cas, elles sont menacées d’être à nouveau emprisonnées si elles se livrent à des activités terroristes, ce qui semble inclure l’appartenance à l’un des principaux partis politiques. Nous ne voyons donc rien de significatif.

C’est un pays où Maduro a non seulement pris le contrôle de la plupart des grands partis d’opposition et essayé de remplacer leur direction par ses marionnettes, mais où il a également pris illégalement la main sur la commission électorale nationale afin de contrôler complètement le déroulement des élections. Il n’y a toujours pas de liberté de la presse. Il n’y a pas de liberté d’expression. Il n’y a pas de liberté de réunion. Et le nombre d’exécutions extrajudiciaires qui ont été documentées par le haut-commissaire de l’ONU se poursuit à un niveau astronomique. Donc dans ce contexte, oui, c’est bien que 50 personnes aient bénéficié de conditions légèrement meilleures, mais la situation générale reste vraiment sinistre.

M. BROWN : Prenons ensuite à l’appel de Will Mauldin.

QUESTION : Bonjour, merci beaucoup d’avoir organisé ce point de presse. Je me demandais juste, j’étais en vacances près de la frontière canadienne récemment, et je me demandais, évidemment, la fermeture de la frontière pour les voyages non essentiels là-haut a probablement un effet sur le tourisme et les affaires, même si les échanges commerciaux sont normalement autorisés. Avec l’entrée en vigueur de l’AÉUMC, je me demandais ce qui est fait, le cas échéant, pour rétablir les relations commerciales et économiques de l’Amérique du Nord.

AMBASSADEUR KOZAK : Très bien. Je vous remercie pour cette question. Depuis le début de cette crise, les États-Unis, le Mexique et le Canada ont collaboré pour essayer de trouver un juste équilibre entre restreindre les déplacements non essentiels afin de contribuer à contrôler la propagation de la maladie et, dans le même temps, ne pas saper les bases de notre prospérité commune, qui repose en grande partie sur les échanges commerciaux entre les trois pays. Je pense donc que ce qui a été accompli jusqu’à présent constitue un modèle de collaboration entre les trois pays. Cela continue d’être le cas. Je crois que chaque mois, nos dirigeants discutent pour savoir si des modifications ou des changements peuvent être apportés. Parfois, on découvre de petites situations uniques qui peuvent être corrigées. Mais je pense que globalement, ils ont bien fait jusqu’à présent, ce qui est « non essentiel » a été défini comme le fait de traverser la frontière pour faire des achats, pour faire du tourisme, ou des choses de ce genre ; « essentiel » est tout ce qui implique le commerce à grande échelle. Donc oui, il y a toujours un effet énorme sur les économies des trois pays, mais je pense que nous avons essayé de trouver le meilleur compromis entre ces deux catégories d’impératifs.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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