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Évolutions récentes au Venezuela

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Département d’État des États-Unis
Michael R. Pompeo, secrétaire d’État
Le 3 septembre 2020

 

L’annonce par le régime de Maduro du rejet conditionnel des accusations criminelles à l’encontre d’environ un tiers des prisonniers politiques qu’il détient ne résout ni ne prend même acte de la crise politique sous-jacente au Venezuela. Il reste encore des centaines de prisonniers politiques, et comme ceux qui ont été assignés à résidence ou dont les affaires criminelles ont (pour le moment) été classées, aucun de ces Vénézuéliens n’aurait jamais dû être emprisonné ne serait-ce qu’une journée.

Les prisonniers libérés ont de bonnes raisons de se réjouir de leur retour chez eux. Les États-Unis s’associent à cette joie et tiennent à exprimer tout leur respect et toute leur admiration pour ces patriotes et pour les sacrifices qu’ils ont consentis pour libérer leur pays.

La situation de la démocratie au Venezuela n’en reste pas moins désastreuse.  La décision de ne pas retenir ces accusations n’est que conditionnelle, et les autorités menacent de revenir sur celle-ci en cas de « récidive de tout acte de terrorisme, de violence ou de fomentement de coup d’État », en fonction de la détermination arbitraire de ces faits par le régime. Parmi les personnes encore menacées, harcelées et inculpées par le régime figurent des leaders vénézuéliens comme Juan Guaido, Leopoldo Lopez et Julio Borges, ainsi que l’ambassadeur du Venezuela aux États-Unis Carlos Vecchio, et de nombreux autres combattants pour la démocratie au Venezuela. Par ailleurs, aucun chaviste ou dirigeant syndical emprisonné de premier plan ne fait partie des personnes concernées par cette mesure, ni aucun membre de l’armée, malgré leur nombre disproportionné parmi les prisonniers politiques. La plupart des dirigeants politiques démocratiques vénézuéliens en exil ne pourront pas rentrer chez eux, car ils savent qu’ils pourraient être incarcérés sur le champ. Leur sécurité n’est en aucun cas garantie. Les accusations portées contre le député Juan Requesens ont été maintenues, et il est toujours assigné à résidence. Le jour même de la libération de Requesens, la mère du député de l’Assemblée nationale Armando Armas a été arbitrairement arrêtée, ce qui nous rappelle que la politique du tourniquet d’incarcération et d’intimidation du régime visant à contraindre à la participation à la farce électorale de Maduro du 6 décembre reste encore de mise.

Les conditions pour des élections libres et équitables n’existent pas au Venezuela et la libération d’un certain nombre de prisonniers politiques n’y change rien. Aucun des partis politiques dont la direction a été destituée et dont les noms, symboles et avoirs ont été volés par le régime n’a été rétabli, y compris les partis de gauche qui contestent le contrôle du régime sur l’héritage politique de Chavez. De nombreux opposants politiques au régime n’ont toujours pas le droit de se présenter aux élections et restent privés de droits politiques. La Commission électorale nationale (CNE) nommée illégalement reste sous le strict contrôle du régime, un fait qui aura un impact crucial dans la mesure où des processus d’inscription complexes sont entre ses mains. La liberté de la presse n’existe pas. La liberté d’expression n’existe pas. La liberté de réunion n’existe pas. Ces conditions minimales pour recevoir une mission internationale d’observation électorale crédible restent absentes.

Nous exhortons tous les acteurs démocratiques, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Venezuela, à continuer d’insister sur les conditions nécessaires et acceptées au niveau international pour des élections libres et équitables. Nous, nos partenaires démocratiques au Venezuela et la communauté internationale, ne contribuerons pas à la légitimer une nouvelle fraude électorale perpétrée par le régime de Maduro. Les citoyens vénézuéliens méritent que nous restions solidaires de leur lutte pour le rétablissement de la démocratie dans leur pays.


Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.
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